Deux outils pour que la langue ne colle plus aux sexes

Dessin: Charb.

MACHISME n. m. Courant philosophique qui veut qu'on élabore des thèses au comptoir et qu'on les expérimente à la maison.

Afin d'édification politique et pour savoir comment se déroule le dépeçage tous azimuts de ce pays, il m'a pris l'envie de lire une brochure diffusée par l'université de Paris 13 intitulée "La loi sur l'autonomie des universités, c'est quoi?"

Si le fond, pédagogique et précis, est remarquable et mérite d'être largement diffusé, sa forme, en revanche, m'a causé un choc. En découvrant le style, j'ai brusquement réalisé comment, en parlant "comme tout le monde" et ainsi qu'on me l'avait appris à l'école républicaine que l'on dit pourtant égalitaire, j'étais devenu un parfait sexiste, "un male chauvinist pig"...

J'ai découvert comment je me faisais, malgré moi, le vecteur des valeurs sociales de la domination masculine. En reproduisant, via mes mots que je croyais anodins, les schémas sexistes induits dans le langage, j'opprimais (notamment) les femmes, mes soeurs (pardon: mes frères... enfin, je ne sais plus, depuis).

La claque m'est arrivée dès les premières lignes. Elles définissaient ainsi le document, passé visiblement sous les fourches aussi vigilantes que caudines d'un correcteur antisexiste:

Cette introduction m'a laissé perplexe:

  • Etant d'accord avec les combats féministes, comment pouvais-je être passé à côté de ce travail à mener dès à présent sur le langage?
  • La féminisation de très nombreux substantifs ne suffirait donc toujours pas? OK! Dont acte...
  • Enfin, pourquoi" futurs" n'était-il pas écrit" futur-e-s" ? (si on laisse un pluriel forcément masculin traîner dans la bergerie, il va tout bouffer. Vous savez comment sont les pluriels).

En me plongeant dans le texte, mon malaise s'est ensuite accentué. Il est constellé de phrases passées à l'antisexisme. Le résumé "pour les pressé-e-s" parle dès le début de l'enjeu de la désignation "d'un-e président-e" et pose une question de taille: "Les chercheu-rs-euses seront-els encore indépendant-e-s?"

J'ignorais jusqu'alors l'existence du pronom "els..." C'est dire ma couche de crasse machiste, en marcel, touffe odorante sous les bras.

Poursuivant ma lecture, j'ai découvert des phrases telles que:

"Lae président-e devient ainsi un organisateur de recherche..." (on notera ici l'absence d'ajout de" -rice" à" organisateur", ce qui constitue indéniablement une faute d'étourderie) ou des morceaux tels que "... d'un côté des universités professionnalisées minimalistes servant à former des travailleu-rs-euse lequel(les) seront donc plus producti-fs-ves".

C'est une belle brochure, bien constituée, convaincante et politiquement motivée: rien à redire sur le fond. On sent à sa lecture que ses auteurs ne transigent pas, comme d'ailleurs ils le revendiquent, avec le principe d'une "éducation émancipatrice utiles à tou-s-tes".

J'ai hélas noté que les citations de Valérie Pécresse rapportées dans le document ne trahissaient chez elle aucun souci d'asexualiser la langue. Et en fait: ça fait peur. N'est-ce pas le signe supplémentaire (s'il en faut encore) que ce gouvernement est vraiment nul et hors du coup?

Jadis, ma première réaction aurait été de me moquer, mais aujourd'hui je me dis que si ces usages linguistiques émanent de membres de l'université, de tous ces gens qui savent, je ferais mieux d'en prendre modèle.

(Et puis, j'ai déjà le MoDem à dos depuis mon dernier billet, je ne vais pas me rajouter les antisexistes!)

La cause est juste et entendue: changer le langage fera changer le mode de pensée. Puisque le langage est totalitaire, alors oui, il faut le changer pour imposer d'autres idées de force! Plutôt que de s'égosiller à défendre des causes, soyons efficaces en nommant les choses différemment!

Aussi, afin de prosélytisme et que chacun puisse propager la "lingua" antisexiste, je me suis permis de vous constituer deux petits outils:

  1. Une liste de nouveaux pronoms asexués (non exhaustive et en constante évolution d'après ceux relevés dans la brochure) à utiliser en sus des déclinaisons de substantifs:

    • - el "(Lae président-e peut... el dispose de...)" et son pluriel: els (à noter d'après la brochure, que si on passe une phrase en gras comprenant els, il convient de ne graisser que le l de el. Exemple : Els nous prennent pour des cons-nes !
    • - dula "(selon le choix dula président-e)"
    • - lae "(... lae producteur-rice ou inventeur-rice... )
    • - elleux, soit elles+eux
    • - ceuls, soit ceux + celles
  2. Une petite fable mnémotechnique pour l'emploi de vos nouveaux mots: "Les grenouilles qui demandent un roi", de La Fontaine

    (Avertissement: compte-tenu qu'il existe des grenouilles mâles et des grenouilles femelles, et qu'il s'agirait de ne pas prendre tout ce beau monde pour des têtards, tout personnage est donc ici asexué tant pour la démonstration que pour la cause.

    Et partant, pourquoi "la gent" serait-elle seulement féminine? Toujours considérée comme un peu stupide, elle doit donc être masculinisée à égalité (pas de raison, hein) et je propose que nous parlions désormais de "lae gent-e." De même pour "lae" "peuple", avec les conséquences logiques sur les articles et pronoms. Ainsi je propose "ce-tte" pour "ce + cette"...).

    Ça donne ceci :

    Les grenouilles qui demandent un roi

    Les grenouilles se lassant
    De l'état démocratique,
    Par leurs clameurs firent tant
    Que Jupin (1) les (mettre ici ceuls ?) soumit au pouvoir monarchique.
    Il leur tomba du ciel un-e roi-eine tout-e pacifique:
    Ce-tte roi-eine fit toutefois un tel bruit en tombant,
    Que lae gent-e marécageu-x-se,
    Gent-e
    fort sot(te) et fort peureu(xse),
    S'alla cacher sous les eaux,
    Dans les joncs, les roseaux,
    Dans les trous du marécage,
    Sans oser de longtemps regarder au visage
    Celui qu'els croyaient être un géant nouveau.
    Or c'était un soliveau,
    De qui la gravité fit peur à lae premier-ère
    Qui, de le voir s'aventurant,
    Osa bien quitter sa tanière.
    El approcha, mais en tremblant;
    Une autre lae suivit, un-e autre en fit autant:
    Il en vint une fourmilière;
    Et leur troupe à la fin se rendit familier-ère
    Jusqu'à sauter sur l'épaule dula roi-eine.
    Lae bon-ne sire lae souffre et se tient toujours coi-te.
    Jupin en a bientôt la cervelle rompue:
    «Donnez-nous, dit ce-tte peuple, un-e roi -eine qui se remue.»
    Lae monarque des dieux leur envoie une grue,
    Qui les croque, qui les tue (problème ici avec le masculin pluriel),
    Qui les gobe à son plaisir (problème ici avec le masculin pluriel), ;
    Et grenouilles de se plaindre.
    Et Jupin de leur dire (dire à euls ? ) :
    « Eh quoi? votre désir
    A ses lois croit-il nous astreindre?
    Vous avez dû premièrement
    Garder votre gouvernement;
    Mais, ne l'ayant pas fait, il vous devait suffire
    Que votre premier-ière roi-eine fut débonnaire et doux-ce
    De celui-ci contentez-vous,
    De peur d'en rencontrer un-e pire.»

(NB: On notera que j'en ai profité, tant qu'on est y pas encore contraint, de corriger la terminologie concernant un éventuel troisième genre: celui des individus non humains défendus par les anti spécistes).

Voilà. J'espère modestement apporter ma pierre à l'antisexisme et je suis fier de transmettre et modestement faire évoluer les pratiques posées par d'autres.

Enfin, on aura noté que ces usages ne concernent pour l'instant que l'expression écrite. J'attends impatiemment d'entendre des militants anti sexistes s'exprimer à l'oral, et selon leurs préconisations, pour savoir comment je devrais aussi désormais (me) prononcer.

Sinon oui, il ne faut pas que passe cette loi sur l'autonomie des universités. Bordel-le !

"(1) diminutif de Jupiter, pas de Jospin, ni d'un quelconque croisement entre Jospin et Juquin."

Dessin: Charb


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11H55 28/03/2008

Vos remarques et traductions (!) m'enchantent ! Et pour solliciter à nouveau à La Fontaine "tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse"... Chercher la (le ?) cruche.

 
14H44 28/03/2008

C'est bien ce que je pensais: androgyne décadent (ou hermaphrodite morbide); toutes vos précédentes interventions l'attestent.

 
Gotch | "aidant" de handicapé lourd
12H06 28/03/2008

Et le sexe des anges ! (en pharamond, faute de pennYs, dans le texte)

 
12H11 28/03/2008

Faut-il croire par cette fable, dont j'avais oublié jusqu'à l'existence, que vous compariez les français-ses à ces jolis batraciens, toujours insatisfaits de ce qu'els ont ?

Mon dieu, faites que notre prochain roi ne soit pas pire qu'une grue...

http://polemiquons.over-blog.com/

 
12H23 28/03/2008

Vous n' a..n'a..n'a vez rien com...com..compris , c'est fait pour l' egalité avec nos ami(e)s les begues ..
(Bon sang , je vais me faire epingler pour anti-begaiementisme , avec cette remarque ..)

 
MAGENTA | pesteux génétique
12H26 28/03/2008

Tu vas ramasser déjà qu'ils veulent des cartes de téléphone moins cher à cause de leur infirmité :-)

 
12H34 28/03/2008

Ha ! les tristes trous(rondelles) du cul( des fesses) du politiquefeminitiquement correct(e) !

bienvenue en Absurdie ..

 
MAGENTA | pesteux génétique
12H35 28/03/2008

Le titre était allèchant ,je suis déçu !!!

 
13H08 28/03/2008

allèchant, c'est le mot juste ;-)

 
12H40 28/03/2008
 
12H55 28/03/2008

Comme quoi dès qu'un texte est un peu travaillé il y a du monde pour passer au travers. Un article sur le point d'ironie la prochaine fois?

 
13H37 28/03/2008

Vite dans ta cage gros minet...t'as toujours pas pu choper Titi ? je te signale que ça va pas s'arranger...il va falloir t'y faire...Ronge ton os et fous nous la paix !

 
16H00 28/03/2008

C' est sur que pour toi ca va pas s' arranger, tu m' a l' air déjà bien attaqué, nan !!!!

 
17H35 28/03/2008

Le masculin de crevette,c'est creuve?
Tigre ringard et frustre.Je regarde la teve,des hommes la plupart du temps,a cote de chez moi,des hommes.en face aussi.Mon mari,mon fils,les pauvres.Ils vivent avec une feministe...en plus,je ne fais pas la cuisine.
C'est un male que vous aviez comme prof d'orthographe?
ou alors c'est de l'humour au 40eme degre?

 
18H05 28/03/2008
 
19H14 28/03/2008

Vous etes un pafait gentelman.
`moi,je suis une princesse et j'aime le rose!
Bravo,Francis.

 
12H50 28/03/2008

Très jolie joute verbale d'un genre nouveau.
J'espère que nombre d'entre nous vous l'accorde M. Mizio.

 
13H09 28/03/2008

Pardon, "j'espère-mère que nombre d'entre nous..."

 
12H55 28/03/2008

La réaction de Tigre montre :

1- qu'il n'a rien compris à l'article, qui dénonce la stupidité de ceux qui pensent défendre la cause des femmes en féminisant à tout va et de manière ridicule la langue française ;

2- qu'il ne connaît pas les autres langues puisque, non, partout, le féminin ne l'emporte pas sur le masculin ; il y a même des langues qui utilisent le "neutre", comme en latin ;

3- qu'il reste encore beaucoup à faire pour se battre contre des réactions aussi primaires et arriérées que la sienne (à moins que ce ne soit de l'ironie???). L'égalité homme femme est non seulement encore imparfaite, mais elle est manifestement en train de reculer. Rien n'est jamais acquis. En sachant que dans cette histoire, les hommes ont autant à y gagner que les femmes...

 
15H56 28/03/2008

C'est le masculin qui l' emporte sur le feminin, nes !
et le latin est une langue morte !!!!
Et l' égalité homme femme n' existe pas et elle n' existera jamais. Ou alors il faudra stériliser les filles a la naissance..........

 
11H15 30/03/2008

Et l'allemand ?? Le masculin ne l'emporte pas sur le féminin dans cette langue, puisqu'il y a trois genres singuliers (masculin, féminin, neutre) et un genre pluriel avec ses propres déclinaisons distinctes.

Pour le reste, je ne vais pas perdre mon temps à discuter avec vous. Ernest Renan disait "la bêtise humaine est la seule chose qui donne une idée de l'infini" et pour infinie qu'elle soit, vous contribuez à en repousser les frontières.

 
13H00 28/03/2008

D'ailleurs, puisque la question du genre est résolue, y a t'il une solution pour accorder en nombre un schizophrène?

 
13H19 28/03/2008

C'est un problème, en effet. Il faut penser à tout le monde.Woody Allen avait levé dans un de ses films (Zelig, je crois) la question douloureuse des jumeaux (ou de siamois) souffrant de dédoublement de personnalités (= 8 fois la séance de psy à payer). A noter que depuis la sortie du film, avec le toujours moins de remboursements de la sécu, cette catégorie de la population est donc fortement frappée. Mais bien sûr, c'est l'omerta...

 
14H02 28/03/2008

Merci.
C'est tout ce que j'avais toujours voulu savoir... sans jamais oser demander.

 
14H00 28/03/2008

Est ce que quelqu'un connait le nom de la femelle du taon?

Parce qu'autant il reste de bon ton de dire que "ton ton m'a piqué au vif", autant il devient difficile de dire "taon taon m'a piqué au bras"

En avançant à tatons (faire la liaison) nous aborderons dans quelques temps la question des thons.

 
MAGENTA | pesteux génétique
15H06 28/03/2008

Un thon ,quel thon ?????

 
15H29 28/03/2008

Justement, vaste sujet.
Tant (ou taon, je sais même plus) que je n'aurais pas découvert le nom dula thon femelle, je vous invite à employer "Un-e thon".
Etonnant non?

 
18H06 28/03/2008

La TUNE...Atun.

 
05H29 29/03/2008

Je trouve que vous en faites ces tonnes !

 
jissé | ingé retraité
15H38 28/03/2008

Gringo

Bonjour.

Et la femelle du Tourteau serait la Tourterelle?

Blague à part, pourquoi n'y a-t-il pas de masculin à tourterelle, alors qu'il y a des tourtereaux?

Et pourtant ils se reproduisent, les tourtereaux.

Bon vouiquende.

Jissé

PS: Merdoum pour les "agricoles-FNSEA".
Où sont passés les hannetons, les hannetonnes(?) et les coccinelles (*) - sans masculin n'explique pas tout - de mon enfance?
(*) Les voitures, ça remplace pas.

Sacrifiés, sexe confondus.

 
16H06 28/03/2008

Bonjour à vous;

Jissé, qui sait?

L'"animosité" semble sexuellemnt difficile à caractériser.

De la même façon, lae dauphin-e est l'animal lae plus intelligent-e sur terre, et pourtant pas laes mis-s-ter France.

Si l'on s'en tient à l'être humain-e, pourquoi David Bowi-e prend un "e" et pas Ziggy Stardust, qui en est la version androgyne?

Autant de questions sans réponse à ce jour...

En tout cas, les prochaines fables animalières vont être ardues à rédiger.

 
16H25 28/03/2008

Je crois qu'il nous faut l'avis (et non pas "le vis", ce qu'"un con" pourrait mâl-e prendre) d'un-e expert-e...

 
05H43 29/03/2008

Bien embarrassé. Avant tout je précise que je ne le sais pas depuis toujours et que je l'ai d'ailleurs appris assez tard mais un con est le nom donné à une partie de l'anatomie féminine. Et je suppose que c'est seulement par un accident malencontreux et par dérivation (sexiste) qu'on l'utilise pour parler d'un connard, d'un blaireau nullard, d'un affaibli grave des compétences fines.

Sachant cela, on ne peut pas employer con comme vous le faites et comme l'a fait notre journaliste ; ce n'est pas une entité masculine. On plonge dans le contre-sens.

IL faudrait dire "Cette dame est une vraie con" et non pas "une conne". Cette opération libère le mot "conne" qui peut être utilisé pour un autre usage. Et je vois déjà les foules se réjouir de cette liberté nouvelle et d'applaudir à la phrase suivante : "Dans son jardin, ce retraité est un sacré conne."

 
11H14 29/03/2008

Con:imbecile qui n'a de cet organe ni la profondeur ni la saveur.C'est de Leo Campion.
Je ne le repeterais jamais assez!

 
17H34 28/03/2008

Et pourquoi n'y a-t-il pas de masculin à :
Vedette
Sentinelle, etc…

 
cyp
21H34 28/03/2008

Une taonne.
De merde :-(

 
15H27 28/03/2008

Existe t'il une seule langue où le locuteur (celui qui parle) n'indiquerait jamais son sexe, et ne désignerait pas davantage celui de son interlocuteur? Une langue sans considération de genre?
Peut-être chez Ionesco?

 
15H30 28/03/2008

le morse.
Ou peut-être "lae morse" pour ne pas blesser les femelles.

 
cyp
21H35 28/03/2008

La morse.
D'un sous-rire :-(

 
05H45 29/03/2008

Méfiez-vous du cou roux
d'un sourd ire !

 
15H36 28/03/2008

Ils va falloir feminiser les chansons machot(e)s, aussi ?

Dans mon agenda quand j'en tiens une,
Une petite boudine,
Je l'mets sous mon bras jusqu'au matines,
Cette petite boudine.

Cette petite boudine, ine ine
Cette petite boudine, ine ine
Cette petite boudine, ine ine
Cette petite boudine, ine ine

Serges Gainsbourre

 
ericj | ni courageux, ni anonyme !
15H55 28/03/2008

Pour résoudre le problème j'avais plutôt pensé supprimer la cause du mal : les femmes ! Ou plus précisément, l'éducation des femmes.
Ainsi rétablies dans la primauté de leur essence biologique (grossesse, vaisselle, fellation), elles se féliciteront par surcroît de participer activement à la lutte contre la déforestation en n'allongeant pas plus que nécessaire les directives universitaires.

Non, mais !

 
18H03 28/03/2008

Cependant toutefois et au désespoir de redevenir sérieuse, la réforme des maternelles ne va pas arranger la professionnalisation des femmes. Ou bien j'ai une idée : Pour les couples pacsés dont la lettre du nom de famille du mâle commence par une consonne impaire (si si), alors c'est la femme qui reste à la maison. Pour le cas des impairs, c'est l'homme.
Pour les couples mariés civilement, si la troisième lettre du prénom de la dame est une voyelle paire, alors c'est l'oncle ou la tante qui reste à la maison.
Pour les couples homosexuels ayant un enfant; si la somme du chiffre obtenu en sommant l'ordre de la première voyelle du nom du plus jeune des deux partenaires, est paire alors c'est l'un, père, plus jeune, qui reste à la maison.

 
cyp
21H36 28/03/2008

Sauf que les couples, ils peuvent être mariées.
Pas chez nous, je sais :-(

 
Annie | Traductrice en Angleterre
16H22 28/03/2008

C'est en fait une vraie difficulté lorsqu'il faut traduire des textes anglais dont les substantifs sont neutres. President par exemple peut aussi bien faire référence à une femme qu'à un homme. Je tourne parfois la difficulté en parlant de l'élection "du ou de la présidente" (pas de la république mais d'un conseil d'administration); mais je trouve qu'il est impossible, pour cause d'illisibilité, de féminiser tous les mots. Cela dit, le langage est aussi un véhicule de préjugés, sexistes ou non, et il est important d'en être conscient. Je ne me suis pas penchée sur la question, mais il serait intéressant de savoir s'il y a une relation entre une langue qui ne se prête pas facilement à la féminisation ou du moins à la "neutralisation" et la perduration de préjugés dans cette même société.

 
16H24 28/03/2008

Le féminisme archaique, c'est amusant mais c'est compliqué...

Après réflexion et discussions, la fédération des neutres de france et d'ailleurs souhaiteraient être distingués eux aussi, ainsi que les transexuels qui sont en train de mettre au point des idiomes adaptés...

Les amishs souhaiteraient quant à eux que les femmes ne soient désignées qu'au pluriel, les musulmans convaincus veulent voiler les réferences faites aux femmes par l'usage de parenthèse bien placées, l'association "ni putes ni soumises" refusent que l'on parle des femmes, les "putes et soumises" souahitent qu'on accolent une insulte à chaque terme désignant le beau sexe...

Moi j'arrete de lire.

 
17H09 28/03/2008

Je propose qu'à partir de dorénavant tous les numéros de sécu commencent par "1,5".

 
17H19 28/03/2008

... magenta ! ! ! ! tu parles de thon???? au fait elle s'appelle comment la femelle du thon????

....mizio! ! ! j'ai cliqué sur ton titre ! .."2 outils pour que la langue ne colle plus au sexe"... et je pense que s'il n'y avait pas eu langue et sexe dans le titre.... ben ,..on aurait glissé sur le texte ! !! mais je reconnais tu es excellentissime...pour avoir tiré ce coup là...!!!!!

 
17H56 28/03/2008

Quel est le masculin de "mademoiselle"; certains prétendent que c'est "Dame oiseau" !

 
cyp
21H38 28/03/2008

Et Woody Woodpecker, lui, c'est un mad oiseau :-(