"Il est interdit d'interdire": la grande sagesse des libertaires de 68

On s'est beaucoup gaussé, ce printemps, du fameux: "Il est interdit d'interdire!" Comme pour montrer que l'on a bien changé, que l'on est raisonnable, maintenant, la soixantaine venue, jetant, en outre, des regards désabusés sur ce que l'on fut et ce que l'on fit.

On va même jusqu'à confesser que l'on proféra bien des "conneries" voici quarante ans, ce qui est sans doute le signe d'une grande humilité mais n'exclut pas l'hypothèse que l'on puisse en dire aujourd'hui encore.

Tant de contrition, ce faisant, m'invite, alors que je n'ai nulle intention de raconter mon "Mai à moi", à tenter, pour le moins, d'examiner ce qu'il en fut et ce qu'il en est, au fond, de la maxime tant moquée, décriée, honnie.

Quand je la découvris, je ne sais plus sur quel mur, il me vint à l'esprit ceci: "Tout de même, ils exagèrent" Car les "ils" en question, dont je ne pouvais douter qu'ils en fussent les auteurs (et sinon eux, leurs frères), je les rencontrais, de temps à autre, au cours de réunions délicieusement enfumées, quand ils descendaient de Nanterre, en fin de journée, et que je quittais mon usine de Massy-Palaiseau.

"Ils exagèrent", me disais-je donc, alors que j'entrevoyais, pourtant, la pertinence de la proposition. De sorte qu'aujourd'hui, alors que l'on prétend, au sommet de l'Etat, "liquider" l'esprit de 68, pendant que d'autres égrènent leurs "conneries" d'antan, il me paraît opportun de tenter d'expliciter la manière dont j'entendais cette maxime, que j'entends mieux encore aujourd'hui. Mais alors, je vais bien devoir raconter un peu. Comment faire autrement? Un peu seulement.

L'austérité militante raillée par le somptueux éclat de rire libertaire

Ces jours-ci, en effet, j'ai beaucoup entendu s'exprimer ceux qui, déjà, à l'époque, maniaient une langue passablement archaïque, imprégnée des résidus de lectures de "Marx et compagnie", agrémentée de quelques tournures parvenues là par d'indécis cheminements, initiés dans les cours d'Althusser.

Ainsi entendait-on parler des "masses" à tort et à travers, de leur nécessaire jonction avec les intellectuels (Sartre sur son bidon à Billancourt), du prolétariat et de son avant-garde, de la dictature du même, de rapports de production et d'exacerbation des contradictions, tout cela, fort heureusement, raillé par le somptueux éclat de rire libertaire, d'autant plus éclatant qu'il n'était soumis à aucune ligne édictée par un "bureau politique" ou un "Comité central", ligne s'affirmant d'autant plus intransigeante que le Bureau qui la traçait était plus étriqué.

Et c'est pourtant ainsi, par cet éclat de rire tonitruant qu'était révolutionnée, "poétisée" la langue, ce qui était déjà beaucoup, mais aussi, qu'était interpellée l'existence de toutes celles et ceux qui, asséchant leur vie à une tâche insensée, se disaient: "Tout de même, ils exagèrent!"

La question qui se pose, me semble-t-il, est alors celle de l'origine de cette impétuosité langagière et conséquemment celle de son sens au-delà de cet antiautoritarisme provoquant et tout compte fait bon enfant.

Des manifestants plus inspirés par 1936 à Barcelone que par 1917 à Petrograd

Naturellement, on l'a assez souligné, les influences du surréalisme et du situationnisme ne sont pas minces. Mais les étudiants libertaires de Nanterre, certains en tout cas, minorité agissante s'il en fût, étaient plus imprégnés, eux, de juillet 1936 à Barcelone que d'octobre 1917 à Petrograd, plus attentifs à la répression par Trotsky des marins de Kronstadt et de l'Ukraine libertaire de Makno qu'à l'histoire glauque de la succession de Lénine, plus émus sans doute par la geste de Buenaventura Durruti aux portes de Saragosse et à la Cité universitaire de Madrid que par celle d'Ernesto Guevara à Santa Clara.

Ceci, simplement, au-delà des choix idéologiques et des réflexions théoriques, parce qu'ils avaient côtoyé, dans le mouvement libertaire, depuis la fin des années cinquante, les réfugiés vaincus (los vencidos) de cette guerre mais surtout de cette révolution et, avec eux, parfois contre eux, avaient analysé, discuté l'action des libertaires en Espagne entre l'élan révolutionnaire de juillet 1936 et défaite d'avril 1939.

De sorte que ces étudiants libertaires de Nanterre avaient pour ainsi dire respiré l'atmosphère de la "Colonne Durruti" ou celle de la "Colonne de fer" dans les locaux exigus et austères des organisations en exil.

Que retenaient-ils de ces conversations et des multiples lectures par lesquelles ils tentaient d'analyser les raisons de cette révolution perdue? Précisément le refus de toute discipline non consentie, de tout interdit non collectivement décidé de toute autorité venue d'ailleurs.

La prise de conscience de chacun comme conscience tend à dissoudre l'interdit

Nous n'avons nul besoin de tout cela pour nous battre disaient les miliciens, nul besoin de cela pour donner notre vie car nous sommes des êtres conscients, car nous savons pourquoi nous faisons ce que nous faisons, car nous l'avons décidé. Proclamations qui se concluaient invariablement par le fameux: "Miliciens, oui, soldats, jamais!"

Il y a, me semble-t-il, à la genèse de la maxime, cette conviction: la prise de conscience de chacun comme conscience singulière tend à dissoudre l'interdit. Et ceci d'autant plus que les récits entendus et lus ne se limitaient pas à l'aspect militaire de la révolution, mais qu'ils retraçaient la vie exaltante quoique brève des collectivités agricoles d'Aragon et de la gestion directe des entreprises de Catalogne par leurs travailleurs.

Car, en ce bref été de 1936, l'état d'esprit était le même au front et à l'arrière: chacun avait atteint à un niveau de "conscience révolutionnaire" (de sagesse? je reviendrai à cela, la sagesse) tel que la discipline autoritairement imposée se révélait comme une absurdité.

Cependant je ne pouvais éviter de penser qu'ils exagéraient, sans compter ces histoires de filles, de dortoirs envahis, ces irruptions dans des bureaux moquettés, ces pieds sur les tables de réunions et, toujours, cet éclat de rire entre deux diatribes contre toute autorité qui ne fût pas celle de l'AG. Comment prendre tout cela au sérieux? Nous avions, nous, ceux qui "bossaient" comme nous disions, d'autres chats à fouetter.

Une fébrile construction de châteaux d'un sable dont chaque grain était un pavé

"Tu verras, tu verras", me disait T., étudiant en sociologie (il va de soi) et influent anonyme du "22-mars", nous allons vers l'explosion, nous allons faire sauter De Gaulle... Et c'était alors mon tour d'éclater de rire.

Peu après, au cours de la fameuse nuit des barricades du 10 mai, je croisai T., toujours hilare, sur la Montagne Sainte Geneviève. "Alors?" me lança-t-il, et je persistai à n'accorder aucune réelle importance à l'immense jeu de plage qui se déroulait sous nos yeux, à cette fébrile construction de châteaux d'un sable dont chaque grain était un pavé.

Bientôt parvinrent, insistantes, les nouvelles des premières usines occupées et, comme tout le monde, nous occupâmes la nôtre, fort sérieusement, après un vote à bulletin secret et ne tardâmes pas à éprouver l'angoisse de se retrouver, quelques-uns, à errer entre les bâtiments désertés par ceux qui venaient de voter cette occupation. Puis, alors que le jour commençait à baisser, nombre d'entre eux revinrent, les bras chargés de victuailles de sorte que l'usine commença a ressembler aux photos de 1936.

C'est précisément à cet instant, au moment où ces hommes et ces femmes s'installent gravement dans le hall d'honneur, veillant à ne pas salir les canapés et les fauteuils ordinairement réservés aux visiteurs d'importance, que commence à s'éclairer la maxime qui n'a pas quitté mon esprit et dont le sens deviendra évident les jours suivants, alors que se déploie une activité fébrile et maintenant joyeuse pour organiser l'occupation.

L'ennui, l'un des thèmes oubliés de mai 68

Car il saute aux yeux que ces hommes et ces femmes s'activant ainsi, vivent enfin, vivent! Ce qui leur était, en effet, jusque-là interdit. Et c'était là le sens de la maxime: il est désormais interdit de nous interdire de vivre. Tout simplement.

C'est en cela que le mouvement étudiant les avait stupéfiés et au fond, me sembla-t-il, ils les enviaient ces enragés, malgré leurs "conneries", peut-être même les admiraient-ils un peu, car ces jeunes vivaient, manifestement ils vivaient alors que jour après jour, à l'établi ou au bureau, leur propre vie se consumait lentement, inexorablement, à des tâches insensées, insipides à mourir d'ennui.

L'ennui, soit dit en passant, demeure, me semble-t-il, l'un des thèmes oubliés de 68 (fugacement repris par Luc Ferry lors de son passage au ministère de l'Education nationale) auquel "L'Idiot international" d'Edern Hallier consacra l'un de ses premiers numéros et qui continue aujourd'hui de ronger tant de vies.

Mais alors, n'étions nous pas en train de faire revivre, toutes proportions gardées, un peu de l'antiautoritarisme des miliciens et des ouvriers de la révolution espagnole? Car occupant cette usine comme nous le faisions, allant jusqu'à mettre en place des commissions pour étudier les modalités d'une éventuelle remise en activité de l'usine sous notre propre responsabilité, nous abolissions déjà, sans y songer bien des interdits: plus de gardiens en uniformes sombres, plus de pointeuses claquant leurs mâchoires métalliques, plus de chefs inquisiteurs.

Pas d'autre autorité que celle de l'Assemblée quotidiennement convoquée

Nous n'avions plus besoin de cet attirail disciplinaire puisque nous avions, nous aussi, atteint à un niveau de conscience qui nous en libérait et que nous ne reconnaissions d'autre autorité, nous aussi, que celle de l'Assemblée quotidiennement convoquée.

On le sait, cette aspiration à une vie libérée des entraves d'une société étouffante gagna très vite l'institution éducative. Les "écoles parallèles" et les "crèches sauvages" fleurirent dans les années 70, pour le meilleur et parfois pour le pire, souvent organisées par les parents eux-mêmes qui hésitaient entre le spontanéisme débridé de Summerhill et le modèle autogestionnaire inspiré de Freinet, Decroly, Robin ou de la pédagogie institutionnelle de Oury et Vasquez.

Mais au fond la recherche était la même, c'était celle qui, élevant chacun, enfants et adultes, à la conscience de soi comme personne, se proposait de ne pas recourir, autant que faire se peut, à la discipline autoritairement décrétée, à l'interdit que cette conscience, parvenue à un degré suffisant d'excellence, épuise.

Enfin, n'en va-t-il pas ainsi de la démocratie? Les observateurs les plus attentifs du fonctionnement social n'ont cessé de mettre en évidence au cours des siècles comment le contrat et la loi pallient le peu de vertu, le peu de sagesse, le peu de conscience des hommes.

Et cela depuis bien longtemps comme le fait remarquer Pierre Hadot évoquant la description de l'état "naturel" de la société que Zénon le stoïcien, (301 av. J.C.), donnait dans sa "République":

"Elle avait quelque chose de scandaleux, précisément parce qu'il la présentait comme la vie d'une communauté de sages.

"Il n'y avait qu'une seule patrie, le monde lui-même; il n'y avait pas de lois, puisque la raison du sage suffit à lui prescrire ce qu'il doit faire; pas de tribunaux, puisqu'il ne commet pas de fautes;pas de temples, puisque les dieux n'en ont pas besoin et que c'est un non-sens de tenir pour sacrés des ouvrages faits de main d'homme; pas d'argent, pas de loi sur le mariage mais la liberté de s'unir avec qui l'on veut, même d'une manière incestueuse, pas de loi sur la sépulture des morts." (Pierre Hadot: "Qu'est-ce que la philosophie antique?", éd. Folio essais, 1995, p. 346)

"Il est interdit d'interdire", appel à la sagesse et non au désordre

N'est-ce pas là, tout anachronisme considéré, notre "Il est interdit d'interdire" vieux de plus de deux millénaires? Autrement dit, cette maxime tellement décriée jusque par ceux qui la brandirent, n'est rien d'autre, à bien y regarder, qu'un appel à la sagesse, à la vertu, cette vertu par laquelle nous retrouvons nos miliciens et travailleurs de la révolution libertaire de l'été 1936 en Espagne, car ils n'avaient eux que ce mot à la bouche qui, en castillan, se dit "la honra", pour louer le haut degré de conscience auquel chacun aspirait.

Ainsi m'apparut la maxime en ce printemps-là et m'apparaît-elle en ce printemps-ci, plus que jamais sensée et pertinente en ces temps de prétention à "liquider" tout ce qui est jaillissement de vie, volonté jubilatoire de vivre et refus de la sacralisation de ce qu'ils nomment "valeur travail" pour désigner les tâches insensées qui rongent, jour à jour, heure à heure, la vie de celles et ceux qui les assument, pour désigner ce désordre accablant.

Face à cela, à ce désordre accablant, la maxime honnie, qui en appelle à la conscience au détriment de l'interdit, n'apparaît-elle pas alors comme l'horizon vers lequel tendre sans cesse, comme la plus haute expression de l'idéal démocratique, comme, enfin, la plus haute expression de... l'ordre?


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11H46 18/04/2008

Bon article, mais quand même, même pas une image pour illustrer...

Bon, heureusement (?), je suis là!

http://kprodukt.blogspot.com

 
12H04 18/04/2008

"Naturellement, on l'a assez souligné, les influences du surréalisme et du situationnisme ne sont pas minces".

Les situationnistes ont INTERDIT d' utiliser le terme "situationniSME . Vous ne les avez meme pas bien lu ! Honte sur vous , Nestor .

D' autre part , c'est Jean Yanne qui a lancé par dérision à la radio le slogan "Il est interdit d' interdire" , repris au premier degré par les crétins de militants ..

Votre méconnaissance de Mai 68 est abyssale .C'est lamentable . Vous êtes bien un enseignant issu de Mai 68 , tiens !

 
Gotch | "aidant" de handicapé lourd
16H44 18/04/2008

Mais, Numérosix, "il est interdit d'interdire", donc le terme "situationnisme", tout le monde peut s'en servir, même si vous ne le voulez pas... bisque bisque rage....

Jean Yanne est un maître en provocation, mais pourquoi donc des militants étaient-ils crétins de se servir de son slogan si celui-ci correspondait à leurs desseins pas forcément du premier degré ?

Je le signale plus bas, mai 68 correspond résolument à mon idéal de vie, que je me suis toujours efforcé de suivre. C'est pourquoi j'ai fait ce qu'il fallait pour ne jamais avoir d'ordres à donner à d'autres : il faut toujours commencer par soi-même dans ces cas-là. Quitte, effectivement, à gagner moins que ceux qui n'hésitent pas à adhérer au système.

 
PMB
12H09 18/04/2008

Nestor Romero a écrit : "Face à cela, à ce désordre accablant, la maxime honnie, qui en appelle à la conscience au détriment de l'interdit, n'apparaît-elle pas alors comme l'horizon vers lequel tendre sans cesse, comme la plus haute expression de l'idéal démocratique, comme, enfin, la plus haute expression de... l'ordre?"

C'est très exactement à ça que je pense en revoyant mon copain anarcho-syndicaliste, un des acteurs (il aurait détesté que je dise "leader") de Mai 68 dans notre ville qui vit la première occupation d'usine.

C'était un véritable anarchiste. J'entends : un ennemi de deux ordres, celui qu'on lui aurait imposé, celui qu'il aurait imposé.

"Ordre" ici signifiant "domination".

 
12H15 18/04/2008

Monsieur Romero,votre approche éloigne Mai 68 du musée artificiel où certains veulent l'enfermer.
Quant à Mai 2008,il est déjà dans la rue.
http://info-espress.over-blog.com/

 
12H46 18/04/2008

Aux prochaines elections je vote Zénon

 
13H42 18/04/2008

ET CA C'est INTERDIT????????????,

Inquiétudes sur l'allocation de rentrée scolaire
ven. avr. 18, 2008 11:56 CEST

PARIS (Reuters) - Syndicats et associations s'inquiètent d'une possible baisse de l'allocation de rentrée scolaire (ARS) après celle, confirmée cette semaine, des allocations familiales pour les parents d'adolescents.

Comme la majoration unique des allocations à 14 ans, le principe d'une modulation du montant de l'ARS en fonction de l'âge de l'élève est inscrit dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2008. Mais son barème doit être précisé par un décret, qui n'a pas encore été publié.

Interrogée sur une remise en cause de l'ARS, Nadine Morano explique dans Le Parisien qu'on "dit beaucoup de bêtises".

Cette mesure a été pensée pour "s'adapter aux besoins des familles. Les associations familiales nous le demandent", souligne la secrétaire d'Etat chargée de la Famille.

Pour la CGT, l'ARS "est dans le collimateur gouvernemental".

"Cette allocation de 272 euros en 2007 pourrait être diminuée de manière importante pour les enfants du primaire et ne serait pas totalement compensée par des montants plus élevés pour ceux du collège ou du lycée", déclare le syndicat dans un communiqué.

Carte Familles nombreuses, baisse des allocations familiales, modulation de l'ARS, "les familles ne peuvent accepter de telles réformes dans le contexte économique" actuel, estime dans Le Parisien, Jean-Louis Deroussen, président du conseil d'administration de la Caisse nationale des allocations familiales.

Pour lui, l'explication selon laquelle le gouvernement ne fait que procéder à un "rééquilibrage" et non à une baisse des prestations familiales est fallacieuse.

D'un côté, "on prend 138 millions d'euros" sur l'allocation versée à l'adolescence "de l'autre on redonne 40 millions d'euros" pour aider les parents d'enfants en bas-âge à les faire garder par des assistantes maternelles. "Où va la différence? Il faut que le gouvernement revoie sa copie et travaille plus sereinement", souligne-t-il.

"Une fois de plus l'Etat est pris la main dans le sac", dénonce Force ouvrière dans un communiqué.

Le fait qu'une partie des économies réalisées via la majoration unique à 14 ans soit affectée à la petite enfance "ne peut servir de justification sachant que cette mesure cache le désengagement financier de l'Etat en faveur des crèches et mode de garde collectif", estime le syndicat.

"Rien n'assure que les économies iront bien au financement de la politique familiale", juge également la CFTC qui demande au gouvernement des "garanties" et "la plus grande transparence quant à l'affectation des dépenses".

Pour le syndicat, "c'est un nouveau coup dur pour les familles".

Laure Bretton et Jean-Baptiste Vey

 
13H48 18/04/2008

EN france???
Rien n'est interdit!!!

Une femme battue d’origine marocaine expulsée par la gendarmerie de Maubeuge

Ignoble...

«Maubeuge - Expulsion d’une femme battue, un procédé crasseux

Alors qu’elle se rendait à la gendarmerie de Maubeuge, dans le Nord, pour déposer une plainte contre son compagnon qui la battait, une jeune femme marocaine a été placée en garde à vue. Elle a été expulsée le jour même vers le Maroc, sans bagages et sans argent, et débarquée à Casablanca, à trois cents kilomètres du domicile de sa famille.

Samia était arrivée en France, il y a quatre ans, pour se marier avec un Français. Celui-ci, qui la maltraitait, l’a ensuite abandonnée. Doublement victime, elle s’est en plus retrouvée en situation d’être expulsable : il lui aurait fallu faire constater les violences subies pour obtenir (peut-être) la possibilité d’avoir des papiers lui permettant de rester en France !

L’homme avec lequel elle vivait depuis étant lui aussi violent, elle a donc décidé de porter plainte et, le 29 mars, elle s’est rendue dans ce but à la gendarmerie de Maubeuge. Celle-ci lui ayant demandé un certificat médical, elle est tombée dans un véritable guet-apens lorsqu’elle est revenue avec ce papier, trois jours plus tard ; elle a alors été embarquée dans un avion sans que quiconque ait eu le temps d’intervenir pour empêcher son expulsion.

On ne sait comment qualifier ceux qui ont abusé ainsi de la confiance d’une femme qui cherchait légalement à se défendre contre de mauvais traitements. Mais la politique de traque contre les sans-papiers menée par le gouvernement, et plus particulièrement son ministre de l’Immigration, Hortefeux, ne peut que conduire à ce genre de comportements. Cela ne fait pourtant qu’une année que le candidat Sarkozy déclarait à Bercy, entre les deux tours de l’élection présidentielle : « À chaque femme martyrisée dans le monde, je veux que la France offre sa protection en lui donnant la possibilité de devenir française. » Il faut croire que cela ne s’appliquait pas à la gendarmerie de Maubeuge...

M. L.»

Source

http://www.lutte-ouvriere-journal.o...

 
14H32 18/04/2008

et encore miss marie 75 on ne sait pas tout!!
La plupart des histoires de reconduites "à la frontière" ou expuslion sont des drames pour tout le monde...sauf pour ceux qui votent les lois ainsi..Hein "Mr Horetefion" ministre de mes c......qui coute cher à l 'etat et qui ne sert a rien..si a expulsé sans regarder des gens qui sont pour la plupart opprimés !!
Mois les flics je ne leur fait pas confiance...ils sont dans les petits papiers de Sarko...ha ben les poulets n ont pas de soucis eux...de pouvoir d achats, d augmentation, de primes, etc...ils sont bien vu...peut etre que je devrais etre flics...pffff jamais de la vie...autant quitter ce pays de m.....comme dirait l autre (cf jospin aux guignols)...

 
14H01 18/04/2008

"Face à cela, à ce désordre accablant, la maxime honnie, qui en appelle à la conscience au détriment de l'interdit, n'apparaît-elle pas alors comme l'horizon vers lequel tendre sans cesse, comme la plus haute expression de l'idéal démocratique, comme, enfin, la plus haute expression de... l'ordre?"

pardonnez mon pessimisme mais cela présuppose que l'homme est naturellement sage, et bon avec son prochain.

votre citation de Pierre Hadot (ou est-ce de Zénon lui même?) est révélatrice.
"il n'y avait pas de lois, puisque la raison du sage suffit à lui prescrire ce qu'il doit faire; pas de tribunaux, puisqu'il ne commet pas de fautes"
qu'est-ce qu'être raisonnable? un tel ordre suppose aussi que tout le monde raisonne de la même manière.

mais vous le dites, c'est un "idéal démocratique" vers lequel on ne peut que tenter de tendre.

en tout cas je trouve que c'est une analyse intéressante, bien loin de l'image traditionnelle de l'esprit de mai68.

 
14H10 18/04/2008

Mais il est triste de voir que les soixante-huitards ont, pour le moins, raté ce chemin vers la sagesse dont vous parlez. Il suffit de voir l'état actuel de la France et du monde pour voir combien nous sommes loin de l'utopie dont on fait parfois mention. Peut-être est-ce seulement parce que les anti-soixante-huitards (comme le Président de la France) ont fini par l'emporter, et que les soixante-huitards ont fini par se coucher.
Personnellement, ce dont j'aimerais entendre parler, ce n'est pas de Mai 68, mais bien plutôt de ce qui est advenu de Mai 68. J'ai du respect pour ces années 60, malgré leurs défauts, mais j'aimerais comprendre comment on est arrivés là où on en est. Peut-être est-ce parce que c'est la seule décennie que j'aie vraiment connue, mais ce début de troisième millénaire me semble bien sombre, pour notre pays comme pour le reste du monde.

Mais il est bon d'entendre parler un peu de rêves, comme dans votre citation de Pierre Hadot. Puissent-ils devenir réalité.

 
14H38 18/04/2008

Et si faire couler beaucoup d'encre menait l'homme à faire des vagues...

Travail, famille,
Partir!
Fuser pour s'enfuir, filer,
au fuseau les horaires
et sauve qui peut la Terre!

Le ciel sur le dos,
hélices élance-pierres,
photographie de peau, paupières d'ailleurs
et planisphère en plan...

Regalber le chemin, s'acheminer,
se prendre en mains
et sur l'air du tralala, en place dans l'agenda,
ajourner la mort, emboucher la vie,
l'embaucher sans remord
et par là même y séjourner.

Apatrides en aparté,
clopin-clopant, éclopés...
N'écopez plus, pour un oui pour un rien
mais pour toujours voyez votre parterre astré et,
à vos marques en feu
prêts, partez!

Le passé est brouillé,
le présent s'en débrouille
mais l'avenir est louche comme tout :
Lambeaux de soi et d'entre tous
languissant vers demain.

Le bonheur est trop bien rangé
alors désordonnez-vous!

Répandez-vous, nature avec
sur l'hôtel de l'estime et des poings cardinaux
debout sur tous les sols :
Aiguilles des cadrans solaires.

Ascenseurs d'horizons sociaux
sortez vos mains de nos poches
et hissez hauts!

Hissez hauts l'azure,
et les nuées de foules,
sûres de rien mais la vie,
scandée, chantée,
en levée de briquets
et au feu les papiers!

Les prisons qui brûlent, les prisons qui brûlent.
Au feu les papiers
et les prisons: Brûlons les!

...

Copyright La Poéthique 2007-2008
http://www.myspace.com/slam_et_poesie

 
14H54 18/04/2008

Blablabla... C'est ca l'esprit de 68 ; parler et professser et n'en rien faire par la suite...

Vive l'interdit, la limitation, la règle!!! L'anarchie suppose une société de surhommes. Celle-là n'existera jamais....

 
Gotch | "aidant" de handicapé lourd
15H37 18/04/2008

Au contraire, ceux que vous qualifiez de surhommes, ceux qui peuvent "fonctionner" en anarchie, sont tout simplement des personnes ordinaires, mais qui ont un grand sens de l'humilité. C'est à ce prix qu'une telle Utopie peut non progresser, mais vivre tout simplement. Les leaders ramènent tout à eux, exigent du progrès parce que c'est gratifiant pour eux, mais ils apportent aussi les antagonismes, les conflits, la guerre.

 
23H05 19/04/2008

vive la liberté, l'ouverture et les règles consenties collectivement, voilà ce que suppose l'anarchie.

 
11H43 21/04/2008

Utopie!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 
15H05 18/04/2008

quand je pense que Cohn-Bendit se prétendait anar à l'époque,quand on voit le Bobo écolo de maintenant,ça fout la gerbe...social-traitre!!!

 
Gotch | "aidant" de handicapé lourd
15H31 18/04/2008

Conhn-Bendit, les soixante-huitards comme moi l'ont toujours méprisé. Mais il a su se mettre en avant plus tard, quand les effets des Evènements commençaient à s'estomper et que les interlocuteurs étaient moins au fait de ce qui s'était passé à ce moment-là.

 
Gotch | "aidant" de handicapé lourd
15H28 18/04/2008

Bravo, Nestor, votre définition de 68, j'y adhère pleinement, et c'est sur de telles bases que j'ai vécu. Toujours, j'ai rué dans les brancards au boulot, quand je n'étais pas d'accord avec une décision venue de plus haut. Toujours, j'ai refusé de donner des ordres à d'autres. J'ai eu la chance, dans mon dernier poste, d'avoir un responsable, qui à la fois l'était réellement, et était assez intelligent pour accepter les remarques et les suggestions. Comme par hasard, chef de salle informatique, il n'avait pour diplôme qu'un CAP de barman, et le reste, il l'avait appris sur le terrain. Tout l'inverse des types bardés de peaux d'ânes, mais qui sont nuls dans le job réel.

A y bien réfléchir, avec un ou deux autres de mon âge qui, eux aussi, avaient "fait" mai 68, nous étions aussi proches de l'autogestion qu'il était possible dans le contexte d'il y a 10 à 15 ans. Aujourd'hui, ce ne serait certainement plus possible. Nos entreprises ont régressé de plus de cent ans en moins de dix ans!

 
00H46 19/04/2008

Nestor Romero, comme d'habitude, nous donne un bon papier pas trés facile à lire. S'il laissait un peu de coté la virgule et les facilités qu'elle lui procure, sa lecture s'en trouverait facilitée.

Mais bon je dois avouer que je me suis bien régalé à sa lecture et que je partage totalement son analyse.

Un de mes profs de philo, en parlant des diverses options de partage des revenus du travail, nous donnait comme but à atteindre:-A chacun selon ses désirs qu'il opposait aux A chacun selon ses mérites ou A chacun selon son travail. Et celà dix ans avant mai 68.

 
10H52 19/04/2008

Ce qu'on oublie de rappeler c'estque les gens qui lancaient ce slogan en 1968ne visaient que leurs adversaires.Ils se gardaient bien de se l'applique rà eux mêmes qui ne cessaient de lancer des fatwascontre tel ou tel accusé de fascisme ou pire: d'être un bourgeois!!!!!!!!
C'est ainsi que la presse bourgeoise se voyait interdire l'entrée aux fameuses ag, ce qui permettait ensuite dedire que cette immonde presse bourgeoise ne rendait pas bien compte des immortelles pensées qui avaient été formulées.Bien mieux: il était interdit ,si l'on voulait faire partiedu "mouvement" d'adresser la parole , même un simple bonjour, à celui qu'un ayatllah avait qualifié de bourgois!!!
Et quand on pense à ce que sont devenus ces individus qui se sont rués sur les places et les honneurs, c'est à pleurer!!!!

 
Gotch | "aidant" de handicapé lourd
12H04 19/04/2008

Il y a toujours un pourcentage de types qui veulent être chefs. Il y a toujours un pourcentage de types qui font le gros dos, et acceptent. En 68, précisément, j'étais en psycho première année, donc on faisait aussi de la socio. Je me souviens d'un Test du Camionneur, où un gars d'emblée s'est révélé un chef, un manager, qui voulait ce camion, et a failli l'avoir... parce que je me suis acharné sur lui pour le démolir parce qu'il avait le profil de chef précisément. Lui éliminé, on a pu discuter tranquillement et attribuer le camion à un autre tout-à-fait effacé.

J'ai bientôt 60 ans, je ne suis pas un bourgeois, je suis un soixante-huitard comme au premier jour. Les néo-conservateurs ne passeront pas, tant que je serai là.

 
21H29 19/04/2008

Les néocons sont malheureusement déjà au pouvoir. Ils sont passés (et pas seulement depuis 5 ans). On peut espérer les en écarter, mais ne nous voilons pas la face, sur ce plan les Français ont échoué jusque maintenant.
Mais je salue vos posts, que je trouve très agréables à lire. Je suis cependant un peu surpris de l'agressivité de ce post-ci à l'encontre du "meneur". Je suis bien d'accord, les meneurs sont nocifs et, pire encore, ils n'existent pas, ce ne sont que des illusions. Pour autant, parler de les démolir, les éliminer, juste parce qu'ils fantasment sur leur statut... c'est un peu excessif, même si je suppose que c'est imagé.

 
Gotch | "aidant" de handicapé lourd
17H35 20/04/2008

Bien entendu, il s'agissait d'une tournure de style. Mettons que je lui ai retourné ses arguments , et qu'il n'a pas su se renouveler dans sa plaidoirie.

Les leaders naturels ne sont pas forcément les plus doués pour le reste.

 
23H11 19/04/2008

réflexion étroite : "un pourri tous pourris"

 
06H21 21/04/2008

Ce que l'on peut retenir de 68 n'est pas noir ou blanc. C'est seulement dans la nuance que se trouve la vérité.
Il y avait une aspiration profonde de la jeunesse à être écoutée, la suffisance des anciens, elle la subissait comme une chappe de plomb ou plutôt comme le couvercle d'une cocotte que l'on refusait de laisser siffler... la pression est montée et 68 est arrivé !
Maintenant, ce qui reste de mai 68 n'est pas folichon, la jeunesse de l'époque avait beaucoup d'attentes et d'exigences. La déception de certains 68tards n'est que le résultat de la confrontation avec la réalité.
Vouloir quelque chose n'est pas un tout en soi, c'est aussi avoir la volonté, la qualité et l'ardeur au travail pour le créer !!!
Vouloir la liberté c'est aussi apprendre à respecter celle des autres !!!
Notre pays ayant plus de 60M d'habitants est une démocratie où chacun a des désirs, des aspirations et une vie confrontée aux réalités du quotidien. Notre mode de vie actuel en est le résultat.
Vouloir imposer aux autres sa propre vision de la vie cela s'appelle la dictature, pas l'anarchie !

 
Gotch | "aidant" de handicapé lourd
07H07 21/04/2008

"Vouloir imposer aux autres sa propre vision de la vie cela s'appelle la dictature, pas l'anarchie !"

Pourtant, actuellement ce sont des lobbies, des gens peu nombreux mais influents, riches, égoïstes, qui imposent leur vision de la vie et des choses à tous les autres, sans y être mandatés bien sûr. Ils se cachent derrière ceux que les citoyens ont choisis comme ils ont pu, sans qu'il y ait forcément corruption, mais par chantage ou autres moyens de pression. C'est quelque chose entre la ploutocratie et la dictature, mais ce n'est plus la démocratie!

Ceux qui ont fait mai 68 étaient justement contre ce genre de régime, ils ont lutté pour que cela change, chacun dans son petit bout de lieu de vie, au travail comme ailleurs. Mais le couvercle de la marmite, qu'ils soulevaient ensemble et de toutes leurs forces, a fini par retomber.

Paradoxalement (mais il s'agit en fait de propagande par les nouveaux maîtres), ce sont ceux qui voulurent faire bouger les choses, qui aujourd'hui sont montrés du doigt, vilipendés, incendiés pour les contre-actions dont leurs adversaires sont depuis les auteurs. Il ne faudra pas que les citoyens de ce pays se trompent d'adversaires.

 
16H20 21/04/2008

"Lobbies ! Riches ! égoïstes ! corruption ! chantage ! ploutocratie !propagande ! nouveaux maîtres! moyens de pression !"

Vous n'y allez pas de main morte
Vous prenez vos fantasmes pour des réalités ! La démocratie qui s'exprime dans les urnes c'est quoi pour vous ?
Vos révolutionnaires se prennent des bananes à chaque élection, parce qu'ils ne représentent rien ni personne ! ou si peu !
Depuis quand les minorités gouvernent en démocratie ?

 
Gotch | "aidant" de handicapé lourd
02H54 22/04/2008

Vous n'avez pas compris mon petit billet. Les urnes désignent des conseils municipaux, des députés,un président... Mais qui décide de ce qui sera discuté à l'Assemblée ? le gouvernement. Vous ne l'avez pas élu, moi non plus. Le gouvernement se repose sur des conseillers, dont aucune instance démocratique ne contrôle le profil. Il applique aussi des transpositions de décisions prises à Bruxelles. Résultat, les lois, décrets, réglements sont l'émanation indirecte de très petits groupes de personnes, pas d'une majorité. Ne me dites pas que ces petits groupes sont la majorité démocratique : j'aurai du mal à le croire.

En France, ce sont bien de petites minorité qui gouvernent, dans ce qui n'est plus une démocratie que pour la galerie.

 
08H58 22/04/2008

Le Gouvernement est mis en place par qui ?
Bien sûr ce sont des techniciens qui préparent les lois, mais qui les vote ? qui les amende ?
Vous êtes un défenseur de la démocratie participative voire directe, désolé mais il n'y pas eu pire dans notre pays, cette soi-disant représentativité ne génère que du blablabla !
Dans une démocratie représentative, il faut choisir un représentant, avec sa tendance et ses qualités, il se ralliera à un courant, majoritaire ou minoritaire. S'il est jugé par nous mauvais, nous avons le pouvoir de ne plus voter pour lui.
À moins que vous soyez politisé vous mêrme en déposant encore et toujours un bulletin de la même couleur !
Une remarque ! Combien d'électeurs s'obstinent ils à déposer un bulletin, rouge, blanc ou bleu parcequ'ils sont branchés rouge, blanc ou bleu, depuis des lustres voire depuis des générations ?
C'est le pire des renoncements au pouvoir, que vous à donné le droit de vote, car personne ne le dénonce.
Les professionnels de la politique savent bien qu'ils ont une frange de leur électorat inconditionnel et borné.
Ils en vivent, la preuve, il n'y a qu'à voir tous ces candidats qui se présentent sans aucune chance d'être élus, avec des programmes inapplicables qu'ils n'auront jamais à appliquer en espérant avoir le minimum requis pour toucher le pactole ! C'est leur fond de commerce !
Cette déviance est dommageable pour la démocratie. Toutes ces voix perdues profitent à qui en fin de compte ? A l'autre bord !

 
Gotch | "aidant" de handicapé lourd
10H53 22/04/2008

"Cette déviance est dommageable pour la démocratie. Toutes ces voix perdues profitent à qui en fin de compte ? A l'autre bord !"

Quel est l'autre bord, je vous le demande à genoux, quand les deux formations les plus représentées sont presque au coude à coude dans leur programme ? On voudrait autre chose, une voie nouvelle, mais ce n'est tout simplement pas possible. Ceux qui ne sont pas les premiers aspirent à l'être pour enfin faire du neuf. Vous déplorez un gaspillage des voix en leur faveur ? Il s'agit seulement de citoyens qui ne veulent pas d'un bipartisme de fait, et qui cherchent autre chose. Eux aussi, vous savez, sont partie prenante de la démocratie, mais leur voix (au sens sonore) ne compte guère!

D'autres solutions existent, toujours dans un cadre où la personne humaine a droit à faire connaître son opinion et ses idées. Actuellement, je ne crois pas que ce genre d'alternative serait permise : certains y auraient trop à perdre, et ceux-là ont les moyens d'empêcher cette alternative.

 
16H53 21/04/2008

Depuis quand les minorités gouvernent en démocratie ?