Quarante ans de traque, et le boson de Higgs court toujours

Pourquoi certains humains pèsent 45 kilos et d’autres 130? La réponse est facile: le plus lourd doit porter de gros muscles, un peu de gras autour des intestins ou un squelette plus long. Dans tous les cas c’est une question de dose. La masse dépend du nombre de cellules ou de molécules qui composent l’objet. Mais une question hante les physiciens, qui ne savent pas se contenter du simple: pourquoi la masse existe, et surtout comment existe-t-elle?
On n’explique que 4% de la composition totale de l’univers
D’après les dernières théories, la matière connue de l’univers est composée de particules élémentaires qui, selon les conditions, peuvent mener une vie solitaire ou s’assembler avec quelques copines. Sur Terre, elles sont presque toujours regroupées en atomes selon une recette bien connue.
Vous avez besoin de trois types de particules: des quarks, des gluons, des électrons. Prenez deux quarks U et un quark D que vous liez en sauce à l’aide de gluons (dont le rôle est comme leur nom: collant), vous obtenez un proton. Avec deux quarks D, un seul quark U et un nouveau lot de gluons, vous confectionnez un neutron. Versez les neutrons sur la sauce de protons, vous récupérez un beau noyau. Pour la dernière touche, saupoudrez quelques électrons autour du noyau et l’atome est prêt à consommer.
Depuis un siècle les physiciens s’acharnent à dresser la liste des particules qui composent l’univers et à établir leur carte d’identité: taille, masse, charge électrique, fonction exacte, etc. Mais leur travail reste encore incomplet.
Premier problème, et pas des moindres: avec la matière identifiée à ce jour, on n’explique que 4% de la composition totale de l’univers, soit en gros celle qui compose les atomes. Les chercheurs traquent donc les 96% restants qui virevoltent au-dessus de nos têtes, observant les tréfonds de l’univers à s’en décrocher les cervicales.
En listant les particules, les chercheurs ont aussi remarqué que certaines ont une masse alors que d’autres ne pèsent rien (le photon par exemple). De plus, toutes les masses possibles ne sont pas représentées. La population humaine accueille au moins un représentant de chaque masse comprise entre 15,3 et 130,9 kilos, mais on ne trouvera peut-être jamais de particule dont la masse est comprise entre celle de la particule W (80,4 GeV - prononcez "giga électrons-volts, unité de masse réservée à l’infiniment petit) et celle de la dénommée Z0 (91,2 GeV).
De nouvelles questions sont alors offertes aux chercheurs: d’où vient la masse? D’où vient le fait que certaines particules soient lourdes alors que d’autres ont une masse nulle? Comment peut-on exister sans avoir de masse? Pourquoi les particules ont telle masse et pas une autre?
Une nouvelle particule dans le bestiaire quantique officiel
Pour répondre à ces questions, le physicien anglais Peter Higgs a proposé en 1964 une solution alléchante. Il suffirait d’introduire une nouvelle particule dans le bestiaire quantique officiel pour que des explications surgissent.
Le nouveau venu appartiendrait à la famille des bosons, qui sont la source des forces maintenant les autres particules ensemble (le gluon dont nous avons parlé plus haut est un boson: il colle les quarks entre eux). Et comme les physiciens regorgent d’imagination et de reconnaissance, ils l’ont appelé "boson de Higgs".
L’idée est la suivante: le boson de Higgs, s’il existe, serait une particule très lourde. Elle créerait autour d’elle une force d’attraction, comme un aimant attire le fer ou comme la Terre maintient vos pieds sur la moquette. Cette force agirait alors sur les autres particules et s’opposerait à leur déplacement.
Imaginez que vous lâchez une boule de pétanque au-dessus d’un grand bol de purée de carottes: la boule fend l’air à toute vitesse, puis se vautre dans la purée et, subitement, avance bien moins vite. Elle est freinée par les carottes moulues.
C’est le même phénomène chez les particules: par leur interaction avec les bosons de Higgs, elles sont freinées dans leur mouvement. Plus elles sont freinées, plus le physicien qui les scrute aura la sensation d’observer des particules lourdes. Voilà pourquoi la masse existe et varie d’une particule à l’autre. Si l’une d’elles n’interagit pas du tout avec le boson de Higgs, elle n’aura pas de masse mesurable. Voilà pourquoi le photon, par exemple, a une masse nulle.
Enfin, pour expliquer que toutes les masses ne sont pas représentées dans la nature, deux possibilités: soit il existe un seul boson de Higgs ne pouvant interagir que selon un nombre limité de combinaisons; soit il existe plusieurs bosons, chacun possédant son mode d’action sur les autres particules.
Dans les deux cas, les interactions possibles entre le boson de Higgs et les autres particules sont limitées en nombre, et du coup les masses apparentes le sont aussi. Comme vous voyez, l’hypothèse du boson de Higgs tient la route et fournit des réponses solides à des questions fondamentales de la physique moderne. Reste un détail à régler: ce fameux boson, on ne sait toujours pas s’il existe. Voilà 44 ans qu’on a suggéré sa présence, mais pas moyen de mettre l’œil dessus.
Deux milliards de haute technologique pour débusquer le boson manquant
Alors les moyens, justement, ont été déployés. Les grands moyens. On a construit au nord-ouest de Genève un immense accélérateur de particules de 27 km de circonférence, protégé à 100 mètres sous terre, refroidi à -271°C et pour un budget de 2 milliards d’euros. Il s’appelle LHC (abréviation anglaise de Grand collisionneur de hadrons) et doit permettre d’accélérer deux jets de protons à (presque) la vitesse de la lumière puis de les fracasser l’un contre l’autre.
L’énergie de la collision sera théoriquement assez grande pour faire apparaître de nouvelles et grosses particules. Car le principe d’Einstein, simplifié sous la forme E=mc2, nous dit que la masse et l’énergie sont équivalentes. Donc, pour créer une masse (m) élevée il faut apporter une très grande énergie (E).
Au sein du capharnaüm produit par la collision des protons, on espère détecter des particules encore inobservées, dont l’existence ou l’absence nous en apprendra de belles sur l’organisation de la matière et de l’Univers. On croise notamment les doigts pour que le boson de Higgs pointe son nez.
Le détecteur Atlas, 7000 tonnes de technologie et plus gros détecteur jamais construit, est là pour le débusquer. L’ensemble du LHC est aujourd’hui assemblé, en cours de refroidissement, et devrait commencer ses expériences durant l’été.
Si le boson de Higgs est bien là où on l’attend, on le trouvera. Les physiciens déboucheront des caisses de champagne, reprendront leurs équations pour y incorporer la fabuleuse trouvaille. Ils pourront alors se pencher sur la question suivante: le boson de Higgs donne leur masse aux particules, mais qu’est-ce qui donne sa masse au boson de Higgs? Pour répondre à cette question et ainsi éviter de se mordre la queue, les chercheurs sont en train de concevoir… un nouveau détecteur, prévu pour 2015!
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ya pas à dire, toujours aussi excellents les articles de Damien Jayat.
j'en redemande!
vraiment super ... merci Damien ...
Pareil. Pas tout compris mais pareil...
salut Déluge! idem en tous points
Ca y est j'ai compris...
...pourquoi j'ai pas fait un Bac S!
On n'y comprend pas des masses, mais Louis Bozon non plus (pas son métier). Ainsi, près de Genève, on ira faire se cogner des poids lourds ("Tu veux t'battre ?") selon la grande tradition des lutteurs : quel spectacle!
Ceci dit, bravo aux physiciens, quel challenge!
Merci pour cette article!
Vraiment une excellente vulgarisation et cet article va probablement me permettre de me souvenir de certains détails qui avaient pour habitude de passer par mon cerveau sans y subir d'interaction avec le milieu environnant.
Dans un article du 29 Mars dernier, le New-York Times nous apprenait qu'une plainte avait été déposée devant la cour fédérale à Hawaï contre le projet du Grand Collisionneur de Hadrons. Les pleignants, Walter L. Wagner and Luis Sancho, respectivement juriste et écrivain, arguent que les collisions de particules risquent d'engendrer un micro trou noir capable d'engloutir la Terre et même l'univers entier, ou bien réduisant la planète à un morceau de "matière étrange".
http://www.nytimes.com/2008/03/29/science/29collider.html
C'est sur que c'est une hypothèse à prendre en compte mais je pense quand meme qu'elle est assez improbable. Au pire on ira faire un tour dans une autre dimension ou si la Terre devient un morceau de matière étrange ça fera un sujet d'étude pour les collègues extraterrestres ;)
Bon trêve de conneries mais c'est sur que chaque recherche scientifique apporte son lot de craintes. Pour ma part je ne me stresse pas pour celle là mais plutôt sur les expériences bien concrètes du projet Haarp. Je ne sais pas si Damien à déjà réalisé un article dessus mais son point de vue m’intéresse particulièrement. Merci de vulgariser les sciences meme pour ceux qui si connaissent un peu.
Son lot de craintes !
J'ai bien lu "c'est sûr que chaque recherche scientifique apporte
son lot de craintes."
Ça se voit que vous n'avez pas un coffre-fort discret en Suisse ! Non mais vous me voyez rentrer chez moi en ouvrant les bras "Vous zallez pas me croire ! Nos économies sont tombées dans un trou noir !"
Ah ah !! Elle est bien bonne celle-là ! ;-))
Comment expliquer que malgré les probables millions de planètes où la vie est possible, aucun signe d'une civilisation extra-terrestre ne nous soit parvenu ?
C'est simplement qu'à partir d'un certain stade de développement, un peu avant de savoir voyager en dehors de leur propre système solaire, les scientifiques se sont mis à explorer la matière au moyen d'expériences qui ont donné des résultats imprévus....
Aucun signe ?... Aucun signe signifiant, c'est-à-dire dans le champ de la connaissance. Mais les signes insignifiants, y'en a tellement. Et puis, il y a quelques énergumènes qui se baladent sur ce site et dont l'origine humaine est suspecte...
La démarche des deux loustics d'Hawaii est plus loufoque que scientifique. Je la range dans la rubrique des faits divers. Et puis bon, un trou noir de plus ou de moins... Les cimetières en sont remplis.
mmh, il y a un livre de David Brin - 'Earth' - qui parle de ça, ça finit bien...
D'aprés Brian GREENE , un des grands spécialistes de la théorie des cordes , les éventuels trou noirs produits par le L.H.D. seraient microscopiques et disparaientraient sans danger
Microscopiques peut-être mais il y en a tout de même un qui a fait des trous dans les culottes de ma soeur. Par précaution maman a décidé de ne plus faire sécher la lessive dehors pendant les expériences.
Je ne comprends pas bien en quoi le modèle du boson de Higgs
s'accorde avec la relativité générale: Le photon n'intéragit pas avec les higgs, mais peut quand même être aspiré par un trou noir (où dévié par une grosse masse).
En fait, c'est tout le problème de la physique moderne. La relativité générale et la physique des particules ne sont pour l'instant pas compatibles.
La plupart du temps, ce n'est pas gênant étant donné que la relativité générale est utilisée pour comprendre des phénomènes à l'échelle de l'infiniment grand alors que la physique des particules traite de l'infiniment petit.
Ainsi la relativité générale n'explique pas vraiment la masse, mais elle l'interprète comme la capacité d'un corps à courber l'espace-temps. Ainsi, un trou noir va être une singularité de nature relativiste qui va courber vers lui les "lignes" d'espace-temps qui passent à proximité. Et comme la lumière se déplace en ligne droite dans le vide, elle suit ces lignes et se retrouve donc absorbée par le trou noir.
Arriver à trouver une théorie qui contienne à la fois la relativité générale et la physique quantique des particules, c'est actuellement le St Graal des physiciens : une théorie unifiée qui permettrait de comprendre les phénomènes à l'échelle de l'infiniment grand et de l'infiniment petit.
qu'est devenu le chercheur-surfeur qui avait proposé cette 'équation de la réalité' l'année dernière ?
J'avoue que je n'ai pas suivi l'actualité à ce niveau-là. Mais il me semblait que ce qu'il avait proposé correspondait plus à un nouveau modèle susceptible d'aboutir sur une "théorie du tout" qu'à une théorie formellement exprimée.
Donc je pense que des spécialistes doivent être en train d'étudier tout ça. La validité des mathématiques qui sous-tendent son modèle et ses implications...
NoonooStar,
Très bonne analyse succincte mais précise de la situation de la physique des singularités. La théorie de la Relativité générale est une théorie très bien vérifiée et efficace jusqu'à ce qu'on rencontre une singularité. Le blem en est que les calculs divergent quand on approche de la singularité qui est un point où la courbure de l'espace-temps devient infinie. C'est un point de jonction de calcul où la théorie de Einstein devient inefficace dès qu'on approche de la longueur de Plank.
Normalement, les singularités doivent être caclculables dans la théorie quantiques des champs mais cela s'avère impossible du fait très simple que la théorie quantique qui, au demeurant est une très bonne théorie, se base sur un espace-temps plat, celui de Minkowski. Alors qu'une singularité du futur (une étoile qui s'effondre sous son propre poids) fait intervenir des calculs sur un espace-temps courbe.
Pour marier ces deux théories (Relativité générale et théorie quantique des champs), plusieurs pistes sont suivies depuis les années 1930. Parmis les pistes on peut citer la garvité quantique avec Hawking, la théorie des Twistors de Penrose, la théorie des Cordes, Supercorde, la géométrie Commutative, etc.
Si ces théories réussissent, elles nous apprendraient à faire des calculs correctes sur les singularités, les trous de vers et un des plus importants qu'est la valeur exacte du tenseur de Weyl. Est-elle nulle ou presque nulle? De cette question dépendra le futur de l'univers: Expansion ou big crunch.
L'attraction du photon par un objet massif (trou noir notamme) est de nature gravitationnelle. L'interaction se fait donc avec le graviton, et non avec le boson de Higgs.
(me semble-t-il)
oui mais le graviton est toujours à découvrir
Le graviton est le boson de la force de gravitation : il est censé transmettre l'information dans tout l'espace et reste à découvrir ; le boson de Higgs donne une masse aux particules élémentaires et est sur le point d'être découvert (et sinon, de toutes façons ça relancera le débat) ; en plus, comme une énorme masse déforme l'espace-temps, si la lumière passe PRES d'un trou noir sa trajectoire est déviée, comme l'eau près d'un tourbillon de lavabo, et même si les photons ne sont sensibles ni aux bosons de Higgs ni aux gravitons (pour mémoire, les photons sont eux-mêmes les bosons, càd les transmetteurs, de la force électromagnétique !)
Le photon n'est pas vraiment dévié par la masse. La masse déforme l'espace temps, hors le photon suit la courbure de l'espace temps. C'est la déformation de l'espace temps au niveau du trou noir qui dévie le photon. Pas la masse.
Imaginez une surface réagissant aux aimants : quand on pose un aimant dessus elle se déforme. A un endroit on pose un aimant assez puissant pour que la déformation causée soit sufisamment grande pour "trouer" la surface a cet endroit (voilà notre trou noir).
Maintenant faites couller de l'eau sur cette surface. L'eau est complètement insensible au champ magnétique des aimants. Par contre elle est sensible a la topologie de la surface sur laquelle elle coule. En particulier là ou notre gros aimant a fait un trou : l'eau y tombe. Mais c'est pas l'aimant qui la fait tomber.
Lumineux, ça coule de source ! Oui, bon, j'ai pas tellement de science à ramener alors je fais des jeux de mots. Mais dans le fond, je ne suis pas un mauvais garçon.En plus tout ça m'intéresse vraiment. Continuez,vaillants Klingons ! je vous suis de loin avec mes petites pattes. Cordialement.
Je ne dirais qu'une chose à mes collègues si j'étais physicien, face à l'ampleur de la tâche : "Bozon! Bozon!"
Bosse Fort aide Arda Nell.... Attendons le signal de la Corne d'Or!
Et là, Guerzit, t'as Louis Bozon qui rapplique avec son Jeu des Mille et son métallophone, et qui fait : "Bling ! Bling !"
Le Prézydent gagne une Rolex au Banco.
Le Physicien un Solex au Super.
:-(
Pendant que vous bosez sur une drôle de mécanique, d'autres obscurs et incompris, s'échinent sur l'humour quantique. En vain jusqu'à l'instant présent...
C'est un petit peu bizarre de dire que le boson de Higgs fait partie de la "famille" des bosons. Le terme boson fait référence à des propriétés de symétries internes (en gros spin entier), ce n'est pas une "famille". Autrement dit, il y a plein de bosons en dehors des particules intervenant dans les interactions : certains atomes, comme l'Helium4 sont des bosons par exemple.
Bravo pour vos connaissances, et merci pour ce cours magistral en plein milieu de la Rue 89. Attention aux voitures!
Les affamés qui font les émeutes de la faim, ils ont combien de cellules et de neurones...?!
http://phil195829.overblog.com
Tres bon article mais je trouve la métaphore du bol de carotte et de la boule de pétanque un peu bizare.
Sinon, je me demandais si avant de construire un futur accelerateur de particule s'ils avaient réfléchi à une nouvelle sorte de particule qui donnerait cette masse au boson de Higgs ou du moins qui expliquerais ses différentes capacités d'interraction avec les autres particules. Enfin j'ai l'impression qu'on essai de repndre à cette fameuse question de l'oeuf et de la poule...
En fait, la question de savoir ce qui donne sa masse au boson de Higgs semble avoir une réponse évidente : d'autres bosons de Higgs.
Si on considère la masse comme le résultat d'interactions avec des bosons de Higgs et que le boson de Higgs a une masse, c'est donc que les bosons de Higgs interfèrent entre eux.
Après, je n'ai pas les connaissances suffisantes pour dire si cela est cohérent avec la théorie des particules. Mais j'ai l'impression qu'on peut faire une analogie avec un phénomène mieux connu. Dans le cas des électrons, on ne se demande pas quelle particule donne sa charge électrique à l'électron, on considère que l'électron porte la charge électrique et toutes les particules affectées par la charge électrique d'un électron seront alors considérés comme porteuses d'une charge électrique.
Pour les bosons de Higgs, c'est la même chose. On considère que les particules qui sont affectées par le boson ont une masse et si, tout comme deux électrons influent l'un sur l'autre, deux bosons de Higgs influent l'un sur l'autre, c'est qu'ils ont une masse.
Je répète cependant que je n'ai pas les connaissances nécessaires pour vérifier cette hypothèse, ce n'est qu'un raisonnement qui me parait logique...
Il y la théorie des Supercordes qui à termes expliqueraient le fait que l'électron ait telle masse ou telle charge électrique. Alors toutes les particules de matière (les quarks et les leptons) et les bosons de jauge.
Les gluons représentent l'intéraction forte, les photons assurent sont les agents de l'intéraction electromagnétique. L'intéraction faible est régie par les bosons W+, W- et Z0 et finalement le fameux boson de Higgs.
Une autre métaphore pour expliquer le rôle du boson de Higgs, plus utilisée et plus évocatrice est celle de la 'foule' : imaginez une salle dans laquelle se trouve de nombreuses personnes, les bosons de Higgs ; maintenant, imaginez que quelqu'un entre dans cette salle, une autre particule quelconque ; si cette personne est inconnue, la foule ne va pas s'intéresser à elle, et cette personne pourra avancer sans entrave : la particule interagit peu (ou pas) avec les bosons et possède une masse faible (ou nulle) ; mais si cette personne est célèbre, elle attirera l'attention de la foule, et verra un groupe se former autour d'elle : la particule interagit beaucoup avec les bosons et possède une masse élevée. En espérant avoir été suffisamment clair, salut.
C'est très clair : y a une très jolie illustration de la chose dans le dernier Science & Vie :-)
Et si les physiciens avaient tout simplement tort? au lieu d'inventer des particules et tenter de les découvrir par l'expérimentation, il devrait revoir toute la théorie! Méme la sacro-sainte vitesse constante de la lumière est désormais remise en cause.A bientôt
Euh... Je serais curieux de savoir depuis quand l'idée de la vitesse constante de la lumière est remise en cause.
Sur quelle base voudriez-vous revoir la théorie ?
Pour cela, il faudrait soit montrer que la théorie est fausse soit élaborer une théorie alternative qui contredirait la première, auquel cas il faudra encore déterminer une méthode expérimentale qui permettra de trancher entre l'une ou l'autre.
Bien dit
En fait, il existe déjà diverses théories ou c n'est pas constante.
Par contre, dire qu'il faudrait montrer qu'une théorie est fausse devrait déjà t'interpeller...
Une théorie n'est pas vérifiée par définition...donc on ne peut ni dire qu'elle est fausse, ni dire qu'elle est vrai...
Une théorie scientifique n'est qu'un ensemble de règles s'appliquant sous certaines conditions. J'ai toujours entendu mes profs me parler de la théorie newtonienne de la gravitation, une théorie qui est tout de même largement vérifiée (hors conditions relativistes, bien sûr). Une théorie n'est qu'une modélisation du monde qui nous entoure. Si cette modélisation, dans les limites décrites dans le modèle, permet de décrire correctement les phénomènes qui se produisent, alors elle est correcte. Sinon elle est fausse, soit au niveau de ce qu'elle décrit soit au niveau des conditions supposées des éléments qu'elle décrit.
Sinon j'avoue que je ne connais pas ces théories où la vitesse de la lumière ne serait pas constante. A quoi correspondent-elles ?
Je crois que vous confondez théorie et hypothèse. Lorsqu'une hypothèse est démontrée, elle devient une théorie.
Lorsqu'une hypothèse est démontrée, elle devient une vérité (plus précisemment une vérité scientifique dans le cas présent)
Une petite définition de ce qu'est une théorie (wikipédia) :
"Le mot théorie vient du mot grec theorein, qui signifie « contempler, observer, examiner ». Dans le langage courant, une théorie est une idée ou une connaissance spéculative, souvent basée sur l’observation ou l’expérience, donnant une représentation idéale, éloignée des applications. Parfois le terme théorie est employé pour désigner quelque chose de temporaire ou pas tout à fait vrai, ou encore dans son sens grec d'une députation qu'on envoyait assister aux jeux Olympiques ou à l'Oracle, un groupe de personnes voire d'objets : « une théorie de petits cris » (Amélie Nothomb)."
C'est d'ailleurs ici qu'est le point qui m'amuse, une théorie serait donc liée à l'origine à une observation...mais rapportée à la physique, on peut lire ceci (toujours sur wikipédia) :
"L’adjectif « théorique » adjoint à la description d'un phénomène indique souvent qu'un résultat particulier a été prédit par une théorie mais qu'il n'a pas encore été observé."
:p
La définition d'une théorie au plan épistémologique n'a rien à voir avec son aspect plus ou moins incertain. Ca ne recouvre pas la définition du langage courant. Il n'y a pas par exemple de statut qui fasse passer une idée du rang de théorie à un rang plus élevé.
a+
Qu'est-ce qu'un axiome alors?
Un axiome est une hypothèse que l'on ne démontre pas. C'est "une vérité **évidente en soi** sur laquelle une autre connaissance peut se reposer".
Une théorie n'a rien **d'évidente en soi**. Et puisque on parle du Modèle Standard, il est particulièrement saillant que le tableau des particules n'a rien d'évident en soi ! Ainsi que les lois de symétrie qui les régissent. C'est bien une construction dans la durée, longue et pleine de rebondissement, et finalement très sûre dans son résultat.
Mais le fait que ce soit sûr ou pas n'a rien à voir avec le fait que ce soit une théorie. Ce qui a à voir avec le fait que ce soit une théorie, c'est sont aspect construit, contrairement à un axiome.
Il est bien possible qu'en l'an 501 245, le tableau des particules et les lois de la Relativité restent tout aussi certainement établies qu'elles le sont aujourd'hui. Ca restera enseigné respectivement comme la théorie du Modèle Standard (ou XYZ) et la théorie de la Relativité Restreinte (ou ce qu'on veut).
a+
Merci ;)
Nous sommes donc bien d'accord qu'une théorie n'a rien d'un axiome et n'est donc pas une vérité évidente en soi
(désolé pour ce petit détour qui nous a amené au propos d'origine)
Comme le fait que le Soleil se lève tous les matins : c'est une théorie, et non un axiome.
a+
non c'est un postulat