Clinton fait d'Obama un snob et se pose en candidate des prolos

Hillary Clinton dans une caserne de pompiers l'Indiana (John Gress/Reuters).

C’est un des paradoxes de cette élection. Barack Obama, fils d’étudiant africain élevé par une mère célibataire, est accusé d’être élitiste. Face à lui, Hillary Clinton, femme de gouverneur, puis de président, se pique de représenter l’Amérique d’en bas.

Barack Obama a effectivement déjà fait des faux pas, indiquant qu’il ne vivait pas exactement dans l’Amérique profonde. Face à des agriculteurs d’Iowa, le sénateur d’Illinois s’était scandalisé de "ce qu’il vous font payer pour de la roquette au Whole Foods", une chaîne de supermarchés bio haut de gamme... sans aucune enseigne en Iowa. (Pour forcer le trait, un peu comme si un politique en France s’indignait du prix du macaron chez Pierre Hermé.)

L’anecdote remonte à juillet 2007. Elle avait fait peu de mousse à l’époque. On la réentend depuis quelques semaines, alors qu’Hillary Clinton et le républicain John McCain font d'Obama un élitiste déconnecté des soucis de l’Amérique ordinaire.

L’étincelle: sa remarque avant les primaires de Pennsylvanie sur l’amertume des électeurs des petites villes, qui les pousse à "s’accrocher" aux armes à feu et à la religion. "Condescendant" selon Hillary Clinton.

Obama est un candidat trop "différent", assène l'Hillaryland

C’est devenu le thème central de la sénatrice de New York dans la course à l’électorat populaire, l'arme qui lui a permis de gagner les primaires de Pennsylvanie et d’Ohio. En retard sur Obama dans la course aux délégués pour emporter l’investiture démocrate, Hillary Clinton se targue d’être la seule candidate capable de toucher l’Amérique profonde et de remporter le scrutin de novembre.

Obama n’est pas "éligible" persifle l’Hillaryland. Le soupçon d’élitisme n’est pas très loin des insinuations racistes. Obama est un candidat trop "différent". Comprendre noir. Un sondage de Newsweek indique que 13% des Américains croient qu’il est musulman.

Les Clinton, qui ont déclaré 109 millions de dollars de revenus depuis leur départ de la Maison Blanche, se réinventent en braves gens dans leurs meetings politique. On a vu Hillary prononcer des discours, debout dans le coffre d’un pick-up. Voyez encore cette pub où une serveuse dit d’Hillary Clinton "elle aussi, bosse de nuit". (Voir la vidéo, en anglais.)



Estompant trente-cinq ans de vie politique dans les arcanes de Washington, Bill, lui, évoque des souvenirs de jeunesse, dit avoir appris à changer l’huile de voiture quand il avait 5 ans, avoir eu six petits boulots pendant ses études -"mais jamais plus de trois en même temps".

Dernière idée d'Hillary: supprimer la taxe sur le carburant pendant l'été

Hillary Clinton a aussi adopté un discours populiste, anti-élite. Elle s’est faite inviter chez Bill O’Reilly, l’animateur démago anti-establisment par excellence et plaisante que Rush Limbaugh, une autre vedette de la droite populiste, a un faible pour elle.

Sa dernière idée: faire face à la hausse du prix de l’essence en supprimant la taxe sur le carburant pendant tout l’été. Peu importe si la proposition est critiquée, elle en fait un atout. A George Stephanopoulos qui lui demande de citer un économiste qui soutienne une pareille initiative, elle répond qu’elle ne "mise pas trop sur les économistes": "L’opinion de l’élite est toujours du côté de ce qui désavantage vraiment la vaste majorité des Américains."

La méthode n’est pas nouvelle en politique américaine. George W. Bush, qui avait gommé sa naissance dans le Connecticut pour se réinventer en brave gars texan, en sait quelque chose. Il l’a employée contre Al Gore puis contre John Kerry en 2000 et 2004. L’érudition de Gore, la planche à voile de Kerry (et son mariage avec une riche polyglotte), étaient des sujets de moquerie. C’était l’époque où George Bush se vantait de ne pas lire les journaux.

Cette semaine, on entendait Hillary Clinton se plaindre que "les types de Washington n’écoutent pas assez (l’Amérique d’en bas)". Jouer les outsiders à Washington a aussi fait partie des tactiques de campagne de George Bush pour sa réélection de 2004.

Les Obama rament pour mettre en avant leurs origines modestes

Les Obama se débattent contre ces accusations. Barack rappelle les coupons alimentaires auxquels avait droit sa mère célibataire. Après Harvard, il avait fait le choix de travailler dans les quartiers pauvres de Chicago plutôt que d’entrer dans un grand cabinet d’avocat new-yorkais. Il fait encore ses pleins d’essence lui même, assure t-il comme s’il s’agissait d’un exploit, parle sport, boit sa bière à la canette devant les caméras.

Michelle, son épouse, répète qu’ils ont fini récemment de rembourser leurs emprunts étudiants. Ridiculisé pour ses piètres performances au bowling, il en est arrivé à rappeler qu’il avait laissé les dernières boules à un enfant, se rattrape en marquant des paniers de basket en public. (Voir la vidéo, en anglais.)



La campagne semble porter ses fruits. 53% des électeurs blancs qui n’ont pas fait d’études supérieures ont maintenant une mauvaise opinion d’Obama. Les doutes sur ses chances en novembre se sont installés.

Selon un sondage d’USA Today, quand on interroge les électeurs démocrates sur le candidat de leur parti qui aurait le plus de chances de battre McCain à la présidentielle, Clinton a maintenant cinq points d’avance.

Elle avait 33 points de retard en février. Après quatre mois de lutte serrée, plus personne n'oserait attendre des primaires d'Indiana et de Caroline du nord ce mardi qu'elles départagent définitivement les deux candidats, mais leurs résultats auprès des électeurs des classes populaires feront l'objet de la plus grande attention.


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Par Venezuela
21H59    06/05/2008

Vous oubliez de dire que (i)la vie d'un americain noir moyen, n'est pas la meme que celle du blanc moyen, (ii) les noirs et les blancs ne se cotoient reellement qu'a l'universite (et encore s'ils se parlent !) donc les blancs de la classe populaire ne voteront jamais pour un noir.
"Rush Limbaugh, une autre vedette de la droite populiste, a un faible pour elle" parce qu' il sait qu'elle perdra face a McCain.
Et maintenant, les Obama rament pour prouver qu'ils viennent d'un milieu populaire, n'importe quoi ! Quelles sont les riches familles noires americaines ? Les magnats noirs ? Il n'y en a pas.
Ceux qui se rattachent qui disent qui les Obama sont elitistes sont de mauvaise foi.

 
22H20    06/05/2008

Clinton n'a même pas eu besoin de "faire d'Obama un snob". Il l'a fait tout seul, et même les médias américains, qui lui sont pourtant acquis comme le NYT, ont relevé les "signes" révélateurs.

Il joue mal au bowling, il mange diététique, ne boit pas de bière, grimace devant un bon hmaburger bien gras, etc. Et puis, quand il se croit en sécurité, loin des prolos auprès desquels il n'est pas populaire, il se lâche. Dans une réunion cosy de l'élite démocrate de Californie, il dit ce qu'il pense, sans se préparer à assumer derrière. Et là, ceux qui l'attendaient au tournant ne le ratent pas.

Le problème d'Obama, ce n'est pas l'enfant, pauvre, ou non, affamé ou non, qu'il a été. C'est ce qu'il est aujourd'hui. Et il est effectivement quelqu'un qui se sape comme un milord (quelqu'un connaît le tailleur et le prix de ses costumes ou de ses pompes?), à qui la bouffe de prolo répugne parce qu'il ne mange que de l'extra-bio hyper-diététique spécialement sélectionné pour lui. Parce que ça sent le mensonge quand il essaie de "faire peuple". Qu'il ait fait ou non "partie du peuple" un jour est sans intérêt. Quelqu'un qui ne peut se défendre des accusations d'élitisme qu'en se plaignant qu'il faisait encore le plein de sa voiture tout seul est simplement ridicule. Il perd sur toute la ligne.

Evidemment, tout ça est très, très loin du fond, et des sujets à débattre pour choisir un candidat. Mais qu'importe? Nous sommes en démocratie, et ce qui compte, c'est bien le paraître, rien d'autre. Aux USA, tout qui fait semblant de ne pas le savoir ou l'oublie commet une faute politique impardonnable. On parle bien du pays qui a réélu W. Si ça n'a pas servi de leçon à Obama et son équipe, alors il mérite bien ce qui lui arrive.

 
22H54    06/05/2008

En fait, il n'y a là rien d'étonnant: Clinton réemploie une des techniques de communication favorites du „Grand Old Party“, parce que ça marche.

Cette technique a été baptisée „Syndrome Joyhn Wayne“ par le blogueur et essayiste Glenn Greenwald: il s'agit de présenter le candidat républicain comme un paragon de vertu, un guerrier dans l'âme, un travailleur acharné, et last but not least, comme un prolétaire ayant réussi par la seule force de sa volonté et de ses talents.
Dans le même temps, le candidat démocrate quel qu'il soit sera présenté comme un élitiste dilétante, lâche et soumis aux ennemis des USA, vivant loin des gens ordinaires (sans compter quelques sous-entendus abjects sur sa sexualité: Clinton présenté comme un violeur en puissance, Kerry comme un gigolo, Obama comme le jouet masochiste de sa femme)
Aucun candidat Républicain depuis la mise en place de ce discours (en 1980 pour la campagne de Reagan) ne ressemblait à la description valorisante qui était faite de lui: Aucun candidat démocrate ne ressemblait, même de très loin, à la pluie d'insultes qu'il subissait.

Et pourtant: Ronald Reagan qui ne mis jamais les pieds sur un champs de bataille fut capable de battre le sous-marinier Carter; Bush père, patriarche du Connecticut et vice-président impopulaire fut en mesure de passer pour plus proche du peuple que Dukakis; Gore et Kerry, deux vétérants VOLONTAIRES de la guerre du Vietnam perdirent la maison blanche face à un duo (Bush et Cheney) de couards ayant usés de tous les stratagèmes et népotismes à leur disposition pour échapper à une guerre où ils auraient dû servir. Et même aujourd'hui, Mac Cain, présenté comme un „honorable modéré“ est loin d'avoir un passé glorieux: il a abandonné sa première femme (qui se remettait à l'époque d'un grave accident de voiture) pour aller poursuivre de ses assiduités une riche héritière dont la famille finança par la suite sa carrière politique. Il a eu parmis ses „conseillers spirituels“ comme Rod Parsley ou John Hagee (un intégriste antisémite, anticatholiques, homophobe, liste non exhaustive). En tant que sénateur, il a soutenu parmi les pires lois de l'administration Bush (y compris celles devant „légitimer“ après coup l'usage de la torture ou les abus de pouvoirs de la maison-blanche), bref, un individu présenté comme modéré mais aux amitiés pour le moins... discutables, et dont la vie, post guerre du Vietnam, n'a rien d'un modèle de moralité

Et aujourd'hui, devant l'efficacité de cette technique qu'elle a en son temps dénoncé avec vigueur et justesse, Hillary Clinton a décidé d'employer le même langage, au nom du froid calcul. C'est cynique, oui, c'est malhonnête, certainement, et cela se révellera inefficace car au bout du compte, même ses proches ne lui donnent que 5 à 10% de chances de victoire dans la primaire; ce qui a amené un nombre grandissant d'Américains à la soupçonner de vouloir saborder la candidature d'Obama pour pouvoir se présenter en 2012 face à Mac Cain.

 
Par marc23
23H40    06/05/2008

Hou..;
Je ne comprends pas votre attitude.
Qu'est-ce que vous voudriez ? qu'Obama soit bigot, le cerveau lavé par les prêcheurs, obèse,adepte des armes à feu, etc... comme une bonne partie du peuple américain blanc du sud et de l'ouest ? qu'est-ce que le monde y gagnerait ? On dirait que pour vous, il faut s'aligner sur ce qu'il y a de pire dans ce qu'on a fait du peuple ! Comparaison n'est pas raison, mais je vous fais remarquer que tous les dirigeants ouvriers révolutionnaires ont fait en sorte de pouvoir se mesurer intellectuellement à leurs ennemis de classe. Obama n'est pas un révolutionnaire, mais il a raison de faire honneur à son peuple en s'éduquant et en réfléchissant. Ce populisme est atterant

 
Par Jaycib
08H45    07/05/2008

Mercredi matin : c'est pratiquement cuit pour Hillary. Je suis complètement bluffé, parce que je ne croyais pas qu'Obama aurait le temps de se démarquer suffisamment de son pasteur Jeremiah Wright, vieux militant du Black Power.
Reste à gagner en novembre, à savoir surmonter, vaincre le racisme endémique de la société américaine. Là est l'obstacle majeur.

Le fait qu'Obama soit quasiment sûr d'être le candidat démocrate est en soi un événement historique, mais il est impératif qu'il gagne en novembre pour que le pays passe enfin le cap désespérant de la division raciale.

C'est un combat assurément douteux, sans aucun précédent. Il faudra de la niaque, de la chance, du talent (ce dont Obama ne manque pas), de l'audace et un programme entraînant susceptible de mouvoir ceux qui restent aujourd'hui sceptiques.

Obama a mobilisé quasiment tout l'électorat noir. Ca ne suffira pas. Il lui reste à prononcer des discours transcendant la barrière raciale au-delà de toute équivoque. Il l'a déjà brillamment fait à plusieurs reprises, mais il doit désormais puiser dans ses réserves, assumer à plein sa part blanche d'identité.

C'est la lutte finale, en quelque sorte. Si Obama déçoit un tant soit peu, il finira comme Jessie Jackson dans les années 80, un Noir du ghetto inapte à convaincre, et il faudra au moins une génération de plus pour que les Etats-Unis acceptent de refaire face aux vieux démons qui les hantent depuis l'époque de esclavage.

 
09H55    07/05/2008

Mais Bush père avait déjà cette image là en 88, et même en 80 quand il perdit la primaire face à Reagan. La réussite de Bill Clinton a été justement de résister à la "noise machine" républicaine, mais il fut le seul candidat démocrate sur 6 depuis 1980 à y parvenir.

 
10H27    07/05/2008

La "richissime Clinton" a dépensé moins qu'Obama pour sa campagne...

 
Par mimi6826
02H42    08/05/2008

Je trouve ce genre de commentaire un peu amusant. C'est peut-etre vrai que compare aux elites blanches c'est du peanuts: les noirs americains ont quand meme 400 ans de retard dans la course aux richesses. Mais de la a reduire les elites noires aux rappeurs et chanteurs R&B... Que faites vous des elites politiques? Et des anciens et actuels PDGs et directeurs de Time Warner, Pepsi, Kraft, General Electric, Merrill Lynch, American Express, AOL, Chrysler, Miller Brewing, Prudential, Sears, Verizon, Deutsche Bank (US), FedEx, Ford Motor Co., General Mills etc. etc. etc.
- des Vernon Jordan (a ne pas confondre avec Michael qui joue du basket), Deval Patrick, Ken Chenault (American Express), Earl Graves, Bob Johnson (premier milliardaire noir aux US, avant Oprah), Corey Booker, Michael Nutter, Reginald Lewis, Mae Jamison, Richard Parsons (Time-Warner), Ann Fudge (Young & Rubicam), Franklin Raines (Fannie Mae), Stanley O'Neal (Merrill Lynch), Lloyd Trotter et Arthur Harper (General Electric), Pamela Thomas-Graham (CNBC), Ronald A. Williams (Aetna Inc.), Aylwin Lewis (KMart), James Bell (Boeing), Quincy Allen et Ursula Burns (Xerox), George Hamilton (Dow Chemical), etc. etc. etc.

A lire, si ca vous interesse: le livre de Cora Daniels "Black Power Inc." ou encore celui de Price Cobbs "Cracking the Corporate Code"...

 
Par Jaycib
16H16    07/05/2008

Ralph Nader n'a pas l'ombre d'une chance, comme les fois précédentes. Pourquoi imposer le calque droite/gauche français à la situation américaine ? ça n'a pas de sens. Aucun président à l'investiture n'a présenté de programme précis depuis plus de 40 ans ! L'exception est Nixon, qui a promis de s'engager sur le problème du retrait des troupes américaines du Vietnam en 1968. C'est comme ça, l'élection présidentielle américaine exige une "vision", pas un programme, qui pourrait être défait de toute manière par la conjoncture et les contingences de l'exercice du pouvoir du fait de la séparation entre exécutif, législatif et judiciaire. Nous sommes très loin des "godillots" parlementaires français.

Sur le fond, tant Obama que Clinton sont des sociaux-démocrates, avec des variantes mineures, comme la plupart des Démocrates (du nord des USA). Clinton a un passé de juriste au service des familles et des enfants, entre autres, ce n'est pas rien. Ses positions concernant les familles des déshérités ont toujours été en pointe. Obama n'a pas ce passé : il est trop jeune pour cela, mais on a des raisons d'espérer, rien que par les positions qu'il a exposées sur la question des divisions raciales (qu'il honnit), qu'il sera le digne descendant du mouvement des droits civiques.

Vous ignorez l'essentiel : Obama est le premier candidat qui revendique une double appartenance raciale. PERSONNE avant lui n'a osé le faire. Si ce n'est pas être de gauche, ça, je mange ma casquette !

 
08H38    08/05/2008

Faux.....hier elle a mis 6 millions de dollars de sa poche dans sa campagne electorale.

Elle a perdu. Mais refuse de laisser tomber. Son entetement finira par la perdre.

 
21H47    08/05/2008

Tous ces processus de ressemblances ("je bois de la bière comme vous, je joue au bowling comme vous, je bouffe macdo comme vous, etc.) mis en oeuvre par les politiciens qui font tout pour ressembler à l'Américain moyen sont ce que certains sociologues appellent "le mythe du gouvernement du même sur le même". C’est la contrainte de ressemblance qui est propre au régime démocratique. C'est un processus nécessaire de légitimation du pouvoir ; dans les faits, l'homme politique ne ressemble ne rien au citoyen. Cependant, afin de légitimer son pouvoir,il doit sans cesse rappeler en quoi il lui est semblable. Cette contrainte de ressemblance est permanente en politique.

Il est alors facile de comprendre que lorsqu'un politicien a l'occasion de traiter un adversaire d'élitiste, il ne s'en prive pas. Cela lui permet implicitement de gagner de la popularité chez les classes populaires et en même temps de leur rappeler que lui leur ressemble (alors qu'il est évident qu'à ce niveau-là de la politique, les candidats sont tout sauf des citoyens ordinaires...)

Tout cela pour dire qu'autant Obama que Clinton sont des élites, mêmes s'ils font tout pour ne pas le paraître.

 
Par mimi6826
23H07    08/05/2008

Je vais vous demander d'abord d'excuser mon francais qui est plutot limite. Mais pour addresser votre commentaire:

a)"Contrairement à ced que vous imaginez, mon idée n'était nullement de réduire les Noirs américains aux rappeurs, aux chanteurs ou aux sportifs."

Excusez my overactive imagination, mais j'ai cru lire:

"Bon, oui, il y a Oprah Winfrey, et aussi quelques producteurs ou chanteurs de rap ou R'n'B…

Comparé aux élites blanches, c'est vraiment peanuts.

Ne montez pas en épingle quelques cas isolés. Ça n'avance pas la discussion."

b) "Ça n'empêche pas que, PROPORTIONNELLEMENT À LEUR EFFECTIF RESPECTIF, aux USA les Blancs comptent INFINIMENT PLUS de milliardaires dans leurs rangs que les Noirs. Ça c'est un fait incontestable."

La je suis entierement d'accord que c'est des cacahuetes par comparaison, justement parce que, comme je l'ai dit "...les noirs americains ont quand même 400 ans de retard dans la course aux richesses" ce qui veut dire, dans mon franglais, qu'ils n'ont pu (vraiment) debuter dans la course qu'apres les Civil Rights Acts de 1964, 1968 et 1991, soit "400 ans" apres l'arrivee des premiers esclaves noirs en Caroline du Sud (circa 1526).

Evidemment je n'ai pas voulu suggerer que tout etait "sweetness and light" pour les noirs ici. La vaste majorite souffrent encore de problemes de survie: pour ce qui concerne l'inegalite des chances aux USA, you are preaching to the choir.

Mais ce que je voulais surtout faire valoir c'est qu'il y a eu beaucoup plus de progres que vos propos ne l'indiquaient. Pour finir, si vous relisez mon premier post, avec un peu de bonne foi, vous verrez que je ne vous parle pas de "mythe" (americain ou autre) mais de faits.- Et si vous faites un peu de recherche sur le sujet, je vous promets que vous en trouverez bien plus d'une trentaine. Il y en a pas mal de ces cas isoles - lots of peanuts but not nearly enough.

No hard feelings buddy!