Fait divers aux Etats-Unis: il n'y a pas d'âge pour être diabolique

Les deux septuagénaires avaient l’air si sympathique. Elégantes avec leurs cheveux longs bien coiffés et leurs tailleurs, serviables et généreuses. Pensez! Olga Rutterschmidt et Helen Golay, l’Hongroise et l’Américaine, avaient gentiment recueilli deux SDF qui n’avaient rien demandé à personne. Des hommes finis, sans ressources, au bout du rouleau.

Olga avait tenu un café à Hollywood. Helen avait été agent immobilier. Les deux femmes étaient amies depuis plus de vingt ans. Ensemble, elles s’étaient engluées dans plusieurs magouilles et s’en étaient toujours sorties indemnes. Alors, poussées par la cupidité, rendues effrontées par l’impunité, elles ont poussé l’audace jusqu’à ses limites et ont concocté un scénario diabolique. Elles chercheraient un SDF, le recueilleraient pendant deux ans chez l’une d’elles, lui feraient prendre une assurance-vie, puis l’assassineraient pour toucher l’argent. Voilà ce qu’elles ont fait… deux fois de suite.

Paul Vados a ainsi trouvé la mort en 1999, à 73 ans, renversé par une voiture (probablement celle d’Helen) dans une allée sombre peu fréquentée de Los Angeles. Les deux meurtrières ont eu de la chance, si on peut dire. Cette nuit-là, une pluie torrentielle a lavé tout indice. La police a cru à un accident. Affaire classée. En 2005, c’est au tour de Kenneth McDavid, 50 ans, d’être victime du même sort. Ecrasé par un véhicule. A la différence que cette fois, une caméra capture l’image d’une voiture grise tournant dans l’allée où il a trouvé la mort. En plus, Helen Golay a appelé une dépanneuse pour évacuer la voiture en donnant son numéro d’abonnée au service. Quelques semaines plus tard, les deux femmes sont appréhendées. Elles ont déjà touché 2,8 millions de dollars d’assurance-vie.

Interrogées par la police, elles se crêpent tout de suite le chignon et s’accusent mutuellement. "C’est de ta faute", "non, de la tienne"! La scène s’est reproduite hier au tribunal. Peu importe. Elles ont été condamnées. On ne connait pas encore leurs sentences.


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14H43 19/04/2008

Passionnnant. A mon tour maintenant.

Hier, près de Lyon, un motard et son passager se sont tués en percutant un camion qui faisait un demi-tour hasardeux. Le conducteur du camion avait un taux d'alcoolémie supérieur à la limite autorisée. Les deux motards étaient policiers.

Voilà.

Puisque vous jugez opportun de nous faire connaître un fait-divers étasunien, je compte sur vous, Armelle Vincent, pour faire partager ce fait-divers que je vous ai narré aux masses étasuniennes avides de connaissance exotique.
Disons qu'il s'agira d'un échange culturel destiné à entretenir l'amitié entre les peuples.

 
cyp | en ligne et à l'œil
14H47 19/04/2008

Ho oui Armelle, c'est sordoche à souhait.
Abreuve-nous encore de cette lie d'un monde fou que nous décris si bien.
Je suis fan.
J'imagine que tes enfants se marrent bien en me voyant effectuer ma danse de pom-pom boy derrière l'écran.
Encore ! Et merci.

 
15H45 19/04/2008

Ah, bon! Là-bas aussi y'a des accidents d'la route et des vieilles dames indignes? Ô ben ça alors! On se sent plus proches d'eux. Non?
C'était la chronique d'Armelle. Correspondante permanente faits divers aux states qui milite pour 51 étoiles blanches sur fond bleu.

 
ira
16H43 19/04/2008

Les Etats-Unis sont magnifiques ! Tout y est si tranquille que pour évoquer cette superbe démocratie, le passe-temps favori de deux vieilles dames indignes doit être proposé à nos yeux blasés par tant d'articles vantant la douceur de vivre outre-atlantique.

Ce n'est pas dans ces états idylliques que l'on ferait une enquête dont le résultat démontrerait qu'un militaire sur cinq envoyé en Irak ou en Afghanistan est atteint de troubles psychologiques ou de dépressions majeures, soit environ 300000...

On a coutume de dire que ce qui se passe aux Etats-Unis arrive ensuite en Europe... je vais dès maintenant commencer à me méfier de toutes les petites vieilles que je croise dans les rues.

 
Infovite | Plébéien.
16H07 19/04/2008

Les séniors du crime sont toujours à la recherche du... crime!
http://info-espress.over-blog.com/

 
A.V. | sculpteur
16H39 19/04/2008

Allez, on va en rajouter une couche dans le style fait divers sordide : les victimes n'ont pas été renversées par une voiture. A chaque fois, après les avoir assommés à coups de biture et de somnifère, les mamies les faisaient s'allonger sur la chaussée et roulaient lentement dessus, leur écrasant la tronche et la cage thoracique.

La prochaine fois que ma belle-mère me demande de la raccompagner après une bouffe arrosée, elle fait le voyage dans le coffre.

 
cyp | en ligne et à l'œil
16H41 19/04/2008

Mais c'est vraiment dégueulasse ! Pauvres pneus !

 
A.V. | sculpteur
16H54 19/04/2008

Le matériel... Bah justement, Cyp, c'est sous la bagnole que les flics ont retrouvé l'ADN des victimes.
Non seulement les mamies les hébergent deux ans, mais ces saligots de SDF leur dégueulassent leur caisse.

 
ira
17H03 19/04/2008

mais tout le monde sait ça ! avant de les déposer dans la rue il faut soigneusement les emballer dans du plastique pour ne pas laisser de traces sous la caisse.

au besoin en cas d'urgence c'est tout prêt pour mettre au congélateur...

 
cyp | en ligne et à l'œil
18H16 19/04/2008

Ouais, mais deux SDF au congélo, chez moi ça rentre pas, même aplatis au rouleau compresseur.

Je découpe donc tout ça à la feuille de boucher en cubes de trois sur trois; pour le bourguignon, y a rien de mieux : la barbaque étant pré-marinée, pas besoin d'engraisser les vignerons du coin.

 
16H52 19/04/2008

c'est toujours les pauvres qui trinquent

 
cyp | en ligne et à l'œil
18H06 19/04/2008

...et les rupins qui blinguent...

 
Tiphainemmanuelle | optimisteparcequellelevautbien
00H20 20/04/2008

les pauvres qui trinquent et les rupins qui blinguent
c'est plus que génial cette phrase
A garder pour la manif géante du 1/05
je vais me faire un Tshirt

 
cyp | en ligne et à l'œil
01H29 20/04/2008

Bon, faut pas exagérer quand même, Emmanuelle : « plus que génial... » Relis-là demain au réveil avant de bousiller ton tee-shirt :-)

Des aussi nazes que ça, on en sort douze à la minutes, à la maison. On fait ça en famille : c'est calembour vaseux dès le réveil et à tous les repas, et jusqu'au pieu. Et la relève est assurée : nos deux minots font gondoler leurs guildes avec leurs tapotages consternants sur World of Warcraft.

Je suis loin de Paris, mais mon cœur y sera, le Premier Mai.

 
Charles Mouloud | Bras gauche de la Vénus de Millau
06H54 20/04/2008

Faut pas que nos deux familles se croisent !
Içi c'est itou pareil !
Des fois on joue à la vanne la plus pourrie.
Hier nous avons élue cette dernière la plus naze du jour !
"Heureusement que sa mère ne s'appelait pas Annick , au p'tit Gregory !
- Ben , pourquoi ?
-Passkeu on aurait dit qu'il avait coulé le p'tit d'Annick !"
....Tchekoslovakia : one point !

 
MAGENTA | Pesteux génétique
07H58 20/04/2008

Moi j't'ai mis un naze ,c'est vrai quoi ,on prévient quand même ,c'est dimanche !!!!!!!!!!!!

 
10H02 21/04/2008

... de pioche

 
cyp | en ligne et à l'œil
13H04 21/04/2008

« Faut pas que nos deux familles se croisent !»

Si, si :-)

 
caro | délinquante avérée
17H49 19/04/2008

ouais, bon, elles allaient trop au ciné, ont vu et revu "arsenic et vieille dentelle", confondant réalité et fiction. A leur âge ! Pauvres SDF !

 
08H56 20/04/2008

C'est ben vrai !!
Pauv'veilles qui sont obligée de manger des SDF pour vivres ! En plus, sont-elles sûres qu'ils n'étaient pas pleins de maladies ? Ont-ils été élevés en plein-air ?
Quant à la viande marinée... pas mal ;)
Même les ÉTATS UNIENS sont dans la mouise.
Protégeons nos vieux !

 
caro | délinquante avérée
17H50 19/04/2008

ouais, bon, elles allaient trop au ciné, ont vu et revu "arsenic et vieille dentelle", confondant réalité et fiction. A leur âge ! Pauvres SDF !

PS désolée pour le doublon, mais les vieilles dames n'étaient-elles pas 2 ?

;-))

 
jac le rat | aventurier
18H17 19/04/2008

Elles ont seulement été plus rapides que deux bras-cassés
diaboliques qui voulaient leur faire la peau!

 
cyp | en ligne et à l'œil
19H35 19/04/2008

Elles voulaient... mais suffit pas de vouloir : pour faire la peau d'un cochon long¹, faut du doigté : ça se détache pas aussi aisément que la peau d'un mouton...

***

1 : l'Homme Blanc, en langue papoue.

 
Nom pas déjà pris | Agé de cent mille ans
20H27 19/04/2008

Guillemette Faure - à qui j'exprime toute ma sympathie- nous a habitués aux légèretés (la deux-chevaux verte, un chef-d'oeuvre).
Voilà maintenant qu'on plonge dans le fait-divers (en commençant fort, il y a quelque jours, avec cette jeune femme assassinée en Turquie en faisant "de l'art" et de l'auto-stop en robe de mariée: désolée pour elle, mais où était l'info?)

 
jac le rat | aventurier
20H33 19/04/2008

Un bon plan!
T'es jamais allé aux States?
Leur enseigner "le fameux doigté de Puycity"!
De l'or, cyp!

 
cyp | en ligne et à l'œil
01H42 20/04/2008

Hey Jack,

J'ai pas encore eu le bonheur de connaître la Maison-Mère, mais j'ai vécu quatre ans avec une *Californienne De Santa Cruz Bouddhiste Et Toute La Quincaillerie Qui Va Avec*, au Népal.

Non mais ils m'enferment direct, là-bas !

Bon, faut pas que je mollise : j'ai pas encore écrit une ligne chez moi et j'ai jusqu'à quatre heures. Après, y a le gong.

Et ciao :-)

 
21H30 19/04/2008

Bonsoir Armelle,

Non il n'y a pas d'âge pour être diabolique !!!
La preuve est que même des plus jeunes peuvent l'être,je ne citerai pas tout le monde,mais j'en connais un ,cependant,tout juste 53 ans(officiellement,mais le botox
peut aider à rajeunir!!)qui est pire que le diable lui-même....et qui est en train de faire crever toute une nation...
En plus,il est aidé par plein ,plein,je dirais des centaines de milliers d'hommes qui lui sont entièrement soumis..et dévoués,tellement ils sont conditionnés..
Et là ce ne sont pas deux SDF qui sont partis....mais des milliers...dont quelques dizaines partis définitivement.
Je ne veux pas citer de nom car je ne voudrais pas,en plus,lui faire de la pub...

En ce qui concerne ces deux vieilles dames,chez nous elles seraient presque relaxées...

Bonsoir Armelle,si je disparais ,je l'aurai bien cherché et je ne vous en tiendrai pas rigueur...vu que vous ne serez pas la vraie responsable....

 
GASTAUD | photographe
21H47 19/04/2008

"In God we trust", le dieu dollar, of course!

 
21H55 19/04/2008

Ca c'est de l'info...
Moi hier j'ai vu un chien se faire écraser... Et la mamie qui le tenait en laisse est morte d'un arrêt cardiaque sur place... Tu crois que je peux faire un article ?

.......
Ca c'est de l'article de presse tu n'aurais pas d'autres histoires d'homicides à raconter ?

Je pense que rue 89 est autre chose que paris match ou que le parisien...

Merci d'en tenir compte à l'avenir.

 
22H31 19/04/2008

Bizarre, personne a penser à insister sur la similitude entre les deux vielles dames et leurs ancêtres diaboliques dans Arsenic et vieilles dentelles, petit chef d'oeuvre du cinéma signé Franck Capra !
A voir !

 
A.V. | sculpteur
22H34 19/04/2008

Bah justement, c'est dans tous les médias américains.

 
22H39 19/04/2008

Suffirait de relire le double commentaire de Caro, un peu plus haut (à 17h49 et 17h50).

 
MAGENTA | Pesteux génétique
09H38 20/04/2008

H.cinq. ch. f. âge en rap.possédant ass. vie
Cherche à louer4x4 pour une nuit

 
Nostradamou | Français moyen mais pourvu d 'antennes ...
23H14 19/04/2008

Quand on a vu leurs gueule atroces,à ces fées d ' hiver , comment peut-on écrire " sympathiques " ?
Mon voisin a jeté mon chat par sa fenêtre ( c 'est pas une blague ) je bénis le ciel qu' il n 'en ait pas fait du ragoût .En France aussi tout est possible.

 
Tiphainemmanuelle | optimisteparcequellelevautbien
00H18 20/04/2008

c'est vrai?
c'est dégueulasse
et comment il va le minou ?
faut pas me raconter des trucs comme ça à moi , je vais pas dormir de la nuit
vous êtes sur que la phrase n'est pas :
mon voisin a jeté son chat par ma fenêtre!...
je plaisante mais je suis à 2 doigts de vous proposer mes services pour une expédition punitive

 
01H49 20/04/2008

Elles doivent être de terrifiantes LESBIENNES.EN PRISON ELLES SERONT PUNIES !!

 
Charles Mouloud | Bras gauche de la Vénus de Millau
06H56 20/04/2008

Le "Détective nouveau" est arrivé.

Proposition de sujets à traiter cette semaine:

-Son chat miaule de trop, elle le cuit au micro onde.

-Tué pour avoir laissé bouillir le lait.

-Elle mange le foie de son mari diabétique avec de la crème anglaise.

-Il assassine sa petite amie avec une pince à épiler.

-le pére de famille gagne au loto et perd ses enfants dans la forêt .

-Sous l'emprise de fraises tagada , il tue sa femme qui regardait Derrick.

-Trois personnes d'origines difficiles poignardées dans le dos.L'hypothése d'un suicide n'est pas écartée.

 
09H23 22/04/2008

Tu oublies:
- le flan étant trop sucré, il lapide sa femme avec des figues mûres.
(Mon Dieu quelle horreeeeeeeeuuuuuuur, même pas de moratoire.....)

 
MAGENTA | Pesteux génétique
08H09 20/04/2008

C'est vrai quoi ,il y a quand même plus important ,le PSG par exemple !!

 
Charles Mouloud | Bras gauche de la Vénus de Millau
08H30 20/04/2008

Oui, c'est vrai , on ne parle pas assez de l'approche psychanalitique du foot-ball !

Je m'y mets tout de suite !

La prise en compte du transfert Ce franchissement des limites corporelles nécessite donc que les désirs de l’entraîneur et de l’entraîné soient orientés vers les mêmes objectifs. La perspective psychanalytique désigne les mécanismes inconscients qui sont mis en jeu dans la relation : Labridy (1989) y voit « un seul acte, mais deux désirs d’être premier qui se rencontrent ».

La performance est soutenue par la présence d’un transfert qui opère entre eux. Le transfert, comme l’a déclaré Freud, est inhérent à toutes les relations humaines ; il l’a théorisé dans ses conséquences, à partir du dispositif de la cure analytique. Pour Freud, le transfert constitue un support dans la cure : s’il est positif, le médecin est revêtu « d’une grande autorité, transforme les communications et conceptions de ce dernier en articles de foi », alors que sans ce transfert le malade ne ferait pas attention aux dires du médecin.

Freud (1881) a identifié « un trop plein d’excitation affectueuse, souvent mêlé d’hostilité, qui n’ont leur source ou leur raison d’être dans aucune expérience réelle (…) Elles dérivent d’anciens désirs devenus inconscients » pour définir les mécanismes du transfert.

Ainsi, les éprouvés antérieurs sont réactivés dans une relation actuelle. Les substituts sont souvent des représentations familiales (images du père, mère).

Dans le sport, « Un athlète pourra ainsi répéter une suite d’échecs dans une relation actuelle à un entraîneur, alors que ces échecs s’adressent en fait à un père absent » (Labridy, 1997).

L’entraîneur, par l’intermédiaire de ce transfert va subir une sorte de sacralisation et devenir ainsi l’objet des fantasmes de l’athlète. Mais le processus n’est pas l’apanage de l’athlète et peut se constater chez l’entraîneur, dans une identification possible à son athlète car il peut être, comme dit Kaes (1973) « habité du rêve inconscient de réaliser dans l’autre et par l’autre ce qui lui a manqué ».

C’est ce qu’illustre la citation de John Smith [(2)] (entraîneur d’Ato Bolton et Maurice Green) : « en tant qu’athlète, je n’ai pas gagné, mais je suis allé jusqu’aux finales. Alors j’ai dit à Bob Larsen, entraîneur en chef à l’UCLA, qui me proposait de l’assister : « donnes moi les athlètes qu’il me faut. Ceux qui peuvent faire ce que moi j’ai toujours voulu faire, mais qui sont meilleurs que ce que je n’ai jamais été (…) je vis viscéralement à travers ces athlètes ».

On s’aperçoit alors que le désir de l’athlète vient prolonger celui de l’entraîneur, ce qui est l’inverse de la situation analytique : l’analyste ne désire rien pour l’analysant, car c’est à l’analysant de trouver le chemin du désir. Il y a donc la question du désir qui entre en jeu : désir d’entraîner, désir de s’entraîner, que l’amour peut recouvrir.

Le leurre de l’amour

En effet, Lacan (1973) insiste sur l’effet de l’amour présent dans le mécanisme du transfert : « La demande en soi porte sur autre chose que sur la satisfaction qu’elle appelle. Elle est demande d’une présence ou d’une absence (…) La demande annule la particularité de tout ce qui peut-être accordé en le transmuant en preuve d’amour ».

En plus du transfert, il y aurait un effet de « leurre de l’amour » adressé au savoir de l’entraîneur et non à l’entraîneur lui-même. La personne, substitut d’une autre, va être investie comme un « sujet supposé savoir ».

C’est ainsi qu’il se produit une idéalisation par l’athlète de l’entraîneur et des connaissances qui lui sont supposées (infaillibles) et qui l’amèneront à devenir champion.

Le transfert, au sens lacanien, est « une ombre d’amour », car il masque « la réalité pulsionnelle de l’inconscient », qui ne cherche qu’à se réaliser dans cette nouvelle rencontre. Le dispositif de la cure analytique permet de repérer ces enjeux : à travers la rencontre à l’analyste, il y a à la fois la mise en jeu de l’inactuel mais aussi le perpétuel de la pulsion, et son actualisation dans l’adresse vers l’analyste.

Mais dans les relations ordinaires, la vie ne s’analyse pas, elle s’exerce dans une dialectique affective aux intensités variables, et il est parfois difficile de repérer ce qui se joue pour les partenaires : le désir d’entraîner peut éventuellement se confondre avec les sentiments portés aux personnes :

« Être entraîneur, c’est osciller entre une position d’indispensable valorisé, déclenchant à ce titre l’amour et la haine et une position de laissé pour compte dans l’après coup du résultat ». (Labridy, 1985).

L’effet de « leurre de l’amour » adressé au savoir de l’entraîneur et non à l’entraîneur lui-même peut entraîner des confusions logiques entre la nécessité d’un appui transférentiel et un désordre des sentiments (compréhension, amitié, amour et sexualité).

Ce leurre, explique peut-être ce qui amène les athlètes et les entraîneurs à avoir des relations amoureuses, qui confondent l’amour avec le semblant de l’amour ; à transférer dans la réalité, une relation fantasmatique imaginaire.

L’approche psychanalytique permet donc de repérer la nécessité d’une « conjonction de deux désirs vers un seul acte » sans qu’il y ait confusion de sentiments : elle permet d’éclairer l’entraîneur sur l’effet du transfert dans la relation, ainsi que la part pulsionnelle corporelle impliquée dans l’activité sportive.

in :
http://www.cairn.info/revue-science-et-motricite-2004-2-page-109.htm

 
MAGENTA | Pesteux génétique
08H32 20/04/2008

Regardes par la fenêtre ,la grande voiture blanche à hublots avec le gyrophare ,c'est pour toi ,prends un pyjama propre et une brosse à dents ,ça risque d'être long le traitement !!

 
Charles Mouloud | Bras gauche de la Vénus de Millau
08H55 20/04/2008

Non , je n'irai pas !

Le réel n'existe pas !

Quand Lacan écrit "Le réel est impossible" ou "Il n’y a pas de rapport sexuel", le lecteur est tenté de deviner quelque chose derrière ces paradoxes, puisque tous les mots lui sont familiers. Or, les "paradoxes" lacaniens traduisent souvent simplement un usage... paradoxal du français. "Impossible" ici veut plutôt dire, dans la lignée de Freud, "inconnaissable" (unerkennbar), et quant à l’inexistence du rapport sexuel, elle renvoie à l’idée (freudienne) de la castration, mais aussi à l’incommunicabilité foncière entre les sujets, au fait que chaque partenaire, dans l’acte sexuel, reste enfermé dans une tentative (vaine) d’affirmer sa propre sexualité comme distincte de celle de l’autre, ou encore, plus énigmatiquement, à l’affirmation maintes fois répétée suivant laquelle "il n’y a pas d’écriture possible du rapport sexuel".

 
MAGENTA | Pesteux génétique
09H35 20/04/2008

Zoubida ,caches lui le cidre ,tu sais bien que ça ne lui vaut rien de bon matin !!! :-)

 
Charles Mouloud | Bras gauche de la Vénus de Millau
09H38 20/04/2008

Enivrez-vous

Il faut être toujours ivre. Tout est là : c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve. Mais de quoi?
De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous.
Et si quelques fois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est; et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront: "Il est l'heure de s'enivrer! Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous; Enivrez-vous sans cesse! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise."

Charles Baudelaire

 
10H12 20/04/2008

Un soir, l'âme du vin chantait dans les bouteilles :
— « Homme, vers toi je pousse, ô cher déshérité,
Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles,
Un chant plein de lumière et de fraternité !

Je sais combien il faut, sur la colline en flamme,
De peine, de sueur et de soleil cuisant
Pour engendrer ma vie et pour me donner l'âme :
Mais je ne serai point ingrat ni malfaisant,

Car j'éprouve une joie immense quand je tombe
Dans le gosier d'un homme usé par ses travaux,
Et sa chaude poitrine est une douce tombe
Où je me plais bien mieux que dans mes froids caveaux.

Entends-tu retentir les refrains des dimanches
Et l'espoir qui gazouille en mon sein palpitant ?
Les coudes sur la table et retroussant tes manches,
Tu me glorifieras et tu seras content :

J'allumerai les yeux de ta femme ravie ;
A ton fils je rendrai sa force et ses couleurs
Et serai pour ce frêle athlète de la vie
L'huile qui raffermit les muscles des lutteurs.

En toi je tomberai, végétale ambroisie,
Grain précieux jeté par l'éternel Semeur,
Pour que de notre amour naisse la poésie
Qui jaillira vers Dieu comme une rare fleur ! »

Charles Baudelaire.

 
MAGENTA | Pesteux génétique
10H20 20/04/2008

C'est beau comme l'antique cet hymne au St Pourçain !
Quand je pense qu'il y en a qui disent que tant que l'Auvergne produira du vin ,la France ne manquera pas de vinaigre , des jaloux certainement!!

 
Charles Mouloud | Bras gauche de la Vénus de Millau
10H27 20/04/2008

Le fil va devenir de plus en plus intéressant !
Vivement cet aprèm' pour l'éloge de la sieste !
C'était koi déjà le sujet initial ?
Skuzes à l'auteure, mais on skouate !

 
10H47 20/04/2008

Le "réel" Lacanien, c'est le truc que l'on ne peut symboliser, le truc qu'on ne peut mettre en mot...

J'espère, Charles Mouloud, que vous êtes pleinement conscient, après vous êtes évertué à essayer de comprendre et à nous expliquer ce qui n'a pas de sens...que ce que disait Lacan...c'était du grand n'importe quoi!

Parce que si il en existe un qui était, selon sa définition, en plein réel...c'est bien Lacan lui-même.

 
10H00 21/04/2008

La sodomie ca compte?

 
09H03 20/04/2008

Pas de brosse à dents, qu'en fera-t-il ?
Ah oui ! Les dents.
Pour le pyjama, ce n'est pas la peine, c'est fourni parait-il ! (eh oui, j'ai ajouté pour ceux qui seraient tentés)