La procédure d'extradition de Battisti débute au Brésil
L'Italie réclame toujours l'ex-activiste d'extrême gauche devenu auteur de polars, détenu depuis la fin de sa cavale en mars.

Cette photo de Cesare Battisti à l'audience est la première que l’on voit depuis celle de son arrestation au Brésil. Elle signifie, pour l’ancien réfugié italien en France, le début du -possiblement long- processus qui décidera de son extradition du Brésil vers l’Italie. Qui le réclame depuis plus de vingt ans, et à qui la France avait décidé de le livrer en 2004.
C’est surtout la première photo que l’on voit depuis sa grève de la faim, menée dans sa cellule de Rio pour protester contre le refus des autorités de le transférer. Car depuis son arrestation sur le front de mer de Copacabana le 18 mars, l’Italien s’est souvent plaint de conditions de son incarcération.
La procédure d'extradition de Cesare Battisti a donc commencé le 18 janvier, avec une première audience devant une instance non décisionnaire, confrontant les défenseurs des deux parties, et devant établir le procès verbal de l’interrogatoire. Ce dernier doit ensuite être transmis au Tribunal suprême brésilien.
Si les avocats de Cesare Battisti étaient présents, les avocats de la partie italienne ne l’étaient pas. Il faut dire que, depuis la démission fracassante du ministre italien Clemente Mastella, le gouvernement Prodi a d'autres priorités. Il devrait néanmoins déposer le mémoire de demande d’extradition avant la fin de la semaine. Après quoi le Tribunal suprême entrera en délibération, pour une période qui peut aller de deux semaines à six mois.
Battisti avait bénéficié de la "doctrine Mitterrand"
Réfugié durant une quinzaine d'années en France, l'ex-activiste du mouvement des Prolétaires armés pour le communisme (PAC) était entré dans la clandestinité le 21 août 2004 pour éviter l'extradition vers son pays.
Il y avait été condamné par contumace en 1993 à la perpétuité pour quatre "homicides aggravés" commis en 1978 et 1979 -les années de plomb-, qu'il a toujours niés.
Réfugié en France, puis au Mexique, puis de nouveau en France depuis les années 90, Cesare Battisti avait, comme l'y obligeait la "doctrine Mitterrand" de 1985, rompu avec l’activisme armé et entamé une carrière d’écrivain de romans policiers. Il était aussi le concierge de son immeuble parisien, pour arrondir les fins de mois et subvenir aux besoins de ses deux filles.
En 2002, Dominique Perben accepte d'extrader les anciens militants
Jusqu’en 2002 et l’extradition de Paolo Persichetti, cette "parole donnée" par l’Etat français, pourtant régulièrement tancé par l’Italie qui réclame depuis longtemps nombres les anciens militants d’extrême-gauche, avait été respectée. Mais en août de cette année-là, le garde des Sceaux Dominique Perben donne Persichetti à Berlusconi, en se déclarant "solidaire" de Roberto Castelli, haut responsable de la très xénophobe Ligue du Nord et alors ministre de la Justice transalpin.
En mars 2004, l’Italie réclame Battisti, que la justice française avait déclaré par deux fois inexpulsable depuis son arrivée sur le territoire. Sur la base de "nouveaux éléments" transmis par le parquet italien, la justice française change finalement d'avis et déclare l’Italien extradable.
Ses défenseurs saisissent alors la Cour européenne des droits de l’homme, réputée très peu favorable à Berlusconi. La Cour n’aura pas le temps de donner son avis: en août 2004, Battisti se soustrait à son contrôle judiciaire et entre à nouveau dans la clandestinité.
La plus grande partie de la classe politique italienne veut voir Battisti en prison
En mars, donc, fin de cavale au Brésil, à la suite d’une injonction d’Interpol. Et nouvelle menace sérieuse: il existe en effet des accords d’extradition entre le Brésil et l’Italie. Et Romani Prodi, comme la quasi-totalité de la classe politique italienne, est un farouche adversaire des anciens activistes. Il est opposé à tout "indulto". Voir Battisti en prison (extradé, l’Italien n’aurait, selon la loi italienne, pas droit à un nouveau procès, et finirai ses jours en détention) est pour lui une priorité.
Mais le Brésil a, lui aussi, accueilli de nombreux anciens militants d'extrême-gauche italiens. Pour son avocat, Me Turcon, "désormais, les Brésiliens vont devoir décider si la procédure de contumace italienne est en harmonie avec la loi brésilienne, ce qui permettrait l’extradition".
Battisti était en tout cas condamné à attendre en prison l'issue de la procédure d'extradition."Ma cavale", son dernier ouvrage en France (co-éd. Grasset-Rivages - 2006) est paru au Brésil en décembre.
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Battisti n'a jamais eu de sang sur les mains , Sarko le sait , Prodi le sait , ainsi que Perben et les "services" ; proces politique donc en echange de deals economiques avec l'Italie ; qu'on le sache : la parole de la France a tellement devaluée qu'elle ne vaut plus rien ! je laisse la place aux tenants de la pensée unique et aux admirateurs de PPDA . La ligue du Nord a gagné !
Qu'on le rejuge en Italie, il peut faire appel à la Cour européenne des droits de l'homme.
Il a reconnu, sans avoir de sang sur les mains, sa responsabilité dans certains faits. L'extrême-gauche italienne a été malade du terrorisme (sans nier qu'il a existé un terrorisme d'Etat et de l'extrême-droite). Sortons-en !
Malade du terrorisme..., malade du terrorisme...., ça va, faut pas charrier, c'était pas les camps de concentration non plus! D'accord, il y a eu des morts, mais parmi les capitaines d'industrie, et en échange combien d'amiantés? Je n'ose vous dire le nombre. Je n'ai jamais vu que le MEDEF était malade de l'amiante...
C'est vrai que cela ne sert à rien de tuer.
Il est tout aussi vrai que Battisti n'a pas tué.
Mais dans le genre "malade du terrorisme", vous parlez comme PPDA! seriez vous Claire Chazal? CQFD malade de la mélodramatisation?
CHOC DES PHOTOS.
D'abord, il est dommage que la photo originale ait été recadrée en faisant disparaître les menottes. J'ai reçu de Fred Vargas, la photo non retouchée. On ne la regarde pas du même oeil. Que Rue 89 publie les deux, côte à côte, et on comprendra ce que signifie "le choc des photos".
POIDS DES MOTS.
Ensuite, non seulement Battisti n'a jamais reconnu avoir du sang sur les mains, mais aucun témoin oculaire ne l'a vu sur les lieux où ont eu lieu des fusillades pour lesquelles il est condamné à la prison à vie.
Enfin, Battisti a maintes fois réclamé un nouveau procès en Italie. L'Italie le refuse. Elle veut le coffrer à vie sur la base de racontars de "repentis" qui ont ainsi gagné leur liberté.
Les éléments, nombreux, dont disposent les amis de Battisti (dont je suis) tendent à prouver qu'il est aussi coupable que l'était le capitaine Dreyfus. En d'autres termes, ceux qui veulent sa peau disposent de toutes les "preuves", les autres leur retournent leurs mensonges, calomnies, falsifications de documents, manquements à la parole donnée, invocation de la Raison d'Etat.
Je me demande si Battisti, quand la vérité sera établie, quand il sera assuré de vivre libre, aura le droit de se retourner contre tous ceux qui l'ont diffamé quand ses poignets étaient liés par des menottes.
Maxime Vivas
Pour les présumés innocents, aucune photo avec menottes avant condamnation n’est autorisée (art. 35 ter I de la loi du 29 juillet 1881 dite loi sur la liberté de la presse, peine de 15 000,00 € d’amende).
Bonsoir Maxime Vivas
Il y a déjà pas mal de temps que je suis sur différents sites votre défense de Battisti, ce qui m'a incité à découvrir l'écrivain que je ne connaissais pas.
à kawouede
Si Battisti est extradé vers l'Italie, il n'aura pas la possibilité d'être re-jugé (il a été jugé par contumace). Il va terminer sa vie en prison.
Mitterand avait donné sa parole, en tant que Président de la République, que les ex-activistes ne seraient pas extradés s'ils s'abstenaient de faire de la politique. Ce qu'ils firent. Mais Chirac est arrivé, puis Sarko, qui se sont carrément assis sur les promesses mittérandiennes.
Il y a vraiment de quoi avoir honte
C'est intéressant que tu compares Cesare Battisti à Dreyffus.Pour ma part je n'ai pas de mots pour dire à quel point je suis en colère quant au sort que l'état français reserve au réfugiés italiens. Cesare a été mis au pilori et sert de bouc émissaire. Sont problème de réfugié a pris une dimension qui n'est plus humaine.j'ai remarqué que dans ses romans, ses personnages avaient souvent un destin qui leur échappait,et sa propre histoire tourne au cauchemard.
Il est laché et lynché de toute part et le Brésil qui soit disant n'avait pas d'accords d'extradition avec l'Italie, est en train de retourner sa veste!
Qu'est-il possible de faire pour soutenir Cesare? Que pouvons nous faire?
Fleur de Bitume
Entièrement d'accord avec vous.
Quand cessera t-on de tuer ce type à petit feu!?
Bon courage, où que vous soyez, Monsieur Battisti!
Tenez bon!
Y'en a marre, marre, marre.
Et en France nous avons :
www.presume-coupable.com
Signez la pétition merci.
Si le parquet italien a transmis de "nouveaux éléments" qui ont permis de remettre, ô combien, en question les deux jugements prononcés auparavant par la justice française, pourquoi le parquet italien ne considère pas ces "nouveaux éléments" suffisants pour faire à nouveau comparaître Cesare Battisti en justice en Italie ?
Quelqu'un peut-il m'expliquer ce curieux hiatus entre 2 justices européennes ?
On le rejugera s'il le demande.
NOn, pas dans l'état actuel des choses. Il l'a maint fois demandé.
Ca fait d'ailleurs partie des raisons pour lesquelles Mitterrand lui a octroyé cette "protection" sur le sol français.
Il avait été jugé en Italie de manière expéditive, et condamné sans possibilité de faire appel.
Malgré tout, malgré la situation, ça fait plaisir d'avoir des nouvelles de Cesare Battisti.
Il me semble que, pour se faire une idée assez précise de la pensée de Battisti sur la lutte armée, la lecture de son très beau "Cargo snetimental" (chez Joëlle Losfeld) est tout indiquée. Sans compter que, selon moi, c'est son plus beau livre.
Très hostile à l'extradition de Battisti, j'ai néanmoins toujours été étonné par l'invocation de la parole donnée, particulièrement dans la bouche des mes amis anarchistes. Depuis quand croyons-nous à la parole des états ?
Cela ne change rien au fond de la question, il me semble que l'Italie s'est plus ou moins mise en conformité avec l'exigence d'un nouveau jugement en cas de condamnation par contumace (mais il faudrait vérifier).
Dans le même ordre d'dée, je crois que ce qui pourrait faire problème, juridiquement parlant, dans le cas de Battisti, c'est que la loi brésilienne ne reconnaît pas la réclusion à perpétuité et c'est à ce motif que l'extradition pourrait être refusée.
En l'espèce, je me réjouirais évidemment que cela bénéficie à Cesare (même si ça fait loin pour aller lui dire bonjour).
Enfin, et plus au fond, les auteurs (très fortement) présumés de l'attentat de la Piazza Fontana ont été laissés tranquilles par la justice italienne. La Piazza Fontana, c'est l'un des plus meurtriers attentats de l'extrême-droite (le 12 décembre 1969, 16 morts et 88 blessés). Il serait temps, à mon avis, que la justice italienne traite les uns et les autres de la même manière, d'autant plus que ces militants d'extrême-gauche ne présentent plus aucun risque.
La guerre est finie. Libérez Marina Petrella.
Non, à ma connaissance, l'Italie ne s'est toujours pas mise en conformité avec l'exigence européenne d'un nouveau jugement en cas de contumace et les militants d'extrême-gauche comme Cesare ou Persichetti bénéficient toujours des lois d'exception promulguées durant les années de plomb. A commencer par le déni de présomption d'innocence, puisqu'en Italie, c'est à l'inculpé de prouver son innocence et non à la police ou à la justice de prouver sa culpabilité.
Bonjour Catsine. Sur la présomption de culpabilité, tout à fait d'accord avec vous, et cela seul (selon moi) devrait suffire à invalider la totalité de la procédure.
En tout état de cause, Persichetti (ou Sofri, avant lui) ont effectivement été traités selon ces manières pour le moins déconcertantes.
Quand je parlais d'une mise en conformité, il me semblait que le gouvernement italien s'était engagé auprès de la Cour Européenne des Droits de l'Homme à le faire. Mais, de toute façon, je ne suis pas sûr du tout que l'engagement ait été pris, et je suis encore moins sûr que (le cas échéant) il ait été tenu.
Je crois que l'engagement a été pris, pour ma part, mais je n'ai pas le temps de chercher. Un ami italien, de gauche, le soutenait.
Engagement pris et meme semble-t-il tenu, voir plus bas.
Les années de plomb italiennes.
Une copine m'a raconté que la Bruni était partie avec sa famille d'Italie par peur des Brigades Rouges.
A tous les coups elle et Sarko sont dans le coup.
De mémoire, le Brésil refuse l'extradition lorsque la peine prononcée est supérieure à 30 ans...
Un ministre italien avait essayer d'argumenter sur peine prononcée n'est pas peine effectivement effectuée, mais ça n'avait pas fait grand effet...
Quand à un inversement total de système de présomption en Italie, il me semble que s'il avait eu lieu, on en aurait entendu parler, non?
Je vais quand meme aller farfouiller coté droit pénal italien, mais...
Protestations du Mouvement Droits de l'Homme des Avocats du Brésil: cette extradition serait inconstitutionnelle:
http://www.vialibre5.com/opovo.htm
et
http://www.cyberpresse.ca/article/20070321/CPMONDE/70321217
Concernant le procés par coutumace en Italie: il y a eu un changement sous pression de la Cour Européenne des DH en février 2006, mais Battista ne semble pas concerné:
http://www.plusnews.fr/articles/000257_battisti.php?part=asuivre
Ca recommence, Gary Cooper, Thierry Reboud, moi on se referment tout seuls???
Je ne comprends rien.
C'est pas grave, Alice ! Ceux qui en veulent les rouvrent, et c'est tout bon comme ça !
Non je sais bien , c'est juste que je ne comprends pas!
En 2008 , il n' y a plus d' innocents, plus de repentis, plus d'amnistiés , plus de graciés, plus d' excusés, plus de prescriptés, plus de libérés , plus d' irresponsabilisés, plus d' exemptés , plus de "qui ont payés", plus de politisés , plus de tolérés ..
Le monde se divise en deux parties : les coupables et les victimes , ad vitam aeternam et meme apres la mort ..
Brrrr
Ah gla gla!
Avant que la déferlante anti-gaucharde n'arrive ici (heureusement on est pas sur Libération, y'a encore une certaine tenue), il serait bon de rappeler que, selon les chiffres du ministère de l'intérieur italien, 70% des attentats et crimes commis pendant les années de plomb était imputable à l'extrême-droite, du terrorisme noir.
C'est un peu comme avec la Colombie, on nous présente toujours les FARK comme une anomalie politique qui serait la seule à criminaliser le pays - quand 3000 d'entre eux ont été méthodiquement assassiné lorsqu'ils ont rendu les armes pour intégrer la vie civile et politique démocratique.
Hors là-bas c'est à l'identique les para-militaire d'extrême-droite qui font régner la plus grande terreur et commettent les exactions les plus sordide (découper les gens à la tronçonneuse, faire des stages de dépeçage humain sur des vieillards vivants).
Bref, il est facile de simplifier l'histoire et d'oublier les conditions de guerre civile de l'Italie à cette époque en nous présentant l'ogre rouge sang anarchiste qui serait seul coupable des morts et attentat de cette période.
Miguel Benasayag dans un autre genre a lui aussi bien décrit des climats similaires qui pouvaient pousser - forcer - les gens d'extrême-gauche à employer la violence, voir à y sombrer pour certains.
Le chiffre donné est exact (http://www.monde-diplomatique.fr/1998/04/SCHIMEL/10247)
Le Brésil n'aurait-il pas quelques demandes d'extradition à faire aussi envers quelques agents du SISMI ou néo-fascistes italiens? On sait que Stefano Delle Chiaie était très proche de Pinochet, que Licio Gelli, le chef de P2, était proche de Peron. Difficile à croire, dans ces conditions, que les Italiens n'aient jamais rien fait au Brésil (d'autant plus que certains membres de P2 étaient brésiliens).
Intéressant aussi comment en France on entend beaucoup parler des FARC et de Betancourt, et beaucoup moins du scandale de la parapolitique ou des liens du père d'Alvaro Uribe avec les narcos.
Cette période de l'histoire reste confuse. En Italie, il est aujourd'hui à peu près clair que les secondes Brigades Rouges (celles qui ont kidnappées Aldo Moro) étaient infiltrées par des agents secrets. En Argentine, un journaliste américain a accusé le leader des Montoneros, Mario Firmenich, d'avoir travaillé pour les services argentins. Contrairement aux BR, cette accusation semble bien plus contestable. Voilà en tout cas ce qu'écrit Juan Gasparini:
"Los prejuicios de ciertos periodistas que practican la revisión histórica están haciendo estragos. Las supuestas revelaciones en perjuicio de Mario Firmenich, cuando encabezara la conducción de los Montoneros, sobre todo las provenientes del fingido agente del Partido Demócrata de los Estados Unidos, Martin Edwin Andersen, embarran de tal manera los años de reciente violencia que conociera la Argentina, que le calza la memorable frase de Gabriel García Márquez en El otoño del patriarca: 'nada era verdad en aquella crisis de incertidumbre'. [RIEN N'ETAIT VRAI DANS CETTE CRISE DE L'INCERTITUDE]"
(http://www.rebelion.org/argentina/030911gasparini.htm)
Avec la distance, terrorisme & contre-terrorisme ne semblent pas être des phénomènes contradictoires, mais au contraire complémentaires et se renforçant l'un l'autre, alliés objectifs sinon identiques.
Vous oubliez qu'il n'a pas droit à un nouveau procès en Italie. Il ne pourra donc pas se défendre.
Lisez "Le juge et l'historien" de Carlo Ginzburg, historien spécialiste de l'Inquisition, qui a écrit pour l'occasion un bouquin sur le procès Adriano Sofri - lequel, pour le coup, était innocent, ce qui ne l'a pas empêché d'avoir été condamné à l'issue d'un procès à rebondissements multiples et proprement hallucinant.
T'as raison!!! Vu le nombre d'innocents qui en détention provisoire, ou en prison ferme, vu le fait qu'on veut absolument que ce mec soit coupable, attendu qu'il y a un paquet de monde qui pensent comme vous, qu'il s'enfuie le plus loin possible.
@ Pedro66
et parler sans connaître la question: c'est un aveu de quoi?
Et le courage des opinions et la responsabilité du propos c'est peut-être d'intervenir derrière un pseudo?
Il s'agit simplement d'assumer ce qu'on dit.
Quant à Battisti il n'a pas "fui", il s'est carrement évadé (en octobre 81), puisqu'il était emprisonné en QHS.
S'il a porté un pseudo c'est pour la simple raison qu'il était, lui, en cavale (je vous renvoie à un très bon documentaire de Joseph Beauregard, "Des hommes en cavale", ed° Arte).
Battisti a préféré ce sort peu enviable à une condamnation assurée à perpétuité.
Certains mettent les pieds dans le plat. Lui, il a mis les mains dans le camboui. Chacun son truc.
Comparer Battisti à Colonna c'est comparer bêtement.
Vous êtes bête, vous bêlez pour ne rien dire et avec les pieds dans la boue, pauvre âne.
Courage à Bapttisti.
Merci, Hubert Artus, c'est la première fois que je lis un article sur Cesare qui ne comporte pas d'erreur grossière ou de contre-vérité impudente.
Il ne me semble pas que les modifications qui permettraient à Cesare d'être jugé de nouveau en Italie aient été faites.
Si c'était le cas, je veux bien parier que l'état italien serait moins désireux de l'extrader, un tel procès pourrait tourner à sa confusion, en mettant en évidence les monstrueux dysfonctionnements de la justice de l'époque.
Cesare Battisti n'est pas un assassin. Il faut arrêter de parler au nom des "victimes" sans arrêt, d'ailleurs ce monsieur pourrait-il en citer une? Non...Cte homme de talent paie un arrangement politicard qui n'a rien à voir avec ses actes. C'est quelqu'un assume son passé et a choisi d'en faire une oeuvre de grande qualité. Est-ce si indigne? Rue 89 ne devrait pas le laisser traiter d'assassin, ce n'est pas faire honneur à l'information.
quelle honte!!!!Non je ne peux pas citer le nom d'une seule victime, ce qui ne signifie pas que les crimes n'ont pas eu lieu.a ce compte on aurait beau jeu aujourd'hui dedire quecrimes nazis n'ont pas eu lieu;
et puis, que vient fair ele talent de votre assassin? Cela veut il direque les criminels de talent , on peut les jger mais pas les autres?Absurde bien sûr!!Et quant au faitqu'il ait assumé, peut être aurait il mieux fait de ne pas se sauver, non?
cher Alphonse 50 , durant ce qu'on a appelé les années de plomb , le terrorisme d'extreme droite etait autrement plus important que le terrorisme d'extreme gauche , bien sur , cele doit vous paraitre un peu macabre de comparer ainsi les deux , quand on sait en plus qu'une grosse partie de la mouvance d'extreme gauche italienne ,les milanais entre autres, etait manipulée par l'extreme droite ( et meme financée par celle ci a son insue ), ou meme pilotée par les services bulgares et payée sur des comptes domiciliés en Grece ( celle des colonels ! ), on y vois apparaitre aussi souvent le nazi suisse Genoud (celui qui financait Carlos) , bref les choses sont un peu plus compliquées qu'un simple combat gauche droite , certains ont sciemment voulu mener l'Italie a la guerre civile ! voilà l'enjeu ! c'est pas du PPDA ou du claire Chasal ! Battisti et les autres ont tres bien compris maintenant par quelle machine ils s'etaient fait broyer !
Salut Cooper.
Pas sûr de te suivre sur les manipulateurs qui manipulent les manipulateurs.
En revanche, tu as parfaitement raison quand tu soulignes que le terrorisme d'extrême-droite (noir) était bien plus important, et surtout beaucoup plus meurtrier, que le terrorisme d'extrême-gauche (rouge). Dans le cadre ce qu'on appelé la stratégie de la tension, le terrorisme noir était largement utilisé par le SISMI (services secrets) et la police.
En outre, c'est le terrorisme d'extrême-droite qui a ouvert le feu, pour ainsi dire avec l'attentat de la Piazza Fontana, suivi immédiatement de l'assassinat de Pinelli. Le terrorisme rouge est venu comme une réponse. (A chacun de déterminer si cette réponse était appropriée...)
bonsoir T Reboud , c'est exact on est tout a fait d'accord , plus de 80 morts a Bologne et 16 a Milan auquels il faut rajouter des centaines de blessés, il y a eu bien d'autres attentats d'extreme droite plus les executions etc etc etc , la police italienne ont attribué beaucoup d'actions violentes aux mouvements de gauche , aujourdhui on commence a y voir plus clair dans cette jungle . il est vrai que les emprisonnements et meme les executions de syndicalistes et d'anars ont radicalisé une partie de la gauche italienne , y'avait de quoi s'enerver , surtout a cette epoque ou la mafia et la corruption regnaient en maitre ,en tout cas le pot de terre s'est fracassé coutre le pot de fer , tous les terroristes d'extreme droite s'en sont tres bien sortis , un peu a l'image des nazis en 45 ! Battisti là dedans ne pese rien et la ligue du nord n'a jamais eté aussi puissante !
"surtout a cette epoque ou la mafia et la corruption regnaient en maitre" Ce n'est plus le cas? Faut en parler à Naples, où les poubelles brûlent...
Selon le Corriere della Serra, la mafia (enfin, les groupes mafieux, y en a beaucoup) serait la plus grande entreprise d'Italie.
Chiffre d'affaires: 90 milliards d'euros par an = 7% du PIB italien.
(source: http://www.lesechos.fr/info/analyses/4640013.htm)
la mafia est toujours puissante en Italie , mais dans les années 70 elle DIRIGEAIT DE FAIT le pays ! c'etait a un tout autre niveau , la collusion entre chretiens democrates et mafieux (par exemple) etait quasi officielle .
Les terroristes ne feront jamais autant de morts que les dirigants de société.
2 millions de morts au travail par an, estimation OIT.*
Plus les morts en temps de guerre.
Mais tout cela est "légal". Et "profite à la société". Enfin ça profite au gouvernement français actuellement.
Et l'IDH, là-dessus, il peut rien faire.
Bon on le vire quand le Sarkosteack?
* http://www.ilo.org/public/french/dialogue/actrav/new/april28/facts04.pdf
Les terroristes ne feront jamais autant de morts que les dirigants de société.
2 millions de morts au travail par an, estimation OIT.*
Plus les morts en temps de guerre.
Mais tout cela est "légal". Et "profite à la société". Enfin ça profite au gouvernement français actuellement.
Et l'IDH, là-dessus, il peut rien faire.
Bon on le vire quand le Sarkosteack?
* http://www.ilo.org/public/french/dialogue/actrav/new/april28/facts04.pdf
Cesare Battisti, c'est Jean Valjean.
Il y a là plus de dignité, plus d'humanité qu'en toutes les fripouilles qui le veulent encagé.
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