Howlett: "Sarkozy, c'est une suspension de la démocratie"
La semaine prochaine paraît un essai des plus féroces contre la fausse rupture et l’exploitation de l’émotivité à l’œuvre dans les pratiques sarkozyennes du pouvoir. "Triomphe de la vulgarité" est un essai politique et philosophique. Son auteur, Marc-Vincent Howlett, n’est pas encore connu du public, mais sa colère, la justesse de sa rhétorique et la précision de ses attaques lui feront rencontrer… notre époque. Rencontre, en avant-première.
"Triomphe de la vulgarité": un titre qui tombe bien, qui sonne vrai et juste dans la France de 2008, celle du trou noir "bling bling". A l’heure où l’on distingue un peu moins facilement intellectuels de droite et intellectuels de gauche, Howlett est de ceux qui repositionnent les curseurs.
C’est sous le coup non pas d’une colère, mais de ce que Marc-Vincent Howlett qualifie lui-même d’une "dépression politique" qu’est né ce livre. Jusqu’ici, cet ancien de la Gauche Prolétarienne, aujourd’hui enseignant à l’Ecole Supérieure des Arts Appliqués à Paris, n’avait écrit que sur Rousseau ou Tchekhov.
La semaine prochaine, il fera paraître un essai qui, plus que tout article ou livre déjà paru sur l’occupant de l’Elysée, pointe les déviances politiques à l’œuvre dans la "France d’après". Un livre qui statue sur le trafic d’influence ourdi par la droite sarkozyenne sur nos émotions, installant un régime qui est devenu une "démocratie empathique". Une cristallisation qui libère une "vulgarité triomphante". Dont le livre va analyser les points d’encrage.
La "démocratie empathique"
"Nous sommes entrés dans une période de normalisation comme on en a rarement connu: tout concourt à ce que "Tout-un-chacun" se reconnaisse au travers d‘un petit nombre de valeurs et s‘y conforme."
Ainsi débute l’ouvrage. Pour Howlett, cette banalisation du citoyen, qui gomme ce qui fait nos différences, et donc nos complémentarités, est une trace de rabaissement. De vulgarité. La base du populisme: la société n’est plus une somme de particularismes complémentaires, capables de passer des contrats sociaux et de construire une utopie, mais est un conglomérat de visages semblables, qui dont le chef ne sera que le plus petit dénominateur commun.
Nicolas Sarkozy n’est, en aucune manière, un homme politique nouveau et novateur. Howlett ne manque pas de rappeler, d’ailleurs, la constante de ses mesures avec celles des précédents gouvernants (sécurité sociale, transports, éducation). Et pointe, avec une férocité enjouée, le clone qu’il est:
"il voudrait se faire passer pour autre, il n’est que le clone de ceux qu’il admire. Il sera Poutine et/ou Bush. Il veut nous persuader qu’il va changer la face du monde en regardant le monde en face ; mais ce n’est pas le monde qu’il regarde. Giscard d’Estaing voulait regarder la France au fond des yeux. Nicolas Sarkozy, lui, regarde ses pairs."
La nouveauté de cet essai réside dans le fait que ce n’est pas sur la peoplisation, sur le "bling-bling", ni sur la politique migratoire et discriminatoire, ni sur le libéralisme décomplexé qu’il s’attaque à la vulgarité du nouvel occupant de l’Elysée. C’est sur son rapport au pouvoir et à l’Histoire. Howlett va directement au nerf: Sarkozy, largement élu au suffrage universel, serait une "suspension de la démocratie" nous dit-il dans cet entretien. Ce, non seulement du fait du rôle minime joué aujourd’hui par le Parlement, mais de la "démocratie empathique" qu’il incarne.
Pour Howlett, ce jeu incessant avec nos émotions et avec son image est "une façon de se désinscrire de l’Histoire". Une forme dévoyée de la représentation du peuple, qui ignore les différences entre individus. Par là-même, en voulant défendre les valeurs de ce peuple, il le méprise. Et fait semblant de "lui redonner sa voix en la lui prenant". Par ce fait, Sarkozy se désinscrit de la politique. Et va sur l’intime. Là encore, en feignant de pouvoir partager l’intime de tout-un-chacun, il ment, essayant de "faire croire qu’il est l’égal de tous les autres alors qu’il dispose de tous les pouvoirs et de toutes les richesses qui caractérisent l’exception".
"Une rupture en retard"
Le citoyen est perdant. La démocratie aussi, et Howlett de pointer précisément en quoi:
"Par un renversement paradoxal de l’Histoire, la république démocratique affiche sans scrupule les formes de l’absolutisme."
L’argument a, avouons-le, plus de pertinence que les "Sarko facho!" entendu durant la campagne… D’autant que, pour Howlett, cette rupture est d’autant plus inexistante que "le présent de Nicolas Sarkozy, c’est le passé". (Voir la vidéo).
Appel à la vigilance
"Triomphe de la vulgarité" délimite très clairement ce qui a permis à l’époque contemporaine de trouver dans la droite sarkoziste non pas un président, mais une incarnation. Trois étapes: impudeur, vulgarité, bêtise. Dont on s’aperçoit qu’elles valent pour les individus que nous sommes autant que pour une société.
Pour lui, deux figures ont permis plus que d’autres à l’impudeur d’avoir voix au chapitre: Tapie et Sarkozy. Dès lors, il y a peu de l’impudeur à la vulgarité. La vulgarité chiraquienne résidait dans le fait que l’ancien président refusait de tenir la moindre de ses paroles. Celle de son successeur réside dans son absence de suivi dans les idées. Dissimulée par un flot incessant de "bombes" lancées au débat (dernière en date: la proposition abandonnée cette semaine sur la Shoah). Et par son omniprésence.
L’enfant le plus légitime de la vulgarité est la bêtise. Aussi, écrit-il, si on laisse agir la "tyrannie de la vulgarité", on laisse libre court à une irrationalité nouvelle. Passant du triomphe de la vulgarité à la dictature de celle-ci.
"Triomphe de la vulgarité" est un essai philosophique et politique. Mais c’est aussi, in fine, un très rageur appel à la vaillance démocratique. (Voir la vidéo)
Howlett est un ancien soixante-huitard, membre de l’UJCML puis de la gauche Prolétarienne. "Triomphe de la vulgarité" compte donc une partie entière sur Mai 68, en quoi il ne voit pas une révolution, mais l’apparition d’une génération qui était aussi morale que la précédente, voir plus radicale dans son envie de morale, y compris à travers le gai-savoir et la lucidité tragique que le mouvement incarnait. Citant Deleuze, Howlett voit dans Mai 68 non pas une révolution, mais l’expression d’un "devenir-révolutionaire sans révolution".
C’est alors, dans la dernière partie de l’ouvrage, que l’intellectuel Howlett, évoquant l’éducation, l‘enseignement de l’Histoire, la gauche et la droite, se place dans le champ intellectuel des années 2000. En opposition frontale à Luc Ferry, et en recherche de partenariats des possibles avec Onfray, et plus encore avec feu Bourdieu, avec Jacques Rancières ou Gilles Lipotevsky.
"Triomphe de la vulgarité", par la distinction de sa démonstration, s’inscrit en tout cas clairement dans un combat. Où il contribue, dans les années 2000, à donner un rôle à la pensée. Une haute idée des idées.
Entretien réalisé à Paris le 29 février 2008
► "Triomphe de la vulgarité" de Marc-Vincent Howlett – Eds de L’Olivier – 223 p. – 16.50€
► A voir aussi: l’intégralité de l’entretien avec Marc-Vincent Howlett, non monté. Y sont évoquées de manière plus large les thématiques abordées dans cet article, mais aussi Mai 68, Berlusconi, Sarkozy, démocratie et libéralisme, les arrivées au pouvoir de De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand et Chirac.
(Durée: 50 minutes environ)
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merci à rue 89 pour ces moments d'intelligences.
Pour élargir le débat j'ai été très étonné ces derniers temps par une défaite terrible de ce qui me semblait être l'esprit républicain en france.
cette défaite est double :
de la part de la gauche (dans son ensemble) : l'incroyable silence, le honteux silence, de ses leader sur la loi de rétention de sureté. Cette lacheté démente m'inquiéte bien au delà de la loi et je pense pouvoir dire qu'aujourd'hui il n'y a PERSONNE à gauche qui ai l'étoffe d'un homme d'état. Ni Delanoé (effroyablement lache) ni Royal (trop le nez dans les sondages à l'évidence) ni les extremes gauche dont le silence est assourdissant aussi.
De la part de la droite : la fin définitive du gaullisme : que personne ne se lève pour faire taire Jego ou Morano est bien plus grave que ce qu'on pourrait croire. C'est valider une nouvelle forme de discours politique vulgaire, stupide, qui prend litteralement les gens pour des cons. Une forme de débat qui interdit le débat démocratique sain.
La réaction de Mme Dati, ici même, à ce propos aura été particulièrement éclairante. Où sont les consciences de cette droite ?
Si, il y en a quelques unes : Mr Badinter par exemple et d'autres.
Il faut un certain temps pour une société pour se relever d'un tel knock out.
Des voix d'intellectuels s'expriment, les politiques suivront, déjà des gaullistes le font de plus en plus.
Un front commun est possible et se formera mais le tempo d'une société n'est pas le même que celui des individualités qui la compose.
Il faut du temps et nous en avons (4 ans) En admettant bien sûr que notre Constitution, même si elle est imparfaite , résiste aux coups de boutoirs du butor et surtout aux coups en douce!
Simone Veil, jadis, également, bien qu' elle se soit ralliée à Sarkozy, espérons qu' elle le regrette déjà et qu' elle saura élever la voix quand il le faudra, mais hélas j' en doute. La stratégie populiste, pour chasser sur les terres du FN porte ses fruits, on s' adresse à ce qu' il y a de plus commun, dans tous les sens du mot, chez l' être humain, notre cerveau reptilien, archaïque et ultra violent, ou l' intelligence existe à peine. Au lieu de valoriser la culture, la curiosité, les différences comme sources de richesse, on va au plus bas, au plus facile. Il est plus facile de détruire que de construire, d' agresser que de comprendre, d' asséner que de se remettre en cause, d' insulter que d' écouter.
Quant à la Démocratie, il faut se rappeler que c' est le gouvernement du Peuple par le Peuple, et non la confiscation du pouvoir, et de toutes les vérités, par une minorité, fût-elle élue, car être élu ne donne droit qu' à être au service de...
Bref, la Démocratie c' est nous, tous les jours, et rien d' autre.
Je suis désolé mais je n'ai pas entendu madame Veil sur la retention de sureté, ni sur Morano. Et badinter est une conscience de gauche (c'est le petit plus il leur reste des consciences...)
Etes-vous Raëlien ? Car ces derniers défendent la géniocratie depuis longtemps. Théorie complètement stupide qui réduit l'intelligence à de simples capacités techniques du cerveau. Avec votre idée, je suis persuadé qu' Adolf Hitler aurait le droit de vote, il était si loin d'être stupide. Les tests de QI sont peut-être fiables, je ne sais pas, mais je sais qu'ils sont réducteurs et les prendre comme unique critère pour attribuer un droit de vote a un sulfureux parfum d'eugénisme.
La politique est une affaire trop sérieuse pour être confiée au peuple?
Mais alors que dire de ceci:"la gestion du pays est une affaire trop sérieuse pour la confier à une association de populistes sans éthique qui de jour en jour défont sans vergogne ce qui fait la fierté et la particularité d'un pays comme la France attaché à un certain nombre de valeurs.Ils s'appliquent à pertuber le système éducatif ,judiciaire,la santé,les médias,le code du travail et polluent de surcroit l'espace médiatique de leur vie privée totalement dénuée d'intérêt.
Le"triomphe de la vulgarité" devient la norme et c'est le plus inquiètant,ne semble pas déranger beaucoup.Il semblerait que la vie conjugale mouvementée de Sarkozy lui coûte plus cher en points dans les sondages que sa détestable habitude de vouloir parler "comme les Français".......Rassurez moi le "casse toi pauv'con-way of life" n'est pas devenu en quelques jours la référence?l"archétype du français sarkodécomplexé n"a pas envahi totalement notre pays?
>>> Rassurez moi le "casse toi pauv'con-way of life" n'est pas devenu en quelques jours la référence?l"archétype du français sarkodécomplexé n"a pas envahi totalement notre pays?
il l'a déjà envahi malheureusement depuis bien longtemps. C'est aussi le pourquoi du comment...
???? tu t'es vu quand t'as bu ?
Mimétisme avec un ballon de rouge éventé ?
Picasso se Braque au troisième verre.
Tu te mets le doigt de César dans l'oeil?
Euh Le Barthes dont tu parles , c'est Barthes Simpson ?
Ce qui est fasciste ce n' est pas la langue, la langue est un outil, et un outil est neutre. Ce qui est fasciste c' est la confiscation de la langue et de ce qu' elle véhicule, par le refus d' une réelle instruction, le refus du partage du savoir, le maintien d' une partie de la population dans un sous-savoir, (les religions ont pour ça une très lourde responsabilité), de façon à maintenir le savoir, associé de façon scandaleuse à l' intelligence, aux mains d' une minorité qui se prétend éclairée, et par là-même seule habilitée à décider pour les ignorants. Le seul pari pour la démocratie c' est la connaissance, le savoir, la culture, ce qui aurait au moins plus de chances d' éviter l' auto-destruction vers laquelle la société "éclairée" actuelle nous mène, à l' échelon planétaire. De toute façon les idéologies actuelles, les religions et l' argent roi nous détruisent tous, et plus vite que les démocraties réelles ne le feraient, alors ...
@ pikasso02
« Le langage est fasciste » : c'était la conclusion de Roland Barthes à sa leçon inaugurale au Collège de France. Comme quoi on pouvait à l'époque entrer au Collège de France et dire de fières conneries.
Dans les années 70, qui furent leur apogée, les s/zozottements dialectiques de Barthes parvenaient à peine à faire quelques discrets remous dans les tasses de camomille servies à la terrasse du Flore ou des Deux Magots.
Et dès les années 90, on s'est rendu à l'évidence : la camomille inventée par Barthes, ce n'était même pas de l'eau tiède. Alors aujourd'hui, hein…
Ce qui est potentiellement fasciste, en revanche, c'est d'appeler de ses vœux je ne sais quelle race de seigneurs au douteux prestige intellectuel. Chacun a pu voir que notre président, en plus d'être vulgaire et affamé de fric, est rigoureusement inculte (il ignorait même le sens de l'expression « monarchie élective » !). Mais si vous l'interrogiez, je parie qu'il se verrait très bien en Grand Chef de cette prétendue élite intellectuelle…
Et on ne parle pas du discours au cours duquel notre Omniprésident vantait l'apprentissage de la lecture, de l'écriture, etc...
discours gorgé de fautes d'orthographe !
Pour répondre aux élucubrations de Picasso,
la Suisse a une vraie démocratie dans laquelle le citoyen est partie prenante des lois qui sont votées.
Mais la Suisse, me direz-vous, est un pays pauvre que tout le monde fuit pour sa pauvreté et l'instabilité de sa politique...
Ouf ! merci Eleonaure, il était temps.
Je lis que se pose la question de savoir si tel ou tel a la stature pour être ou non Président. Comme si la chose allait de soit, étant en somme inévitable, naturelle. Mais quelle horreur !
Les suisses ont prouvés qu'il est possible à un peuple de s'autogouverner. Leur Président n'a aucun pouvoir, est nommé chaque année par un petit collège de 7 parlementaires et rien d'autre et il n'y a pas de Présidentielle en Suisse.
Le problème est qu'en France, 99,99% des français confondent le terme "démocratie directe" avec participatif ou anarchie et ne connaissent pas le mode d'emploi, pourtant fort simple, de cette vraie démocratie. Vraie démocratie car "politique" signifie simplement s'occuper de la sa cité. En Suisse tous les citoyens participent aux décisions de la cité sans passer par leurs "élus".
C'est cela la démocratie : démos le peuple, cratos le gouvernement. Gouvernement par le peuple. La France s'en est toujours éloigné et les français ne s'en rendent même pas compte, faute d'infos là-dessus. Cela ne fait même partie de la grille des programmes de l'Enseignement. Les profs eux-mêmes ne le savent pas. La France est une dictature comme en Chine la seule différence étant qu'il y a des bagnoles partout et que des fortunes se sont batties sur le pillage de l'Afrique. Bon, j'arrête là ça m'énerve : Rue89 re relaie pas ce genre d'info et ne le fera jamais car ce blog n'est pas une Révolution de l'info.
Pardon ! Eleonore ... ortho corrigé
Elle ne résistera pas, il l'a changera
Elle a résistée a Pire...
Certes, mais le pire c'est ce qui ne se voit pas.
Ce n'est pas la bêtise qui fait que sarko est là, c'est l'ignorance.
Discutez avec les gens, vous verrez que la plupart ne savent pas le quart de ce qu'il se passe.
Tu as tout compris et nous devons tous faire le maximum dans nos domaines respectifs pour lutter contre l'ignorance mère de la bêtise.....
Nous ne sommes pas encore en Russie et nous pouvons réellement croire à un tous ensemble contre le Nabo...
"le pire c'est ce qui ne se voit pas"
Exact, mais là ça se voit, gros comme le nez au milieu de la figure.
La Démocratie, en effet, ce n'est pas celle, électoraliste, qu'on (les politiques, les médias, les sondeurs,...) aimerait nous faire avaler à le petite cuillère tous les soirs au journal télévisé, mais elle s'invente chaque heure, chaque minute, et ça c'est FATIGUANT.
Bien plus fatiguant que de rester au chaud devant sa TV à observer les gesticulations de l'autre abrutit.
La paresse de l'esprit, c'est ça le pire, qui mène à l'ignorance et la bêtise. Au lycée, en cours de français ou de philo, c'est ce que m'ont appris mes profs, est-ce encore le cas aujourd'hui ? Suis je une exception, au vus des résultats électoraux ? (et là je pense également à Ségo qui n'est pas fut fut non plus).
Badinter président !
L'ignorance n'engendre-t-elle pas la bêtise?
"M Sarkozy joue sur l'intime de sa vie, c'est en cela qu'il est dangereux" (M Howlett)
Les humains n'aiment-ils pas jouer aux commères?
La téléréalité ou les revues people remportent-ils pas un grand succès?
En jouant sur l'intime, M Sarkozy ne manipule-t-il pas les français en le distrayant pour leur masquer la réalité?
Attention au réveil!!!
Serait-il possible que "lesmédias" donnent autant d'écho à des paroles dignes et sensées que celle de Badinter ( sur France culture en milieu de semaine dernière) qu'aux inepties, bêtises, vulgarités de Morano ou Jégo !
"Vous vous mettez du côté des assassins" !
Pourquoi seulement relayer ce genre de propos sans donner la parole à des personnalités reconnues pour leur conscience, leur intégrité !
Mais Nadine Morano est PORTE PAROLE du parti majoritaire. C'est la voix de l'UMP. c'est précisemment ça qui est terrifiant.
Elle projette de s'occuper d'internet :
"il n'est pas normal qu'on salisse le président"
Une autre façon de museler les citoyens
A la prochaine manif il faut un bracelet fluo avec cass'toi pauv'con et une muselière ou du sparadrap sur la bouche
Nadine Morano voulait sûrement dire:
"Il n'est pas normal qu'un citoyen puisse s'exprimer sur le président!"
Machinchose parlait des consciences de droite, Badinter est de gauche...
machinchose, Badinter s'est largement exprimé sur le sujet.
Les socialistes à qui on a donné une occasion de s'exprimer l'ont fait. La différence, c'est peut-être que le public est blasé du ton monocorde à la JM Ayrault, raisonnable, le public a été habitué aux phrases à la Sarkozy, bruyantes, vulgaire, criardes. Il faut juste le temps de se ré-habituer...
Non ça ne suffit pas. Aussi bien Royal que Delanoé ont eu largement le temps de s'exprimer là dessus. Ni l'un ni l'autre n'a condamné fermement cette loi, la décision du conseil constitutionnel puis la decision de Sarkozy. Ils sont fait vaguement semblant. Sur des questions pareilles ça ne suffit pas.
Badinter est une conscience mais il n'est pas appelé à jouer un grand role dans le leadership de la gauche.
Pourquoi s'exprimer après ???? De toute façon, c'est voté... A mon humble avis, c'est Avant qu'il faut agir !!! Et essayer de faire en sorte que des lois comme celle-là ne passent pas !!! Je trouve un peu ridicule d'aller gueuler après que c'était pas bien de faire çà !!!! Que voulez-vous que la gauche dise "après" !!!! Qu'elle condamne... et patati et patata !!! Faire comme la présidente du medef, madame parisot, qui condamne fortement les parachutes dorés donnés aux voyous en col blanc.... et qui dit n'être au courant de rien !!!!! Et qui s'offusque à la télé !!!Alors que l'on sait tous qu'elle est au courant de toutes les magouilles orchestrées par le medef !!!! Alors, ne condamnez pas ceux qui se taisent, ils sont peut-être en train de chercher une façon d'arranger les choses....
La gauche ne peut rien contre l'adoption de la loi. Elle a voté contre et largment protesté (mais, en effet, jamais trop par la voix de ses laches leaders) faut il se taire après ?
J'aurais aimé entendre Royal ou Delanoë dire haut et fort qu'en cas d'alternance cette loi serait rayé de notre appareil pénal et expliquer en quoi elle était dangeureuse.
Il ne faut pas tomber dans la démagogie à outrance. Ce n'est pas la gauche qui gouverne. Celle-ci fait ce qu'elle peut et s'oppose démocratiquement. Elle approuve le conseil constitutionnel quand il prend des bonnes mesures.
Mais je suis d'accord qu'il faut un voix forte à la tête du parti et non un leader discrédité et en partance. Un leader populaire et audible dans la société et non encore un second couteau qui ne se fera pas entendre. C'est clair.
ricky n'a pas tort quand il dit que ceux qui se taisent ne font pas forcément rien.
Combien de gens prennent une copie de certains articles pour les distribuer dans les marchés, aux gens qui ne savent pas.
Je vous garanti que si beaucoup de gens connaissaient les 2 liens qui sont passés ici, ceux qui hésitent encore n'auraient plus de doutes. Suffit de scanner et de prendre des photocopies (avec les liens)
http://www.marianne2.fr/Sarkozy-desarme-l-Etat-contre-les-fraudes-fiscal...
http://www.metrofrance.com/fr/article/2008/02/29/10/0213-37/index.xml
Ceux à qui j'en parle sont outrés, leurs réflexions :
"Et on nous dit qu'il n'y a pas d'argent dans les caisses de l'Etat ?"
"Qu'il faut travailler plus pour remonter le pays"
"Qu'il faut participer aux soins pour la sécu ?"
Je vous garanti que c'est beaucoup plus efficace que les tracts des politiques.
@ les Chats
Tout à fait d'accord sur l'importance de faire circuler une grande diversité d'infos.
Particulièrement auprès des personnes qui n'utilisent pas, où qui n'ont pas accès à internet. (et il y en a beaucoup)
"Et on nous dit"
cette réponse est particulièrement intéressante... voir qui est ce "on" ouvre un peu plus les yeux.. et les oreilles...
Ensemble pour continuer à partager, diversifier, transmettre...
la loi est votée par les "caisses enregistreuses" que sont les députés UMP mais pas entérinée par le Conseil Constitutionnel.
Le Conseil n'autorise pas la rétroactivité de la loi.
Donc cette loi ne serait appliquée qu'à partir de 2023.
D'ici là, de l'eau aura coulé sous les ponts, la gauche reviendra et nous délestera de quelques carcans.
de plus, il y a la Commision Européenne des Droits de l'Homme ainsi que la Cour de Justice de la Haye qui ne sont pas près de donner leur aval.
En ce qui concerne Parisot, soyez rassurés, braves gens, tout cela n'est que mise en scène.
Il y a quand même une chose qui me choque.
Ce Monsieur (Gautier-Sauvignac) a subi une garde à vue "3 étoiles" au cours de laquelle il n'a jamais dit où sont passés les 19 millions d'euros retirés des caisses de l'UIMMP.
Il est resté vague et "contentez vous de ça".
D'autre part, on a quand même mis 1 mois avant de le perquisitionner...
Imaginez un jeune de banlieue, sans violence, qui aurait "piqué" une sacoche contenant 1000 euros dans un bureau de poste (ou autre).
L'aurait-on placé en garde à vue avec repas fins, café-croissants, cellule aménagée, etc....?
Et s'il n'avait pas voulu dire où était l'argent, l'aurait-on laissé ressortir libre ?
Non ! sûrement pas !
Après quelques baffes et insultes il aurait été déféré au Parquet....
D'autre part, Ricky088, la gauche ne peut rien faire "avant" tant les lois sont passées, pour la plupart, en douce (cf. les lois successives sur la santé).
Celles qui sont annoncées haut et fort ne le sont que pour créer diversion...
Et faire quoi tant que ce n'est pas voté ?
Des procès d'intention ?
On rentrerait dans le système de la droite ...
Dire que le PS n'a rien dit sur cette question est tout simplement inexact: c'est le PS qui a élaboré la justification du recours au Conseil Constitutionnel (et celle-ci est sans ambigüité) à laquelle tente de répondre point par point le texte du CC. SR, Hollande, aussi bien que Delanoë ont dit leur opposition à cette loi et ont affirmé que la gauche l'abolirait quand elle serait au pouvoir.
Dès lors qu'elle est inapplicable avant 2023 (et encore!) du fait de la censure en apparence partielle mais de fait quasi-totale à moyen terme du CC (et NS ne s'y est pas trompé) et au delà de celle la Cour Européenne des Droits de l'Homme en cas d'application, il y a toute les chances que cela devienne non seulement possible, mais indispensable.
Sur le fond R. Badinter et des constitutionnalistes proche ou membre du PS se sont largement exprimés dans la presse-papier et audio-visuelle avec des arguments fondamentaux particulièrement incisifs et convainquants pour pointer la dangerosité de cette loi pour la démocratie. Il était démocratiquement sain que, sur une question constitutionnelle touchant aux droits de l'homme, le PS grâce à ces interventions mette cette question hors toute démagogie électoraliste.
La décision du CC pour être sibylline, voire contradictoire dans la forme, n'en est pas moins une victoire de la démocratie ou plutôt laisse toute sa chance à une future abolition de cette loi à la fois inique et inapplicable, bien qu'approuvée pour le moment par une majorité de l'opinion.
Il faut tout faire dans ces conditions pour éviter, par des interventions passionnelles, de donner l'occasion à NS d'organiser un référendum pour changer la constitution sur la question des droits des l'homme appliqués aux criminels.
je n'en reviens pas !
Cette sorte d'aveuglement qui fait qu'on tolère le silence assourdissant des leaders pour se satisfaire d'un Badinter ou d'une Guigou !!! Mais heureusement qu'ils étaient là ! Mais c'est largement insuffisant. Croyez vous que la "masse" y entende quoi que ce soit ?? Il aurait fallu qu'une Royal aille à la télé et dise non pas "on pourrait faire autrement" mais "CETTE LOI EST SCANDALEUSE ET VOILÀ POURQUOI" et qu'elle ajoute (parce que là dessus vous avez tort) "LA DÉCISION DU CC EST UN RENIEMENT RÉPUBLICAIN SUR NOS VALEURS".
Votre pragmatisme sondagier me surprend cher Sylvain. Je suis moi même très pragmatique, je suis moi même prét à défendre Royal ou Delanoë, mais l'honnêteté oblige à reconnaitre que ni l'un ni l'autre n'a été à la hauteur de la fonction qu'ils ambitionnent. Il y a des valeurs sur lesquelles on ne transige pas. Ils ont montré que cette nouvelle génération n'a pas les épaules. Ils ont dit la faillite d'un systeme présidentialiste, ils illustrent la nécessité du parlement. Les hommes (et femmes) d'envergure ne peuvent plus exister dans nos systeme.
Un Mitterrand pouvait être une ordure par ailleurs il n'en avait pas moins du courage. c'était vrai de tous jusqu'à Chirac.
Mais là du scandale de la loi, jusqu'au scandale de la décision du conseil, en passant par le scandale du président la voix du PS n'aura été sauvé que par quelques esprits encore libres des sondages. Ce n'est pas une bonne nouvelle.
C'est sur le point de savoir comment réagir à la manipulation populiste électoraliste et sécuritaire de NS que nous divergeons en effet.
Je pense que sur les principes le PS a été très clair pour qui a lu sa demande de constitutionnalité, mais qu'il refuse d'affaiblir davantage le CC qui sur cette affaire s'est montré particulièrement faible, pour ne pas donner du grain à moudre à l'offensive anti-constitutionnaliste globale de NS.
Je considère aussi que faire intervenir des personnes particulièrement compétentes et peu suspectes de démagogie électorale, anciens ministres respectés ou constitutionnalistes réputés auprès des juristes, plutôt que des partisans politiques symétriques de ceux qu'utilisent l'UMP (Moreno et consort) est indispensables pour éviter une surenchère qui irait dans le sens du projet sarkozyste de mettre en cause l'état de droit et la séparation des pouvoirs en s'appuyant sur l'opinion "victimaire" et la peur pour cela.
Dans toute politique il faut adapter la tactique, non pas aux sondages, mais à l'usage que ceux d'en face peuvent en faire, afin de sortir le débat de la seule lutte politicienne en recourant à des arguments et à des personnes insoupçonnables de démagogie.
Mais qui vous parle d'un équivalent Morano quand précisemment j'attends que la gauche élève le débat. Vous raisonnez en vague tactique et par la même vous laissez les gens ne pas comprendre le danger de l'admission d'une peine pour un possible. Or c'est ce qui est arrivé et c'est extremement grave. Et personne n'a rien dit sauf Badinter.
Ne faites pas semblant de croire que les français ont compris la position du PS. C'est faux.
Les gens ont compris que le PS, en dénonçant le loi comme une atteinte aux droits de l'homme, ce que tous les dirigeants du parti ont dit, à commencer par F. Hollande, défendait les criminels contre les victimes, l'argument de l'UMP, pour être odieux, n'en est pas moins efficace.
Sur ce terrain de la lutte politicienne, il est indispensable de ne pas se situer. R. Badinter et E.Guigou ne pouvait pas faire mieux que les dirigeants du parti qui, ne vous en déplaise, ont dit très exactement la même chose qu'eux au parlement et dans leur justification de demande de constitutionnalité.
Ce n'est surement pas le moment d'affaiblir le PS par des attaques peu justifiées à son égard.
Non je suis désolé mais je n'ai entendu ni Delanoé nni Royal dire "les mêmes choses" et vous le savez fort bien.
C'est très bien acceptons tout mais ne nous plaignons plus d'être qualifié de groupies aveugles et de ne plus être capable de convaincre les septiques.
Reprenez les motifs de la demande parlementaire de constitutionnalité déposée par le PS et repris dans l'examen du CC, vous y trouverez l'ensemble de l'argumentation contre cette loi, sans aucune ambigüité . Cette demande a été accompagnée d'interventions devant le Sénat et la Chambre des députés qui ont été retransmises par la chaine LCP.
Pour le reste nombre de spécialistes et experts constitutionnels du PS ou proches se sont exprimées sans démagogie sur toutes les chaines dans le sens que vous dites, mais, semble-t-il, il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.
La divergence entre nous est sur la tactique et non sur le fond: ce n'est pas en criant plus fort que NS que l'on se fait nécessairement le mieux entendre. Surtout pas en période électorale sur un thème sécuritaire très populiste, sinon populaire. La loi a été de fait rendue inapplicable par le CC, car selon les conditions qu'il impose elle n'est ni faite ni à faire, sauf à être contestée par la CEDH de Strasbourg.
Il vaut donc mieux faire dans le sérieux en s'appuyant sur les contre-pouvoirs institutionnels et éviter de hurler avec les loups...Car, à ce jeu, NS joue gagnant!
"un grand nombre de spécialistes et experts s'est exprimé (ou se sont exprimés)". Avec mes excuses pour cette coquille
reprennons un peu la chronologie et vous comprendrez mieux :
jusqu'au conseil constitutionnel je trouvais ça un peu mou mais je n'avais rien à redire. Et puis il y a eu la décision du conseil, la décision de sarko de passer outre et là... là alors que le conseil validait une hérésie totale et que le président voulait en ajouter une autre.... j'ai attendu. et j'attends toujours.
C'est ça qui m'a profondément choqué. ce silence là sur le pietinnement de deux valeurs fondamentale. Après la loi.
Tout à fait d'accord avec toi machinchose.
Il manque à la gauche quelqu'un. Et c'est pas rien. Ce quelqu'un, c'est juste le leader.
Homme ou femme capable de rassembler. De porter une parole forte au sens de FERME, INEBRANLABLE.
Capable de défendre les valeurs essentielles, l'ESSENCE de notre République lorsqu'elle est en danger. Et là c'est le cas.
Aujourd'hui comme hier égal à lui-même, Badinter, le Juste, semble bien seul, et il est plus tout jeune.
On le regarde, l'écoute avec appréhension comme un des derniers specimens d'une espèce en voie de disparition (On songe à la puissance de conviction du tandem MITTERRAND BADINTER, en d'autres temps).
Oui, on le scrute (dans l'écran)comme un phare dans la nuit qui s'étend.
Elle manque. CRUELLEMENT. Cette voix, capable de répondre PRESENT au moment important.
De TAPER sur la TABLE. Pour Dire STOP.
Au lieu de çà. A gauche, ils sont là en train de se branler les noix depuis des mois (années)tétanisés dans leurs tranchées respectives, à se guetter les uns-les autres (Plus propmts à passer à l'offensive contre eux-mêmes que contre l'ennemi.)Combien de temps allons- nous rester ENCORE les spectateurs prisonniers de ces jeux stériles.
Si Hollande, le chef de la gauche, prend la parole, on se prend à espérer... un sursaut...un miracle... et patatras, en 3 secondes on décroche, on raccroche, l'esprit engourdi. Désespéré.
On a qu'une envie c'est d'aller le secouer. A tous (ou presque), On voudrait pouvoir leur appuyer sur un bouton pour augmenter le volume de leurs convictions, de leur FORCE DE FRAPPE VERBALE.
IMAGINONS. Si L ESSENTIEL DE LEUR ENERGIE. N' était PAS gaspillée A SE GUETTER ET SE NEUTRALISER ( Royal,Delanoe, (DSK sous couvert Moscovici),DRAY..).
Mais à réfléchir à une stratégie de communication pour expliquer à l'opinion publique et à l'UNISSON, ce qu'une telle loi représente comme régression, et danger potentiel pour notre démocratie.
Et sur un sujet aussi casse gueule, il faudrait, oui tu as raison machinchose faire le plein de COURAGE de DIDACTIQUE et de FORCE DE CONVICTION !
Les murs de notre maison France tremblent cependant que nos élites socialistes,insouciantes, passent leur temps à se regarder dans le miroir "dis-moi, miroir de la gauche, suis-je le plus beau ou la plus belle!!!"
Oui, machinchose, j'entends et je comprends cette colère qui gronde...Je viens la partager avec toi.
A défaut d'un peu d'espoir à partager.
Si vous attendez un messie pour défendre l'essence de notre république à votre/notre place, alors cette essence est déjà perdue.
Si quelqu'un doit dire haut et fort STOP c'est bien le citoyen.
Et il dispose de multiple moyens pour ce faire, que ce soit les toutes prochaines élections municipales et cantonales, mais également en clamant ouvertement et clairement son opposition à chaque occasion qu'il lui est donné, que ce soit des sondages, une manifestation ou simplement lorsqu'il informe (preuve à l'appui) son entourage sur les mini-scandales ce que les médias principaux ne relaient plus, trop aveuglés par la tactique de diversion polémique du pouvoir.
Ne cherchez pas un héro pour sauver la démocratie. Nous avons et aurons la démocratie que l'on mérite. A nous, nous tous, de dire stop quand il le faut. Cela nécessite d'avoir du courage tous ensemble, ce qui ne va pas de soit hélas. Mais combien autour de vous partagent avec vous leur agacement voir leur raz-le-bol ? Combien semblent particulièrement remonté contre ce pouvoir, là où avant ils ne semblaient pas s'intéresser à la politique du pays ? Combien parmi eux iraient défiler avec un bracelet "casse-toi pov'con" et un sparadra sur la bouche, comme suggéré plus haut ?
Pourtant, un million de manifestants défilant ainsi dans un silence de mort - ou en squandant uniquement "ASSEZ !" - en dirait bien plus et bien plus fort que tous les héros politiques qu'on risque d'attendre jusqu'à la fin des temps.
Josianne Balasco a demandé "Où est la gauche ???". Et elle ajouté ensuite dit "ce n'est pas notre boulot d'être là [avec les SDF]". Je pense qu'elle a tort sur ce point.
S'il est temps que le "demos" - peuple en grec - montre sa "kratos" - puissance, le citoyen ne doit surtout pas chercher un héro pour le faire à sa place.
Tout au plus doit-on attendre de la gauche de canaliser la grogne qui monte dans ce pays, cela serait déjà beaucoup, le reste est l'affaire de tous les citoyens.
Pour te répondre clairement Machinchose, Royal et Delanoë ne sont pas leaders du parti, encore, et n'occupent pas les postes de décisions. Aucun des deux n'est porte-parole.
Nous avons un parti inaudible qui par ses divisions se tirent une balle dans le pied. Vivement le congrés!
j'espère que ça n'est pas un argument censé justifié leur silence que vous savez comme moi qu'ils sont les deux auxquels les médias tendent avec le plus de facilité leurs micros. Ils veulent la tête qu'ils nous montrent qu'ils ont les épaules !
Oui machin et chose, moi aussi je pense que LE PS consentent, et fement la porte du train abominable, mais quant à Badinter, il ne parle pas en tant que personne de gauche, mais encore investit de sa fonction auprès de la justice, il évite de personaliser ses réponses (style, je dirai, je ferai: il rappelle les fonctrionnement), i me rappelle parfois, dans la forme hubert védrine, qui lui m'agace beaucoup plus car il émet des avis, des hypothèses, robert badinter lui ne done pas son avis, ou évite tout à fait de le faire, mais il parle pour tracer des repères très clairs pour tout un chacun et pour tous, la constitution. Ceci dit, inutile de cherhhcer La personne qui va nous laver de tout çà, alors qu'au quotidien, il faut tous pouvoir encore se baser sur des fondations institutionnelles qui s'effritent, ou plus exactement changent vant que nous puissions comprendre sur quels principes, valeurs...Nous sommes tous un peu perdus alors on va se cherhcer des nuls, et coté gauche, on en manque pas c'est très évident
Mais tu as raison, il faut sas doute au contraire aider les intellectuels à forcer les portes de radios, libraires, télé (j'en ai marre d'entendre annoncer max gallo comme L HISTOTIEN sur n'importe quel sujet...je veux dire qu'il y a légion de personalités qui ont d'autres voix à nous communiquer
pour rue 89, merci
Il n'y a pas vraiment un silence de la gauche. Différente personnalités ont bien analysé ce déni de justice qu'est la rétention.
Au point que la droite a accusé les socialistes de se range du coté des assassins.
La gauche mérite beaucoup de critique mais pas celle de ne pas s'etre elevé contre cette loi
Badinter dans une tribune dans le monde (je crois que c'etait le monde:-)) a fort bien analysé et commenté cette loi
dont acte