L'Europe sort de l'impasse mais sans retrouver son élan

Une fois passée la fièvre médiatique entourant le Conseil européen de Bruxelles et l'action des "spin doctors" (les agents d'influence) des délégations, si on jetait un regard froid sur ce qui s'y est réellement passé... On y verrait un résultat beaucoup moins reluisant que ce qu'on a voulu nous "vendre", et une Europe encore loin d'avoir retrouvé son âme.

Soyons d'abord positifs: l'Europe est effectivement sortie de l'impasse dans laquelle l'avait plongée le double rejet franco-néerlandais du Traité constitutionnel de 2005. Depuis deux ans, pas de "plan B" ni même de volonté de redémarrer après ce coup sur la tête. Une idée avait fait son chemin au lendemain du double "non": il faudra attendre l'élection d'un nouveau Président en France pour pouvoir espérer relancer une machine dont on voit bien qu'à 27 elle a, au minimum, besoin d'un ravalement institutionnel pour mieux fonctionner.

Entre alors en scène Nicolas Sarkozy, qui joue habilement sa carte maîtresse du "mini-traité" ratifié par la voie parlementaire. Il prend ainsi le contrepied de Ségolène Royal qui promettait un nouveau référendum: séduisant d'un point de vue de la légitimité populaire, cauchemar absolu pour le reste de l'Europe qui n'en peut plus d'être pris en otage à chaque fois par les humeurs changeantes des Français... En promettant un vote parlementaire, Sarkozy parvient à "vendre" son "mini-traité" aux autres Européens initialement réticents.

En faisant adopter le "mini-traité", devenu dans l'eurojargon un "traité modificatif", Nicolas Sarkozy s'offre les apparences d'un premier grand succès de politique étrangère, et se pose en sauveur de l'Europe, ce qu'on a pu entendre à satiété samedi sur les ondes françaises. Le texte adopté, s'il offre l'avantage de relancer la mécanique européenne, ne mérite toutefois pas un tel émerveillement.

Les commentaires de certains chefs de gouvernement européens sont d'ailleurs révélateurs du désenchantement. Dans La Repubblica, dimanche, l'Italien Romano Prodi, ancien président de la Commission européenne, se dit "rempli d'amertume en tant que citoyen européen par le spectacle auquel (il a) assisté". Pour son collègue luxembourgeois Jean-Claude Juncker, "ceci est un traité simplifié qui est très compliqué"...

Ce texte incompréhensible pour le commun des mortels européens porte la marque des chantages à répétition menés, dans les meilleures traditions européennes, par la Pologne et la Grande-Bretagne. Pour prix du compromis avec les Polonais, on a renvoyé la modification de la règle de vote à... 2017, alors que cette réforme était présentée comme vitale pour éviter la paralysie. Pour satisfaire la dernière volonté de Tony Blair et de l'euroscepticisme britannique, on a renoncé au ministre des Affaires étrangères de l'UE pour se contenter d'un haut représentant pour la Politique étrangère, et on a dispensé le Royaume-Uni de subir l'impact juridique de la Charte des droits fondamentaux.

Ce traité porte surtout l'empreinte de l'époque, c'est-à-dire une absence totale d'ambition et de perspective, un renoncement à donner à l'Europe la capacité de peser d'un poids réel dans un monde de plus en plus multipolaire, mais dans lequel l'Europe a renoncé, de fait, à être un des pôles influents. Faudra-t-il se contenter de ces rafistolages à 27, c'est-à-dire du plus petit dénominateur commun, ou repenser une architecture permettant de redonner une âme à l'entreprise européenne, susceptible d'entraîner l'adhésion des peuples? Le sommet de Bruxelles n'a pas répondu à cette question.

Pierre Haski


A lire:
Les médias européens saluent la partie de poker de Bruxelles.
Revue de presse européenne au lendemain du Sommet.


A lire:
Accord à l'arraché au sommet européen de Bruxelles

Les conclusions du Conseil européen.

 

A lire:
La constitution européenne bouge encore
Le projet de traité simplifié est relancé

 


A lire:
Europe: une menace de veto peut en cacher une autre
Pologne et Grande-Bretagne se font tirer l'oreille.



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Ferdinand.Bardamu | Rien.
16H25 24/06/2007

On fait encore l'europe dans notre dos (et cette fois-ci de plus, de façon totalement despotique, en se passant de référendum). C'est comme cela depuis le début. Avec leurs "traités" l'idée européenne n'est plus que la peau d'une espèce de fruit mort, qui promettait pourtant d'être savoureux. Et, cerise (c'est le cas de le dire) sur le gâteau, ils voudraient que nous adorions leur idole. Et puis quoi encore, ils ne veulent pas notre pantalon ?
Cette europe là ne ressemble à rien et à vouloir nous l'imposer, ils vont, à terme, rencontrer un mur contre lequel ils vont se casser les dents, tôt ou tard. Il aurait mieux valu qu'ils investissent dans des scratch tests. Ce n'est pas faute de le leur avoir dit.....

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
20H36 24/06/2007

JE cite : On fait encore l'Europe dans notre dos (et cette fois-ci de plus, de façon totalement despotique, en se passant de référendum).

L'expérience que nous avons eu du referendum (Constitution européenne) me pousse à émettre des doutes. Franchement, je n'ai pas vécu une expérience démocratique exaltante. Les referendums du passé m'avaient laissé l'impression d'être des pébliscites et que lles électeurs étaient bien bien manipulés.

Côté face, les referendums sont des entreprises assez despotiques.
Généralement, la question est souvent mal posée pour une partie du corps électoral (il faudrait des consultations électorales préalables pour fixer les termes de la question [voire des questions quand une seule s'avère insuffisante]). Et cerise sur le gâteau, en France, on ne sait en poser qu'une seule à la fois.

Dans le cas du referendum de la chose constitutionnelle auquel nous avons participé, l'objet qu'il fallait examiner, évaluer était ahurissant.

•Ahurissant ce texte trop complexe. Dans mon entourage je ne connais PERSONNE qui l'ait lu entièrement, personne qui en ait lu plus de dix pages (et qui ait prétendu l'avoir compris). Aurait-pn pu écrire ces choses-la de façon plus simple ? Je devine que vous allez dire oui. Non ?

•Ahurissant ce texte qui contenait des parties institutionnelles mais aussi des textes économiques, et des questions de droit. Il aurait fallu un REFERENDUM À PLUSIEURS QUESTIONS. Qui, en France, a suggéré qu'il en fallait plusieurs ?

•Ahurissant que l'on ne demande qu'aux Français, Néerlandais, etc… et non pas à TOUS LES EUROPÉENS DE SE PRONONCER. La décision de faire ou non un référendum échappait au mouvement propre européen pour être abandonné aux chefs d'État. On peut penser que ces derniers ont pu vouloir régler des problèmes intérieurs en suivant cette voie.

•Ahurissant compte tenu du manque de conscience européenne des élites et des citoyens de notre pays. Nombre incalculable de fois où un homme politique cherche à échapper à l'impopularité en se dédouanant sur le bouc émissaire européen, le beau commissaire européen et les aberrations insensées de la bureaucratie bruxelloise. En chargeant la barque. Procédé lamentable mais très payant dans notre beau pays.

<< C'est comme cela depuis le début. >>

…… DEPUIS QUAND ?

 
leconcombrevert | entier !
21H32 24/06/2007

Une critique très pertinente.

C'etait une erreur de demander aux gouvernements de promouvoir la constitution (le traité ....). Cela a ouvert la voie a un vote sanction contre le gouvernement en place qui s'est trompé de cible. Autre erreur, de ne pas avoir fait voter toute l'europe le meme jour. Je pense aussi, qu'il aurait proceder par plusieurs questions.

Les sondages nous montrent combien il est crucial pour le resultat, comment on pose une question, par quelle autres alternatives elle est entourée. Tout cela a certainement joué pour le refus (je pense que la majorité des Francais aurait approuvé la partie institutionelle et la partie concernant le charte des droits).

Et plus encore, ce qui a donné le coup de grace, c'etait Chirac qui demandé qu'on l'accepte. Alors, vu le degrée d'impopularité du Président sortant, le non etait assuré de l'emporter.

 
Ferdinand.Bardamu | Rien.
22H05 24/06/2007

Ah la la...j'adore ceux qui s'adonnent à l'exercice de faire parler les autres, pour les besoins de leur démonstration, à la manière dont les ventriloques font parler leur marionnette.
En ce qui me concerne (mon groupe d'amis et moi pour être plus exacte), j'ai voté Non au TCE pour les raisons suivantes :
1) on nous proposait (et c'est toujours vrai) une europe libérale, vaste supermarché où tout le monde s'entretue pour survivre, alors que je ne veux en aucun cas vivre dans une société libérales, où les marchés décident de tout, où l'homme est traité comme une kleenex quand les actionnaires estiment qu'il ne leur rapporte pas assez d'argent, où les vieux licencient les jeunes, via leurs fonds de pension, etc...
2) Cette troupe hétéroclyte ne ressemble à rien, parce que les histoires ne sont pas les mêmes et les aspirations non plus (les gens de l'est aspirent à l'ultralibéralisme et nous aspirons à une société qui privilégie la solidarité et l'humaine en général) et d'autre part parce qu'elle compte en son rang nombre de traîtres, véritables valets des US (voir les prisons secrète de la CIA, le comportement général des anglais (De Gaulle avait raison), etc.)

Pour toutes ces raisons et bien d'autres, et comme on ne peut revenir en arrière (une europe des 6 pourquoi pas ?), pour moi l'europe cela sera toujours NON, NON et NON.

 
23H57 24/06/2007

moi aussi, et je l'ai lu, en y revenant pour vérifier la concordance ou non entre les principes affichés et les dispositions y compris celles des annexes, et j'ai voté non

 
leconcombrevert | entier !
00H00 25/06/2007

Juste pour mettre les choses au clair:

Monsieur Ferdinand, en disant, je vous cite de memoire, que vous adorez "ceux qui s'adonnent à l'exercice de faire parler les autres, pour les besoins de leur démonstration, à la manière dont les ventriloques font parler leur marionnette." C'est un éloge des arts du cirque fort beau.
Sauf: de quel Pinocchio plait il de nous causer ? Le context laisserait a croire que on me vise, moi ? Désolée, vous avez tout faut.

 
Courageux anonyme
06H00 25/06/2007

Non, je répondais surtout à Claude PELLETIER , qui semble vouloir réécrire l'histoire.

 
Ferdinand.Bardamu | Rien.
06H19 25/06/2007

Euh....ceci dit votre "Cela a ouvert la voie a un vote sanction contre le gouvernement en place qui s'est trompé de cible.", cela me parait effectivement vouloir faire parler les autres comme des marionnettes. Le coup du vote sanction contre le gouvernement (les votants se sont donc trompés de cible, ben voyons...), on nous l'a servi et resservi à foison. Une espèce de jocker permettant à celles et à ceux qui ne veulent pas admettre qu'on a voté NON à cette europe telle qu'elle est de boter en touche sans se poser de questions. Marre qu'on fasse parler nos votes ("les français ceci", "les français cela")....
C'est marrant, quand je lis les "analyses" des "experts" sur le vote des français dans les journaux (quelles que soient les éléctions), je ne retrouve JAMAIS mes motivations. Les dits "experts" semblent toujours se voiler la face (j'entends faire de la propagande) en invoquant des raisons frivoles et factices, bref ils nous prennent pour des cons pour les besoins de leurs intérêts. Marre.

 
Courageux anonyme
09H55 25/06/2007

C'est vrai, tout était tellement mieux à l'époque où on vivait bien protégés derrière nos petites frontières bien closes, avec nos bons Francs, sans les méchants américains et sans capitalistes, sans avoir à supporter ces gens de l'est.

Vous êtes bien une marionnette, celle de vos propres délires projetant un monde fantasmé avec la jubilation de l'enfant gâté à dire "non" en s'écoutant en boucle.

Est-ce que les 2 points que vous faîtes ont quelque chose à voir avec le TCE de 2005? Non. Rien. Le traité reprenait, simplifiait 40 ans de construction européenne et posait enfin des jalons en matière de défenses des libertés publiques, des droits sociaux, de l'encadrement des activités économiques.

Alors au fond voilà, vous êtes contre l'Europe, ça s'est décidé subitement, visiblement parce que l'Europe ne pense pas la même chose que nous, nous qui ne sommes pas des "valets". Nous qui sommes un vrai peuple libre qui n'a jamais eu les 200 familles, les paternalistes, autant d'instrument de domination économique bien plus cassants qu'aujourd'hui le capitalisme international.

Est-ce que la France a jamais fait mieux par elle-même qu'avec l'Europe? Non. Est-ce que la France aurait la prospérité qu'elle a aujourd'hui sans l'UE? Non.
Le TCE était une avancée.
À présent, merci les nonistes, le projet est mort, les États ont repris la main. L'histoire montre que Bruxelles est un bien meilleur maître que nos élites nationales.

 
Ferdinand.Bardamu | Rien.
17H03 25/06/2007

Je cite : "Le traité reprenait, simplifiait 40 ans de construction européenne et posait enfin des jalons en matière de défenses des libertés publiques, des droits sociaux, de l'encadrement des activités économiques."
Telle que la concurrence libre et non faussée c'est cela ? :-)

 
Courageux anonyme
17H05 24/06/2007

J'ai bien peur, cette europe ne soit morte, je ne vois pas comment, elle est plus gouvernable qu'auparavent, cette Europe s'est cassée lors de la réunification de l'Allemagne qui faut par ailleurs saluer, mais cela a obligé de dirigeants à en accélérer la marche pour le résultat que nous constatons aujourd'hui. Une Europe est à reconstruire sur d'autres bases,non contre les intérêts des peuples, des travailleurs, en clair une Europe sociale arrachée des mains du grand capital.

 
Courageux anonyme
17H23 24/06/2007

Dans le genre de l'Union Soviétique, mais... à l'ouest en quelque sorte...
Alviano

 
Courageux anonyme
17H27 24/06/2007

J'allais râler contre la mise au rancart de la voie référendaire. Et puis je me suis dit que cette idée de référendum, alors que la construction européenne était en cours, était en soi une énorme inégalité.

Inégalité ? En effet pourquoi certains Européens auraient eu le droit de voter et pas d'autres. Cette idée était boiteuse dès le départ. Il aurait fallu que tous les Européens votent.

Et pour construire des consciences européennes, il aurait convenu de voter tous en même temps !!! D'accord encore un coup de Yapaka et Faukon…

.

 
Courageux anonyme
11H44 25/06/2007

Bonjour,

Je ne sais pas, à quel moment, et pour quelles raisons le gouvernement Néerlandais, a décidé d'utiliser le référendum, concernant le traité sur la constitution européenne, mais ce qui est sûr, si cela n'a pas été le cas de la plupart des pays européens, c'est que les gouvernements, en question, savaient que le résultat avait de grandes chances d'être négatif.

Quant à la France, si Chirac a accepté de faire appel au référendum, c'est pour des raisons de politique interne. En premier lieu, le traité avait déjà été ratifié par les 2 assemblées, ce n'était donc pas nécessaire de faire procéder à un référendum. Mais s'il l'a fait, c'était avant tout pour couper l'herbe sous le pied de Sarkozy, à la présidentielle de 2007.

En effet les sondages, plusieurs mois avant la date des élections, donnaient le oui largement vainqueur. Ayant gagné le 2ème tour des présidentielles de 2002, avec 82 % des suffrages, il espérait avec un vote, assez large du oui, se donner la possibilité de se représenter en 2007, en rassembleur des français, et stopper les ambitions de Sarkozy. Sinon je pense que jamais il n'aurait donné la possibilité aux Français de s'exprimer, sur ce sujet.

Sinon vous avez parfaitement raison, pour tout ce qui touche à l'Europe, ce sont les peuples qui devraient s'exprimer, et non les dirigeants, qui ne défendent pas les mêmes intérêts.

Jean-Louis

 
17H54 24/06/2007

Il faut bien reconnaitre que c'est quand meme mieux que rien, le plus dommage etant l'abandon des symboles (hymne, drapeau, Charte des droits fondamentaux).

 
18H19 24/06/2007

J'aimerais avoir des précisions sur ce que ce traité va permettre puisque chacun s'accorde à dire que nous sommes sortis de l'impasse. Que va-t-on pouvoir faire maintenant? J'aimerais vraiment que les observateurs de Rue 89 nous éclairent. Merci.

 
Ferdinand.Bardamu | Rien.
18H39 24/06/2007

Désolé pour Rue89, une fois n'est pas coutume, mais une partie de la réponse se trouve ici :
http://www.liberation.fr/actualite/monde/263074.FR.php

 
18H38 24/06/2007
    C’est un de ces moments difficiles.
    On peut se réjouir que l’Europe, dont on rêvait, reparte, même doucement.
    On sait bien que Sarko va s’encenser, mais il n’attend pas après ça pour le faire.
    Et d’une certaine façon, avec un peu plus de modestie (pouf, pouf), il pourrait se féliciter.
    Mais, en même temps, ce qui se construit, qui redémarre, à un drôle de goût amer.
    Tout ça n’est plus un rêve fraternel, mais une grande surface. On brade, on négocie, on fait des affaires.
    C’est dur de ne pas avancer, car cela ne mène nulle part. Mais c’est dur d’avancer, car on a idée que ce n’est pas vraiment vers là que l’on voudrait aller.
 
00H01 25/06/2007

reste que sur les points où le parlement aura un peu plus de pouvoir, des avancées, lentes peut-être, mais des avancées tout de même pourront avoir lieu. Moins de pression des pays, si celles des lobies restent

 
leconcombrevert | entier !
18H53 24/06/2007

Comme sans doute des millions d'européens, j'ai poussée un grand ouff, qu'au moins les institutions européennes ne pouront pas etre tenues en otages éternellement par les polonais et autres sousmarins britanniques (voire americains). Mais qu'il faille attendre 2014/17 pour sortir de l'impasse, l'horreur!

C'est dommage, si les Francais et les Néerlandais n'avait pas voté contre la constitution en 2005, ont serait débarassés des coups de frein permanent a toute mesure sociale de bon sens des Britanniques et de leurs acolytes polonnais! 2005, c'etait une occasion unique qui aurait permit a terme d'en finir avec le militantisme neo-conservateur et ultra-libéral des institutions européenes!

Cela rapelle le comportement de certains personnes de la gauche, qui ont préferé voire perdre Ségolène Royal (étant non assez a gauche a leurs yeux) pour qu'on se retrouve avec un président meme plus a droite que chirac ! Fallait le faire !

Tiens, chacque fois Fabius (celui du plan B !!) etait de la partie !

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
21H06 24/06/2007

D'accord avec ce bon légume de saison, le concombre vert (non masqué).

QUELLE PARTIE DE RIRE … LE PLAN B !
Quelle superbe ET magnifique plaisanterie !
Nous faisions rire nos voisins Grecs. Pour eux le plan B c'était le plan Béta.

Il fallait une belle incompréhension, méconnaissance ou ignorance du chantier européen pour arguer d'un plan B. Il fallait avoir oublié les guerres mondiales, les précurseurs, les tâtonnements. Il fallait ne pas avoir suivi ou enregistré ce rassemblement d'États et comment on en était arrivé la, etc…… Il fallait écouter un peu trop niaisement ces innombrables politiciens qui aiment se défausser des choses impopulaires sur le bouc émissaire idéal : Bruxelles.

 
Courageux anonyme
19H15 24/06/2007

Le sommet européen sera un triomphe pour Sarkozy. Ce sera indubitable pour les media français, même si ce n'est pas évident vu du reste de l'Europe. De toute façon, persone n'apportera la contradiction.
Et comment serait-il adopté, ce mini-traité ? Par la voie parlementaire, bien entendu ! Il est hors de question de se compliquer la vie avec des referendums. En France et aux Pays-Bas, on a vu à quoi ça nous menait de demander son avis au peuple. Que faut-il en conclure, si ce n'est que les dirigeants de la Communauté Européenne pensent que l'Europe doit se faire sans les Européens ?
D'ailleurs, qu'est-ce que c'est que cette Europe à 27 qui repose sur les bases d'une Europe à 15 ? L'élargissement de la CE doit être le but ultime; encore faut-il s'en donner les moyens.
Pour avoir voulu mettre la charrue avant les boeufs, l'Europe est aujourd'hui en panne. Le compromis d'aujourd'hui (compromis ou compromission, devant Kaczinsky et Blair ?) sauve les apparences, pas l'Europe. Mais en dehors de Junker, qui, parmi tout ce beau monde, croit encore à l'Europe ?
Au fait : pendant ce temps-là, Wall Street fonctionne et la Chine prospère!

Thomas GREDAT

 
19H17 24/06/2007

Sarkozy est passé maître dans l'art d'annoncer de fausses-bonnes nouvelles. Les médias complices l'encensent sans creuser, sans discernement. Un nouveau spectacle affligeant de journalistes vendant un produit miraculeux, qui ne guérit pas grand chose, qui réveille simplement quelques douleurs. Et les abreuvés de TF1 et consorts vont tout avaler.
A lire les commentaires de certains dirigeants étrangers, tout cela respire la mascarade, la communication forcée et le désenchantement face à cet enlisement n'en est que plus grand.
Ce mini-traité n'est qu'un accord de façade, le silence du ministre des affaires étrangères est éloquent. Il sera célébré en grandes pompes par le sauveur de l'Europe, à moins que les peuples en décident autrement. Sauf que... on ne les consultera pas!

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
19H29 24/06/2007

COMMENT S'EN SORT-ELLE L'UNION EUROPÉENNE ?

Quand notre Président se tourne vers le passé, il découvre dans un bel alignement, DEUX ANNÉES d'un état comateux post traumatique consécutif d'un double accident référendaire. S'il se tournait ensuite vers l'avenir, il verrait DIX LONGUES ANNÉES bien alignées elles-aussi, d'une convalescence post comateuse. DIX années pour mettre en place les mesures qui combattront la PARALYSIE. Hou lala ! ça sent le gravissime, le multi traumatisé démembré ou l'erreur de la nature qui n'est pas aussi naturellement tendre que ça avec nous autrees pauvrees humains. DIX ANNÉES C'EST LOIN ! Serai-je encore de ce-monde ?

L'Union Européenne a souffert. Faut dire que le bébé a grandi trop vite. De l'enfance à l'âge mûr directement. Du coup le squelette a des faiblesses et les organes sont dépareillés. La médecine est hasardeuse ; elle ne peut se prévaloir que de succès liés à des effets d'aubaine. L'architecte pouvait-il prévoir les évolutions, l'inflation des états-membres, l'écroulement du Mur de Berlin ? Le mortier de l'Europe a été mal composé, mal homogénéisé. Par endroit le béton part en sables, le ferraillage dépasse, une partie de l'échafaudage est pris dans les fondations. Et pourtant l'intuition de départ —TOURNER LA PAGE DE L'EUROPE-DES-GUERRES-MONDIALES = j'appelle cela le Rêve de Bruxelles — reste valable. Mais sera-t-elle VIABLE ?

Les médecins ont bien du mérite. Certains essaient de sauver le malade. D'autres essaient surtout d'être sur la photo. C'est un peu le cas de not' champion le Président Sarko. C'est le genre de héros qui sait toujours bien se placer dans un goupe pour paraître le cador, le zorro. Et en même temps on ne peut pas ne pas admirer l'opération.

IL FALLAIT FAIRE QUELQUE CHOSE. ET ils ont fait quelque chose. L'ambition était petite comme on dit mais qu'attendre d'un multi traumatisé si ce n'est un souffle, un sourire. Pour les parents, la mère et le père, ce n'est pas rien. Avez-vous compris que vous aussi vous faisiez partie de la famille ? Franchement —c'est mal de parler avec franchise ?— il faudrait retrouver le temps où Bruxelles rêvait…

 
Courageux anonyme
20H02 24/06/2007

Alors rêvons un peu !
On vire Manuel Barroso, et on le remplace par celui qui a chanté Bruxelles. Jacques Brel Président de la Commission Européenne ! Ca n'aurait pas plus fait avancer l'Europe, mais on se serait mieux marrés !
"Faut vous dire, monsieur,
Que chez ces gens-là,
On ne vit pas, monsieur,
On ne vit pas :
On triche !"

 
Courageux anonyme
19H48 24/06/2007

Je m'en fout, je quitte l'Europe (pas pour les USA ni la Chine) !

C'est avec les Europeen qu'il faut la faire, sans les financiers et les legislateurs qui ne pensent qu'a marquer leurs passage... Comme les chiens!

Pourquoi vouloir tout regler en moins d'un siecle alors qu'en 20 siecles de guerre et de dictature cela n'a pas été possible. L'Europe que SARKOLEON pousse c'est la repetition du modéle Yougoslave pour nos petits enfants PENSEZ A EUX !!

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
21H36 24/06/2007

Cher "courageux anonyme",

- Sarkoléon, j'aime bien.

- Pas d'accord avec le parallèle canin : les chiens ont des besoins excrétoires comme nous autres et des moyens d'expression aptes à transmettre des informations riches à l'ensemble de leur communauté et ils sont bien compris. Les financiers et les l"égislateurs n'ont pas de besoin excréteurs spécifiques (ils ne diffèrent pas de nous). Et par ailleurs ils s'expriment de façon assez absconse ce qui fait toute la différence : les membres de leur communauté ne comprennenet pas vraiment leurs propos mais entendent bien l'essentiel à savoir qu'ils sont des spécialistes dans leur domaine et que ces domaines nous sont définitivement inaccessibles. Il faut qu'un financier soit un financier et un législateur à l'aise au milieu des lois.

Je ne comprends pas la comparaison avec la Yougoslavie. Que voulez-vous dire ?

J'aime bien l'idée de la patience que vous revendiquez, la primauté du long terme. Mais quelle déception sachant que je mourirai bientôt ! Il y a de la sagesse la dedans.

Vouloir construire l'Europe c'est essayer de faire s'asseoir autour d'une table des entités qui auraient pu s'écharper. À l'image des conflits mondiaux de 14—18 et 39—45. Ce serait quand même bien que vous ou moi, ne mouriez pas dans une guerre de grande envergure mais dans un bel et pacifique accident autoroutier. J'aimerais bien ne pas laisser le temps à certains de prendre d'autres dispositions et concevoir des champs de bataille inédits.

 
Courageux anonyme
20H46 24/06/2007

Ben voilà, avec cette séquence de politique européenne nous voilà au coeur du problème Sarkozy. Les qualités mêmes du nouveau pdg de la France tant appréciées par 53% des électeurs français sont aussi ses principaux défauts. A vouloir aller trop vite, à vouloir trop briller, à vouloir trop présider "autrement", l'adolescent de la politique s'agite, gesticule, brille, frime, roule des mécaniques, mais ne résoud rien. Rien ne l'obligeait à aller si vite... ce pauvre mini traité entérine une Europe qui ne sera jamais rien d'autre qu'une union économique sans aucun autre contenu que le culte de l'ultra consommation. Pauvre de nous !

 
Courageux anonyme
14H46 25/06/2007

C'est vrai, mais n'est-ce pas voulu ?? L'objectif de certains, n'est-il pas justement une Europe bloquée ??. Mais curieusement seuls les milieux économiques et financiers y trouvent leur compte quelque soit le système politique réalisé, à 6, à 15, à 27. Seuls, sont perdants, les peuples de ces pays. Car s'il y avait une vraie volonté politique, commandée avant tout, par le bien de la marité des populations, il y a longtemps que le pari de l'Europe aurait réussi.

Dans la plupart des pays Européens, l'endettement de l'Etat est énorme. Mais qu'en est-il réllement de cette dette. Sans faire un historique, chaque Etat européen, a abandonné son droit régalien d'émettre la monnaie au profit de "particuliers" : les banques. Mais me direz-vous ? quel le rapport entre la dette et la monnaie ?

Et bien tout simplement que la création monétaire, pour faire face aux besoins des Etats, est créee à partir de rien par les banques, (ce que l'on appelle dans le jargon : "Ex nihilo" ), car il n'y a pas de contrepartie à cette dette. Les banques n'ont pas dans leurs coffres, l'argent correspondant à cette dette.Ce n'est qu'in simple jeu d'écriture. Et de surcroît, on doit payer un intérêt sur ce que j'appelle "du vent".

Un simple, petit exemple. En 1980, la dette globale de l'Etat français, était de 206 G€ (en valeur 2004). Elle s'élevait à 1.067 G€ fin 2004, soit une augmentation de 861 G€. Mais, sur ces 861 G€, 649 G€ représentaient les intérêts, et 212 G€ de capital.Je suppose qu'à quelque chose près, on peut appliquer le même exemple à l'essemble de la communauté européenne

Cela n'est-il pas choquant de penser, qu'environ 65 % de cette dette, correspond à des intérêts de cette dernière, qui elle, qui ne repose sur rien de tangible.

Si l'ensemble des peuples européens, avait conscience de cette réalité, et réclamait à ses dirigeants de reprendre son droit régalien de battre monnaie, et bien l'ensemble de nos problèmes sociaux seraient résolus, car il n'y aurait plus d'intérêt à payer. Et chaque pays, n'aurait pas à pinailler, pour sa propre boutique, au détriment de l'ensemble

Il est vrai, que l'on l'on nous fait croire, qu'il s'agit d'un problème complexe, alors que c'est faux, c'est d'une simplicité dérisoire. Curieusement, aucun parti politique (quelque soit la couleur), et aucun média ne dénonce cet état de fait.

Je souhaite que Rue89, comme d'autres médias, et de nombreux internautes, puissent donner leur avis sur cette question centrale.

 
21H37 24/06/2007

Merci Ferdinand Bardamu de nous avoir indiqué cet article de Libé. Je viens de le lire. Je suis renseigné sur le sujet européen et sur ce qu'il va falloir déployer d'énergie et de détermination pour continuer à proclamer haut et fort que nous ne voulons pas de cette Europe de marchands. Devant tant de "bonnes raisons" de célébrer cette relance de la dynamique européenne, il faut être bouché et passablement destructeur pour oser continuer à s'opposer. Pour ne pas admettre que nous avons été une majorité à nous être trompé en votant "non" et pour ne pas nous réjouir que la bonne volonté et l'habileté franco-germanique nous sauve la mise et rattrape notre moment d'égarement.
On nous avait déjà expliqué qu'en tant que soixantuitars nous étions à l'origine de la dégradation des valeurs sociales, nationales, familiales, bons à liquider, et voilà qu'aujourd'hui on nous incite à remercier nos dirigeants libéraux d'avoir sauvé l'Europe que nous avons mise en danger.
Car aujourd'hui comme en 68, nous sommes toujours des "irresponsables".
Et en plus Libé, créé par J.P. Sartre, le confirme.
Pardon, pardon.
Pardon...mais nous allons continuer. Nous ne nous laisserons pas culpabiliser par les "décomplexés". La vie que vous nous tricotez, Messieurs, ne nous plaît pas. Ce tricot étriqué nous gêne aux entournures. En effet, nous ne partageons pas les mêmes valeurs et nous n'avons pas les mêmes rêves. Et j'ai bien peur que cela ne fasse que commencer.
Et pour conclure, permettez-moi un petit plaisir: d'écrire ce petit mot, avec lequel il va vous falloir compter de plus en plus à l'avenir: Non.

 
Courageux anonyme
22H12 24/06/2007

NON !
J'ajoute ma voix à la vôtre, cher René, et coome vous je dis NON.
NON à un compromis qui n'est qu'une compromission, et qui ne sauve même pas la face. L'homme qui prétend restaurer la fierté d'être Français fait des courbettes devant le Président polonais et le futur ex-Premier Ministre britannique (caniche de Bush, et donc peu suspect de ferveur européenne).
NON à la version officielle qui veut que ces salamalecs diplomatiques soient un triomphe national.
NON, enfin, à un traité qui ne soit adopté que par voie référendaire, sans consultation du peuple. NON A L'EUROPE SANS LES EUROPEENS
Ajoutez votre NON à l'édifice. Pas un NON de peur de l'avenir, mais la protestation du peuple européen, pour que l'avenir soit son avenir.

Thomas GREDAT

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
01H08 25/06/2007

Quel belle apologie du NON. Y a du lyrisme dans l'R.
On se laisse emporter par ses envolées.
Ça ronfle, ça balance et on repart à la bataille.

Calmons-nous.
Tout doux ! cela ferait presque aimer les compromis
voire les compromissions.

Thomas, ton texte serait aussi puissant si tu chantais le OUI.
OUI à l'Europe avec les Européens.
Ajouter votre OUI à l'édifice. ETC……

 
Courageux anonyme
02H33 25/06/2007

Cher Claude,
Je me doutais, malgré ma précaution de bas de page, que mon NON serait perçu comme un non négationniste.
Oui Claude, le oui est l'ouverture, je veux dire la vraie. OUI à l'Europe des peuples, OUI à l'Europe des cultures, OUI, et tu verras que j'ai de la suite dans les idées, OUI à l'Europe des Européens, et non des seuls parlements et banques.
Mais dis-moi, Claude, peut-on dire oui à tout ? Pour construire l'avenir et préserver la liberté, il faut parfois savoir dire non...
Qu'en penses-tu ?

Thomas GREDAT

 
leconcombrevert | entier !
22H20 24/06/2007

Eh ben chèr René, gloire a 68 !! Non, serieusement, quelle betise de la propagande présidentielle de vouloir en finir avec 68 ! Pourquoi pas decreter aussi de gagner la guerre de 70/71 (1879/71 ben entendu) ou de faire barrage a Alexandre le Grand.

Ceci dit, j'aurai préféré que le "oui" l'emporte en 2005 pour deux raisons:
1° Comme les anglais n'aprouveront jamais une "Union Européene" c'etait le moyen historique de s'en séparer a jamais et de les voire faire le 53eme état des Ètats Unies d'Amerique.

Car n'oublions pas: L'europe sans l'anglois c'etait deja pas la révolution assuré, mais avec eux, on est bon pour 50 ans de Sarkosy meme après la relève de gauche de 2012 que j'appelle ardement de mes voeux.
2° J'aime bien l'idee de l'europe unie.
Voila tout.

 
23H54 24/06/2007

j'espère qu'on aura droit à mieux que des résumés et des interprétations, c'est à dire au texte et aix annexes et protocoles, même si nous ne sommes pas consultés. Les députés eux le seront et pour juger de la pertinence de leur vote nous pourrions peut être faire l'effort de lire le bidule.

 
Courageux anonyme
11H31 25/06/2007

à méditer

 
Courageux anonyme
11H50 25/06/2007

Une fois n'est pas coutume, peut on arrêter de reprendre des phrases ou expressions toutes faites du type ".. peut plus d'être pris en otage à chaque fois ...". Il y a des otages -des vrais, qui croupissent au fond de leurs geôles ou de la forêt- qui j'espère pour leur moral ne voient pas le dégât que fait le panurgisme journalistique sur leur statut.
Et puis, ça fait du bien à l'esprit critique d'essayer de trouver ses propres mots, vous ne trouvez pas ?

un lecteur pris à parti par des métaphores...

 
Courageux anonyme
13H12 25/06/2007

Qui a tué les ambitions fortes si ce n'est la France, qui accouche d'une constitution forte pour la rejeter de façon stupide ensuite???
C'est au non que le recul est imputable! Après le maximalisme, notre président fait un retour bienvenu au Réalisme!

http://mitterrand.2007.over-blog.com/

 
Courageux anonyme
15H39 25/06/2007

Le "non" a tué les grandes ambitions européennes ? Il y a longtemps que je ne l'avais pas entendue, mais c'est toujours aussi tordant !
Résumons-nous : un projet de Constitution imbuvable, sans doute excellent sur le fond, ce dont on ne peut se rendre compte que si on a fait un doctorat de droit (n'ayant qu'une Maîtrise de Lettres, je n'ai pas le bagage intellectuel nécessaire pour comprendre le chef-d'oeuvre de VGE !), et qui a essentiellement été ratifié par voie parlementaire, sauf... en France et aux Pays-Bas, ces moutons noirs qui ont rejeté les Tables de la Loi. Bon sang mais c'est bien sûr : les deux pays félons avaient choisi la voie REFERENDAIRE ! Laisser le peuple s'exprimer : HORREUR !
Si certains ont voté non, ce n'est pas (ou pas seulement) par peur de l'avenir. Le message était : "Mesdames et messieurs de la Commission, votre texte est imbuvable ! Refaites-le, qu'on y comprenne quelque chose ! Car après tout, c'est nous que ça concerne !"
Le non n'a pas causé le recul, comme tu te l'imagines dans ton temps de cerveau disponible : il n'a fait que révéler que la machine fonctionnait mal. En a-t-on tiré des enseignements ? Oui : le prochain texte ne sera pas soumis à referendum ! Victoire : l'Europe est renforcée, et la démocratie est sauvée !
Quant au réalisme de l'individu que tu appelles "notre président", j'attends que tu m'expliques où tu l'as pêché ! Faire des ronds de jambe à Kaczinsky et Blair pour donner un semblant d'apparence de compromis et faire croire que le bateau ne prend pas l'eau, c'est ça du réalisme ? Tu me donneras des cours de politique !
En attendant, les politiques commenceront à faire l'Europe quand les peuples l'auront terminée. Revenant d'un voyage de jumelage en Allemagne, je sais de quoi je parle !

Thomas GREDAT

 
Ferdinand.Bardamu | Rien.
16H52 25/06/2007

Mais attention, le type (Courageux anonyme de 13H12 25/06/2007) qui pond l'intervention ci-dessus n'est pas n'importe qui :-): c'est le type qui a glissé ses mains dans le corps de Mitterrand pour le faire revivre et lui faire dire sa propagande néolibérale.
Je me suis accroché avec lui sur AgoraVox. Il a commencé d'entrée de jeu par me faire un « petit cours » sur ce que c'était que le libéralisme économique, au cas où je ne le saurais pas.
Ensuite, comme il a vu (ou cru voir) que je ne percutais pas, quant à qui il était, il a glissé subrepticement l'adresse URL de son blog dans un de ses messages :-), sans doute afin que je me dise, plein de déférence "merde c'est le type qui fait le blog de Mittterrand" et que je m'écrase :-) (c'est mal me connaître moi qui suis plutôt de tendance ni dieu ni maître).
Bref un type qui se la joue parce qu'il fait parler Mitterrand et que son blog a un certain succès...:-)
Déjà que je trouve cela limite de faire parler les morts, si en plus c'est pour leur faire faire de la propagande néolibérale....

 
leconcombrevert | entier !
03H21 26/06/2007

Thomas GREDAT a dit:
En attendant, les politiques commenceront à faire l'Europe quand les peuples l'auront terminée. Revenant d'un voyage de jumelage en Allemagne, je sais de quoi je parle !

Question: de quoi tu parles ?

 
Courageux anonyme
18H28 26/06/2007

Les politiques discourent sur l'Europe, débattent sur l'Europe, font des traités sur l'Europe (illisibles pour les Européens, mais comme la prochaine fois on ne leur demandera pas leur avis...) Pendant ce temps, des gens traversent les frontières pour se rencontrer. Notamment dans le cadre d'opérations de jumelage, comme ç'a été mon cas. Je suis allé en Allemagne, je me suis promené dans une ville allemande, j'ai parlé avec des Allemands (enfin j'ai essayé !). Le genre de choses que des gens ordinaires font chaque jour. Et c'est ça qui construit l'Europe.
Voilà de quoi je parle, cher Concombre ! De ça, rien que de ça...

Thomas GREDAT

 
11H17 27/06/2007

Non contant d'avoir vu le Traité Constitutionnel de 2005 exploser en vol avec la complicité de la gauche, les libéraux se frotent à nouveau les mains suite à l'adoption du principe de mini traité :
- Au lieu d'un "traité court, lisible, compréhensible par tous, nous aurons une série d'amendements à des traités anciens qui rendent le texte une fois de plus illisible... tant que le peuple ne comprends rien tout est bon à prendre !
- On devra attendre 2017 pour que le mécanisme de décision soit complètement en place... d'ici là on aura continué à construire l'Europe du Traité de Nice.
- Toutes les innovations du traité constitutionnel qui visaient à rendre l'Europe compréhensible par les citoyens et à lui donner de l'âme ont été abandonnées. Par exemple, le préambule sur les valeurs de l'Europe ou les symboles d'unité (drapeau, devise, hymne)
- L'adoption se fera par voix parlementaire...

De toute façon il semble que tout ce qui visera à court moyen ou long terme à créer une Europe plus forte politiquement se brisera sur l'alliance de la carpe et du mouton qu'est l'alliance de la droite libérale et de la gauche marxisante ;
- D'un coté l'objectif est d'éviter la création d'un état politique qui pourrait se hisser au niveau de la puissance des multinationales et donc réguler un tant soit peu l'économie mondialisée
- De l'autre l'objectif est d'éviter que les élites financières contrôlent un peu mieux une administration bureaucratique à la solde des grands groupes privés en s'appuyant sur des institutions politiques simplifiant les mécanismes de décision.