Le démographe Emmanuel Todd participait vendredi matin sur France Info à "Parlons Net", une sorte de Club de la presse Internet, dont Rue89 est partenaire. Il répondait aux questions de Samuel Potier (LeFigaro.fr), Philippe Cohen (Marianne2.fr) et Pierre Haski (Rue89).
1- "Sarkozy est un Chirac lent ou au ralenti"
2- "S'occuper de Betancourt, ce n'est pas de la diplomatie"
3- "Une diminution du sentiment racial qui empoisonnait la vie américaine"

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Tout à fait juste. Ajoutons qu'il est l'enfant de son temps...
http://ysengrimus.wordpress.com/2008/04/29/sarkosy-lagitation-nest-pas-l...
Paul Laurendeau
Sarko est notre miroir. enfin le miroir du plus grand nombre.
on est vraiment pas beaux.(pour moi)
Nous allons faire étudier l'esclavage à nos enfants.
mais juste l''esclavage noir..
On oublie qu'on a été serf (Le servage, du latin servus, « esclave »,)
qu'on est tous des fils d'esclave.le servage a persisté localement jusqu'à la Révolution qui l'abolit avec les privilèges lors de la célèbre nuit du 4 août 1789.
en Russie, Lors de son abolition par Alexandre II le 19 février 1861, on estimait à 40 % de la population le nombre de serfs.
c'est pas vieux du tout et déjà oublié.
de grâce apprenez aux enfants que l'esclavage ce n'était pas toujours raciste, mais c'était aussi un esclavage de classe sociale.
Et que les enfants aiment jouer avec les allumettes.
Merci à Emmanuel Todd de souligner que le président joue à l'apprenti sorcier, qu'à force de solliciter le pire en chacun de nous, sa seule méthode pour gagner et maintenant se maintenir au pouvoir, Sarkozy, agit de manière infiniment plus "grave" qu'un Chirac qui n'a pas su le "désamorcer" en le nommant premier ministre.
Maintenant élu par des Français qui n'ont rien voulu voir du bilan de ses 4 ans au ministère de l'intérieur, il nous oblige à nous ressaisir ou à plonger dans le grand bain de nos ombres fascistes.
Grandir serait faire avec la totalité de nous mêmes.
L'enfant Sarkozy va-t-il se suicider quand il va prendre conscience de son jeu de mort?
Sans rapport avec le Parlons net d'aujourd hui mais avec les précédents
Virginie Roels qui représentait Backchich info dans des éditions précédentes s'est vue retirer son accréditation par la présidente des journalistes parlementaires (du Figaro) pour avoir mis Christine Lagarde en difficulté par une question sur les niches fiscales lors des questions à l'Assemblée
voir le site Backchich ou @si
vous auriez un lien plus précis ?
Entre autres, celui-ci : www.arretsurimages.net/vite.php?id=600
Excellent! Son discours exprime très bien mon avis sur de nombreux points. Et on voit notamment ce que peut apporter l'avis d'un démographe sur la politique. Après, je ne suis pas toujours d'accord à 100% avec Emanuel Todd. Par exemple, Todd, à mon avis, sous-estime le "racisme latent" de Chirac, l'affaire de l'odeur n'étant pas la seule: cf "Dans la peau de Jacques Chirac". Même s'il est vrai que Chirac, contrairement à Sarkozy, se retenait d'utiliser ce thème comme argument électoral (bien qu'il soit lié, dans le fantasme collectif, à la notion de sécurité, et que Chirac se soit fait élire sur ce thème). Là où Sarkozy ne montre aucune forme d'hésitation.
Mais globalement, son avis est très intéressant.
Par manque de temps, je n'ai encore pu voir que la première vidéo et verrais les deux autres ce soir. La première vidéo se termine d'ailleurs sur un point un peu flou, c'est dommage: "projets intéressants avec les Russes, l'Iran..." Je veux bien que couper tout lien avec ces pays sous prétexte qu'ils sont en mauvais terme avec les Etats-Unis, c'est idiot (encore que Sarkozy s'entend bien avec Poutine). Mais quels "projets" exactement? Je suppose bien que Todd n'entend pas par là armes et nucléaire, car il semble ne pas apprécier à juste titre cette pratique des échanges. Mais la Russie et l'Iran n'en restent pas moins deux dictatures, ça limite les échanges possibles, en tout honneur du moins. Pour l'Inde, rien à redire, c'est une démocratie un peu particulière, mais ça reste un pays au gouvernement plus ou moins respectable. Après tout, quand on voit ce qu'il en est du nôtre...
Dommage que ça parte sur autre chose dans la deuxième partie.
Edit: Pour la question sur les boucs émissaires, je dirais que si Sarkozy a en effet eu un léger succès chez les "faibles" (succès qui se définit par rapport à l'échec habituel de la droite dans ce domaine), c'est parce que les boucs émissaires qu'il choisit sont encore plus faibles que ces faibles là. Quand on choisit un bouc émissaire, on ne le montre pas aux puissants, mais bien aux faibles, tout juste un peu moins faibles que le bouc émissaire en question.
Ainsi les petits retraités ont eu pour exutoire le chômeur, par exemple.
" Quand on choisit un bouc émissaire, on ne le montre pas aux puissants, mais bien aux faibles, tout juste un peu moins faibles que le bouc émissaire en question."
Beucoup de mépris dans cette formulation. Qui définit les faibles? Vous? De quel droit catégoriser les gens ainsi?
Et les faibles d'esprit, on les met où? Vous n'en faites jamais partie?
Il n'y a aucun mépris là-dedans à mon modeste avis : il s'agit seulement de la description d'un montage politicard vieux comme le monde. Diriez-vous de La Fontaine qu'il se montre méprisant lorsqu'il énonce :"...selon que vous serez puissant ou misérable...",l'accuseriez-vous de "catégoriser" les gens, le taxeriez-vous de faiblesse d'esprit ? Saheyus -que je ne connais pas- n'est pas La Fontaine, enfin pas que je sache, mais je ne ressens pas son billet comme une insulte aux "gens" mais comme une invite à ces mêmes "gens" de se servir un peu mieux de leur cervelle pour ne plus tomber dans ces traquenards éprouvés. Les deux figures de réthorique les plus usitées à droite dans ce domaine sont la flagellation : "Si vous êtes démuni, c'est de votre faute.Repentez-vous !" ; et l'ostracisme : "Si vous êtes démuni, c'est que vous êtres victime des "autres" (les "autres" seront définis selon les circonstances : juifs, immigrés,fonctionnaires...). Nous allons vous en débarasser !".Très simple, (voire très con !), mais très efficace.
Merci de votre soutien, j'avais eu peur d'être vraiment incompréhensible, à un moment. Pour ce qui est du montage politicard vieux comme le monde, c'est tout à fait ça... malheureusement.
@ Crispus
Bravo. Votre post tape en plein milieu de la cible !
Le discours de la droite actuelle favorise généralement un confusionnisme tous azimuts qui sert ses intérêts. Ainsi les « succès » des entreprises du CAC40 sont très utiles pour noyer le sort des ouvriers des usines fermées pour cause de délocalisation dans le bouillon tiédasse de cet optimisme volontairement aveugle : « Finalement, l'économie française se porte bien » (ou « pas si mal », selon une variante plus récente). Il y aurait bien d'autres exemples.
Et c'est bien parce qu'elle sait qu'elle a (pour l'instant) gagné dans les esprits cette bataille de la confusion que cette droite se donne parfois le luxe de restaurer fugitivement telle ou telle différence occultée, pour en tirer argument quand cela lui convient (ce qui s'appelle faire du sentimentalisme).
Prenant la pose et, pour quelques instants, la défense (purement rhétorique) des encore plus faibles contre les faibles, des parents d'enfants contre les pédophiles, etc., elle affaiblit encore les rares éléments d'opposition encore en état de résister et de le faire savoir, prétendant défendre (de façon purement fictive) ceux dont depuis longtemps l'affaire n'est plus de résister mais seulement de survivre.
Néron veillait soigneusement à offrir les jeux du cirque à la plèbe reconnaissante, dont le soutien aussi aveugle qu'indéfectible lui permit de liquider commodément les derniers restes d'opposition républicaine au Sénat.
De même, sur ce site, l'un de nos néo-(sar)kons (dont l'idole est bien entendu la momie républicaine qui s'appelle McCain) taxait Obama de mépris envers les rednecks américains sous le fallacieux prétexte qu'il avait simplement évoqué (pour la déplorer et la désigner comme un état de choses auquel il fallait s'efforcer de remédier) la triste condition de ces petits Blancs simultanément abrutis par FoxNews, la bière, le chômage, le racisme, le culte des armes à feu et l'interprétation littérale de la Bible.
L'indigence intellectuelle de la rhétorique néo-(sar)konne est le gage de son efficacité.
C'est d'ailleurs, me semble-t-il, la raison pour laquelle les présidentielles américaines passionnent autant dans les autres pays, et naturellemennt en France. Grâce (si l'on peut dire) à la mondialisation économique, chacun sent bien que désormais les techniques de brouillage intellectuel et de confiscation du pouvoir ne sont pas chez nous si différentes de ce qu'elles sont ou furent chez Bush, Cheney, McCain et Reagan. Perspectives…
En parlant de faibles, je n'ai fait que reprendre le terme présent dans l'émission. Relisez d'ailleurs ce qui précède votre citation, vous verrez que je mets des guillemets quand j'utilise ce mot la première fois (mais, la flemme de l'utiliser à chaque fois, désolé).
Mais où est le mépris? Eclairez-moi donc, mon pauvre petit esprit ne vous comprend pas bien. Il est d'ailleurs toujours amusant de voir quelqu'un s'offusquer du mépris de l'autre, et ensuite le mépriser ouvertement.
Mais je veux bien admettre que vous m'ayez mal compris. Mea culpa, alors, j'ai toujours considéré que c'était à l'auditeur de se faire comprendre, plus qu'à l'auditeur de comprendre.
Pour répondre à vos questions, j'entendais "précaire" par "faible". Les chômeurs, les smicards, les petits retraités, les immigrés illégaux, sont des gens a priori plus vulnérables que des gens qui gagnent plusieurs fois le smic et ont un emploi stable. Que voulez-vous qu'un riche fasse d'un bouc émissaire? Tout va bien dans sa vie, et souvent il ne risque rien, de quoi pourrait-il avoir peur? Il ne craint pas le chômage, il ne craint pas la montée des prix, et s'il devait être un jour plongé dans la misère, ce serait à cause de gens plus puissants que lui-même. Les "forts" sont ceux qui exercent des responsabilités, il ne font pas de bons boucs émissaires (dire que le roi pendant la Révolution a servi de "bouc émissaire" est idiot, car il était responsable, ne fut-ce que de sa propre lâcheté ; de même, ceux qui prétendent que Sarkozy est devenu un bouc émissaire racontent des bêtises, ce n'est pas possible).
Qui définit les faibles? Mais la société, voyons. Et tout particulièrement les classes dirigeantes. Moi je ne fais que traduire la sinistre logique de notre société. De quel droit? aucun. Ca sert seulement à monter certaines parties de la population contre d'autres, et à acquérir ou sécuriser le pouvoir.
Les faibles d'esprit, il y en a dans tous les milieux, car il ne suffit malheureusement pas d'avoir un esprit fort pour être bien traité. Pour mon propre cas, je suis parfois faible d'esprit, mais j'ai toujours remarqué que c'était lors d'affaires personnels. Concernant la politique, je pense m'en tirer, cela dit sans vanité, bien entendu...
Sans rancune.
D'accord pour le racisme latent de Chirac, et même celui de Bernadette. Il n'y avait qu'à voir lors de la pseudo fête improvisée place de la république au soir de l'élection de mai 2002, comment elle s'accrochait à son sac à main de peur que cette population black et beur ne le lui vole, ou pire...
D'accord pour le racisme latent de Chirac
D'accord aussi, je pense même qu'il a dit une belle connerie, là E. Todd.
En sous estimant ce genre de propos public (tenus par un candidat si je me souvien bien) on légitime ces pensées. La bonne et courageuse attitude de Chirac sur l'Irak, ne doit pas faire oublier le reste et c'est pas rien !!
Le reste du propos d'E. Todd me plaît assez ;-)
Une interview intéressante. Je ne passe pas tout en revue mais c'est dans la dernière partie que je trouve un écho à une de mes convictions. L'Europe telle qu'elle est conçue aujourd'hui est une utopie, une machine si lourde qu'on ne peut plus envisager de s'appuyer sur elle pour progresser et ce que dit Todd conforte mon opinion. La France doit envisager la construction d'un genre de club restreint au sein de l'UE, peut-être avec les pays qui ont été à l'origine de la CEE, peut-être avec d'autres plus récents je n'ai pas d'idée préconçue, afin de former des projets industriels et technologiques lui permettant de rebondir et de dégager son meilleur taux de croissance.
A part ça, Todd se vante un peu, la France est comme les autres pays d'Europe, elle est conduite par la réduction malthusienne de sa démographie à "importer" comme bétail des immigrés pour relancer sa croissance intérieure. Les Françaises n'ont pas le monopole de la natalité et la démographie française s'est réduite naturellement il y a très longtemps, dès le 18è siècle, en raison des pénuries et des famines.
Bonsoir,
Le problème de vieilissement est tout de même beaucoup moins important en France que chez nos grands voisins.
C'est la fête à Sarko.
France-Info à la radio, France 24 à la télé et tout ça dans une seule journée. Je ne parle même pas de la redif d'envoyé spécial de cette nuit sur l'A2.
Un retour de bâton aprés sa sorti récente sur la presse ?
Là où je suis content c'est de voir que Rue 89 prend de plus en plus de place et surtout de places importantes.
Ce qui prouve encore une fois que les créateurs de ce site avaient raison.
Merci à vous.
A propos de lenteur .
Pour les rares minables sous équipés, qui comme moi ,n' ont encore pas l' ADLS ou un ADLS minable a 163 Kilobites , on peut écouter la version radio d' une traite sur le site de France Info
http://www.france-info.com/spip.php?article133266&theme=81&sous_theme=26...
Parce que mettre des heures a charger les tronches des intervenants en camera fixes, ça apporte pas grand chose au débat . Y a toujours la même musique de générique ringardissime en plus ..
A part ça, heureusement qu' il reste des gens comme Emmanuel Todd pour analyser le vide , y a vraiment un trop plein de sociologues mediatiques bouffis de trop plein de n' importe quoi .
http://kprodukt.blogspot.com
La France perd évidemment beaucoup de temps et de moyens autour de la libération d'Ingrid Bettancourt. Naturellement tout ce qu'elle peut faire est bon à prendre pour l'otage.
Mais à faire beaucoup de bruit par la médiatisation outrancière Sarkozy a surtout joué une carte qu'on ne sort habituellement pas dans ce genre de situation, puisqu'elle pour effet mécanique d'augmenter la valeur de l'otage, et donc de complexifier toute négociation.
On comprend bien que Sarkozy s'est mis en tête que le prix importait peu, ce qui est valorisant pour tout le monde, otage (qui n'aura pas à connaître le prix de sa vie), famille de l'otage (heureuse que l'Etat ne limite pas les moyens de son intervention à un budget), président (qui peut faire valoir combien il fait tout pour son peuple).
Or comment payer une rançon, même surrévaluée, si sa nature même n'est pas à notre portée? Que pouvons nous offrir aux Farc dans le champ d'action des US?
Voilà, il a exprimé ce que je n'arrivais pas exprimer : le clip de justice, c'est le résumé de "comment s'est fait élire Sarkozy" (volontaire ou pas de la part des auteurs).
démographe, historien, auteur d'ouvrages sur l'évolution du monde utilisant ce double regard, voilà qui devrait suffire à lui reconnaitre une certaine légitimité, non ?
"...mais en quoi est-il qualifié à commenter la politique française ?"
Et en quoi BHL est il, lui, qualifié? Et en quoi Glucksman? Ou Eric Le Boucher? Ou l'insupportable Jacques Marseille qui doit dormir sur le plateau de Jacques Calvi pour faire à ce point parti des meubles?
Todd, au moins, a publié quelques livres que vous qualifiez vous même de "remarquables" et a effectué quelques prédictions qui se sont vérifiées. Ce qui n'est pas le cas des fastidieux poseurs cités ci-dessus et qui pourtant nous saoulent depuis trente ans de leurs leçons de morale à sens unique. Sincèrement avez-vous réussi une année à échapper au pensum prétentieux d'un de ses baratineurs à chaque sortie de leur dernier opus qui nous tombe dessus avec la régularité du retour du Beaujolais nouveau (à saveur de banane!).... Ou de la rage de dents!
Je viens à peine de finir la biographie sur BHL de Cohen, et ça me fait plaisir de lire un commentaire qui démasque le charlatan, le spectre de l'intellectuel. Seulement ce type a un réseau en or. Il est très médiocre, mais intouchable. Même Marianne doit lui laisser ses colonnes pour lui donner l'impression qu'il a rempli son devoir envers la laïcité. Par pitié, faites-le taire!
Quant à Emmanuel Todd, c'est un intellectuel qui force l' admiration et sur qui, je dois l'avouer, je forme certains espoirs. Il lui faudra être fort comme Bourdieu pour ne pas succomber aux sirènes du narcissisme médiatique. Il me semble qu'il en prend le chemin...
J'aime bien ce que dit E. Todd qui dans le fond est une sorte de fabiusien gaulliste matinée d'une pincée d'anarchisme bien de chez nous. On s'y retrouve, c'est anthropologique comme il dirait.. ;-)
Mais, à propos de cette émission à la caméra si pauvre, que de mâles, que de mâles... ! N'y a-t-il donc que des crétines (blondes bien sûr) parmi les journalistes et les personnalités interwievées ?
Sarkozy s'est fait élire en s'appuyant d'un côté sur des fausses promesses vers les classes moyennes et populaires, et de l'autre en activant la peur de l'étranger et les vieilles lanternes de la sécurité.
A t-il provoqué les jeunes des banlieues volontairement ou involontairement? Dans les deux cas, les médias devaient dénoncer ce ministre dévoyé ou/et incompétent et montrer aux électeurs ce qui il était réellement.
Sarkozy l'élu des vieux? Ca non! Sarkozy est l'élu des classes riches, tout simplement et toute sa politique est une politique de classe.
Le libre-échange c'est à dire la mise en concurence des peuples et la remise en cause des progrès humains et des avancées sociales. C'est l'appauvrissement du plus grand nombre pour le seul intérêt d'une minorité.
La fascination des élites françaises pour les USA est incompréhensible si l'on ne connait pas les grandes disparités de revenus entre les hauts diplômés américains et les non-diplômés. C'est le communautarisme à tous les étages, riches avec riches, noirs avec noirs, baptistes avec baptistes, etc..
Sarkozy un bégaiement anachronique et accidentel de l'histoire? Espérons le.
Combien connaissons-nous d'intellectuels capables de s'adresser aux français d'une manière intelligible?
Peu en réalité et c'est Emmanuel qui s'y colle. Je profite de l'occasion pour l'en remercier et le féliciter de la qualité et de la clareté de ses ouvrages.
C'est d'autant plus méritoire qu'il semble moins à l'aise à l'oral qu'à l'écrit. Le discours est un art difficile à maitriser. Il s'en tire avec les honneurs mais il devrait éviter les digressions.
A quand un club des intellectuels non alignés? A quand une formation adéquate des hommes politiques avant leur accession à des postes de responsabilité?
Les rapports franco-allemands sont en train de se détériorer à la fois pour des raisons économico-politiques et pour des raisons psychologiques.
Politiquement les Allemands avaient besoins des Français pour construire un espace européen. Une fois le réunification faite, il n'en avait plus besoins et petit à petit, ils nous marginalisent en nous renvoyant à ce que nous sommes, un pays industriel et économique faible qui se gonfle et gonfle les autres avec son universalité autoproclamée.
Psychologiquement les Allemands se définissent comme un peuple fort que seul de puissantes coalitions transatlantiques ont pu vaincre. Ils se veulent les maîtres de l'industrie en Europe. Ils ne supportent pas la prétention française en la matière. Ils ont, par exemple, manoeuvré depuis le début pour transférer la puissance industrie aéronautique sous leur contrôle avec la complicité espérons involontaire de nos élites.
L'Europe est leur terrain de jeux, nous n'y sommes plus les bienvenus.
Qu'il s'agisse de ce commentaire et des précédents, qu'il s'agisse des analyses d'Emmanuel TODD, ces quelques propos sont bienvenus.
Enfin avons-nous la possibilité d'accéder à des éléments qui soulignent concomitamment les enjeux liés à la destruction de notre modèle social et la méthode retenue par nos gouvernants pour y parvenir. Ces derniers ressemblent davantage à des "évangélisateurs" de la religion du "tout-marché". Au niveau de la construction européenne, ils se comportent comme des "con-vaincus" de la cause d'intérêts organisés et puissants que les anglo-saxons définissent sans pudeur par le terme de lobby. Ainsi, Mondialisation et Europe sont des vocables passe-partout qui dissimulent des intentions inavouables et incompatibles avec les attentes et les aspirations des peuples et les impératifs environnementaux.
Peut-être la situation actuelle porte-t-elle en elle les germes d'un rejet constructif et fondateur d'un projet de société qui redonnera au Politique son primat sur le reste pour dompter les tocades d'un capitalisme financier de plus en plus éthéré au service d'une minorité méprisante. Que l'égoïsme et la mesquinerie cèdent le pas à l'indispensable et nécessaire solidarité entre citoyens français et européens. La maîtrise du capitalisme au profit de l'humanité et du progrès se fera à ce prix. L'histoire nous a montré le chemin. A nous de débroussailler pour retrouver la route !
A Daniel R
Vous pensez que les Allemands se voient encore comme un peuple fort ?
Est-ce que, par exemple, les slogans, lointains déjà, "Plutôt rouge que mort" n'infirment pas votre parole ?
Si vous pouviez me donner des références...
Nous nous sommes marginalisés tous seuls... je ne crois pas les allemands aussi avides de puissance que vous ne l'écrivez.
On a les moyens de faire bien des choses avec les allemands, encore faudrait-il que nous ne nous oublions pas dans notre narcissisme. 4 ans encore, et une occasion ratée de plus faire quelque chose avec Merkel...
Je trouve votre critique infondée et je n'ai pas particulièrement envie de jouer les avocats, juste de relever les points suivants.
Emmanuel Todd s'est fait connaître dans le débat publique et intellectuel par des livres consistants et intempestifs.
Au contraire de beaucoup "d'intellectuels" qui ne s'expriment que par un savoir acquis jamais entenretenu ni complété, lui est un vrai chercheur et pas un enième essayiste se mythonnant Montaigne.
Entre l'opinion, l'idée et le concept, Todd manie les idées, quand la pensée critique et philosophique aujourd'hui a réactivé depuis une dizaine d'années un chantier conceptuel laissé en friche à la fin des années septante.
Il n'est pas du sérail de la gauche ou l'extrême-gauche intellectuelle il ne cite pas souvent les grandes références subversive autour desquels tourne la pensée critique aujourd'hui, mais il peut percuter sur des thèmes identiques et nourrir cette réflexion.
Sans embraser la totalité de ses propos ou ses choix, j'aime bien sa position un peu décentrée par rapport au microcosme de la pensée progressiste ou révolutionnaire, peut-être par ce que nourrie par un grand cosmopolitisme.
C'est un signe extrêmement encourageant que des individus détaché de l'activisme historique ou de la pensée critique se retrouvent sur des points essentiels et parviennent aux mêmes conclusions que les agents provocateurs.
moi je le trouve toujours intéressant, original. j'aime sa manière de ne pas tourner autour du pot et de présenter souvent les problèmes d'un point de vue inhabituel. pas du tout ennuyeux donc. si c'est le discours de gauche qui vous ennuie, passez vous donc en boucle les discours de Guaino
@ mackrinnen
Dire que vous-même vous vous croyez intelligent…
Et même, qui sait, drôle…
Difficile de mettre les gens dans des petites cases, surtout lui, mais bon vous y êtes arrivé, vous êtes très fort.
"Sarkozy est un Chirac lent", c'est possible car il mettra plus de temps à dissoudre l'Assemblée nationale, mais il le fera quand il sera en deçà des 30% dans les sondages...!
http://phil195829.overblog.com
Pour se débarrasser des villepinistes, peut être, mais alors pour le reste, je ne le vois pas suicider sa majorité, surtout pour une nouvelle cohabitation...
A propos d'Ingrid Bétancourt, Sarkozy et Kouchner semblent confondre le gouvernement français avec une ONG. Ils doivent penser que c'est rentable en terme de popularité.J'avais été sidérée d'entendre notre président, lors de sa dernière prestation télévisée,pour nous montrer que sa fonction était lourde, nous expliquer que la semaine dernière, il avait du s'occuper du voilier arraisonné. En revanche, il n'avait rien à dire sur l'Europe.
Il n'avait rien à dire sur l'Europe car les journalistes, choisis par l'Elysée, n'étaient là que pour servir une opération de communication pilotée par les marionnettes du Président.
Nicolas Sarkozy et ses sponsors, veulent éviter de parler de l'Europe, car leurs objectifs sont inavouables..!
Le grand projet de la présidence de l'UE que Sarkozy va porter en secret( y compris des diplomates) c'est de :
"ficeler totalement les européens pour les décennies à venir dans le grand projet de conflit religieux chrétienté-islam"
qui, de Washington à Londres en passant pas Copenhague et Rome, alimente les cerveaux malades des descendants idéologiques des Hitler, Pétain Mussolini et autres..!
Espérons une crise de régime entre Sarkozy et les élus du parti majoritaire,UMP, pour offrir une opportunité à ceux qui n'acceptent pas voir la France et l'Europe trahie.
http://millesime.over-blog.com
Pourquoi parlerait-il d'Europe?
Bétancourt est autrement plus vitale pour la France, pardi!
A Phil : il va commettre une bourde historique avec ses conneries à répétition : faire probablement basculer le sénat à gauche ! enfin, on va rigoler , on s 'ennuyait depuis qu'il avait le nez coincé dans le cul de sa Carla.
A Maria-Rosa : il se prépare à des dépenses impériales pour son couronnement d 'empereur d ' Europe : on n' a pas fini d 'en entendre parler, de cette Europe de merde , crois-moi ! et surtout de raquer .
Quelle intelligence, quels outils d'analyse, ce Todd, un vrai plaisir de l'entendre.
Heureux choix de l'émission.
http://anthropia.blogg.org
Autant j'étais très d'accord avec la première partie, autant je le suis moins avec la deuxième. Je ne considère pas le protectionnisme comme un nécessité pour le maintien du niveau de vie des Français. Peut-être parce que j'estime que les Français, d'un point de vue global, sont riches, bien assez riche pour mener une vie libre et agréable, concurrence de la Chine ou pas. Evidemment, cette richesse que j'évoque est consacrée en grande partie entre quelques mains (et cela empire avec le temps).
Je crois qu'accuser la Chine est une tentative de fuite, que le protectionnisme résoudrait certains problèmes, mais pas les problèmes sociaux les plus profonds en France. Ce serait traiter une cause superficielle. Dommage qu'Emmanuel Todd ne semble absolument pas le réaliser.
A part ça, il y a toujours de brillantes réflexions. Notamment sur la politique étrangère.
La flemme d'écrire... C'est plus du journalisme c'est du copier-coller. Et encore si les vidéos étaient moins longues, ça serait regardable. Voilà rien de plus à dire...
Ce qu'il y a de constructif chez Todd, c'est cette invitation à penser et donc à agir différemment.
Cela est déjà beaucoup dans le contexte d'ignorance du réel, d'incompétence généralisée et de vulgarité ambiante.
La partie sur la politique étrangère est éclairante.
La partie sur le néo-protectionisme demanderait plus de développement et plus d'analyses de ses impacts ; Todd sait qu'il existe des politiques commerciales stratégiques.Enfin, je me demande dans quelle mesure, la remise en cause de l'indépendance du territoire dans les domaines alimentaire, énergétique et militaire ne relève pas d'une faute grave.
la partie sur l'Europe et sa boulimie est limpide.
Au fait, où sont passés les " déclinistes d'avant les élections ?
Au fond, dans l'analyse de Todd, il y a toujours cette vision que les choses peuvent s'arranger, peuvent changer, que l'on peut prendre son destin en main.
ET c'est déjà beaucoup aujourd'hui.
Merci à Todd.
Todd, lumineux comme d'habitude. Tout mon modeste corpus idéologique se nourrit à ce genre de sources.
Par contre, qui est le stagiaire demi-sel du Fig' qui quémande un satisfecit pour Sarko ?
C'est tout ce que produit le journalisme de droite aujourd'hui ?
Le ministère de l'immigration et de l'identité nationale constitue (au sens fort) une créature de la grossesse Sarko-lepeniste.
L'immigration - les "immigrés" - ont pris, dans la sémantique historico-culturelle française, la place des "Juifs" des années trente : je veux dire que les immigrés sont devenus à la fois, dans le discours sarkozien, le bouc émissaire et l'ennemi de l'intérieur d'une société française en crise économique (paradigme : l'Allemagne après le krach de Wall street) et des valeurs (liquidation de Mai68, concentration napoléonniène des pouvoirs, mondialisation culturelle).
L'extrème-droite ayant perdu son leader charismatique par son archaïsme incompatible avec l'évolution sociologique (et puis, le racisme de papa est un disque usé), Nicolas Sarkozy est l'héritier du maurassisme rampant d'une "France moisie" (P. Sollers), qu'il a mis au goût du jour : haro sur l'étranger (sous la "figure" de l'immigré, étiquetté "sans-papiers"), chasse au faciès médiatisé, tableau de chasse à l'homme (quotas/jeu de massacre), expulsion musclée, et, à ce jour, cinq suicides d'étrangers poursuivis par la police.
Sarkozy a provoqué (délibérément ou non, mais tout, dans son esprit, les réclamait) les émeutes de novembre 2005, entraînées par la poursuite policière de deux jeunes (qui n'avaient rien fait de répréhensible), qui sont morts électrocutés.
Nous sommes gouvernés par une extrème-droite qui ne dit pas son nom, et ce ne sont pas les potiches d'une diversité décorative, jouant le rôle de ministre ou secrétaire d'Etat qui contrediront sur le fond ce constat.
L'identité nationale, qui devait s'appeler "française", selon Sarkozy, est un retour du refoulé, trahissant les blocages historico-mémoriels d'une certaine france, et dont elle ne parvient pas à se dépatouiller - au contraire, elle s'y enlise - malgré tous les beaux discours droit-de-l'hommistes, humanistes etc. qui ne sont que rideaux de fumée.
Il faudrait méditer sur l'évolution de la société française depuis les années trente - Vichy avant Vichy - jusqu'au Statut des Juifs (octobre1940), pour mieux comprendre, percevoir où se situe la scène du crime... "Comment s'en débarrasser" est le titre d'une pièce de Ionesco, où un cadavre grandit sans cesse dans le salon d'un vieux couple. Comment se débarrasser du "grand cadavre à la renverse", dont parlait Sartre, à propos de la France !?
Je n'aurais jamais pensé être totalement d'accord avec lui sur autant de sujets différents.