Les envoyés spéciaux du Monde s'invitent dans l'une des nombreuses résidences fermées et sécurisées de la Côte d'Azur, un monde autarcique que l'on ne pénètre que sur invitation.
Les envoyés spéciaux du Monde s'invitent dans l'une des nombreuses résidences fermées et sécurisées de la Côte d'Azur, un monde autarcique que l'on ne pénètre que sur invitation.
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Cela peut faire rêver certains, mais cette ségrégation de fait entre privilégiés enfermés volontaires dans un ghetto et le reste du ''peuple'' me fait froid dans le dos. Il ne manque plus que les miradors, les douves et le pont-levis.
Si cela doit préfigurer l'avenir ultralibéral que tentent de mettre en place les tenants du chacun pour soir, j'en viens à comprendre ceux qui se laissent aller à poser des bombes!!!
J'ai vraiment des craintes pour l'avenir de l'humanité
Comme voisins ils ne sont pas du tout dérangeants.
Mais ce qui me chagrine le plus, c'est qu'ils peuvent venir chez nous sans y être invité; et ils seront très bien accueillis, mais la réciproque ne marche pas. je ne peux pas venir chez eux sans y être invité.
Alors devant cette façon d'agir (défense de son territoire), pourquoi blâmer les bandes des quartiers périphériques qui font exactement pareil (ils gardent leur quartier)
deux poids deux mesures :
un riche qui garde son quartier (pas délinquant)
un pauvre qui garde son quartier (délinquant)
joli le paradoxe!!!
Pour savoir comment tout ça peut finir , lire l' auteur de science fiction JG Ballard.
Le roman "Super Cannes" et surtout "Le massacre de Pangbourne" :
Pangbourne est une enclave protégée pour hauts cadres et hommes d'affaires, où ceux-ci peuvent vivre en toute sécurité loin de la racaille populaire. Le tout est barricadé, des gardiens veillent, et le village est doté de tous les raffinements de la vie moderne (piscine, infrastructures sportives, cinéma, équipement informatique reliant chaque chambre et chaque maison, mais surveillance vidéo incessante), afin que jamais personne n'ait envie d'en resortir et ne soit dérangé par des personnes indésirables.
Un samedi matin, on découvre les corps des parents et des gardes assassinés, alors que les enfants ont tous disparus. L’enquête démontre que les faits se sont déroulés en à peine vingt minutes. Le narrateur, psychiatre et enquêteur, nous livre ses notes prises au fil de son enquête parallèle qui aboutira à une conclusion stupéfiante loin des hypothèses échafaudées par le police et la presse. En effet les enfants disparus seraient en fait les assassins.
Un sujet en or pour le numéro 6.
La fin du bouquin est un peu optimiste, mais bon... on ne sait jamais.
La consanguinité les guette !
Vive les différences, elles colorent joyeusement notre vie. Tant pis pour eux...
Et le jour où, peut-être, il faudra faire sauter les barrières érigées par ces trop nantis trouillards, gageons que ce ne sera pas si difficile.
C'était la minute optimiste d'un dimanche matin ensoleillé.
Le plus grand luxe que l'argent peut payer, c'est de se faire oublier. L'affranchissement moderne. Et dire qu'il y en a qui en profitent en s'enfermant un peu plus.
Bêtise, quand tu nous tiens.
http://kprodukt.blogspot.com
salut Skalpa,
Le Monde n'avait pas besoin de dépenser des sous pour aller à Villeneuve-Loubet : il suffisait d'enquêter à Paris-Ménilmontant. c'est moins chicos, car il n'y a pas le tout à l'égoût, mais l'on ne passe qu'au bon vouloir des propriétaires…
"M. Chary, jovial syndic, dit, dans un sourire, "se considérer comme le maire""
J'hallucine, où est, que dit et que fait le maire, où sont les institutions dans ce coin de France, est-ce la démission à tous les étages de la République pour qu'un peigne-cul se prenne à dire et à penser qu'il a rang sur un élu ??
En parlant de poser des bombes, j'ai le souvenir de l'attentat du FLB (Front de Libération de la Bretagne) contre le relais de télévision des monts d'Arrée, dans les années 70: Nous n'avons pas eu de télé pendant près d'un mois et alors que j'étais minot à l'époque (ce n'est donc pas moi qui ait déposé les explosifs...!), je me rappelle encore des veillées que nous faisions entre voisins. Ca jouait aux cartes, aux dominos, les discussions politiques avaient lieu entre anciens qui n'avaient pas toujours le même avis, mais au moins les échanges avaient lieu et la soirée se terminait avec un bon coup de cidre ou de chouchenn.
Mais avec ces maisons gardées, ces rues privées quel genre de société les "bling-bling" veulent-ils laisser à leurs enfants et petits-enfants...?!
http://phil195829.overblog.com
Si les gens ont les moyens de se payer confort, sécurité et luxe, ils le font ! Vous pas? Tendance générale à l'individualisme, chacun selon ses goûts et son âge....ce n'est pas pire que le reste, seulement logique... Une spirale que nous entretenons tous par une multitude de comportements allant plus ou moins dans le même sens. Mais c'est toujours l'autre, le voisin qui n'assure pas !
en Argentine ils appellent ça barrio cerrado.
Gardes en armes et tout et tout pour protéger ces soit disant puissants, le terme de parasite de la société argentine étant plus réaliste.
Le plus vomitif de tout cela ce sont les villas (bidonvilles) qui apparaissent autour de ces barios cerrados. En effet, il faut bien du personnel pour maintenir ces lieux privilégiés. Personnels habituellement méprisés et payés au lance-pierre.
La richesse indécente et la pauvreté crasse ont cette particularité de vivre chacun à la porte de l'autre. Il suffit de trainer dans Buenos Aires pour s'en rendre compte. Le simple fait de traverser une rue peut vous faire passer des maisons bourgeoises aux maisons de briques, de bois et de tôles. A l'approche des lignes de trains c'est encore plus sensible puisque de nombreuses villas naissent sur des terrains ferroviaires pris par ces populations dans une extrême pauvreté. Je vous laisse imaginer les fréquents accidents d'enfants qui terminent sous les roues des trains.
Depuis un certain temps, on nous vend de plus en plus de "Privilèges" Carte VIP, etc... Toute la pub est à la sauce en achetant nos merdouilles vous devenez un privilégié... Ces quartiers en sont un paroxysme. 1789 : L'abolition des privilèges où en sommes nous ?