Un an après, 6 Français sur 10 déçus par Sarkozy

Un an après le premier tour de la présidentielle, 59% des Français estiment que la présidence Sarkozy est "plutôt un échec", contre 20% qui y voient "plutôt un succès", selon un sondage Viavoice pour Libération. Selon un autre sondage Ifop pour le JDD, 79% des Français estiment que l'action du Président et du gouvernement n'ont pas permis d'améliorer la situation de la France et des Français.


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Quinine | traducteur et amoureux des chats
10H50 21/04/2008

– Étonnant, non?
– Non, ce qui est étonnant, c'est qu'il y ait encore 20 % de pro-Sarkozy.

 
11H21 21/04/2008

Effectivement, étonnant.

Il faut croire qu'un français sur cinq, soit :
- a beaucoup d'humour alors que le sondeur ne comprend rien à l'ironie
- est masochiste
- ne connait pas le sens du mot "succès"
- est riche et profite du cadeau fiscal

 
PIFOU2 | Glopeur/Pas Glopeur
15H43 21/04/2008

6 Français.........Glop!Glop!

4 Fançais..........Pas Glop!

 
17H31 21/04/2008

Attendez , attendez jeudi !!!
Après avoir entendu son "bilan d'une année", les Français vont comprendre encore un peu mieux et il va encore baisser dans les sondages ...

Même si il a pris la précaution de faire relooker la salle du conseil, avec plancher en verre et éclairage par le sol !!

Tudieu !! ça va nous coûter encore combien ça ???

 
10H50 21/04/2008

Que les 4 satisfaits fassent montre d'un peu de patience, "il peut faire pire". Il a encore 4 ans pour le démontrer. Ce type est un casseur, il démonte mais ne sait pas remonter, encore moins construire. Il est en CDD, il touchera ses primes à la fin du contrat, vu que personne n'osera utiliser l'article 68.

 
12H53 21/04/2008

4 c'est le noyau dur...

 
11H13 21/04/2008

6 sur 10 ça ne me paraît pas beaucoup :
retraités
chômeurs
travailleurs
étudiants
lycéens
associations dont les subventions ont été supprimés
familles nombreuses
couillonnés du pouvoir d'achat
etc.. etc...
patrons dont les employés sans-papiersse sont mis en grève (enfin... peut-être pas encore mais ça viendra)

 
Quinine | traducteur et amoureux des chats
11H22 21/04/2008

Oui, mais ce serait un sondage made in Parisot, si j'ai bien entendu ce qu'on disait sur France-Info ce matin au moment où je dépassais un camion particulièrement bruyant. Dans ce cas, faut bien rajouter 10 %. ;-)

 
16H07 21/04/2008

moi je vois ça comme çà :
il n'y a que 4 personnes sur 10 qui pensent qu'elles ne seront jamais impactées de ce genre de soit-disant réformes imprévisibles.

 
marmotte64 | Super héros
11H41 21/04/2008

Je crois que quoi qu'il arrive nous aurions eu notre pire président sur ces présidentielles. Le signe au fait que les partis ont mal négocié le changement de style que nous devions avoir. Il fallait du sang neuf, Chirac était le dernier de la lignée des animaux politiques "inévitables". Après son départ il fallait se retrouver des références nouvelles. De nouveaux porte-étendards ... Et là c'est le flop, deux personnalités ont vampirisé cette phase délicate qui consiste à choisir les meilleurs de chaque parti. Un jeu de Jarnac qui des deux côtés de l'échiquier ont vu gagner des spécialistes de la com'.

Et le désenchantement, inévitable ensuite.

Les partis le savent, ils ont la gueule de bois. Il faudra mieux choisir la prochaione fois. Il faut commencer tout de suite.

Sarko est terrifié à cette idée, il a désigné un nombre incroyable de personnes pour le remplacer à l'UMP. La division pour éviter l'émergence d'un candidat de taille.
Ségolène essaye d'occuper la plce en faisant autant que possible un bruit de fond médiatique, mais elle aussi a déjà fait son temps, car 2007 aura été un coup pour rien, et déjà le carrosse s'est changé en citrouille.

En 2012 il n'y aura ni l'un ni l'autre.

 
keo
12H44 21/04/2008

Alors tu es en phase exacte avec Bayrou.
C'est là exactement son calcul politique.
Face aux deux grands partis incapables de s'entendre sur un nom, il apparaitra comme le seul crédible avec un petit parti certes mais une audience beaucoup plus large des deux côtés de l'échiquier.
l'élection présidentielle se joue au centre. L'animal politique et médiatique sarko a brouillé les pistes mais le pays refuse la droite droitisante c'est clair.
Le prochain (2012 ?) sera centriste du centre central.
Il parait d'ailleurs que Sarko se pose de plus en plus souvent la question de son éventuelle re-présentation en 2012. Le véritable but de Sarko le gagneur était de gagner pas de gérer. Il s'ennuie déjà !
L'attirance pour l'argent est si forte qu'il partira bientôt sur d'autres pistes avec ses copains milliardaires,parce qu'à ce jeu là il n'y a pas de limites.

 
marmotte64 | Super héros
13H28 21/04/2008

Je ne crois pas. Les français sont viscéralement bi-partistes. Il n'y a pas de place pour un Bayrou. Dommage d'ailleurs, car en 2007, des trois, c'était lui le (moins pire) meilleur.

 
12H08 21/04/2008

«Depuis que tu es à l'Elysée je suis inquiet»

Au cours de leur vie politique, Sarkozy et Léotard se sont croisés et appréciés. Mais aujourd'hui l'ancien ministre, qui publie chez Grasset un texte au titre sans équivoque - «Ca va mal finir» -, dresse un réquisitoire impitoyable sur l'action du chef de l'Etat. Extraits

Ca a débuté comme ça. Une élection, une fête, du Champagne. Et du chiffre d'affaires au mètre carré. C'était pétillant. Je n'allais pas bouder mon plaisir puisque j'avais voté pour lui. [...] Naturellement mon cote gaulliste avait quelques regrets. La France prenait des allures de grande surface, et parmi les candidats mon produit était en tête de gondole. La publicité et les promesses s'accompagnaient l'une l'autre comme deux petites voleuses qui font les sacs à main. Ensemble tout était possible. J'étais heureux qu'on soit ensemble. C'est étonnant comme on aime à croire ce qui n'est pas croyable.
Il a fallu plusieurs mois pour entendre parler de faillite. L'homme de Matignon, Mon le velouté, s'était laissé aller. Faillite ! C'est un mot que l'on aurait aimé entendre au mois de mars, avant l'élection... Au moment des giboulées. On s'y serait fait. Moi, je pensais à Churchill : «Je n'ai à vous offrir que de la sueur, des larmes et du sang.» Et Londres bombardée tous les soirs. Nous, on allait très bien. Merci. La dette faisait à peu près l'équivalent du budget de l'Education nationale. Les intérêts seulement ! Pas le capital. Je me disais : ça va être bien. On pourra faire deux fois plus de lycées... Il suffira de rembourser ce que nous devons, de revenir à l'équilibre et le tour sera joué ! D'autres le font autour de nous. C'aurait été une promesse de grande qualité. Un millésime rare au rayon de l'oenologie politique. J'avais oublié que la dette, c'est comme la morphine : du bonheur immédiat ! On a donc choisi la béatitude. [...] Dès le lendemain on ne fut pas déçu : la retraite monastique bercée par le clair de lune sur un scénario de Fitzgerald, le clapotis des flots au large de Malte, puis aussitôt après le déferlement des milliardaires, la chasse aux nigauds baptisée modestement «ouverture», les infirmières bulgares, le drapeau tricolore relooké par Prada, les intermittences du coeur sous les ombrages de la Lanterne, un gouvernement tétanisé par les engueulades, les escapades à Saint-Tropez, enfin les bien-aimés du pouvoir, le gratin du Bottin mondial : Chavez, El-Assad, Kadhafi, Poutine... les cancres du passage en terminale de la démocratie. Je commençais, petit à petit, à bouffer mon bulletin de vote. [...] Sarkozy, c'est Glenn Gould en moins délicat. Il joue avec les mots sur son piano. Un artiste. Comme l'interprète canadien, il accompagne ses partitions de soupirs, de mouvements du visage qui donnent à la pièce jouée la permanente allure d'un chef-d'oeuvre. Mais ce n'est pas du Bach.

Prenons l'exemple de ses rapports avec la police. Ils ont séduit une droite qui ne plaisante pas avec ces choses-là, ils ont alimenté ses nombreux discours, et sans doute, comme pour tous les enfants, marqué son parcours. Voilà une institution qu'il aime. Il s'y plaît. [...] Sarkozy ne parle pas de la police. Il est la police. Il est l'ordre. L'ordre seulement, mais l'ordre complètement. Sa doctrine est faite : les loubards des banlieues n'ont pas de problèmes sociaux, ni de logement, ni de culture, ni d'emploi. Les pédophiles n'entrent pas dans la catégorie de l'acquis mais dans celle de l'inné, les récidivistes que la prison a largement amochés doivent y retourner le plus vite possible. Ils ont été jugés ? Aucune importance. Pour le même délit, déjà purgé, on va inventer «un suivi» en milieu fermé, c'est-à-dire une deuxième prison qui s'ajoute à la première, mais sans jugement. A quoi bon ? C'est l'Etat qui doit décider, c'est-à-dire l'exécutif, c'est-à dire la police. Il semble que notre président n'ait lu ni Tocqueville, ni Montesquieu, ni Benjamin Constant, il semble que la séparation des pouvoirs lui soit une énigme. Si l'on rend la justice Place-Beauvau, ce sera plus rapide. Et surtout plus près de l'Elysée. [...] On se souvient qu'il répétait volontiers qu'on ne faisait appel à lui que dans les moments désespérés. Alors il arrivait, soulevait le RPR et l'exaltait en quelques jours, redressait le budget de la nation, rendait à la police la confiance qui lui manquait. [...]

C'est vrai, on aurait dû se méfier. Dans le monde sauvage des animaux politiques, il ne faut pas être sur le passage d'un prédateur. Je le sais, j'ai traversé imprudemment la savane. Chirac était un carnassier débonnaire. Avec lui, on était mort, mais c'était sans rancune. Chacune de ses victimes, antilope déchiquetée et consentante, devenait digne d'une amitié nouvelle définitivement inoffensive. Avec Sarko, c'était différent. Le fauve avait - si l'on peut dire - une mémoire d'éléphant. Un jour, me parlant justement de Chirac, il m'avait dit : «François, n'oublie jamais ceci : je suis fidèle à mes ennemis.» J'en ai encore froid dans le dos. L'ouverture n'a rien changé à cela. Elle donne à la victime un côté comestible qui la fait s'aplatir avec une docilité déconcertante. La douceur de Jack Lang dans ses approches concentriques du pouvoir fait penser aux roucoulements des pigeons qui ne voient pas, dans la casserole, les olives dont ils seront bientôt entourés. [...] Et je crains que la belle histoire qui nous est racontée du haut de l'Elysée ne se termine mal. Parfois je ne peux empêcher un certain malaise de venir en moi. J'essaie de le chasser et il revient. Je prends un livre et ça revient de plus belle. [...] Depuis que tu es à l'Elysée je suis inquiet. Qu'est-ce qui t'a pris exactement ? Je lis dans un journal que désormais la police française arrête des enfants... J'ai suivi avec consternation le morceau de Grand-Guignol qui t'a mis dans les bras de Kadhafi... J'apprends que tu as une «plume» qui te fait dire des bêtises... Il paraît que tu n'écoutes plus ceux qui t'entourent... Tu aurais même traité mon ami Martinon d'«imbécile»... Et ce pauvre Mon avec ses beaux yeux de labrador... C'est pas bien tout ça, Nicolas. Je te le dis parce que nous avons grandi ensemble. [...] Et puis ces histoires d'ADN pour le regroupement familial, ce n'est pas toi ! Tu t'es fait déborder par quelques malades de l'UMP Des frénétiques... [...]
Tu as eu raison de citer Guy Môquet. Cette jeunesse-là, intacte et fervente, qui s'abat d'un seul coup, laissant derrière elle le grand silence du courage, cette jeunesse-là, elle est belle et sans doute plus belle que la nôtre... J'aurais aimé qu'à côté de Guy Môquet tu cites Aragon, celui de «l'Affiche rouge». Parce qu'il parle de Manouchian et que le poème d'Aragon est lové dans l'écriture de la dernière lettre du futur fusillé. Pourquoi dis-je cela ? Parce que ces étrangers «mais nos frères pourtant» ont davantage honoré la France que ces «bons Français» qui tranquillement la salissaient à Vichy. Parce que ce sont souvent des étrangers qui ont aimé notre pays plus que nous ne l'avons fait. Parce qu'ils portaient «des noms difficiles à prononcer», parce qu'ils considéraient que peut-être dans le mot France il y avait un désir de droit et - qui sait - une résistance cachée.

«Ca va mal finir», par François Léotard, Grasset, 138 pages, 10 euros.

 
12H40 21/04/2008

cf bakchich

Les réformes de Sarkozy fichent la trouille même à la droiteAPRÈS SA SEMAINE NOIRE /
lundi 21 avril par Serge Faubert

Jeudi, le président de la République s’adressera aux Français. L’avalanche de réformes, vécue comme une fuite en avant, affole jusqu’à sa majorité. Et de nombreux députés ne se gênent plus pour critiquer le gouvernement et l’Elysée. Nicolas Sarkozy sait-il encore où il va ? La question est ouvertement posée. Après un an de mandat seulement…

Que peut-il dire ? Que peut-il faire ? En quelques jours, Nicolas Sarkozy a réussi ce tour de force d’avoir alarmé la quasi-totalité des catégories sociales du pays. Un équarrissage en règle de la protection sociale et des services publics : valse hésitation autour de la carte « famille nombreuse », réduction des allocations familiales, obligation faite aux chômeurs d’accepter des boulots sous-payés sous peine de radiation, éventualité d’un déremboursement des lunettes par la sécurité sociale, modulation prochaine de l’allocation de rentrée scolaire, réforme - et fermetures - des hopitaux… Sans oublier le non remplacement d’un prof sur deux et les mobilisations lycéennes. Excusez du peu !

Nicolas Sarkozy© KerlerouxCe n’est plus Napoléon, c’est Néron
Une semaine sanglante aux allures de suicide collectif. Celui du président, de son gouvernement et de sa majorité. Comme s’il fallait, à tout prix, désespérer les derniers grognards. Détacher un par un les pans de cet électorat que le candidat Sarkozy, c’était sa force, était parvenu à fédérer au fil des ans. Ce n’est plus Napoléon le petit. C’est Néron et l’incendie de Rome.

Comment les plus pauvres ne déserteraient-ils pas, eux dont le pouvoir d’achat est, jour après jour, rongé par l’inflation alors qu’on leur avait promis la lune ? Comment les classes moyennes ne se sentiraient-elles pas menacées par cette tourmente qui anéantit tout espoir de mobilité sociale ? Comment les secteurs les plus conservateurs de l’opinion ne prendraient-ils pas ombrage de la remise en cause de la famille et des politiques natalistes ?

La Fronde est déclarée
Du coup, ça tangue dans la majorité. La Fronde est déclarée. On s’autorise tous les crimes de lèse-majesté. Que voulez-vous, quand on a la trouille… Un jour, c’est Hervé de Charrette, député UMP du Maine-et-Loire, qui estime que le gouvernement rend « la réforme haïssable. C’est la potion amère que les français doivent avaler chaque matin. ». Le lendemain Claude Goasguen, député UMP du très chic XVIème arrondissement parisien, déplore que « la vie politique se résume à un face-à-face entre l’Elysée et l’opinion » et s’épanche sur « le profond malaise » de la majorité.

C’est encore le président UMP de la commission des Affaires familiales et sociales de l’Assemblée, Pierre Méhaignerie – un redoutable bolchevik ! – qui juge que les réformes "vont trop vite, plus vite que l’explication". Ou un Hervé Mariton, député UMP de la Drôme qui croit nécessaire de rappeler qu’il préfère que « l’égalité demeure le principe général d’organisation de la République et de la réforme de l’Etat ». Ne serait-ce pas le cas ?

Une année de déception
Sans parler du villepiniste Georges Tron, député UMP de l’Essonne, qui estime que la première année du quinquennat est tout simplement « « une année de surprise et finalement de déception, une année en tout cas difficile pour notre majorité. » Même le fidèle Jean-Pierre Raffarin, entre deux cirages de pompes à la dictature chinoise et une attaque en piqué sur Ségolène Royal, y va de sa vacherie : « la réforme a un rythme, on ne peut pas bousculer le pays »,a-t-il jovialement énoncé.

Jusqu’au bon Edouard Balladur qui est sorti de sa réserve : « Beaucoup de choses ont été faites depuis un an, d’où le sentiment d’une certaine surabondance. Il faut permettre aux Français d’y voir plus clair" Avec le déremboursement des lunettes, c’est mal parti…

Juppé est prêt à prendre la relève
Enfin, au chapitre de la confiance en l’avenir, on n’oubliera pas Alain Juppé. Le maire de Bordeaux a gentiment profité de la semaine écoulée pour déclarer qu’il n’exclut pas d’être candidat en 2012, si Nicolas Sarkozy ne se représente pas. Comment ? Le président pourrait ne pas se représenter ? On en est déjà là ?

Et il n’y a pas à l’Assemblée qu’on se lâche. A l’UMP, où Patrick Devedjian, accusé d’être responsable du désastre des municipales, est toujours en liberté surveillée, on flingue a tout va. Le nouveau maire de Nice, Christian Estrosi, sonne la charge : « Je suis inquiet. Au moment où la gauche surfe sur les mécontentements et souffle sur les braises de toutes les revendications, je me demande si l’UMP est organisée pour lui répondre. Nous nous sommes progressivement coupés de notre base populaire ». Besancenot n’aurait pas dit mieux.

Radeau de la Méduse
Faut-il dans ce tableau, aux allures de radeau de la Méduse, rappeler les couacs gouvernementaux ? L’ accusation de « lâcheté » portée par Nathalie Kosciuko-Morizet contre son ministre de tutelle Jean-Louis Borloo et le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale Jean-François Copé, fait désormais figure de pécadille.

Hier, dimanche, un sondage du Journal du dimanche nous apprenait que la cote de popularité de Nicolas Sarkozy avait encore baissé d’un point depuis mars. Elle est désormais à 36%.

Juste un problème de communication ?
Il y a un mois pourtant, on ne parlait que de reconquête. Fini le bling-bling, la bamboche sentimentale et les propos à l’emporte-pièce. Contraint et forcé par la raclée des municipales, le caméléon Sarkozy opérait une nouvelle mue – on renonce à les compter… Cette fois, promis, juré, le locataire de l’Elysée allait enfin habiter la fonction présidentielle. Un chef de l’Etat apaisé, – Merci Carla – et un exercice du pouvoir empreint de sobriété, c’était là le ticket gagnant.

Le reste ? Un malentendu, un problème d’image et de communication. D’ailleurs, on s’en était allé quérir en urgence les services du publicitaire Thierry Saussez, bombardé délégué interministériel à la communication. Avec lui, ils sont maintenant trois à orchestrer la parole divine. Franck Louvrier, l’historique ; Pierre Charon l’homme de l’ombre et donc Saussez. Autrement dit, deux de trop. Bonjour les petits meurtres entres amis.

Force de caractère ou fuite en avant ?
Comme si ce ravalement cosmétique pouvait suffire. Rolex et Ray-Ban ont, certes, été remisées, mais trop tard. Ce n’est plus seulement le marketing qui en cause, mais bien les résultats de l’action présidentielle. Comme le confirme, par exemple, un sondage de Libération, ce matin.

Et c’est, peut-être, ce qui est le plus surprenant dans la séquence que nous vivons. Jusqu’ici, Nicolas Sarkozy était considéré comme le plus professionnel des politiques. Celui qui calculait le mieux, qui anticipait.

Pour la première fois, la mécanique semble s’être déréglée. Le rappel à l’ordre du dernier conseil des ministres, s’il a rétabli un semblant d’unité au sein du gouvernement, n’a pas réussi à faire taire les députés UMP. L’emballement des réformes est vécu comme une fuite en avant. Alors même que Nicolas Sarkozy entendait faire preuve, à travers cette accélération, de sa force de caractère. Regardez, dans la tempête, le capitaine tient la barre ! Pas de chance, les marins sont trop secoués pour pouvoir en juger.

C’est toute la difficulté de l’exercice cathodique de jeudi. Rassurer un équipage qui souhaite affaler les voiles, voire jeter l’ancre, en attendant que la mer se calme. C’est pas gagné…

 
keo
12H49 21/04/2008

Tu as raison , c'est peut être la droite qui va nous "sauver" de Sarko !

 
14H02 21/04/2008

@keo
Sais-tu que la fièvre monte dans les hôpitaux?
Lis cet art. de bakchich ... lundi 21 avril par Olivier Vilain.
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Dans les hostos les sondages pro sarko, il vaut mieux pas qu'ils passent .....

Le plan hôpital public annoncé par Nicolas Sarkozy jeudi 17 ne va pas calmer la colère grandissante des professionnels de la santé. Au contraire. Des restrictions en série, des lits à fermer, du personnel à éjecter. Un nouveau front social se prépare, après les lycéens.

Le discours de Sarkozy sur la réforme des hôpitaux publics, jeudi 17 avril, annonçant des regroupements et des économies n’a pas diminué la fièvre. Au contraire. Il l’a peut-être envenimée. Le ras-le-bol monte depuis plusieurs semaines dans le secteur de la santé. Les professionnels, en colère, pourraient ouvrir un nouveau front de contestation contre le gouvernement, après les magistrats, les avocats, les étudiants et les lycéens. Les manifestations se sont déjà multipliées en Loire-Altantique, dans le Jura, la Nièvre, etc.

A Carhaix, une petite ville de 7.000 habitants du Finistère, ce sont 10.000 manifestants, y compris des élus, qui se sont rassemblés fin mars. Les bretons s’apprêtent à remettre ça le 17 mai, au niveau du département cette fois. « La mobilisation va être grosse. Très, très grosse ! », prévient Bruno Jardin, l’un des responsables de la CGT au centre hospitalier de Carhaix.

Il est vrai que les cures d’austérité saignent l’hôpital : plus de 100.000 lits ont été fermés depuis 1992 et 200 établissements supplémentaires devraient fermer leurs portes selon les conclusions du rapport Larcher, qui a servi de base au plan annoncé jeudi 17 par Nicolas Sarkozy.

Celui-ci préconise de regrouper les établissements publics, de donner tout pouvoir à leurs directeurs, de rapprocher les statuts de ceux du privé, d’embaucher du personnel avec un statut de droit privé, incluant intéressement du personnel et rémunérations à la performance pour les médecins. Le tout, bien sûr, pour le plus grand bien des usagers.

Plan de rigueur « L’amélioration de la qualité et la sécurité des soins sont-elles les principales motivations des pouvoirs publics ? On peut en douter », résume Frédéric Pierru, chercheur à l’université Paris-Dauphine [1]. « A partir des années 1990, le discours de la rigueur budgétaire, peu mobilisateur, a été remplacé par celui de la ‘‘qualité des soins’’ », analyse-t-il.

Pour ce chercheur, la qualité des soins nécessite effectivement un seuil d’activité en chirurgie et en obstétrique. Mais les réorganisations doivent se faire dans la concertation avec les personnels, les usagers et en fonction d’une politique des territoires. En outre, cela nécessite des moyens. Or, « depuis les années 1970, la maîtrise des dépenses de santé est devenu l’objectif des pouvoir publics et c’est l’hôpital public qui a supporté prioritairement la rigueur budgétaire. Au début des années 1980, il représente près de 55% des dépenses de soins, contre 44% ces dernières années », relève Frédéric Pierru.

14% des assurés sans soins Pour le sociologue, Julien Duval [2], les réformes successives des hôpitaux comportent un important non-dit. « Il existe des obstacles économiques et sociaux à l’accès aux soins ». Or, la restriction de l’offre de soin les aggrave. Une étude de l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé a indiqué, l’année dernière, que 14% des assurés ont renoncé à des soins faute de moyens. La proportion atteint 24% chez ceux qui gagnent moins de 800 euros par mois et même 32% chez ceux qui ne possèdent pas de mutuelle. En règle générale, ils renoncent aux soins des yeux, des dents, quand ce n’est pas simplement d’aller à consulter un spécialiste.

Des grèves à Paris Ces restrictions accablent les personnels hospitaliers. Jeudi dernier, 400 délégués de douze hôpitaux de la région parisienne, y compris une intersyndicale de médecins, ont battu le pavé. « A Saint-Antoine, les pertes d’effectifs représentent 200 personnes en cinq ans sur un total de 3000 », signale Régine Linar, une infirmière qui représente la CGT dans cet hôpital. Les suppressions de postes ont été supérieures aux 130 embauches effectuées lors du passage aux 35 heures. Du coup, il n’y a plus assez de personnel pour s’occuper des patients souvent âgés, atteints généralement de plusieurs maladies, dont certaines sont graves. Résultat, Saint-Antoine est en grève depuis un mois.

De son côté, l’hôpital des Bleuet a récolté 4000 signatures de soutien et organise une journée portes-ouvertes le 31 mai avec manif place Jean Jaurès, à Paris. « Pour le moment, il n’y a que les militants, les initiés, qui se mobilisent, mais nous allons diffuser les conclusions du rapport Larcher », promet Régine Linar. Elle s’attend à une montée en puissance de la mobilisation fin mai. « Les rapports sur le service public vont tous dans le même sens : faire plus de place au privé », rapporte Françoise Geng, secrétaire générale de la fédération de la santé au sein de la CGT.

La santé pourrait alors servir de fer de lance aux protestations de l’ensemble de la fonction publique.

Lire ou relire sur Bakchich.info

L’hôpital public à la toise des cliniques privées

[1] Hippocrate malade de ses réformes, Frédéric Pierru, Les Editions du Croquant, Paris, 2007, 256 p.

[2] Le mythe du « ‘trou de la Sécu », Julien Duval, Raisons d’Agir, Paris, 2007, 140 p.

 
keo
16H05 21/04/2008

Suis un lecteur de Backchih of course et de qqs autres du même acabit
merci Marie 75

 
keo
13H09 21/04/2008

@ ellejo
Tu as raison de le citer. Cet homme là a un sens absolument redoutable de la synthèse.
Il y a qq années lisant le rapport parlementaire sur les évènements de Srébrénica et la guerre des Balkans, je suis tombé sur la déclaration de Léotard qui fut à la fois acteur en tant que ministre et néanmoins rapporteur de la commission, en quelques lignes, tout est dit , tout est clairement exposé avec une rigueur absolue et ça fait froid dans le dos.
Dommage qu'avec tant de qualités et un regard si clair, il est tant zigzagué quand il avait un tant soit peu d'audience.

 
marmotte64 | Super héros
13H39 21/04/2008

@ ellejo
@ keo
Je suis tout à fait en phase avec vous. Léotard n'a jamais été meilleur que depuis qu'il a un regard posé et lointain. Il a en outre une auto-critique très sure et une plume très fine et juste.

Je re-découvre cet homme et j'apprécie ce qu'il dit aujourd'hui.

 
Lohiel | lohiel.over-blog.net
15H55 21/04/2008

oui, mais en fait, il a eu de *mauvaises influences*
:-)

(quelqu'un qui a été le frère - aimé et aimant- de Philippe Léotard ne peut pas être définitivement perdu en ce qui concerne la pratique de la sincérité)

 
keo
16H15 21/04/2008

En cela on se rend compte à quel point le chemin selon qu'il soit politique ou poétique, nous "fait" tout autant que nous faisons le chemin.

 
16H27 21/04/2008

il a débuté sa carrière politique au PSU... puis il a mal tourné !!!!
Mais ... aujourd'hui il se réveille!

 
keo
16H03 21/04/2008

Rien de plus beau qu'un Homme (femme) libre !!!

 
12H45 21/04/2008

$arkô PSG même combat, la rélégation, droit dans le mur !
Faut changer "l'entraîneur dans le mur"...

 
14H11 21/04/2008

Laurent Fabius dénonce dans un entretien publié lundi 21 avril par La Croix "l’omniprésidence à courte vue" du président Nicolas Sarkozy, dont "l’énergie" s’est selon lui "transformée en agitation". Revenant sur le terme "omniprésidence", qu’il avait utilisé pour qualifier le style de Nicolas Sarkozy, Laurent Fabius complète : "Après un an d’expérience, je dois préciser : omniprésidence de courte vue."

Vous trouverez ci-dessous l’intégralité de l’interview, également disponible ici : http://www.laurent-fabius.net/article1074.html

 
14H20 21/04/2008

Puisque seulement 20% bénéficient de son élection cela veut dire que 80% n'en bénéficient pas... Ce serait donc 8 français sur dix ne bénéficent pas de son allégeance aux ploutocrates de ce pays...

 
15H07 21/04/2008

le soir de belgique analyse notre SarkoL'ump :
Un an après, Sarkozy peine à convaincre

lundi 21 avril 2008, 13:40

Un an après le premier tour de la présidentielle qui l'avait conduit à une victoire sans appel, Nicolas Sarkozy suscite déception et scepticisme chez les Français dans une ambiance économique et sociale de plus en plus morose.
AFP

Les derniers sondages publiés à l’occasion de cet anniversaire sont sévères pour le chef de l’Etat : 59 % des Français considèrent que la première année de son quinquennat est « plutôt un échec », et ils sont 79 % à estimer qu’en un an, il n’a pas permis d’améliorer la situation dans le pays.

Trop de « médiatisation », « style personnel » contesté, manque de résultats notamment sur la question du pouvoir d’achat dont il avait fait une priorité durant la campagne électorale : un sombre bilan pour un président qui avait entamé son quinquennat avec une popularité inédite depuis le général de Gaulle.

Arrivé en tête dès le 1er tour, le 21 avril 2007, il l’avait emporté le 6 mai par 53 % des voix face à la socialiste Ségolène Royal.

L’institut Ifop le créditait dimanche de seulement 36 % de satisfaits, son plus mauvais score depuis mai 2007, et le pire résultat pour un président après un an de mandat depuis le début de la Vème république en 1958.

En chute dans les sondages depuis l’automne, Nicolas Sarkozy cherche à redresser la barre, en particulier en adoptant un style plus sobre.

Jeudi soir, à l’occasion d’une émission télévisée de 90 minutes retransmise en direct de l’Elysée, il tentera de convaincre les Français du bien-fondé de son action. Face à cinq journalistes, il va « expliquer les réformes mises en œuvre et annoncer celles qu’il compte mener dans les mois et dans les années à venir », a indiqué lundi le porte-parole du parti présidentiel l’UMP, Dominique Paillé.

M. Sarkozy a lancé une série de réformes (retraites, éducation, justice, réduction du nombre de fonctionnaires…) pour tenter de réduire l’important déficit public, comme l’exige l’Union européenne, et « libérer la croissance ». Il s’agit de « mettre tout cela en perspective », a expliqué M. Paillé.

Sarkozy incompris ?
Depuis l’échec de la droite aux municipales de mars, les ministres multiplient les interventions pour appeler les Français à faire preuve de « patience », expliquer que les réformes finiront par porter leur fruit, voire reconnaître que le gouvernement a parfois manqué de « pédagogie ».

Les Français « aiment la réforme à condition que cela ne les touche pas personnellement », expliquait, pour sa part, M. Paillé, qui met en cause un « vrai fond conservateur dans notre pays ».

Mais pour ses détracteurs, les réformes mises en œuvre manquent d’ampleur et de cohérence, d’autant qu’elles suscitent de multiples « couacs » au sein du gouvernement.

« Les Français ne sont pas rebelles à toutes les réformes, mais ils ne croient plus ce président qui, après douze mois d’exercice chaotique du pouvoir, ne leur a toujours pas donné de feuille de route », écrivait lundi le quotidien de gauche Libération dans son éditorial.

D’ores et déjà, l’acte II du mandat de Nicolas Sarkozy s’annonce difficile dans un contexte économique peu porteur. Le moral des Français est au plus bas, selon l’indicateur de l’Institut national de la statistique (Insee). L’inflation est en hausse, en raison de la flambée mondiale des cours du pétrole et de l’alimentation, et la croissance déjà décevante devrait encore ralentir au premier semestre 2008.

De plus, Nicolas Sarkozy doit faire face à une mobilisation croissante contre ses réformes, comme le montrent les manifestations de lycéens et d’enseignants contre la suppression de postes dans l’éducation ou les mouvements de grève dans les ports contre le transfert au privé de certaines activités.

 
re-belle | mère au foyer
15H05 21/04/2008

UN BON MAI 2008!!!...
TOUT LE MONDE DEHORS DANS LA RUE!!!...
ON EST PLUS NOMBREUX QU'EUX!!!...
PENCHONS LA BALANCE DE NOTRE COTE!!!...

ne rien faire c'est d'etre complice!!!...

 
keo
16H24 21/04/2008

Je crois l'avoir écrit sur un autre sujet mais le réécris ici. Ce n'est pas le nombre qui fait la force, mais la force du lien qui soude un groupe quel qu'il soit.
Le principe démocratique ce sont des minorités fortement organisées qui s'opposent au milieu d'une majorité passive qui fait pencher la balance selon ses intérêts individuels et ponctuels et généralement sans gros investissement cérébral.

 
re-belle | mère au foyer
16H53 21/04/2008

le calcul est simple: l'emsemble de toutes les minorités font une majorité!!!...
alors on peut pencher la balance à notre avantage!!!...

as-tu peur de manisfester???!!!...

les cloches du muguet sonnera-t-elle le mécontentement du peuple???!!!...

 
keo
17H38 21/04/2008

Question : Quelle force peut fédérer toutes ces minorités ?
Solidarité : Je soutiens handicapé à 600 € en retour il soutient le sans papier qui lui même soutient l'écologiste qui lui même etc etc ....
Ca présuppose une forte dose d'altruisme largement partagée.
Utopie ???

 
22H11 21/04/2008

Bonsoir re-belle

Douter du chemin fait partie de la voie,
car elle est secrète et inimaginable.
Avoir la certitude de la voie fait partie de la voie...
......

Un chemin qu'on ne corrige jamais mène à la perdition.

 
21H54 21/04/2008

La force du lien qui fait que nous sommes unis c'est bien..
Si nous sommes très nombreux,unis et soudés c'est encore mieux...

 
16H26 21/04/2008

Après la présidence bling bling, la droite snif snif

Juan fête à sa façon la 50e semaine d'existence de la Sarkofrance. Une semaine où, mises à part les robes de Carla Bruni, la droite a taillé dans tout : sécu, hôpitaux, chômage des seniors, allocations familiales…

L'expression est d'Eric Mainville. Après la présidence Bling Bling, Sarkozy a peut être inventé la droite "sniff sniff." Une droite qui taille dans les dépenses sociales et la solidarité nationale, encore un peu complexée par ces mauvaises actions, et qui pleure ses mauvais résultats économiques (son domaine de prédilection !). Cettedernière semaine, la 50ème depuis l'élection de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République, fut exemplaire.
Dérembourser les frais d'optique
Dimanche 13 avril, la ministre de la Santé délivrait son "couac" : elle expliquait sur RTL qu'il faudrait transférer le remboursement des frais d'optique sur les mutuelles et autres assurances complémentaires. Cinq millions de Français n'ont pas de mutuelle. Comme dirait CeeCee, "Roselyne a raison : il ne faut plus rembourser les lunettes. Les français commencent à voir trop clair dans notre jeu..."
Virer les chômeurs qui refusent deux propositions "valables" d'embauche
Laurent Wauquiez s'est énervé : "je resterai ferme sur les principes !" a-t-il expliqué après avoir proposé une définition des "offres d'embauches valables; : 70% du salaire précédent minimum et 2 heures de transport domicile-travail maximum. Laurent Wauquiez va en en vélo à son ministère.
Culpabiliser sur les niches fiscales
La culpabilité est forte. La député UMP Chantal Brunel a été ovationnée par la gauche à l'Assemblée Nationale quand elle a lancé une charge contre le bouclier fiscal et autres niches avantageuses. Christine Lagarde a dû promettre une étude. Il faut avouer que le gouvernement a dû cette semaine reconnaître que le déficit public (Etat, sécurité sociale et collectivités locales) s'était creusé au-delà de ses prévisions : 2,7% (et non 2,4%) en 2007, 2,5% (et non 2,3%) en 2008 et au moins 2% en 2009 (versus 1,7% prévu). Même la défiscalisation des heures supplémentaires ne sert à rien ! Et l'inflation atteint des sommets.
Radier les chômeurs de plus de 57 ans
Les gouvernements se sont engagés depuis plusieurs années à réduire les statistiques du chômage, et non pas le chômage lui-même. Sur ce terrain, l'équipe Sarkozy est très efficace. Cette semaine, Christine "Marie-Antoinette" Lagarde a ainsi annoncé qu'elle veut supprimer la dispense de recherche accordée aux chômeurs de plus de 57 ans et demi. Et après 2 offres "valables" d'emploi, ils seront radiés !
Licencier les fonctionnaires inaptes
Jeudi 17 avril, Eric Woerth recevait avec satisfaction un "livre blanc.; Blanc comme neige, le livre blanc est un exercice de déresponsabilisation politique : "ce n'est pas ma faute, ce sont les experts qui le recommandent !" Ce livre "Blanc" suggère de bonnes pistes (comme la mobilité des fonctionnaires, la simplification des modes de recrutement et des métiers) et annonce un drame : avec une formulation que même le secteur privé n'utilise pas, le rapport recommande d' "organiser la sortie de la fonction publique des agents devenus inemployables ou dont la valeur professionnelle est insuffisante."
Fermer les petits établissements hospitaliers
Le même jeudi 17 avril), Nicolas Sarkozy annonçait que 1) il n'y aurait aucune fermeture brutale d'hôpital suite à la réforme de la carte hospitalière, mais 2) les petits établissements seraient regroupés. Conséquence d'un autre rapport "d'expert", publié il y a quelques jours, la réforme de la carte hospitalière inquiète les villes déjà menacées de désertification économique par les fermetures de tribunaux et de casernes.
Réduire les allocations familiales
Mercredi 16 avril, on apprenait qu'un prochain décret réduira les allocations familiales des foyers avec adolescents : les bonifications accordées pour les adolescents ne seront plus versées dès les 11 ans, mais après 14 ans. Selon Le Monde, cela représente 600 euros de moins par enfant. Cette réforme a été votée à l'automne dernier. Il est temps de passer à la caisse !

La droite "snif snif" est donc à l'oeuvre. Et son président a effectivement changé. Désormais, Nicolas Sarkozy se cache.
cf marianne

 
17H04 21/04/2008

Ah s'il y avait 6 français sur 10. Ca en ferait du monde. Il est permis de réver un peu dans ce monde de brutes

 
daniel6925 | communication au sein d'une administrati...
16H26 21/04/2008

Je veux bien croire que 60 % des fançais soient décus,mais vous ceux ,qui avez votés M. SARKOSI vous avez bien été manipulés par ses idées ,vous avez la mémoire courte celà ne vous revient pas aux oreilles "ensemble nous allons..... "Faut pas pleurer vous avez choisi tanpis pour vous .
il faut être idiot de voter pour lui et de croire en lui et à son équipe.
Faut il vous remettre en tête les promesses faites par M. SARKOSI pouvoir d'achats etc etc ,et puis je réforme et réforme plus . C'est quoi ce gouvernement de fantoches . Allez je vous laisse à vos pensées et propos .Mesdames et Messieurs la prochaines fois regarder à deux fois quand vous votez !!!!

 
William Tel | à Lille
21H31 22/04/2008

Parce que si Royal avait été élue, vous croyez qu'on n'aurait pas de raisons de se sentir bernés?
Le plus important c'est que ses électeurs prennent conscience de cette duplicité, afin de ne plus s'y laisser prendre (comme les Italiens, par exemple)

 
16H31 21/04/2008

pour une fois qu'ils n'ont pas fait faire leur sondage par le Figaro ou Match à Neuilly,ça donne des estimations à peu près vraisemblables,sinon ça aurait donné :6 français sur 10 approuvent les réformes du gouvernement(ça aurait fait un peu gros comme couleuvre à avaler).Vivement Jeudi que Kaa le serpent vienne nous hypnotiser sur TF1 et France2...

 
17H06 21/04/2008

puisque je ne suis JAMAIS SONDÉ, je le clame ici bien haut: JE FAIS PARTIE DE CEUX QUI NE SONT PAS CONTENTS!!!!
mais alors, pas content du tout!

 
keo
17H49 21/04/2008

Un conseil : courrier à la Présidence c'est gratuit et ça soulage ( attention rester poli le sarko est suceptible!) ou alors les mels c'est pratique tu peux inonder à moindre frais les boites aux lettres des administrations diverses et puis ça fait de l'occupation pour Princen Qui justifie ainsi son salaire ( attention là tu risques d'être fiché comme perturbateur ou pire conspirateur)
Si t'es basané ou plus, sans papier, si tu as un prénom a consonance étrangère, si tu ne peux pas prouver ta francitude depuis trois générations tu t'abstiens !!! Et fais le dos rond.

 
William Tel | à Lille
21H27 22/04/2008

Quel pourcentage de Français "estiment" que l'action de ce gouvernement a dégradé la situation de la France et des français?

 
nf
09H35 29/04/2008

Quand François Mitterrand à été élu en 1981 avec 51,76 % des suffrages il est devenu légitimement le Président de Tous les Français. Et l'application de son programme électoral était légitime même si 48% des Français n'avaient pas voté pour lui et si sa popularité est tombée très bas en 2 ans.

Alors quand Nicolas Sarkozy est élu avec 53,06 % il est tout autant légitime pour toute la durée de son mandat. Il a été chargé par une majorité de Français pour appliquer son programme sur 5 ans. C'est ça la démocratie, pas de rêver d'un 3ieme dans la rue.

Quand Mitterrand était président ceux qui ne s'en satisfaisaient pas pouvaient la fermer ou partir. Cela reste vrai.

LA DÉMOCRATIE N'EST PAS LES SONDAGES ET LA FRANCE A SURTOUT BESOIN D'UN GOUVERNEMENT CAPABLE DE PRENDRE DES DÉCISIONS NON CONSENSUELLES EN TRAVAILLANT SUR LE LONG TERME.