
Au grand dam de leurs patrons, dix cuisiniers du Café de Jatte à Neuilly-sur-Seine se sont mis en grève pour réclamer la régularisation de tous les travailleurs sans papiers.
Samedi 19 Avril, vers midi, une vingtaine de militants de Droits Devants et de la CGT pénètrent dans le Café de Jatte, restaurant branché de Neuilly-sur-Seine, très apprécié des élus. Ils viennent y soutenir la mobilisation de dix cuisiniers sans papiers qui réclament leur régularisation et se joignent ainsi au mouvement éclos ce mardi 15 avril dans toute l'Ile-de-France. Dans la grande salle lumineuse, les quelques employés présents regardent la scène, abasourdis. "Jamais de grève en vingt trois ans", assure M. Caussade, l'un des propriétaires. Tenus en main et gagnant les murs, drapeaux et banderoles apportent une nouvelle dimension à la décoration tendance et soignée.
Que les patrons dénoncent l'injustice faite aux travailleurs sans papiers
Aux cotés des travailleurs sans papiers vêtus de leur tenue de travail, Jean Claude Amara, porte-parole de Droits Devant, appelle les patrons "à prendre leurs responsabilités, en interpellant le gouvernement, les élus locaux et les fédérations professionnelles sur l'injustice faite aux travailleurs sans papiers". Denis Renard, secrétaire général de l'union départementale de la CGT du 92, affirme le soutien de son syndicat, "pour la régularisation globale de tous les travailleurs sans papiers, pas seulement par solidarité humanitaire, mais aussi parce qu'il s'agit des racines du combat de la CGT: l'indivisibilité du droit du travail. Tous les travailleurs sont concernés tant qu'une frange du salariat est exploitée". Il souligne la dimension symbolique du lieu où se déroule cette grève:
"Ici, tout n'est que calme, luxe et volupté, sauf pour les sans papiers."

M. Peyronnel, un autre propriétaire, intervient, incrédule:
"Je n'étais pas au courant qu'ils étaient sans papiers. Je veux bien soutenir leur régularisation, mais pourquoi je n'ai pas été prévenu avant? Vous me mentez depuis dix ans?"
"On ment pour vivre", lui répond à mi-voix un cuisiner. Mahamadou explique:
"On utilise les cartes de séjour de nos proches pour travailler, et si on le dit, c'est fini… Un salaire ici aide à faire vivre trente personnes là bas. Il faut travailler. Moi je n'ai pas vu ma famille depuis dix ans. Sur douze cuisiniers, nous sommes dix à être sans papiers."
Maintenant je vais devoir les virer, vous êtes des délateurs!
Une main d'œuvre sans turn-over dans la restauration, c'est rare et précieux pour les employeurs. Alors, la tension commence à monter, même si tout le monde reste courtois. M. Peyronnel, manifestement pris de court, apostrophe les soutiens présents:
"Vous faites le malheur de ces gens, maintenant je vais devoir les virer, vous êtes des délateurs!"
Un militant le rassure: "Le mouvement continuera tant que les travailleurs sans papiers ne seront pas régularisés". M. Caussade intervient: "Il n'y a pas de problème, moi je vous fais toutes les lettres que vous voulez, mais je ne peux pas me permettre d'arrêter le travail. Nous sommes une PME fragile". "Mais sans lutte, pas de progrès social!", lui répond un militant de la CGT.
Afin de savoir comment procéder, les propriétaires cherchent alors à joindre les syndicats de leur branche, sans résultat. M.Caussade s'interroge:
"Je regrette que le syndicalisme patronal ne soit pas plus actif. Pourquoi personne n'est jamais venu me sensibiliser sur la question des sans papiers?"
Comme M. Caussade, espérons que grâce à ce mouvement, les patrons seront enfin amenés à prendre position pour la reconnaissance de l'existence en tant que membre de la société française de cette partie de leur salariat, qui sort enfin de l'ombre aujourd'hui.
► Lire aussi: Des patrons en lutte pour une main-d'œuvre régularisée

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DIABLE !
Tien donc ,voulez-vous me dire
dans quelle époque on vit ,
Entendre cela ?
Vous me direz Neuilly ?
Et en 2008 , fin avril...
ET le mois de mai , vous connaissez ?
Mais que fait donc la police ,
Dans notre état de droit
Etat de droit pour qui ?
Quand à notre grand poete de la Martinique
il vient de nous laisser ...SEULS
Avec nous meme !!!
LILLE, 19 avr 2008 (AFP) - 16h48
Des sans-papiers entament une marche de Lille à Paris
Des sans-papiers ont entamé samedi une marche de Lille à Paris pour protester contre les expulsions et réclamer la régularisation de tous les sans-papiers en France, a constaté un journaliste de l'AFP. Trente-deux sans papiers, de nationalité algérienne, marocaine, congolaise, guinéenne ou encore thaïlandaise, se sont mis en marche sous la pluie et en musique samedi peu après 15H30 au départ de la place de la République à Lille, face à la préfecture. Escortés par la police et par des voitures chargées de sacs de couchage et de tapis de sol, ils étaient attendus en début de soirée à Seclin, à une trentaine de kilomètres de marche au sud de Lille. Environ 200 personnes, dont des représentant de la Ligue des droits de l'Homme (LDH), du Parti communiste, de la CGT, du Réseau éducation sans frontière (RESF) et des Verts, étaient venues les soutenir. Le secrétaire régional de la LDH, Gérard Minet, a exhorté les marcheurs à "la prudence" en évoquant les "risques" d'une intervention de la police le long du parcours pour les interpeller. "Tout sera fait pour empêcher que cette marche atteigne son objectif", a-t-il mis en garde. "Les sans-papiers du Nord ont toujours refusé de se cacher. Oui, il y a des risques, oui, il y a des expulsions, mais certains d'entre eux sont là depuis plusieurs années, ils n'ont plus rien à perdre", a déclaré à l'AFP un porte-parole du comité des sans-papiers du Nord (CSP59), Saïd Bouamama. La marche doit notamment passer par Valenciennes, Douai, Lens, Arras et Amiens, pour une arrivée à Paris estimée au 10 mai.
Bonjour à tous,
Comment? Des restaurateurs de Neuilly ont embauché des sans papiers?
C'est sûrement à l'insu de leur plein gré......comme le laisse entendre M. Peyronnel!!
Vous voulez parier que comme par enchantement ces sans papiers seront tous régularisés pour éviter la risée...
Comment le patron du restaurant le "Café de Jatte" (très apprécié des élus) pourait t'il être mis en difficulté par cette affaire!
Ses "amis" élus vont vite régulariser tout cela.
et si tous les neuilléens qui emploient au noir des sans papiers les régularisaient par la même occasion ?
Comment? Des restaurateurs de Neuilly ont embauché des sans papiers?
C'est sûrement à l'insu de leur plein gré......comme le laisse entendre M. Peyronnel!!
Le coup du "je savais pas" je n'y crois pas non plus un seul instant.
Quand on voit le turn over dans la restauration le monsieur ne se serait jamais demandé pourquoi il arrivait à garder les mêmes employés pendant dix ans ? À qui veut-il faire gober ça ?
Au fait, quelqu'un a vu le vieux papy réac interviewé dans ce restaurant à Neuilly hier sur France2 ? "Ils seraient tellement bien chez eux" ©®(tm). Ça le dérangeait pourtant pas la semaine dernière de se faire servir par eux.
C'est vrai, le turn over est en grande partie dû aux faibles salaires, mais aussi aux conditions de travail !
Le vieux "monsieur " n'a peut-être JAMAIS vu ses personnes, ils sont en cuisine pas au service de salle.
En restant dans l'idéologie du "vieux monsieur ", pas de ça en salle !!
Quant à rester 10 ans dans le même établissement, j'en connais qui y sont resté bien plus et ils n'étaient pas sans papier. Bon ce n'était pas en restauration, mais en boulangerie et pâtisserie.
Ce n'est pas mieux comme conditions de travail !
Comment ? Sarkosy n'avait pas fait d'enquête sur le personnel de ce haut lieu de la gastronomie de Neuilly, "apprécié" des élus locaux ?
Pauvres propriétaires de "PME" fragile...Ils vont être inquiétés, poursuivis pour utilisation de main d'oeuvre illégale. Ils vont devoir fermer leur restaurant.
Allons ! Allons ! ils sont innocents. C'est un mauvais procès qu'on leur fait. Ils ont été abusés par ces travailleurs immigrés sans scrupules...qui viennent voler le travail des Français...
Vous y croyez, vous ?...
@ Yakafersa
C'est vrai ça!
A quand "les sans papiers de l'Elysée font grève"?
A moins qu'ils n'aient déjà étés régularisés en catimini par Hortefeux!?
Le mouvement de grève des travailleurs clandestins s'amplifie en
Ile-de-France. Plus d'une dizaine de restaurants et d'entreprises sont
touchés. Hier midi, neuf salariés ont fait irruption au Café de la Jatte,
très prisé par le président de la République.
«MAIS ALORS, où est-ce qu'on va aller déjeuner ? » Dépitée, la petite fille
jette un coup d'oeil affolé à ses parents. Il n'est pas tout à fait midi et
neuf salariés sans papiers viennent d'investir la grande salle du très
select Café de la Jatte à Neuilly (Hauts-de-Seine). Drapeaux à l'effigie de
la CGT, banderoles réclamant la « régularisation de tous les sans-papiers »
côtoient la déco plutôt minimaliste de ce restaurant huppé.
Caméras des télévisions et micros des radios sillonnent également la salle.
De quoi désarçonner les clients venus réserver une table qui, après un
moment d'hésitation, tournent les talons.
« Quoi qu'il en dise, le patron s'en doute »
C'est la dernière occupation en date dans le cadre de la grève des
sans-papiers, lancée par la CGT et l'association Droits devant ! Jean-Claude
Amara, porte-parole de l'association, a expliqué aux convives que le
mouvement s'était étendu « dans 14 lieux en Ile-de-France et par 537
travailleurs sans papiers ».
Le choix de l'établissement ne doit rien au hasard. Le Café de la Jatte est,
comme son nom l'indique, niché en plein coeur de l'île de la Jatte, à un jet
de pierre de l'immeuble où résidait, il y a encore deux ans... Nicolas
Sarkozy. « On l'a souvent vu ici. On a du beau monde : pas mal de politiques
comme Pasqua par exemple », confie Moussa Sacko, Malien sans papiers, qui
officie dans les cuisines depuis 2005, après avoir travaillé au Royal
Monceau à Paris ou dans des grands hôtels de la Côte d'Azur.
Préparé dans le plus grand secret, leur mouvement a pris tout le monde de
court. A commencer par Luc Peyronnel, le propriétaire des lieux, qui habite
juste au-dessus. Réveillé en sursaut, il s'est précipité dans le restaurant
: « Je ne savais pas que vous étiez sans papiers. Vous m'avez toujours
présenté des documents en règle. Je les ai fait vérifier par la police. En
fait, ça fait dix ans que vous me mentez ? » demande-t-il. Pas de quoi
désarçonner Moussa, Youssouf et les autres travailleurs illégaux. « Je me
suis fait engager avec les papiers de mon grand frère. Je n'ai même pas
changé la photo. Tout le monde se débrouille comme ça », s'amuse Sarr
Abramane, qui travaille au Café de la Jatte depuis 1994, pour un salaire de
1 500 par mois « Quoi qu'il en dise, le patron s'en doute », précise-t-il.
Si, comme ses collègues, il a décidé de dénoncer cette situation, c'est à la
suite de la victoire des sans-papiers du restaurant de la Grande Armée,
régularisés en février après des semaines de grève. « Je cotise, mais quand
j'ai été malade, je n'ai pas pu me mettre en arrêt maladie parce que je n'ai
pas de papiers. Cette année, j'ai aussi payé 2 150 d'impôt. Maintenant, je
voudrais être régularisé », renchérit Souleymane Haidara, qui a quitté le
Mali en 1990.
« Je suis d'accord pour que vous vous mettiez en grève, mais vous ne
pourriez pas juste porter un brassard et continuer à travailler ? »
s'interroge Gilles Caussade, le copropriétaire du restaurant, une pointe
d'angoisse dans la voix. Son associé, Luc Peyronnel, accepte, sous la
pression de l'association Droits devants ! de lancer un appel à Nicolas
Sarkozy : « Monsieur le président, vous qui connaissez cet endroit,
régularisez les sans-papiers », lâche-t-il un brin exaspéré. Il finit par
signer la pétition de la CGT et assure qu'il va faire une demande pour
régulariser ses employés. Un premier pas. Mais les grévistes ont la ferme
intention de continuer à occuper les lieux.
http://www.leparisien.fr/home/info/economie/articles/LES-SANS-PAPIERS-S-...
TENT-DANS-UN-RESTAURANT-CHIC-DE-NEUILLY_298449878
Non, comme vous je suis incrédule, et pour les sans papiers qui sont avant tout des fraudeurs (faux papiers combien d'années de prison), et pour les employeurs qui profitent d'un système pour sous payer une main d'oeuvre docile.
Quant y aura t il enfin de vrais contrôles dans les entreprises; de telles pratiques des uns et des autres pourrissent notre économie.
D'accord, mais les employeurs ne n'ont pas à faire la police, ou à lui fournir des informations.
Peut-être en leurs demandant plus de documents, comme carte vitale ?
Les ouvriers sans papiers font le malheur des avec papiers, car étant SOUVENT sous payés, les salaires baisses.
C'est une façon de ne pas augmenter les salaires; vous n'êtes pas content de votre salaire ? à la porte il y a la queue pour avoir du taf !!
calais:
Les CRS interpellent la plupart du temps sans aucun ordre de procureur.
Là cette fois, ils y ont mis leurs 4 cars et deux fourgons, sur la zone qui devait s'étendre à une partie du quartier du terrain du repas jusqu'à la gare de Calais, et ce à partir de 13h30.
Commençant par des contrôles au faciès à la périphérie du terrain, ils ont attendu que tous les humanitaires soient partis pour provoquer une dispersion dangereuse de tous les réfugiés qui prenaient un peu de soleil, vers 15h.
Selon un des témoins, un palestinien, arrêté puis libéré vers 18h, ils auraient été une centaine de personnes à avoir été attrapées.
Et pourquoi? pour rien, personne n'est expulsable sans contrevenir à la convention de Genève.
Il faudrait pouvoir demander au sous-préfet Gavory à quelles missions sont affectées nos braves CRS. S'il s'agit de les empêcher de franchir la frontière, pourquoi les CRS sont-ils plus souvent dans nos rues qu'à la frontière? Et si les CRS sont là pour la sécurité des français comme celle des réfugiés (les pauvres victimes abusées par de méchants passeurs qui leur font croire à l'Eldorado), pourquoi les CRS détruisent-ils les abris et les affaires des réfugiés? Depuis quand les CRS ont-ils le droit de s'attaquer aux victimes et les rendre encore plus pauvres?
4 travailleurs sans papiers, salariés du Restaurant "Charly Birdy", 124
rue de la Boétie, l'occupent actuellement depuis environ 15h15, ce
dimanche 20 avril 2008.
Le restaurant appartient, à travers le groupe "Pinto", au groupe BERTRAND.
Cette occupation se fait avec les syndicats "Union Syndicale Solidaires"
et "CNT-nettoyage", en présence d'une trentaine de militants qui
comprennent des soutiens associcatifs ( dont le GISTI).
Tout soutien supplémentaire sera bienvenu à toute heure de la journée et
de la nuit !
--
--
membre du collège de la présidence
collegiate president-presidencia colegiada
Migrants-Mondialisation-Globalization
migrations@mrap.fr
________________
MRAP - Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples
MRAP - Movement against Racism and for Friendship among Peoples
MRAP - Movimiento contra el Racismo y por la Amistad entre los Pueblos
Statut consultatif auprès du Conseil Economique et Social de l'ONU
Consultative Status with UN ECOSOC (on the Roster)
Estatuto consultivo con el ECOSOC de Naciones Unidas
43, Boulevard Magenta, 75010-Paris, France
Tel : 33 1 53 38 99 99
Fax : 33 1 40 40 90 98
e-mail : accueil@mrap.fr
web : http://www.mrap.asso.fr/
_____________________________________________
ZPAJOL liste sur les mouvements de sans papiers
@ Yakafersa,
selon i>Télé, M. Sarkozy y avait ses habitudes et l'un des actionnaires l'a avisé afin de lui demandé une régularisation. on va bien voir si le fameux "cas par cas" fonctionne pour une vingtaine de personnes d'une même entreprise. ce serait un comble !
mais cette question n'a pas été soulevée par Laurence Ferrari au ministre du Travail dans son « direct » de ce dimanche midi sur Canal +. que tu peux visionner en ligne.
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
@ Dombrowski,
ayant travaillé 18 mois au Centre d'action sociale de la Ville de Paris, au service, précisément, des "parisiens en difficulté" (communément appelé "service des enquêtes") permets-moi de te dire que tu racontes n'importe quoi !
cette femme aurait des droits en tant que SDF dès son arrivée à Paris, et, au bout d'un mois de résidence parisienne, autant que n'importe quelle personne étrangère en situation régulière justifiant d'un titre de séjour supérieur à 364 jours.
et en sus des droits existent les aides facultatives, qui n'ont aucun rapport avec la nationalité, mais avec la "parisienneté", à savoir l'ancienneté à Paris dans les cinq dernières années.
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
ECOEURANT .......... UNE FOIS DE PLUS.............
JUSQU'A QUAND ? ....... C'EST LE PROBLEME ....
tout s'accumule petit a petit , a quand le CRACK social?
peut-etre avant le crack boursier mais celui ci, inquiete!!!!
pas pour les malheureux qui resteront sur le carreau mais pour les nantis qui devront revoir leur train de vie ...meme a Neuilly
j'ai qu'un seul mot : ECOEURANT
ils se foutent de notre gueule a gorge deployée ...
PEDRO , RENTRE DANS TON PAYS toi-même ....
Ils cotisent pour ta retraite pauv'con ( autorisé/breveté NS )
c'est vrai,et tout le monde l'aura compris, les dangereux irresponsables étant en l'occurrence les négriers qui les emploient
"mettons les dehors nous mêmes": mais toi le premier, petit bon à rien. Aller, un peu de courage, va devant ces gens, et tente de les expulser - sans oublier de leur vomir tes charmantes opinions. Ca ferait beaucoup rire, surtout si ca passe à la tv: un bon gros facho, bien de base, qui se lâcherait à la tv, rien de tel pour soutenir les sans-papiers.
Mais je me doute bien que la méthode utilisée par un bon à rien tiendrait moins de la matraque, que de l'utilisation du téléphone et de la lettre anonyme. Comme ici, en somme.
Mes "chers" riverains et "chères" riveraines
Près de trois semaines après mon passage dans la Rue, je me sens de plus en plus mal.
Autant je trouve que les articles nous donnent matière à réfléchir, à débattre, à délirer parfois (et j'aime cela), mais je suis consterné par certains commentateurs!
Moi qui suis de "gauche", militant des droits de l'homme, engagé dans la lutte contre les discriminations (positives, communautaires, sexistes et sexuelles, corporatistes, sociales, physiques, culturelles....) j'ai parfois le sentiment de me retrouver en terrain miné, ennemi, là où les extrêmes se rejoignent. Reste est un acte de résistance!
Aujourd'hui, c'est au tour des patrons du "Café de la Jatte" de faire les frais d'une manière très simpliste de voir le monde!
Ce qui me paraît intéressant serait d'entendre la voix des travailleurs "sans-papiers" mais pour cela il faut être sur le terrain à leur côté.
cher eltellis, que ne proposez-vous un article écrit par vos soins, avec vidéo donnant la parole aux sans papiers. Enfin, la vidéo, je vous la déconseille, sauf en floutant les visages. Mais un bon petit reportage papier, comme il y en a déjà eu ici-même sur Rue89 ?
J'y suis. Nous y sommes. C'est quoi ta question ?
Ils ne sont pas sans-papier, ils utilisent de faux papiers, nuance. En réalité, ils ont bien conservé leurs papiers mais pour des raisons x ou y n'ont pas fait de demande de régularisation.
Je trouve la façon de présenter les choses, par les syndicats, assez moyenne voire même minable. Il ne suffit pas de crier comme un goret "régularisation pour tous" pour que le droit soit appliqué. L'aspect fraude me perturbe passablement. Les employeurs sont désignés comme esclavagistes alors qu'ils sont dupés, pour un certain pourcentage d'entre eux.
Et puis quoi, on sait tout de l'immigration clandestine et de ses conséquences sur le tissu professionnel depuis 30 ans, car l'immigration clandestine n'est pas une nouveauté. Et là d'un coup, manifs et tout le toutim ? Manipulation un peu grossière. De toute façon, on connait le résultat, Pasqua avait déjà procédé à des dizaines de milliers de régularisations, il est acquis qu'un autre gouvernement de droite aura à coeur de ne pas faire moins. Alors un peu moins de simagrées.
En attendant, si je m'avisais d'utiliser les papiers d'un tiers à l'étranger pour m'y implanter et y travailler, j'imagine que je finirais en zonzon. Bref. A Neuilly ou ailleurs, qu'est-ce ça change, vous croyez qu'en Auvergne, en Paca ou en Bretagne c'est différent ?
tu n'enlèveras pas le fait que ces pauvres gens sont hyper exploités et que d'autres bardés de diplôme hôtelier se trouvent dans la galère à chercher un emploi dans leur corporation et que bientôt, s'ils n'acceptent pas un boulot de manutention ou autres, ils se verront chasser des assedic !
Loin de moi de faire de la discrimination mais on ne peut accepter que ces patrons de la restauration se goinfrent de la sorte avec cette main d'oeuvre alors que leurs cartes affichent des prix qui flambent pour rejoindre celui de l'or !
C'est sûr, mais le problème est plus vicelard que ça. Certains sont carrément exploités, sans aucun doute. Mais je travaille aussi avec des clandestins ;) et ils sont dûment payés au même tarif horaire que les réguliers, sauf que c'est net de charges et net d'impôts en fait. Je veux dire, l'humanisme ne doit pas occulter la prise de conscience et la responsabilité collective. En clair, je n'aime pas cette hypocrisie.
comptecourant,
je n'ai pas mal pris ton post car je te sais humain à travers tes posts chaque jour !
ce que je peux t'affirmer, c'est que dans cette grande avenue de Neuilly; je connais des restaurateurs réglos avec qui je bosses, qui emploient un personnel adéquat et au tarif salarial en vigueur ! Et malheureusement, mon taff dans ce corps de métiers m'en fait voir de belles tous les jours et c'est vraiment à en vomir !
Je te parles de quelque chose que je connais du bout des doigts et sur plusieurs régions de France !
Je suis conscient des abus, et conscient que des personnes cherchent simplement à vivre, d'une façon ou d'une autre il faut qu'elles vivent. Je déplore simplement l'hypocrisie politique, économique et sociale qui entoure le travail clandestin en France depuis plusieurs décennies.
salut
je pige pas bien ton "net de charge et net d'impot", tu veux dire que le "patron" paye la valeur du brut en liquide à l'heure ?
et duement payé, donc au moins 2000€ net dans la poche pour un plein temps ?
en tout cas certainement pas sous 1500€ net .. ?
Le salaire minimum est le SMIC, 8,44 €/h. Pourquoi parlez vous de 2000 € nets ?
Alors que fait-on ?
ben je ne vois qu'une solution, il faudrait que les patrons apportent les dossiers de régularisation des sans papiers à la préfecture en appuyant les demandes de leur soutien et qu'ensuite ils rédigent de nouveaux contrats de travail avec le vrais noms des travailleurs régularisés, notez au passage que les patrons apporteraient dans ce cas les vrais nom et adresses des sans-papiers à la préfecture, de mon expérience les patrons n'aiment pas les salariés qui revendiquent, qui s'unissent, qui se mobilisent et n'ont de cesse ensuite de s'en débarrasser et deuxio les milices de hortefeux veulent faire du chiffre, donc méfiance.
NON!
AMILCAR....On ne va pas à la Préfecture, ni au Commissariat, même avec le patron... Sinon, c'est les bracelets", le centre de rétention, et... l'avion...
L'histoire de "la promesse d'embauche" , ça ne marche pas , Amilcar.
C'est un gros piège à cons.
Merci, Amilcar.
Ha que je rigoles (jaune bien sûr), juste en face de l'arc de triomphe, un grand resto réputé la grande armée, pareil, une grande banderole indiquant le travail des sans-papiers sur l'enseigne !
Ce qui me fait rire; c'est au prix où sont les consos et repas; qu'ils aient tjrs besoin de main d'oeuvre encore moins cher !
Ce qui me fait rire, c'est qu'ils tolérent ces banderoles comme si ces gros cons de patrons avaient besoin d'aide de média et l'état pour continuer à employé ce personnel pas cher et sans-papiers !
Elle est belle cette droite, elle fout des coups des pieds au cul par charter aux sans-papiers et en même temps, les utilisent dans des caves sombres pour travailler plus et vendre plus cher !
Quelle époque formidable mon général dans cette "grande armée " !
...lol le patron d'un bar dans cette ville la + riche de France, qui ne serait même pas au courant en 10 ans qu'il employait 10 sans papier sur 12 personnes en cuisine ...
à un autre hein ...
ils ont du en faire des heures sups pas payées, les mecs exploités, ça ... ma tête à couper ...
patrick
mes vidéos de chomiste parasite :
Il n'employait pas de sans papiers, il employait sans le savoir des fraudeurs.
""On ment pour vivre", lui répond à mi-voix un cuisiner. Mahamadou explique:
"On utilise les cartes de séjour de nos proches pour travailler, et si on le dit, c'est fini…"
Clair que si le mec se voit présenter des papiers, il ne va pas faire procéder à une enquête, hein. Il n'est pas flic le mec, il a juste un bar à faire tourner.
Vous déclencheriez une enquête à chaque recrutement vous ?
Ce n'est pas nouveau, quand j'étais gosse c'était déjà le même système, utilisation des papiers d'un proche régularisé. C'est surtout cette hypocrisie qui est insupportable.
NON NON NON sans le savoir, avec une telle proportion, sur une telle durée, à tître perso, je ne le crois pas un seul instant ..
tout se sait au bout d'un moment, je suis persuadé qu'il etait parfaitement au parfum, et que ça l'arrangeait bien, point barre, d'avoir du personnel, + maléable que la moyenne, qui risquait surtout pas de l'ammener aux prud'hommes ... ou pas de prendre la porte, car dans une situation craignos.
on embauche pas un mec avec une simple carte de séjour, comme ça, sans se poser de question sur la durée qu'il va pouvoir rester etc etc ... sur le renouvellement de cette carte etc etc ... sont pas nés de la dernière pluie les patrons de bars etc .... et surtout pas à Neuilly sur seine ...
c'est de l'esclavagisme moderne point barre.
même les élus je suis persuadé que beaucoup étaient au parfum.
Vous n'avez jamais travaillé en RH, ou simplement embauché quelqu'un c'est pour ça que vous réagissez comme ça.
Il faut pour recruter depuis 2006, une pièce d'identité, la carte vitale et c'est tout, la carte vitale n'étant pas obligatoire dans le cas du premier emploi cela va de soi. Pour les travailleurs étrangers, pièce d'identité + carte vitale + carte de séjour, vérification automatique auprès des services de la Préfecture, réception du feu vert et si les 3 sont concordantes avec la photo, ni vu ni connu. Qui verra que le porteur n'est pas celui des documents, on change tellement en 2/3 ans. Un patron n'est pas un flic.
oui la photo, la question de savoir si les patrons savent ou non est délicate, pour certains patrons tous les noirs se ressemblent, mais bon quand on connait la musique on est quand même vite au parfum, beaucoup doivent savoir.
OUI , Amilcar, ils savent....
Communiqué du 20 avril 2008 :
Après les rassemblements de vendredi et samedi : on continue !
Le RESF appelle à se rassembler de nouveau ce soir dimanche à 18h devant le « Camp » de rétention administrative du Canet, boulevard des Peintures, 13014 pour demander la libération immédiate de tous les « retenus » (une quarantaine d’entre eux sont en grève de la faim) dont les passages devant le JLD sont entachés d’illégalité depuis l’arrêté de la cour de Cassation déclarant illégaux les tribunaux dans les enceintes de ces « camps » qui disent de plus en plus clairement leur nom.
Nous appelons aussi à faxer massivement au Président du TGI de Marseille et au Procureur de la République
Cet endroit est tellement sympathique
Qu'y a déjà l'tout Paris qui rapplique
Un p'tit peu déçu d'pas être invité
Ni filmé par les actualités
Au Tord-Boyaux
Le patron s'appelle Bruno
Il a d'la graisse plein les tifs
De gros points noirs sur le pif
Les sans papiers font très souvent du boulot que les avec papiers (français ou étrangers) refusent et les patrons sont bien heureux de faire trimer cette population qui ne peut rien dire et surtout pas revendiquer le moindre droit.
Il faut les comprendre, ces pauvres employeurs, ils devront payer les heures sup, les cotisations sociales etc si leurs salariés sont régularisés. Quel manque à gagner !!!!!
Enfin, je leur conseille quand même vivement d'accélérer leur régularisation, parce que, si un de leur salarié est raflé et expulsé, ils auront peut être du mal à trouver un autre esclave à former.
Bon. On attend la création d'un collectif des patrons de restauration et du BTP pour la régularisation. Ils pourraient demander aux collectifs de sans pap' comment on fait ? comment on fait des grèves de la faim (un comble pour un restaurateur !) pour accélérer les décisions. Il y a tellement à apprendre auprès des sans papiers !
Grande hypocrisie que voilà.Les patrons recrutent à pas cher des clandestins qui ne tombent jamais malades , ne comptent pas leurs heures de travail, sont corvéables à merci et pas en position de se rebeller.Ils se doutent donc bien que leurs papiers sont faux mais en tirent un formidable bénéfice .Le record (qui dit mieux) 3.5 euros de l'heure sur un chantier...
Ils sont parfois désormais amené à demander leur régularisation.Mais une fois les papiers en poche , les garderont ils??Seront ils toujours aussi maléables???Accepteront ils de les payer correctement ainsi que les heures supp?
Je parle là de patrons voyous biensûr ce qui n'est pas une généralité.
Il n'empêche , ce système nivelle par le bas les salaires et les conditions de travail et est préjudiciable tant pour les clandestins exploités que pour ceux qui cherchent du boulot mais pas à ces conditions....
On nivelle par le bas dans les conditions de travail
layote,
ta pensée est en plein de coeur de cible !
Exploitation, régularisation et à nouveau d'autres exploitations !
Et on se sert "d'un cheval de bataille" qu'on appèle "immigration" pour gagner chaque élections !
C'est de cette hypocrisie que parle comptecourant et en cela, il n'a pas tout à fait tort !
eltellis,
c'est pas un luxe c'est de la survie, je vais pas bosser pour me retrouver encore + dans la merde que je ne le suis déjà, je ne fais simplement plus dans le masochisme.
pas ma faute si je suis + dans la merde en bossant qu'avec mes 440€ d'alloc de survie.
c'est pas à moi de changer, je me trouve très fréquentable, très sympa, très humain, très franc, très digne de confiance.
pour la restauration OUI c'est de l'esclavagisme, les patrons dans la très grande majorité s'engraissent complètement sur le dos des travailleurs ...
j'en connais pas beaucoup qui roulent en 4L avec un petit salaire, et qui vivent dans un modeste HLM ...
et si t'as les moyens de bouffer au Café de la Jatte, à neuilly sur seine, c'est que t'es soit né fils à papa, (mérite du privilège de naissance), soit toi même un esclavagiste.