Le Monde a vécu le premier jour de grève de son histoire

C'est une première en soixante-quatre ans d'histoire du Monde: les salariés du journal ont observé une grève, ce lundi, qui a entraîné la non parution du journal l'après-midi suivant.



Une grosse centaine de personnes se sont rassemblées devant le siège du journal, en fin de matinée, en présence d'autant de journalistes venus couvrir l'événement. Des salariés du quotidien ou d'autres filiales du groupe, et des représentants de syndicats de journalistes, d'ouvriers du Livre ou des NMPP. Ils entendaient protester contre le plan de redressement annoncé il y a dix jours par la direction du groupe, qui prévoit 130 suppressions de postes -dont certaines par licenciements- au quotidien et la cession de quatre filiales considérées comme "non stratégiques", Les Cahiers du Cinéma, les librairies La Procure, le magazine Danser et Fleurus Presse.

Dans une motion adoptée par 251 voix -et quatre abstentions-, l'assemblée générale des salariés a exigé que les départs se fassent sur la base du volontariat, et que les projets de cessions soient abandonnés. S'ils ne s'opposent pas à un plan de redressement, nécessaire dans un groupe fortement endetté, ils en refusent les termes actuels.

La grève n'est pas reconduite, mais une nouvelle assemblée générale pourrait décider d'une suite du mouvement plus tard dans la semaine.


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Le Yéti | yetiblog.org
21H04 14/04/2008

USURE

Le début de la fin de la presse dévoyée. J'en suis triste pour les journalistes de qualité qui y travaillent encore avec le souci obstiné de l'honnêteté (j'en connais).

Mais on se remet difficilement des années de destructions Minc, de la lente désagrégation Colombienne, des ambitions Plenel...

 
21H18 14/04/2008

Une erreur (importante il me semble) dans le titre - c'est repris de Libération sans doute : variez vos sources ! ;-)
La médiatrice Véronique Maurus disait ce we que c'était la deuxième grève de l'histoire du Monde. La première avait eu lieu en 1976 à l'appel de la CFDT notamment...

 
Augustin Scalbert | Rue89
12H15 15/04/2008

Vous avez raison: pour être précis, il s'agit de la première grève pour des raisons internes au Monde.

La grève de 1976, qui avait aussi entraîné la non parution du journal, avait eu lieu pour l'obtention d'une convention collective des journalistes.

Si j'ai titré ainsi, c'est en référence au conflit interne qui agite le journal. Là, il s'agit vraiment d'une première, puisque les mouvements lancés en 1951 et 1984 avaient finalement été suspendus

 
FabiendeMénilmontant | journaleux - blogueur
22H00 16/04/2008

@ augustin,

faut remettre le couvert. troisième grève dans l'histoire du Monde (puisque celles de 1951 et 1984 n'ont pas eu lieu).

Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/

 
Numerosix | Prisonnier dans le village global
21H18 14/04/2008

Deeeemandez " Le Monde déchu", "Libération rationné" , "Le Figaro Gaga" , "les Echos de la Mode"....

 
Mobile | Conseiller en aménagement
01H57 15/04/2008

MDR. En effet, drôle de ... scène, de Cène ou de Seine!? Blingbling, les Échos de la Mode! Quid?

 
Tinhinane | Médiatrice scientifique
21H20 14/04/2008

J'aurais aimé pouvoir dire que :
- cela m'indiffère compte tenu des dérives des médias,
- c'est un mal pour un bien, que désormais ces personnels sauront parler des milliers d'êtres broyés par le rouleau compresseur du capitalisme sans éthique maintenant qu'eux-mêmes en subissent les conséquences...
-...

Mais j'ai du mal à ne pas me sentir concernée, la presse bridée, muselée met en danger la démocratie, la liberté, la qualité de vie citoyenne.
Je préfère que des journaux auxquels j'ai retiré ma confiance continuent d'exister que de les voir s'éteindre les uns après les autres. Les étoiles du firmament se peuvent à elles seules éclairer le monde.

 
Phil2922 | Retraite invalidité
21H28 14/04/2008

Le Monde en grève, la presse est malade. Rue89, Bakchich, arrêts sur image et d'autres sites d'information indépendants vont-ils pouvoir continuer à exister...?!

http://phil195829.overblog.com

 
Jaycib | Entre l'arbre et l'écorce
21H36 14/04/2008

Je lis Le Monde tous les jours et en suis globalement satisfait. LM reste un journal de référence, peut-être le seul. Ce serait une grosse perte qu'il fasse faillite, mais le journal ne s'est pas bien adapté aux évolutions récentes de l'économie. La fuite en avant (Le Monde 2, parfaitement inutile et même malséant, genre canard de riche ; les participations et prises de contrôle diverses, hautement risquées) n'a rien arrangé. Etait-il opportun, en outre, de maintenir LM comme journal "du soir" ? Il faut une certaine dose de persistance, pour les lecteurs de provinces éloignées comme moi, d'acheter un journal dont les nouvelles sont un peu "réchauffées" par rapport à ce que nous apprend la presse matudinale fraîchement imprimée.

Il n'y a pas de doute que le tandem Colombani-Minc a fait beaucoup de mal. Le soutien de Minc à Sarkozy, entre autres choses, a partiellement décribilisé Le Monde et suscité l'ire des journalistes. Leur réaction était légitime. Mais les journalistes ne sont pas économistes ou gestionnaires, simplement actionnaires majoritaires (majorité relative ou minorité de blocage, c'est comme on voudra). Là est le hic.

Enfin, il y a un côté morgue, un côté "premier de la classe" chez certains journalistes et responsables du Monde qui déplaît d'autant plus que LM n'est plus le canard exclusif au langage châtié qu'on connaissait autrefois. On se prend parfois à s'interroger à propos de la formation des rédacteurs en... orthographe ! (On n'est plus à l'époque de M. Sauvage, son secrétaire de rédaction d'antan.) La "médiatrice", Véronique Maurus, est là essentiellement pour défendre le point de vue du journal. Il flotte là une certaine odeur de corporatisme.

Ces critiques mises à part, je suis prêt à payer cher pour conserver la possibilité de lire Alain Franchon, Daniel Vernet, Patrick Jarreau et d'autres. On voit que certain(e)s s'éloignent progressivement du journal, comme Annick Cojean, par exemple, l'une des stars de la rédaction il y à peine 5-10 ans. Peut-elle a-t-elle senti avant d'autres la puanteur cruelle de la déconfiture ?

Quelqu'un peut-il nous dire ce que les journalistes de Libé pensent de leur patron Edouard de Rothschild ? On ne parle guère de lui ces temps-ci. Libération a-t'elle trouvé l'actionnaire miracle ?

 
lamorille | montlu
22H01 14/04/2008

je lis parfois le monde, mais à 40 piges force est d'admettre que seul le canard enchaîné retient mon attention de lecteur...sans pub...sans intervenant péremptoire...sans format tabloïd...
salutations

 
p.
11H09 15/04/2008

Désolé de ne pas être du tout d'accord mais le canard est alimenté par des gens désireux de torpiller leurs collégues de cabinet. Plutôt nauséabond.
C'est peut être divertissant, mais c'est loin d'être honnête.

http://www.commentairedujour.over-blog.com

ps : LM = La Suisse, entièrement d'accord!

 
21H39 14/04/2008

Rue89 n'est pas exactement indépendant vu qu'il dépend de la publicité pour leur survie financière..

Pour ce qui est du Monde il était temps que ce torchon disparaisse. Il a été un journal de grande qualité, mais ce n'était plus le cas depuis des années.

 
C_P
21H57 14/04/2008

Quand on lit depuis des années le contenu des impitoyables pages économiques du « Monde », encore « pires » du point de vue de la cruauté sociale que celles du « Figaro, qu’elles aient été managées par les Mauduit, Izraelewicz et autres Le Boucher, on trouve singulier aujourd’hui qu’ils ne sont plus du côté du manche de voir ceux qui sont rattrapés par la réalité des choses adopter les accents éplorés du menu fretin dont jadis le malheur leur apparaissait comme assez négligeable; à l’aune des froids desseins des susmentionnés, tous de calculs égoïstes dans les eaux les plus glacées.

Entendre chaque samedi sur France Culture les « leçons » en tout genre d’un de ceux qui ont creusé le trou dans la caisse (Et qui est parti avec un million d’euro sous le bras), entendre les Colombani et les Minc pointer en permanence, et sans rire, la nullité congénitale de l’« Etat » gestionnaire est assez irrésistible, compte tenu des abysses comptables qui aujourd’hui engloutissent petit à petit le journal...

 
lamorille | montlu
22H05 14/04/2008

vous vous fourvoyez...entendre colombani sur inter le week-end est un pur délice... entendre un mec qui pense à votre place, n'est-ce-pas bien pratique ?

 
22H35 14/04/2008

Finalement ne serait ce pas la presse gratuite qui tue un par un tous les journaux? Et beaucoup d entre vous y participe sans doute.J ajoute tout de suite qu il n y a pas de gratuit la ou j habite mais que s il y en avait je ne suis pas sur que ca ne changerait pas mes habitudes de lecture.

 
amilcar | peureux célèbre
23H22 14/04/2008

et le monde envisage t-il de vendre ses participations dans la presse gratuite?

 
22H44 14/04/2008

journalistes du Monde,vous n'avez pas d'amertume en sachant tout ce que vous avez concédé, de vôtre liberté d'expression jusqu'à l'orientation de vôtre ligne éditoriale?
est-ce juste la peur de perdre vos postes ou la résurgence d'une certaine forme d'éthique journalistique qui vous réveille subitement?
Vos postent dépendent d'une logique de financiers,dont la préoccupation principale n'est ni la liberté d'expression et encore moins son libre exercice et avec qui vous vous êtes fourvoyés , grâce auxquels enfin, vous allez pouvoir
goûter aux joies de la précarité sociale,...on dit que dans la vie,on obtient parfois ce qu'on mérite...mauvais karma!

 
23H24 14/04/2008

de la peine pour la "presse"

cela fait belle lurette que les journalistes ne peuvent écrire ce qu'ils veulent parce que censuré par leur direction

C'est la confirmation de ce que disent bcp de gens depuis des décennies: les journalistes sont sous muselière, et maintenant ils sont jetables.

La démocratie et la "liberté" se révèlent: MASCARADE.
Pièce de théâtre au service de l'argent...

 
23H58 14/04/2008

Désolé, mais j'ai du mal à pleurer sur le Monde tel qu'il est maintenant. Ce journal qui a depuis longtemps accepté et promu les valeurs du libéralisme, qui était pour le traité constitutionnel européen, qui soutenait l'intervention américaine en Irak, qui ne mâche pas ses mots contre tous les grévistes "qui prennent le public en otage" se retrouve à son tour confronté à des licenciements pour le bien de tous.
Mais je suis bien certain que les journalistes qui passeront à coté du dégraissage continueront à pratiquer la pensée unique, à vanter le libéralisme et à critiquer les nantis de fonctionnaires toujours en grève et refusant la moindre réforme...
Non, je ne suis pas triste pour ces gens-là.

 
solstice | pigiste
09H21 15/04/2008

Il est vrai que LM est difficilement situable aujourd'hui, les limites de la neutralité suisse, en somme. Je préfère un média plus franchement lisible, quel qu'il soit, que ce clairet bien pensant que je ne lis plus. LM2 m'a totalement larguée, jolies photos et textes consensuels, un peu de Géo, une touche de Lire, salez, poivrez et emballez. C'est plus chic que Match dans le TGV mais cela fait maigrichon, comme positionnement.
Ensuite, il faut bien avouer que le côté interactif des nouveaux médias, dont Rue89, achève de rendre obsolète un journal "du soir" qui sent son réchauffé.
Actualité brute de décoffrage ou articles de fond, il y a forcément un positionnement plus subtil à retrouver face à la pléthore de médias.

 
00H42 15/04/2008

Le Monde est mort, le jour Colombani et Minc on pris le pouvoir. Colombani satisfaisait sa mégalo et A. Minc savait lui ce qu'il faisait en essayant de bâtir un groupe de Presse sans les moyens de ses ambitions et s'endettant et laissant entrer les loups " Lagardère et le Groupe espagnol dans la bergerie; La grenouille- Le Monde- voulant se faire plus grosse que le boeuf desormais on passe à la caisse. On brade ce qui peut l'être et avec Fottorino on amène ce qui reste du Monde à Lagardère.
Le plus marrant dans l'histoire c'est la position des salariés du Monde multimédia, qui regroupe " Le Monde.fr" et "Lepost.fr" qui annonçaient hier qu'ils ne publieraient pas les articles des journalistes du Monde sur le site. Sachant que LeMonde multimédia depuis le début de son existence "pille" les articles du Monde sur leur site et ne paye rien au journal. Cette filialle qui fait des bénéfices, on comprend pourquoi, est propriété exclusive de Lagardère, elle ne doit aucun compte à la société des redacteurs et fait ce qu'elle veut. Elle vient de recevoir de la commission gérant le fonds de modernisation de la Presse une "aide" de 2 million €. On se demande là aussi pourquoi l'état subventionne une entreprise en difficulté?
Peut être que Minc et Lagardère grand ami de qui vous savez y sont peut être pour quelque chose.
Le Monde va désormais avoir besoin d'une société des rédacteurs plus courageuse afin de sauvegarder le titre et l'sprit du fondateur du journal, cela demandera en effet beaucoup de courage.

 
TARPON | chat de gouttiere
09H48 15/04/2008

c'est un signe qui ne trompe pas ,c'est le debut de la fin,la mise à mort peut commencer.
Le Monde a été detruit ,pas seulement par Minc,Colombani ou Pwenel pour des raisons differentes et complementaires,mais par ses journalistes eux memes.
On esperait du Monde une qualité irreprochable dans le choix de l'information ,on a eu une machine qui a voulu imposer son pouvoir au pouvoir par des moyens plus que reprehensibles.
les "plumes" y sont pour beaucoup ,journalistes mal informés,journalistes mal formés,sans personnalité, ,mauvais,plus avides de ragots people que de reelle information,ont fait du Monde une feuille tres moyenne aux antipodes de ce qu'il pouvait encore representer pour beaucoup de lecteurs.
J'aurai souhaité que Le Monde se saborde pour eviter cela,une bande d'employés qui fait la greve pour la soupe.

 
11H02 15/04/2008

Il ne faut pas confondre, la causse avec les effets, c'est bien connu. La main mise sur le Monde par le Couple - Colombani, Minc - avec comme stratégie de bâtir un grand groupe de presse à l'amèricaine ou australo- anglaise sans les moyens de leurs ambitions avec un endettement hypertrophié et couteux pour acquérir des entreprises souvent elle même très endetté et pour quelques unes non rentables. Dans ces conditions gèrer "Le Monde" avec 340 journalistes, ce qui est le cas aujourd'hui ce n'est pas la même chose qu'avec un petite centaine!Certes les personnalites de Colombani et Plewnel y sont pour beaucoup dans "ce mauvais journalismes" que vous dénoncez avec justes raisons.
Ce qui est déplorable et ce qu'il faut dénoncer, c'est la main mise sur l'information par de grands groupe industriels, Bouygues, Lagardère , Bolloré non pas pour diffuser une "information de qualité" mais simplement pour élargir le pouvoir de ces groupes et de leur dirigeants. Oui " Le Monde" doit avoir du moins ses actionnaires "journalistes et rédacteurs" le courage de se saborder car voilà demain le paysage industriel et médiaco-politique que nous hériterons dans ce pays:
Bouygues, dès que Aréva sera "vendable" en fera l'acquistion avec la bénédiction de Sarkozy. Pour ce faire il "vendra" TF1 à Lagardère qui n'attend que ça lequel Lagardère "vendra " à son tour, ses parts du Monde à... Bolloré qui lui aussi n'attend que ça, n'est ce pas Monsieur Minc?
petite devinette: la crise au Monde est précipitée par la baisse des recettes publicitaires sur le support papier or qui sont les plus grands donneur d'ordre en la Matière en France?...Lagardère et Bolloré mis en oeuvre par the brain...Mister Minc himself!
Sarkozy, comme berlusconi, a une voie royale devant lui pour mettre main basse sur ce pays.

 
TARPON | chat de gouttiere
13H33 15/04/2008

ne rendons pas le cac 40 responsable de tous les maux,les journalistes ont été serviles ,ils ont bouffé dans la gamelle ,ils ont adoré.Souvenez vous de Schnederman "le donneur de leçons" recevant Messier dans Arret sur images,regardez les livres "ragots" sur Royal ..que sont venus faire ces gens au Monde? Triste,non?

 
10H39 15/04/2008

cf marianne
Liberté de la presse?
Demandez du Lagardère! (ndlr)
-------------------------

Elle, premier magazine carlabruniste
Le carlabrunisme, c'est comme le sarkozisme inconditionnel, mais appliqué à sa femme. L'hebdo féminin Elle (groupe Lagardère) est en train de s'en faire une spécialité.

Le magazine Elle n'a pas attendu le mariage élyséen pour mettre Carla à la une (image du site elle.fr)
Depuis la rencontre de Carla et Nicolas, Elle n'en peut plus. Pensez donc : Carla, qui a fait tant de fois la une de l'hebdomadaire féminin, habillée par les plus grands couturiers, déshabillée par les plus talentueux photographes, devenait la première maîtresse, puis la première dame ! Pour comprendre l'émotion qui s'est emparée du magazine, il faut savoir que Carla Bruni-Sarkozy est à Elle ce que Maurice Merleau-Ponty est à la revue les Temps Modernes, Hugo Chavez au Monde Diplo, le gadget à Pif : un symbole. Et comme Elle est un journal du groupe Lagardère (dont le patron est - doit-on le rappeler ? - un proche de Nicolas Sarkozy), il n'en fallait pas plus pour que les pages de ce qui se veut l'hebdo féminin le plus intelligent de France se couvrent d'articles à la gloire de Carla, que toute pensée semble avoir désertés (les articles, pas Carla).

Ainsi, pas plus tard que la semaine dernière, Elle analysait le voyage présidentiel en Grande-Bretagne sous le titre : «Le style Carla. Elle a tout d'une reine». A la lueur de ce papier, les ignares (dont je suis) pouvaient apprendre que la seule chose à retenir de cette visite, ce n'est pas l'annonce par Sarkozy de l'envoi de troupes françaises supplémentaires en Afghanistan, mais bien le fait que Carla n'a pas fait le moindre «fashion faux pas» alors même qu'elle était « attendue au tournant ». Et l'auteur de ce brûlot de comparer - comme c'est hardi ! - Carla à diverses «reines». L'impératrice Sissi (celle du film avec Romy Schneider, pas la vraie Elisabeth d'Autriche), dont la première dame a, à en croire Elle, «l'allure altière et le regard doux des princesses qui ont du cœur». Sans oublier la «touche impériale» : les boucles d'oreilles en saphir. Signées Chaumet, nous glisse-t-on.

La revanche de la fanfreluche
Plus hardi, le parallèle avec Marie-Antoinette. Fort heureusement, il s'agit de la Marie-Antoinette du film de Sofia Coppola, pas la vraie ! Et puis, précise la journaliste, Carla partage seulement avec la reine décapitée «un petit côté rock'n'roll et mutin au milieu des membres du gouvernement ». Ce qui signifie au moins deux choses : la première, c'est qu'à Elle on croit que le rock est né au 18e siècle. La seconde, c'est qu'on pense aussi que Carla Bruni fait partie du gouvernement. D'où sans doute la comparaison (à l'avantage de Carla, cela va sans dire) avec la candidate malheureuse à l'Elysée : «i[Comme Ségolène Royal, assène l'auteur de l'article, [Carla] est devenue une femme politique]i» - parée par Chaumet, précise-t-on une fois de plus - « qui se fait flasher même quand elle est en voiture officielle» - de marque Laguna®, apprend-on.

Quant aux vêtements et accessoires tels ce manteau gris et ce sac encensés par Elle, ils sont de Dior®. Quant à Carla®, elle est… mais elle est de Sarkozy®, bien sûr ! Et là, on se dit : un type qui a réussi à emballer une femme capable d'assortir aussi bien son manteau et son sac ne peut pas être totalement mauvais. Eh oui : Carla® à L'Elysée, c'est la revanche de la fanfreluche sur la pensée politique.

Mardi 15 Avril 2008 - 00:27
Bénédicte Charles

 
14H59 15/04/2008

Marie : comme pour votre post sur Berlusconi : pensez par vous même, ne laissez pas les autres prendre la place de vos neurones et méfiez des journalistes qui vous semblent être les porteurs de vos idées...
Rien de peire que les articles qui confortent ce que je pense car alors je baisse la garde et perds tout esprit critique...

 
solstice | pigiste
17H35 15/04/2008

C'est quoi, le rapport avec le Monde ???

 
11H26 15/04/2008

Vu la façon de rédiger de M. Bôle Richard, dans ses "articles" sur le Proche-Orient, voir un tel journal disparaitre ne me dérangerait pas plus que cela...Je pense même que ce serait une mesure salutaire.

 
TARPON | chat de gouttiere
13H33 15/04/2008

Heureusement,il reste SPIROU.

 
14H22 15/04/2008

je me souviens de ce cri "l'Immonde !" au moment de l'affaire Allègre, tous les jours des révélations hallucinantes sur les orgies, meurtres sexuels, "snuff movies" de la haute bourgeoisie de Toulouse. Ce lynchage délirant de Baudis (Sur lequel je n'ai pas d'opinion), chasse à l'homme puante...
Durant cette période de quelques semaines le Monde s'est comporté en chef de file de la presse nauséeuse.

 
14H29 15/04/2008

j'ai arrêté mon abonnement au Monde le jour où ils ont publié trois articles sur Carla B. dans le même numéro(édition du lundi 30 mars). Je le lisais depuis l'époque de la guerre d'Algérie! mais voilà, ce n'est plus le même journal

 
zénon denon 84 | Bonne
17H29 15/04/2008

Eh oui vous vous souvenez :c'etait

début 1968 :

Dans le monde,justement !

LA FRANCE S'ENNUIE !!!!!! tu parles ,Charles

 
23H09 15/04/2008

A la lecture régulière de quotidiens français mais également italiens, espagnols et britanniques, j'estime que Le Monde reste l'un des meilleurs d'Europe. Maquette moins "hostile" que par le passé, traitements originaux sur des sujets peu couverts il y a encore dix ans (sports, modes de vie), ce journal, en dépit de ces défauts, ne mérite pas le sort qui l'attend. 90 journalistes virés (après les 76 de Libé et les 80 du Figaro), la presse quotidienne de qualité se meurt en France

 
12H57 16/04/2008

Le Monde est l'un des meilleurs journal du Monde

 
Pentelique | consultant biotechnologie
15H49 16/04/2008

La première grève de son histoire, et le Monde s'en vante?
Est il vraiment aussi indépendant qu'il le prétend pour avoir réussi à tenir si longtemps?

 
Parti_Poéthique | Dans tous ses Etats et cris
13H18 19/04/2008

Pas-rôles médiatiques
( Paroles médiatiques, on ne vous a pas sonnet! )

Paroles,
paroles voyez
tous ceux que vous parlez
pour mieux les faire toujours taire!

Têtes pressées,
empressées par le chef des lignes.
En presse et par ...
Lui!
Toi...!

Toi, tout petit haut-parleur,
celui qui se speech du monde,
de l'entête aux pieds
et la main sur l'épaule.

Toi, tête au dessus des têtes...

Est-ce l'empereur Toi?!

Tête tu parles toujours,
tu t'intéresses-mens
et ta voix grave à tous
ne sait dedans que parler d'elle.

Je ne te cause pas à toi
mais seulement te mets en cause
avec les industries entières
de mes deux, des médias...

Hey téléviseur!
Vise un peu comme tu es laid!

Aux parloirs,
ceux là ne se parlent guerre
mais ailleurs font des tours
de paroles
à coups de bâton dessus...

Autrement dire, mentir à l'autre
Pour autrement dire aux autres:
« Les autres fermez-là ! ».

Toi tu parles ici.
Tu parles là, toi, le preneur de parole
et tu parles qu'après ça
on ne s'entende plus.

Isolées,
les glottes troglodytes.
Appelées vers
quelques voies parallèles,
en plumes ou sur claviers
par ci par là enclavées.

Ah...Poète!
Parle aussi, va! Parle!
Parle à ton Que!
Parce que,
par ce Que,
ce sont tous tes pieds qui se parlent
pour tous les pas-à-dire
et parfois même dans la gueule,

juste par foi
ou au contraire.

Bien loin,
les oreilles des pavillons,
tout près,
les mal-logés sans oreillers...

Parleurs, parleurs,
tousseurs encore, parlez
de ce bruyant silence qui
ne parle que
pour ne rien dire
de vous, et au sujet
de toutes ces voies, cousues de fils de plomb,
et qui laissent sans voir.

Paroles, paroliers,
les parois de vos phrases se dé-lisent
pour s'y trouver un rôle
et elles sont :

Elles,
sons par là,
autres voies à la langue
et pour donner de la voix.

Premiers diseurs: Les mots!

Ceux-là qui
si bien, désignent-signifient.

Ceux-là qui si bien disent.

Signaux qui interparlent.

O parleurs, parleurs, parleurs!
Parleurs, etc., voyez
ce langage qui dessine
sur des écrans,
de parts en parts
par-lus par Vous :

Le muet,
le parlant,
et autour tout ce cinéma

...

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