Reprendre le chemin de l’unité de la gauche

La gauche l’a emporté mais c’est surtout la droite qui a été défaite: tel est l’enseignement principal des dernières élections municipales qui pourraient se révéler un piège pour la gauche si elle n’est pas capable de l’apprécier avec lucidité. Une cohabitation d’un nouveau type risque de s’installer: à la droite le pouvoir d’Etat, à la gauche le pouvoir local. Cette division du travail politique serait d’autant plus funeste que les élus des partis de gauche ont souvent renoncé à toute ambition de transformation sociale au niveau local.

Le clivage gauche/droite est peu lisible sur le plan local. Le dit "socialisme municipal" s’apparente ainsi avant tout à une entreprise de conquête et de maintien de mandats électoraux. Les puissantes bases locales du PS ne constituaient plus vraiment des bases politiques de reconstruction de la gauche. Si le PS a cherché à conférer au scrutin une dimension nationale, il a laissé une très grande autonomie au local dans la définition des stratégies et le périmètre des alliances légitimes. Aucune règle nationale n’a véritablement prévalu. L’alliance avec le MoDem a pu être conclue dès le premier tour à Montpellier, Dijon ou Roubaix en fonction de "contextes locaux". Le MoDem est parvenu ainsi à ébranler des alliances intangibles depuis trente ans et la stratégie d’union de la gauche décidée dans les années 1970 qui avait mis un terme aux alliances socialo-centristes. Un certain parfum de Quatrième République a plané sur ces élections municipales marquées par des alliances à géométrie variable. L’union de la gauche a pourtant encore démontré dans de nombreuses villes son efficacité. Des rapprochements avec l’extrême gauche ont pu s’opérer ici et là.

Malgré les apparences, une crise historique pour les forces de gauche

Le retournement de la situation politique, aussi fragile que trompeur, ne saurait occulter la crise historique que traversent les forces de gauche. La tentation est grande pour la gauche de se contenter d’engranger les dernières victoires et de se dérober, par facilité, aux défis redoutables qu’elle doit relever. Faut-il le rappeler? La gauche a réalisé un des scores les plus faibles de son histoire au premier tour de la dernière élection présidentielle, il y a moins d’un an.

Alors que la société se durcit et les inégalités s’exacerbent, la droite a remporté une victoire idéologique par-delà l’adhésion à un homme. Cette défaite a ouvert une fenêtre d’opportunité pour dépasser les routines organisationnelles, rouvrir les possibles, redéfinir le pensable, inventer l’avenir. Elle peut vite se refermer si des perspectives ambitieuses ne sont pas tracées. Le temps presse. La logique de l’inertie ne saurait reprendre ses droits. Il faut un grand dessein, une nouvelle frontière pour la gauche. La constitution d’un parti de la gauche unifiée constitue un horizon mobilisateur même si cette perspective peut sembler aujourd’hui à bien des égards improbable. C’est le sens de l’appel à un parti de la gauche, lancé par Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès qui constitue une initiative à la hauteur des enjeux.

L’émiettement de la gauche est aujourd’hui un des ressorts de sa faiblesse

Ses frontières organisationnelles ne recouvrent plus ses divergences idéologiques. Cette atomisation est alimentée par une présidentialisation mortifère qui n’épargne aucune organisation. L’électoralisme, encouragé par le financement public des partis, ne gangrène pas seulement le parti socialiste mais la gauche dans son ensemble et l’extrême gauche en particulier qui cultive son petit segment électoral. In fine, il ne conduit qu’à la défaite. Tous les partis sont aujourd’hui à bout de souffle. La gauche du PS, plombée par des logiques de boutiques et la personnalisation des enjeux, ne peut peser. La LCR s’est lancée dans une refondation solitaire, tirant argument des ambiguïtés du PC, écartelé quant à lui entre la nécessité de préserver son implantation locale et sa proximité idéologique avec l’anti-libéralisme.

Le PS dont personne ne croit en la rénovation a imposé son leadership mais il est trop faible à lui seul. Il prend prétexte de l’affaiblissement de la gauche pour séduire le centre. L’extrême gauche est ainsi l’allié objectif des "modernisateurs" socialistes. La dérive droitière du PS conforte en retour la radicalité politique. Les Verts sont dans l’impasse et ne tirent aucun profit de la nouvelle prise de conscience écologique. Ces contradictions font système: elles ne peuvent être dépassées qu’en relançant une dynamique unitaire qui a toujours été historiquement un talisman pour la victoire électorale de la gauche et les avancées sociales.

Quatre fausses-solutions sont avancées ici et là pour surmonter la division de la gauche:

  • la création d’un parti "démocrate" à l’américaine: ce parti de "supporters" ne serait pas en situation d’engager la bataille des idées;
  • des pseudo-rénovations des partis de gauche, chacun de son côté: ces replâtrages sont voués à l’échec (les militants n’y croient même plus) et répondent à des logiques de conservation, de reproduction d’appareil;
  • un parti "à gauche de la gauche" à l’image du parti allemand Die Linke: il aurait le mérite de clarifier des divergences idéologiques réelles. Mais c’est avec le maintien durable de la droite au pouvoir (compte-tenu de la spécificité des règles institutionnelles françaises) que la gauche doit composer si elle veut gagner et mettre un terme aux dégâts du libéralisme sauvage de la droite;
  • un scénario à "l’italienne" de primaires pour élargir la base sociale des partis: c’est une solution au rabais qui entérine la division de la gauche et ne répond pas à la faiblesse de ses organisations.

Contre ces illusions, il faut affirmer que la construction d’un grand parti est la condition de la victoire de la gauche. Son avenir passe par la réhabilitation et la modernisation de la forme partisane. Dans la "démocratie du public" et la société médiatique nouvelles, elle doit repenser le parti comme acteur de transformation sociale, comme médiateur entre le social et le champ politique institutionnel. Il faut sortir par le haut de la crise que traverse la gauche et parvenir à sa réorganisation institutionnelle en commençant par identifier les vraies divergences qui la divisent. Contre toute fatalité, la voie de l’unité qui n’est certes pas la plus aisée s’impose comme le choix de la volonté.


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DidierB63 | Devant un écran
18H04 03/04/2008

Un grand parti de la gauche construit à l'image de ce que l'UMP est à la droite?

Quand on voit le bordel ambiant au PS entre des "courants" qui ne sont pas si éloignés les uns des autres, je n'ose même pas imaginer ce que ce "grand parti" de la gauche donnerait.

Et, en ce qui concerne l'UMP, il ne faut pas oublier qu'il s'est construit autour d'un homme, Chirac pour finalement tomber entre les mains d'un autre, Sarkozy.

Actuellement, il n'y a personne à gauche qui soit capable de catalyser les énergies comme ces deux là l'ont fait en leur temps.

http://polemiquons.over-blog.com/

 
Asse42 | intérimaire
02H09 04/04/2008

Parce que tu crois que sarko a ses débuts était plébiscité à l'UMP? Un rassemblement se fait en passant par une confrontation d'idées et donc de personne. C'est ce que j'attends du congrès 2008. Un vrai débat pour que l'on puisse choisir enfin une ligne claire pour les années qui viennent.

 
sefero49 | Soldat mugissant
10H45 04/04/2008

Dans le cas de Sarkozy, on ne met pas d'"s" à "idée".
Il n'en avait qu'une: "Je veux être président"

 
18H17 03/04/2008

Ce quil nous faut c'est un partit de gauche fort, comme le PC l'etait dans les annees 70, qui permete d'ancre le PS a gauche. Depuis que le PC s'est desagrege, les electeur de gauche se retrouve a voter PS a cause du vote utile, et le PS se raproche de la droite en esperantr y piquer des electeur, vu qu'il n'y as plus a chercher a les prendre a gauche.

Cela donne un monde politique ou le debat d'idee a totalement disparu. Un partit de gauche fort pourait faire des propositions qui seraient entendue et debatues. Cela permeterais enfin de sortir de la pensse unique ultra liberale que beaucoup nous presente comme l'unique pret-a-penser.

Pour cela, notre petit facteur est surement le mieux place.

 
Venezuela | vit aux Pays-Bas
20H41 03/04/2008

Quand je lis ce " ancrer le PS a gauche" je sais qu'il y a encore beaucoup de chemin a faire.
Pourquoi ne pas se concentrer sur ce que nous avons en commun que de passer son temps a dire que le voisin n'est pas assez a gauche. Qu'il y a t-il en commun entre un grand bourgeois catho et un petit commercant ? rien au depart et pourtant ils votent tous les deux a droite car c'est dans leurs interets financiers.
Alors arretons nos querelles steriles et travaillons sur nos valeurs communes.

 
21H17 03/04/2008

Bonsoir Venezuela.

Tout à fait d'accord avec vous. Concentrons-nous sur ce que nous avons en commun.
Sauf que la question, malheureusement, n'est pas tant de savoir ce que vous et moi (ou deux militants, ou deux sympathisants de partis différents) peuvent avoir en commun ; la question, c'est de savoir si nous (militants, sympathisants, électeurs de ce vaste ensemble mal défini qu'est la gauche) avons encore quelque chose en commun avec le PS.

Ce que je vois, du petit bout bout de ma lorgnette d'électeur, c'est un PS pour lequel je me résouds à voter au second tour.
Ce que je vois, c'est un parti centriste qui a abdiqué toute volonté de transformation sociale, qui se contente de gérer la situation acquise en essayant de aire pas trop mal. C'est un parti qui se déchire sur des questions de personnes en négligeant les questions les plus politiques, par exemple celle de la justice sociale.
Ce que je vois, c'est un parti qui se vante de savoir gérer le capitalisme aussi bien qu'un parti de droite, qui en tire sa fierté et sa légitimité.

Alors, voyez-vous, la question que je me pose, c'est celle-là : à part avoir un peu moins mal, à quoi me sert de voter PS ?

 
Asse42 | intérimaire
02H06 04/04/2008

Au lieu de jouer au moralisateur. Renseignez-vous sur les programmes. L'avez vous fait? Avez vous vu les réponses aux urgences sociales contenues dans le pacte présidentiel: la gratuité de la santé pour les moins de 16 ans, le soutien scolaire gratuit, la caution publique du logement,etc..; Avec la nécessaire relance de l'économie par l'incitation et non la coercition. C'est-à-dire pas en augmentant les taxes mais en faisant du donnant-donnant avec les entreprises. En contrepartie d'un soutien public on exige un comportement citoyen et responsable. Et puis l'investissement prioritaire dans la recherche, l'humain et l'environnemental c'est comme la droite ça?

Alors je crois aussi que les électeurs doivent se bouger et arrêter de voter en pensant à leur gueule mais en ayant une vision collective d'avenir de notre société. Lorsque +de50% des gens le feront alors nous reviendrons naturellement au pouvoir.
Sortez de votre immobilisme poussé par les médias qui martèlent que la gauche n'a pas d'idées alors qu'elle foisonne d'idées mais il faut donner un débouché médiatique pour les entendre. Entre deux matchs de foot...

 
déluge | menuisier
08H35 04/04/2008

Vous devez avoir l'ouïe particulièrement fine pour entendre un programme cohérent et de gauche venant du PS. Le programme présidentiel était d'une pauvreté et d'une incohérence rare.
Collectivement, le PS ne fonctionne plus. Il faut en faire le constat. Au reste si le programme était tellement bon, rappelons-nous le résultat: 47% !

Depuis plus de vingt ans, le PS n'a rien inventé, n'a rien insufflé et surtout a perdu le leadership des idées et des concepts au profit de la droite dite décomplexée.

Je ne comprends pas ce fétichisme qui fait que l'on refuse d'admettre qu'un parti, une structure politique puisse avoir à disparaitre pour laisser la place à autre chose. La SFIO a fait son temps, le PS également.

Passons à autre chose.

 
sefero49 | Soldat mugissant
10H49 04/04/2008

Avec qui???

 
12H06 04/04/2008

Surtout sans la clique de vassaux de l'ultracapitalisme qui parasite le socialisme en France depuis trop longtemps.

 
déluge | menuisier
22H43 04/04/2008

Pour faire quoi, plutôt.

 
12H27 04/04/2008

Salut ASSE (et allez qui nous savons : contre Le Mans, faudra garder les pieds sur terre !)...
Faudra quand même que vous m'expliquiez la cohérence intime entre la réponse que vous me faites et celle que vous adressez plus bas à Kawouede.
Moralisateur ? Vous charriez ? Je me borne à espérer qu'un parti de gauche fasse son boulot : si c'est ça être moralisateur, ça va finir par faire du monde !

Pacte présidentiel ? Je sais bien que vous manifestez un goût particulier pour cette chose, mais quant à moi, je m'en fous du pacte présidentiel !
C'est quoi au juste, le pacte présidentiel ? Le truc dont Royal a dit, après, qu'il n'était ni fait ni à faire ? Ou plus particulièrement les grandes idées (un peu cosmétiques tout de même) de Royal sur ce qu'elle ferait si elle était élue ?
Désolé de vous le répéter, Royal, je n'ai pas une passion pour. En revanche, un gouvernement qui CHANGE la société (et qui ne se contente pas de l'aménager), ça m'intéresse un poil plus. Et ça, ça n'était pas à l'ordre du jour de Royal, ou alors c'est que vous entendez des voix.

La question est bien au-delà de Royal, ou bien en-deçà (qui serait plus juste). Ce n'est pas une question de personnes, c'est une question de programme et, parce que j'aime bien dire des gros mots, d'idéologie. Elle est où aujourd'hui, l'idéologie du PS ? Il est où, son programme ? Au CAC 40 ? Dans la recherche de la croissance sans qu'on sache à quoi cette croissance pourrait bien servir ?

 
Asse42 | intérimaire
13H49 04/04/2008

Sheriff;-))

Ségolène Royal ne voulait pas changer la politique vous rigolez j'espère?
Qui a fait une campagne participative, qui avait dans son programme une réforme hyper complète des institutions, qui a compris qu'il fallait que la France investisse massivement dans le secteur d'avenir qu'est l'environnement, qui a compris que l'on ne réformera pas le pays sans associer le pays aux réformes c'est-à-dire en respectant les citoyens, qui pense que pour lutter contre les migrations de la misère il faut accentuer le co-développement, qui croit que pour changer l'état d'esprit il faut le faire par l'incitation, qui pense que nous devons développer une économie sociale et solidaire seul rempart efficace contre la prédation financière,...

Mais tout cela je le répète était accessible aux gens qui se sont intéressés à la campagne et qui avait une vraie conscience de l'avenir. Pas à ceux qui s'intéressent à la politique par le biais de Tf1 ou F2 qui ont fait la propagande du gagner plus...

 
15H35 04/04/2008

Royal n'a pas fait de campagne participative, elle ne sait pas ce que participer veut dire. Royal a tracé son chemin en lançant des leurres que les neuneus ont attrapé comme si c'était du filet de boeuf ou du caviar.

Elle continue en vendant ses devoirs comme fruits de la participation "rénover en 10 leçons" mais vous vous imaginez qu'elle n'a pas déjà planché à son programme ?

Allons réveillez vous, quand je dis que Royal a été la seule à entamer la rénovation, je veux dire qu'elle est la seule à cravacher ces grosses vaches du PS pour les obliger à avancer, mais ils ne font que se trainer comme des loques à sa suite, le poids de leur bedaine ou de leur gros derrière les freinant ils ont toujours deux métros de retard sur elle qui en 10 sur ce qu'on peut attendre d'un leader national.

Ces branques sont foutus. Inutile d'attendre quoi que ce soit d'eux. Le mieux est de filer à l'anglaise.

 
18H25 03/04/2008

Ca ne sert à rien de faire sans arrêt des voeux pieux et de souhaiter la modernisation d'un parti qui ne subsiste que grâce à l'archaïsme de son fonctionnement interne.

Chevènement n'annonce-t-il pas lui-même son retour au PS en disant qu'on ne peut survivre sans le PS, ne serait-ce qu'en constatant que c'est le PS qui soutient les candidats MRC, PC et Verts ?

Le retour d'un Chevènement prétendant participer "de plein droit" à une rénovation fantôme n'est-il pas le signe que le PS a d'ores et déjà entériné le fait qu'il fait une croix sur l'élection nationale ?

Allons, les carottes sont cuites et bien cuites pour le PS. Le salut ne viendra que des militants, qui sont dans leur grande majorité totalement inféodés au "système", les autres s'étant éliminé eux-mêmes en ne renouvelant pas leur adhésion.

Il faut admettre une chose, seule Royale avait été capable de générer un mouvement de rénovation, puisqu'elle a emporté les primaires grâce aux primo-adhérents. Je ne pense pas qu'un autre en soit capable.

Quant aux primaires élargies à la gauche, je n'en vois pas l'intérêt. Je n'ai rien à faire des candidats de l'extrême-gauche, qu'ont-ils à faire du candidat du PS ?

Et après, élargir les primaires aux sympathisants, c'est une jolie idée, vous faites comment pour distinguer un sympathisant de gauche d'un sympathisant de droite qui aurait envie de brouiller les cartes à gauche, rien que pour rire ?

 
Numerosix | Prisonnier dans le village global
18H37 03/04/2008

Comme plus personne ne croit à RIEN , dans ce pays, il faudrait fonder un grand parti nihiliste pour pousser la Gauche a se remuer..
Un parti qui dirait pas : "Sarkozy a été élu pour cinq ans , c'est comme ça, on y peut rien, on ne peut que faire tourner des Vélib' dans les centre villes et agiter nos globules dans les cantons ..
Mais pour 2012, on sera prêts , vous allez voir ce que vous allez voir .."

 
18H40 03/04/2008

Encore une fois, il faut comprendre que nous votons de moins en moins pour un "messie", même s'il en reste encore beaucoup
On a vu Mme Royal se présenter sur sa bonne mine, en portant un projet ridicule. On a vu Sarkozy se présenter aux municipales avec un projet de civilisation digne du XVIII° siècle

Des projets qui nous ressemblent et on, au moins je, voterons pour celui ou celle qui les portent

Je ne suis pas rouennais pour voter sur un coq (qui plus est traitre à ses mandants) monté sur un âne au prétexte que, contre toute évidence, il porte un bonnet marqué socialiste

 
Asse42 | intérimaire
01H58 04/04/2008

Quand tu auras lu le pacte présidentiel tu pourras venir discuter sérieusement du projet socialiste. Mais pour le comprendre il faut sortir de TF1. Je sais c'est dur...

 
09H21 04/04/2008

Il y a des lignes à ne pas franchir lorsqu'on est un homme honnête, courageux etc... un vote par exemple

Un vote a eu lieu au PS et chez les Verts. Le peuple s'est exprimé. Des "chefs" de ces organisations ont décidé qu'ils n'avaient rien à faire de l'avis du peuple. Le peuple est là pour obéir et certains votants trahis trouvent ça normal
Tant qu'il y aura des gens pour élire de tels chefs (à mon avis très "à droite" et même un peu plus), à quoi bon discuter. De toute façon, le "projet" "adopté" ne sera pas respecté, car pour ces "chefs", les promesses lient ceux qui y croient, jamais ceux qui les font

Commençons par nettoyer les écuries d'Augias, éduquons les gens comme vous, et après, après seulement, discutons aura un sens

 
sefero49 | Soldat mugissant
11H02 04/04/2008

J'ai lu le"pacte présidentiel"
Je reçois régulièrement le journal des socialistes.
Je n'y ai trouvé que des petites recettes éculées et pas de grand projet de société.
Peut être n'ai-je pas su lire entre les lignes !

 
Asse42 | intérimaire
13H54 04/04/2008

Désirdavenir.org. Je te conseille la lecture des 7 piliers. Les mesures sur la réforme des instiutions, éculées?... Enfin je ne sais pas où tu te situes sur l'échiquier politique mais je ne vois pas de cohérence programmatique à l'UMP en tout cas et j'attends avec impatience que Fabius nous sorte un projet de gauche différent du pacte...

 
Caius | Expert en management
19H22 03/04/2008

Bon, eh bien en ce qui me concerne, je viens de leur proposer mon aide militante.

Parce que c'est bien beau de causer, il faut agir.

Allez voir leur site ! Il y a moyen d'y faire plein de commentaires utiles.

 
19H22 03/04/2008

Je partage l'ensemble du propos de Rémi Lefebvre. Je crois à un grand parti de la gauche unie porté par toutes celles et ceux qui croient à la modernité des valeurs de gauche.

 
BZH
20H12 03/04/2008

J'ai toujours du mal a digérer la trahison du traité de Lisbonne. Les masques sont tombés.

 
20H14 03/04/2008

BZH, Quilès et Lienemann qui sont à l'origine de l'appel du parti de la gauche se sont battus pour obtenir un référendum sur le Traité de Lisbonne en participant à la constitution du CNR (comité national pour un référendum)...

 
anti_Tsarcosy | etudiant
20H17 03/04/2008

Ce qui serait bien, c'est que la gauche cherche son chemin à gauche(je parle du PS) et pas à droite ou au centre.

 
20H51 03/04/2008

jusqu'aux mots de dérive droitière j'ai lu... après j'ai arrêté.. malgré toute l'amitié que je porte à Rémi... ce genre de propos commence à me gonfler profondément... n'étant pas le dindon tombé de la dernière pluie... je me souviens aussi qu'un congrès se gagne à gauche... dixit un certain FM.

Je constate aussi que le PS n'a jamais remporté 2 législatives, ni deux élections majeures de suite... sans que jamais cette prétendue aile droitière ait été aux commandes du paquebot ivre depuis une vingtaine d'année.

Si vous voulez un débat en evitant ce genre de travers d'avant congrès il y a ce ce site collaboratif (toutes sensibilités) Congrès Socialistes ( http://congressocialiste.blogspot.com/ ) où les militants ou sympathisants apportent le fruit de leur reflexion.

Marc Vasseur
http://marc.vasseur.over-blog.com/

 
21H39 03/04/2008

Les Verts ne sont pas "dans l'impasse" : ils ont une crise passagère c'est vrai, mais le bilan des municipales est bon (sauf à Paris), comparé à celui des présidentielles...

Pour l'emporter en 2012, il faut refaire une "gauche plurielle" intelligente :
- se mettre d'accord sur un programme commun
- se mettre d'accord sur un candidat d'union AVANT le premier tour (les institutions le veulent)
- mettre en oeuvre ensuite une réforme des institutions qui donne sa place à toute la diversité (une dose de proportionnelle ne nuira pas à la stabilité, au contraire : elle fortifiera la représentativité de ceux qui nous gouvernent).

La gauche doit rester elle-même, attirer les centristes qui le veulent (et non l'inverse : laisser se remettre en selle au Modem serait suicidaire), les gens de la "gauche de la gauche" qui le veulent (M. Picquet à la LCR, etc.).

 
21H44 03/04/2008

bon résultat aux municipales, comparé à celles de 2001 aussi !

Pour revenir au texte de Rémi Lefebvre : parlons-en de l'alliance avec le Modem à Montpellier et Dijon
- Montpellier ce n'est pas le PS mais le parti fréchiste, aux mains d'un potentat local. Les Verts et la LCR ont fait 18%
- Dijon l'alliance des "fins stratèges" du PS (dixit le Canard) a servi à ... faire élire un conseil général UMP grâce à la voix du conseiller Modem que le PS avait laissé gagner.

 
Asse42 | intérimaire
01H54 04/04/2008

Et oui Kawouede tout n'est pas rose comme tu peux le constater. La politique n'est pas mathématique, elle est humaine et a donc des faiblesses. On peut trouver des alliances positives et d'autres moins.
Mais que ceux qui viennent nous faire la leçon d'un rassemblement de la gauche commence par respecter nos futurs alliés non? Lorsque l'on voit avec quelle virulence le PS a fait la guerre au PC en seine saint Denis... Je ne suis pas fier de mon parti. D'ailleurs je ne le conçois pas hégémonique. Je préfère qu'il y ait à notre gauche une partie plus radicale et qui porte ouvertement ses aspirations révolutionnaires. Cela sert à ne pas nous endormir et à lutter sans relâche contre les inégalités et les injustices.

Mais lire la démagogie d'un texte qui est sensé inculquer la solidarité "à la socialiste" et faire tout le contraire lorsqu'elle est en action.
Le PS doit commencer par s'ouvrir aux militants qui ont soif de participer à son évolution. Pour l'instant ce parti est verrouillé et nous attendons que SR vienne mettre une bombe démocratique en son sein pour qu'enfin ce parti devienne un parti populaire de masse.
Car depuis des années c'est un parti parisianniste replié sur lui-même, sur ses écuries présidentielles. Un vrai parti de supporters! Vivement que l'on choisisse enfin un leader pour incarner une vision claire de l'avenir et de la stratégie.
Les militants trancheront.

 
15H04 04/04/2008

Les SR, une "bombe démocratique" ?
Les SR de Russie en 1918 alors ?

Nan parce que sinon les "débats participatifs" avec Chevénement, pfff.

 
16H33 04/04/2008

Et à Montreuil ce n'était pas la gauche qui dirigeait?

 
21H40 03/04/2008

Bosser sur le terrain à ce propos ...

 
22H04 03/04/2008

allez dans les manifs, parlez, écoutez ...
Vous y verrez la gauche se former.

Pas ici, dans la rue... à la caisse du supermarché ... dans la queue au marché où on parle du prix des pommes de terre...
La France discute comme il y a longtemps que cela n'a existé...
Avez-vous participé aux dernières campagnes?
La France bouge!
Sortez!!!!

Le reste? Du pipeau!

 
22H43 03/04/2008

Article étonnant. En lisant, j'étais d'accord avec les constats mais j'en tirais des conlusions exactement opposées. La première des fausses solutions me semble être cette lubie d'un grand parti rassemblant la gauche. Le PS est déjà écartelé, sans ligne politique, mais l'auteur propose un parti encore plus large, dont on ne sait pas quelle serait la ligne politique. Le PS est l'exemple évident que le grand écart n'est pas forcément gage de succès politique. Peut-être cependant l'auteur pense-t-il à un grand parti de gauche qui laisserai de côté l'aile "droite" du PS(que moi j'appelle sociale-démocrate, car ce n'est pas la droite)? Mais dans ce cas, sa proposition rejoint, bien qu'il s'en défende, la création d'un Die Linke à la française, rien de plus. Et puis je ne comprend pas trop cette manie de penser qu'un seul parti, ce serait mieux qu'une coalition. Concrètement, ce grand parti de gauche ne ferait que transférer en son sein les divergences entre formations...

Cet article ressemble à la rhétorique rassembleuse du PS, qui n'est le cache sexe d'un refus de choisir: on veut un grand parti rassemblant la gauche, mais ni un parti composite (type parti démocrate), ni un parti hommogène idéologiquement (type die Linke), ni un parti à base sociale élargie (type centre gauche italien). Que veut-on alors? Le beurre et l'argent du beurre: un parti divers mais sans division, un parti très à gauche mais pas coupé du centre (ou l'inverse), un parti hégémonique à gauche mais sans bureaucratie et combat d'appareils, un parti de gouvernement et de contestation. Est-ce à dire que la gauche ne peut pas s'unir? Je pense que si, mais pas dans un parti unique.
Plutôt qu'un montage politique, c'est d'une redéfinition et d'un programme que la gauche a d'abord besoin. Certes, l'auteur le dit, mais appeler la gauche à la transformation sociale et un parti à faire le lien entre population et institutions, ce n'est quand même pas d'une folle originalité.

 
Axior | Citoyen
01H24 04/04/2008

Tant que les partis politiques seront contraints de passer plus de temps à élaborer des stratégies qu'à se mettre à l'écoute des citoyens, aucune solution ne verra le jour.
Il est temps de mettre la constitution de la 5 ème république à sa place : dans un musée.
Il faut réunir une assemblée constituante, élue au suffrage universel, qui n'aura pour tâche que de rédiger, afin de la soumettre au vote des citoyens, une nouvelle constitution basée sur la démocratie participative, la vraie, pas celle peinte par Ségo. Les seules démocraties qui fonctionnent dans le monde sont basées sur ce modèle, encore qu'aucune ne s'est vraiment doté de tous les outils les plus performants : des assemblées élues à la proportionnelle, contrôlées et sanctionnées par le peuple, et dont les parlementaires sont dégagés de toute emprises sur leurs partis ; des assemblées où un seul parlementaire peut convaincre tous les autres quand il a des arguments qui tiennent la route.

Dans une telle démocratie, les partis politiques n'ont pas à magouiller à droite ou à gauche pour aller grapiner des voix : leurs convictions suffisent.

 
Asse42 | intérimaire
01H46 04/04/2008

Lorsque tu m'expliqueras en quoi la démocratie particpative prônée par ségolène Royal serait inepte et la tienne si fantastique alors je pourrais peut-être comprendre ton message. Parce qu'à part t'attaquer aux personnes tu proposes quoi de différent?

 
Axior | Citoyen
11H51 04/04/2008

Quand Ségolène Royale avance l'idée qu'une pétition d'un million de signatures pourrait impliquer un débat à l'assemblée, et qu'elle annonce ça comme une mesure de démocratie participative, je crois pouvoir conclure qu'elle n'a aucune idée de ce qu'est la démocratie participative.
Un million de signatures pour que peut-être les députés adoptent une mesure. Quand on pense que des pétitions sur Internet concernant des sujets très graves ne dépassent jamais les 25 000 signatures, la proposition de Ségolène ne fait pas tellement rêver.

Ce que je propose, je l'ai mis dans mon post : un grand débat national pour élire une assemblée constituante, et dans ce débat j'avancerais moi-même quelques idées, comme les comités de quartier, l'assemblée citoyenne de vigilance, sorte de sénat composé de gens ordinaires et chargé de vérifier si les élus respectent leurs promesses électorales, la cogestion des entreprises entre actionnaires et travailleurs, et bien d'autres.
Mais avant tout, débat national.

 
Asse42 | intérimaire
13H58 04/04/2008

Axior

Pour être sincère avec toi tu me fais rigoler!:-) La pétition sur internet oui elle a avancé 1 millions de signatures puisqu'elle disant que par internet ça pouvait aller vite. Or on voit que c'est dur d'y arriver! Le chiffre est ajustable.

Quant à ta proposition d'assemblée constituante, de débat national c'est exactement ce qu'elle avait proposé! Et l'assemblée citoyenne de vigilance ce ne seraient pas ce que l'on appelle des jurys citoyens par hasard?

Comme quoi le débat ne se fera pas sur des idées mais bien sur une lutte de personne. Aixor est entièrement d'accord avec nous mais il ne l'avouera pas parce qu'il pense que son mentor est meilleur. Toute la fraicheur de la mentalité socialiste:-)

 
Axior | Citoyen
17H06 04/04/2008

Quel mentor ?

 
Caius | Expert en management
18H22 04/04/2008

Quand on n'a pas de stratégie, on ne fait que gesticuler comme un moulin à vent.

Quand on n'écoute pas sa base, la stratégie qu'on a développée fait un grand flop!

Il faut les deux, Axior. Enfin, à mon humble avis.

Ecouter, d'abord, pour comprendre ce qu'attend vraiment la société, et c'est là qu'il faut de la démocatie participative. L'expérience de Ségolène Royal n'était sans doute pas parfaite, mais elle marque un réel progrès par rapport à tout ce qui s'est fait jusqu'ici, et il y a des leçons à en tirer.

Bâtir une stratégie ensuite, parce qu'il faut savoir où l'on va, et comment l'on y va, si l'on veut éviter de décevoir la base en se montrant incompétent.

 
Asse42 | intérimaire
01H44 04/04/2008

Je ne suis pas d'accord avec cette vision réductrice du PS.
Je voudrais préciser plusieurs choses sur ce que devrait être, à mon humble avis, une vision socialiste d'avenir.

Oui il est légitime que nous, gens de gauche, ayons des colères saines et des cris de révolte envers les injustices et les inégalités criantes dans notre société. Oui la situation que nous voyons se dérouler sous nos yeux est à la limite du tolérable, oui l'inhumanité comportementale de ce gouvernement au pouvoir nous fait bondir. Oui cela est nécessaire pour nous gens de gauche.
Pour autant cela ne sera pas suffisant pour construire un projet d'avenir suffisamment attractif pour rassembler largement le peuple français. Et cela doit être notre objectif si nous avons l'ambition de revenir un jour au pouvoir pour changer l'état d'esprit et construire une autre société.

Cela veut dire clairement que nous ne pourrons rassembler largement si nous restons dans la posture exclusive de lutte des classes. Le PS est un parti républicain qui a vocation a parlé à l'ensemble des couches de la société. Et il doit pouvoir le faire avec respect et dignité car tout le monde a le droit au respect. Même les riches, les patrons, les banquiers,etc... Par contre nous n'accepterons pas que ceux-ci s'enrichissent sur le malheur des autres. Ce sera la condition sine qua non d'un dialogue clair et respectueux avec eux.
Et il nous faudra convaincre que la richesse va de pair avec l'augmentation du niveau de vie de l'ensemble de la population et qu'elle entrainera une baisse généralisée des tensions, une remontée du moral et un optimisme pour l'avenir. Il faut faire comprendre que le déséquilibre injuste des sociétés est à l'origine des frustrations et des colères, et ce n'est plus acceptable.

Pour convaincre de la pertinence de notre projet, de notre démarche nous allons devoir mettre le parti en mouvement. C'est-à-dire le rendre participatif. Proche de la société pour l'écouter, pour la comprendre, pour actualiser sa pensée et pour définir quelles seraient les meilleures solutions pour le pays en accord avec nos valeurs de gauche qui sont celles de la république tout simplement. Nous sommes le parti représentant le peuple ayant une aspiration républicaine et qui a fait la révolution avec une vraie volonté de changement et d'espérance. Nous sommes le représentant de ce peuple qui ne porte pas la haine mais l'envie, l'idéal d'une société fraternelle, du moins amicale.

C'est à ce peuple là que le pays pourra faire confiance car il trace une ligne politique claire, optimiste et idéaliste donnant à chacun le sentiment d'être partie prenante d'un projet collectif. Cela devrait être notre ambition.
Evidemment cela implique que nous soyons capable de nous ouvrir à toutes les sensibilités républicaines d'où qu'elles viennent. Sans sectarisme et sans tabous.
Nous avons l'obligation de construire un parti ouvert et rassembleur capable de donner un idéal au pays.

 
Quinine | traducteur et amoureux des chats
09H12 04/04/2008

N'oubliez pas de garder une copie de votre commentaire pour les prochains tracts électoraux.
J'en ai une autre, tenez, de vision réductrice du PS : celle d'un parti qui, contre l'avis d'une majorité de militants, a prôné le «oui» au référendum sur un Traité constitutionnel ultra-libéral (par respect pour «les riches, les patrons et les banquiers», sans doute), d'un parti dont la moitié des parlementaires ont voté en faveur d'une modification de la Constitution de la République (ou se sont lâchement abstenus), permettant ainsi à un illuminé et à sa clique de droite – l'une des plus dures que l'on ait vues depuis longtemps – de s'asseoir somptueusement sur les résultats dudit référendum et, partant, sur l'avis du peuple. Et ça se dit de gauche...

 
09H37 04/04/2008

Ah encore cette histoire de referendum. Alors:

1) Une majorité de militants PS s'étaient prononcés pour le oui sur le TCE

2) Le traité "simplifié" avait été annoncé par Sarko et en 2007 les 3/4 des voix se sont portées sur des candidats favorables à feu le TCE. Les nonistes nous ont répété "autre Europe, autre Europe!" pendant 2 ans sans élaborer de proposition commune ni même faire de propositions concrètes. Alors le cirque a assez duré

3) Ce n'est pas parce qu'on prétend représenter le "peuple" et la "gauche" qu'on est plus démocrate pour autant (suivez mon regard). Par contre l'illuminé et sa clique de droite - que je ne porte pas dans mon coeur - ont bien été élus largement et démocratiquement, eux.

C'est con la démocratie, hein?

 
Quinine | traducteur et amoureux des chats
10H42 04/04/2008

@ Nol le fol
Y en a qui ont la démocratie sélective : «Ah encore cette histoire de referendum», sur le ton du «Vous allez pas nous emmerder avec ce point de détail!»
Alors, comme vous dites :
1) La majorité des militants qui se sont exprimés étaient peut-être «pour», mais il m’a semblé lire à plusieurs endroits que la majorité des militants et des électeurs socialistes étaient contre. Je suppose qu’il ne faut pas vous embêter avec des détails comme majorité et minorité.
2) a) Si on vous annonce maintenant que, d’ici un an, Sarkozy enverra des troupes en Iraq, il faut aussi se résigner? b) «Feu le TCE», c’est de la désinformation, parce que son clone, le Traité de Lisbonne, est bien vivant, lui. Je suppose aussi qu’il ne faut pas vous embêter avec des détails comme l’information exacte des «masses populaires». c) C’est sûr que, si vous cherchez des propositions concrètes des «nonistes» dans les lectures de votre entourage immédiat, vous n’allez pas en trouver beaucoup. Mais sortez un peu du site Désirs d’avenir, vous verrez, ça vous élargira tout de suite l’horizon. La première proposition concrète, n’importe comment, c’était de ne pas mettre sur le tapis un TCE inutile. Y avait pas le feu : la preuve, malgré tous les scénarios cata, l’Europe ne s’est pas effondrée. En plus, vous êtes mal placé pour critiquer la prétendue absence de propositions concrètes de la part des partisans du «non», parce qu’en guise de proposition concrète les socialistes se sont contentés d’avaler tout rond le TCE de l’Union européenne ultra-libérale. d) Le contraire de «noniste», c’est «béni-oui-oui»?
3) a) Qui «prétend représenter le “peuple” et la “gauche”»? Qui prétend être «plus démocrate» ? Au lieu de botter en touche avec votre «suivez mon regard», exprimez donc le fond de votre pensée, qu’on puisse débattre. b) «C’est con, la démocratie»? Ben, c’est selon : y en a, «suivez mon regard», qui pensent qu’on peut piétiner un référendum sans que ça prête à conséquence : c’est une conception que partagent apparemment le PS et la droite. Y en a aussi qui pensent que la démocratie électorale sous sa forme actuelle, avec ses sondages truqués et sa presse aux ordres, c’est effectivement un peu «con» et très antidémocrate, comme forme de démocratie.

 
11H38 04/04/2008

Bon, déjà une précision: les seuls qui m'exaspèrent plus à gauche que les tenants de la "vraie gauche", sont les partisans de Royal (que je n'ose pas qualifier de courant...). Alors, votre référence à Désir d'Avenir, vos spéculations sur mon entourage immédiat et mon horizon personnel (que vous ne connaissez pas): HS.

Sur les minorités/majorités: les gens ont le droit de changer d'avis, bien sur. Mais ça n'empêche pas que en décembre 2004, le oui était majoritaire dans l'opinion de gauche, et est arrivé en tête au referendum interne du PS. Alors vous pouvez critiquez les positions du PS en 2005, mais prétendre qu'elles n'avaient pas de légitimité démocratique est faux et ridicule.

Sur le TCE et le traité dit simplifié (d'une abominable complexité): la continuité s'impose parce que, je le repète, aucune solution alternative n'a émergé, et parce que les deux traités, pour une grande partie, reprennent ce qui existe déjà pour le rassembler dans un texte et introduire des modifications de fonctionnement, pas de fondement. Le monde étant mal fait, on ne peut pas abolir ce qui existe déjà. Bâtissez un vrai projet européen pour les élections européennes de 2009 et on en reparle. Vous comptez vous appuyer combien de temps sur le referendum de 2005, vote de rejet, pour justifier votre absence de projet?

Sur la démocratie: j'ai effectivement une vision sélective. Les gens qui affirment sans nuance que l'Europe est ultralibérale, que le PS est à droite, qui n'admettent pas qu'on puisse être à gauche sans partager ces idées, et accusent tout contradicteur de trahison et d'antidémocratie, me semblent en effet plus populistes que démocrates. Vous pensez que le système électoral actuel est antidémocratique, très bien. Souffrez que je ne sois pas de votre avis, et que je pense que quand on vote, on doit assumer: les français ont élu un président sur ses promesses de rupture,un président hyperactif, omnipotent, imbu de son pouvoir et notoirement libéral, avec une bonne dose de souverainisme. Trop facile un an après de dire: on savait pas,, on n'en veut plus. On vote pour 5 ans et on ne peut pas zapper: Sarkozy est légitime, même si j'en suis aussi catastrophé de vous.

PS Le fond de ma pensée était bien dans mon message, même si c'était sur le mode ironique. je préfère ça aux insultes, voyez vous. Et puis quand on capable de répondre "et ça se dit à gauche" à son interlocuteur, je crois qu'on n'a pas de leçon d'arrogance à donner.

 
Quinine | traducteur et amoureux des chats
13H03 04/04/2008

@ Nol le fol

Une remarque d’ordre général :
Pour «l’insulte»: je vous signale qu’on se ridiculise soi-même en traitant son contradicteur de «ridicule». Pour «l’arrogance», balayez devant votre porte: votre cri du cœur (« Ah, cette histoire de référendum ») en dit assez long sur votre mépris à l’encontre de ceux qui comptent évoquer encore un bon moment, ne vous en déplaise, ledit référendum et la trahison socialiste. Laissez aussi l’ensemble des riverains et, au besoin, l’équipe de la rédaction décider de ce qui est hors sujet ou ne l’est pas, voulez-vous? Encore une marque d’arrogance et de mépris, peut-être? Enfin, vous non plus ne connaissez rien de mon entourage et de mes convictions: gardez donc pour les repentis du sarkozysme vos réflexions du genre «Trop facile un an après de dire: on savait pas, on n’en veut plus». Moi, je savais avant et je n’en voulais pas avant; en revanche, on a vu de grands et de moins grands socialistes (Kouchner, Strauss-Kahn, Bockel, Besson, Rocard, Lang, etc.) qui savaient avant et qui, apparemment, en redemandent, du Sarkozy. Sans compter qu’ils ont l’air moins catastrophés que vous. Enfin, s’il y a un concours du vrai «populiste», présentez-vous, vous et votre courant: vous avez toutes vos chances.

Pour le reste, vous continuez à botter en touche: qui sont les tenants de la «vraie gauche» qui vous exaspèrent tant? Qu’est-ce que la «vraie gauche»?

Et qu’est-ce que ça peut faire si le «oui» est arrivé en en décembre 2004 et s’il était majoritaire dans l’opinion de gauche, puisqu’en 2005 il était minoritaire dans la même opinion? Est-ce que, oui ou non, il y a eu un référendum qui a rejeté le TCE par 55 % des voix? Est-ce que, oui ou non, les socialistes et l’UMP ont fait cause commune pour s’asseoir sur les résultats de ce référendum et faire passer le clone du TCE (selon les termes de son auteur), à savoir, le Traité de Lisbonne? Visiblement, quand le PS est impliqué, ça ne vous gêne pas trop, les coups de canif dans la démocratie électorale; en revanche, vous ne vous privez pas d’insister lourdement sur la légitimité électorale de Sarkozy (que personne n’a d’ailleurs contestée ici).

Ah, j’oubliais : il est donc désormais interdit d’émettre des «votes de rejet», c’est bien ça? Seuls les votes d’acceptation sont autorisés? Et, encore une fois, il n’était ni urgent ni même nécessaire de «proposer un projet» : ça relève des fantasmes des Européens à tout crin qui veulent aller toujours plus loin dans l’intégration d’une Europe ultra-libérale. (Hé oui, je le répète: «ultra-libérale». Allez donc lire les horreurs que recèlent les documents de la Commission européenne et du Parlement européen sur le report de l’âge de la retraite, sur la privatisation des universités, sur le démantèlement des services publics et sur la réduction des acquis sociaux; quand vous l'aurez fait, vous pourrez juger si je m’exprime sans nuances ou avec nuances. Et renseignez-vous sur le curriculum vitæ et le parcours des commissaires européens: que des tenants de l’altermondialisme, sans doute!) Mais je suis injuste : vous aviez un projet, chez les socialistes: on gobe le TCE tout cru, pis on verra après, on bricolera. Mais bien sûr…

 
13H55 04/04/2008

La remarque sur les déçus du vote de 2007 ne vous était pas adressée personnellement, elle est générale. C'était juste pour dire que quand on donne à l'opinion la même légitimité qu'une élection, on dévalorise le vote, ce qui ne me semble pas un bon principe politique. Et puis passe encore que vous me traitiez de populiste, mais encore faudrait-il avoir des argument. Je ne fais pas dans la polémique gratuite; désolé. Je n'ai pas de carte au PS et n'appartient pas à un courant.

Qu'est-ce que la "vraie gauche" qui m'exaspère? C'est vous, mon cher Quinine, ce sont les gens qui s'arroge le droit de dire qui est à droite, qui est à gauche, quiu n'admettent pas qu'on puisse se situer à gauche sans partager leur rejet viscéral du libéralisme, de l'Europe, etc. Ce sont des gens qui n'admettent pas la différence à gauche. C'est la minorité PS qui a fait campagne en 2005 avec les communistes et l'extrême gauche sur le thème "nous sauvons l'honneur de la gauche". Cela fait beaucoup de monde, me direz vous, mais être majoritaire ne donne pas la science infuse ni la vérité universelle. Je ne remet pas en cause le vote de 2005, je le critique, c'est différent. On peut, bien sûr, voter par rejet. Mais quand on ne fait ni ne propose rien d'autre à la place, il est inévitable que quelqu'un d'autre fasse des propositions et que ces propositions puissent être acceptées. Surtout quand ces quelqu'uns d'autre ont entre temps été élus pour diriger le pays. Et puis, les pays qui avaient ratifié le TCE demandaient, eux, qu'on n'en reste pas au statu quo. Mais peut-être leur opinion compte-t-elle moins que la nôtre?

Un referendum est bien localisé dans le temps, vous ne pouvez pas vous en prévaloir à l'infini et sans limites de temps. Dans votre logique, je pourrais tout aussi bien répondre que les français ont approuvé Maastricht en 1992, qui comporte tous les principes que vous contestez. Vous voyez bien qu'on en sortirai pas. Je ne prétends absolument pas que la manière dont le traité de Lisbonne est passé soit un modèle de démocratie. Mais quand on remporte une victoire électorale et que derrière on ne fait rien, il ne faut quand même pas s'étonner que les choses ne se passent pas comme on voulait.

Quant au caractère ultralibéral de l'Europe, bien sur que le projet européen est libéral. Mais les choses sont un peu plus compliquées que la division entrre ultralibéraux et altermondialistes, et ce n'est pas ici le coeur du débat (ceci pour que vous évitiez de penser que je ne veux pas vous répondre sur cette question: je n'en ai pas le temps et ça nous entrainerai trop loin).

 
Quinine | traducteur et amoureux des chats
15H21 04/04/2008

Surtout, n’allez pas vous imaginer que je veuille avoir le dernier mot, et je comprends bien que vous n’ayez pas le temps de répondre. À supposer que ça vous intéresse de le savoir, je ne prendrai donc pas votre silence pour un refus de discuter. Mais je ne peux pas non plus vous laisser écrire certaines choses sans les réfuter, pardon d’avance.

1) Réglons tout de suite une question : je me permets de vous faire remarquer que c’est vous qui m’avez taxé de populisme le premier. Je vous cite : « Les gens qui affirment sans nuance que l’Europe est ultralibérale, que le PS est à droite, qui n’admettent pas qu’on puisse être à gauche sans partager ces idées, et accusent tout contradicteur de trahison et d’antidémocratie, me semblent en effet plus populistes que démocrates. » Vous allez probablement me rétorquer que ça « ne [m’]était pas adressé personnellement ». Ben voyons… En tous les cas, pour la « polémique gratuite », vous frappez à la mauvaise porte.

2) Je ne comprends pas bien la distinction que vous opérez quand vous dites : «quand on donne à l’opinion la même légitimité qu’une élection, on dévalorise le vote, ce qui ne me semble pas un bon principe politique». Voulez-vous dire qu’une opinion exprimée via un référendum a moins de valeur qu’une élection ?

3) Moi, je ne m’arroge rien du tout, mais j’ai bien le droit de dire ce qui me paraît être à gauche et à droite. Pour reprendre une expression malheureusement remise au goût du jour par Sarkozy, les mots ont un sens : on ne peut pas concilier «libéralisme» et «gauche», parce que le libéralisme, par essence ou par évolution, est l’antithèse des valeurs humanistes, parce qu’il voit dans l’homme (dont le sort ne lui importe pas) une ressource et non une fin, et tant pis pour le côté pompier de l’envolée. En revanche, on peut être de gauche et pro-Européen : ça dépend de l’Europe qu’on propose. Oui à une vraie Europe sociale, qui respecte les droits de l’homme et des travailleurs, par exemple. Oui à une Europe économique humaine. Non à une Europe foncièrement économique et ultra-capitaliste. Or, curieusement, on a commencé par celle-là.

4) Pour ce qui est d’admettre ou de refuser les différences à gauche… Faut pas pousser, quand même ! Au nom d’une tolérance aveugle ou angélique, il faudrait accepter que les Kouchner, Lang, Rocard (vous compléterez vous-même si vous voulez, la liste est longue) se disent encore à gauche ?! Que Royal, avec son SMIC à 10 000 balles-pas-tout-de-suite et ses yeux doux à Bayrou, soit de gauche ? Que des députés et des sénateurs qui ont voté pour le Traité de Lisbonne avec la droite soient de gauche ?

5) Ben oui, j’y reviens, au référendum, parce que votre argument est vraiment trop gros : a) pourquoi mettre en parallèle, à treize années d’intervalle, le TdMaastricht et le TCE, qui se présentaient dans des contextes différents ? b) comme vous le dites, « un référendum est localisé dans le temps », jusqu’au moment où les résultats d’un autre référendum s’y substituent, pas jusqu’au moment où une entourloupe parlementaire permet à la droite et aux socialistes de s’adjuger ce que la consultation populaire leur a refusé.

6) Et merci pour la leçon : je n’avais pas compris que « les choses sont un peu plus compliquées que la division entrre ultralibéraux et altermondialistes ». Plus sérieusement, je n’ai pas prétendu le contraire : je vous ai juste conseillé d’aller voir le curriculum vitæ des commissaires européens, histoire de vous faire une idée de leurs idées en matière de libéralisme.

 
Asse42 | intérimaire
22H22 04/04/2008

Moi aussi je voudrais juste participer au débat en disant une vérité à notre ami Quinine.
Libéralisme est à l'origine un concept socialiste car il vaut dire libération de l'individu et tout faire pour permettre la réalisation individuelle de l'être humain (LIBERTE).
Mais cela ne sera viable que si les conditions de départ sont bonnes pour tous et permettent de réaliser cette réalisation individuelle (EGALITE)
Enfin cela doit amener à consolider le collectif en comprenant que nous avons besoin les uns des autres pour évoluer. Nous ne nous sauverons pas tout seul (FRATERNITE).

Voilà ce qu'est le socialisme. C'est la réalisation de l'idéal républicain.