Grenelle: les municipales vont-elles changer la donne?

Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'écologie, et Yannick Jadot, de Greenpeace, débattent de l'avenir du Grenelle.

Souvenez-vous, c'était il y a à peine cinq mois. Les 24 et 25 octobre 2007 se tient la table ronde du Grenelle de l'Environnement, au terme de laquelle le président de la République prononce un discours franchement écolo. Tous les médias en parlent, les associations se réjouissent de la tournure des événements. Mais le Grenelle ne s'arrête pas là.

Rapidement, 33 comités opérationnels sont créés, composés de députés, mais aussi de membres d'ONG présentes lors des ateliers du Grenelle. Ces comités sont chargés de traduire les propositions émises en textes de loi, pour les soumettre ensuite au Sénat et à l'Assemblée nationale. A l'origine, leurs travaux devaient être présentés le 15 mars. C'était sans compter les élections municipales et leurs campagnes, qui ont stoppé tous les travaux.

Le Grenelle sacrifié en cas de défaite?

C'est Yannick Jadot, de Greenpeace, qui met cette interrogation sur la table: qu'adviendrait du Grenelle si l'UPM subissait un revers -probable- lors de ces élections municipales? La majorité présidentielle pourrait bien se replier sur des valeurs sûres de la droite, dont la protection de l'environnement ne fait pas partie…


Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d'Etat chargée de l'écologie, ces inquiétudes n'ont pas lieu d'être. Un tel mouvement gouvernemental n'est pas un effet de mode. Pour preuve, tous les partis se sont saisi de la question environnementale pendant cette campagne.


La secrétaire d'Etat à l'Ecologie va plus loin. Et n'hésite pas à critiquer la vision environnementale de la gauche et des Verts, qui se seraient fourvoyés dans "une idéologisation à mort". Elle avoue même, concernant les Verts, n'avoir jamais cru à la pertinence d'un tel parti:


Alors, les partis traditionnels plus aptes à porter la question environnementale que les Verts? Le doute est permis, depuis l'annonce, le 5 février, du projet de loi relatif aux OGM, projet qui sera adopté par le Sénat trois jours plus tard. Pour les associations écologistes, un scandale révélateur de l'incurie des décideurs de UMP en matière d'environnement ou de leur vision utilitariste de ces questions… en période électorale.

► "Que penser de la proposition de loi sur les OGM" sera le thème d'un débat, la semaine prochaine, entre la secrétaire d'Etat et le directeur des programmes de Greenpeace. Il sera suivi d'un autre, consacré aux "décisions contraires à l'esprit du Grenelle".


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Par el loco
15H28    14/03/2008

effectivement il y a eu un truc il y a quelques mois qui s'appelait Grenelle de l'environnement et puis il y a eu d'autres choses...
une élection à préparer...
le pouvoir d'achat....
enfin bref la vie politique a repris son chemin habituel faite de promesse non tenue, de belle déclaration d'attention...
alors l'environnement ça a fait pshitt
et le résultat des élections cela ne change vraiment pas grand chose
la preuve on parle de l'arrivée d'un ex ministre de jospin qui déclare à tout va que le réchauffement planétaire c'est scientifiquement pas prouvé!

 
Par tepperin
15H36    14/03/2008

Directement au coeur du débat: l'état envisagerait le doublement du tunnel routier du Fréjus sous prétexte de galerie de sécurité.Le ferroutage est balbutiant dans la vallée de Maurienne, Chambéry s'asphyxie, le tunnel du Mt Blanc pourrait être déclassé si le site passe au patrimoine mondial.Alnsi, au mépris de la convention alpine, l'état opposera les deux vallées et une fois encore la protection d'un environnement sensible sera bradée. Alors écologie ou pas,malgré les promesses,au service des transporteurs routiers,son ministère semble avoir choisi son camp.

 
Par mich48
16H06    14/03/2008

Mettre en place une véritable politique environnementale dans un pays peu soucieux de ces questions,qui plus est, coute excessivement cher.
Et les caisses sont vides.
Par contre,en parler,ça coute rien...
(Quelques éoliennes pourraient faire l'affaire.)
Rappelons,pour remettre le Grenelle à sa place, que la question du rechauffement est planètaire.
Amarante

 
18H32    14/03/2008

Un tel mouvement gouvernemental n'est pas un effet de mode. Pour preuve, tous les partis se sont saisi de la question environnementale pendant cette campagne.

Elle le dit elle même : la question environnementale est un instrument de campagne!

Une fois le vote passé ...

 
Par DidierB63
19H06    14/03/2008

Très honnêtement, le "Grenelle" de l'environnement n'est pas menacé par les résultats des municipales.
Il est menacé tout court.
Parce que, pour un plan comme celui là, ou pour le plan banlieues par exemple, il faut des moyens.

Et des moyens, il n'y en a pas... Et ce n'est pas une défaite de la droite aux municipales qui changera quoi que ce soit à la croissance et au déficit budgétaire faramineux qui s'annonce.

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