Ces alertes que la Société Générale a ignorées

Les marchés avaient remarqué des mouvements financiers suspects. Prévenue plusieurs fois, la banque a réagi trop tard.

Salariés de la Société Générale rassemblés pour soutenir leur PDG (Benoît Tessier/Reuters).

Jusqu'où ira la crise de la Société Générale? Mercredi matin, Daniel Bouton a été confirmé au poste de PDG de la banque. Quelques heures plus tard, on apprenait que Jean-Martin Folz, ancien PDG de Peugeot-Citroën, avait été nommé à la tête d'un "comité de crise", au rôle encore flou.

Ce compromis suffira-t-il à dissiper le malaise qui s'est installé dans la communauté financière? Plusieurs signes laissent penser que les marchés avaient remarqué les étranges "positions" prises par le trader Jérôme Kerviel. En tout cas, les alertes se sont multipliées.

"Le Gros" repéré par les marchés était-il Jérôme Kerviel? Dès le mois de juillet 2007, plusieurs traders indépendants ont remarqué les agissements d'un investisseur particulièrement important. Les "positions" (les paris sur l'évolution des valeurs) défendues alors par "le Gros", comme ils le surnommaient alors, sur le marché du DAX, l'indice de la bourse allemande, permettaient dans certains cas d'enrayer les mouvements de baisse. Les explications d'un trader qui souhaite rester anonyme:



Ce "gros" est-il Jérôme Kerviel? La chronologie détaillée par le trader pourrait permettre de mieux comprendre ces mouvements jusque là inexpliqués. L'enquête judiciaire devrait permettre de retracer l'historique des transactions auprès des chambres de compensation. Autre sujet d'interrogation pour les traders: comment la Société Générale est-elle passée à côté de la dissimulation de Kerviel?



Les protagonistes du marché sont en tout cas convaincus que, derrière le "gros" se trouve bien le trader de la Société Générale.

Dès novembre, les Allemands mettent en garde la banque. Eurex, société de trading et de compensation pour les marchés boursiers allemand et suisse, aurait formellement alerté la Société générale sur les agissements de Jérôme Kerviel. Et ce dès la fin de l'année 2005, puis en 2006 à nouveau, en raison de "positions spéculatives" prises sur le DAX.

Au mois de novembre 2007, Eurex réitère son avertissement à la SG en identifiant clairement Jérôme Kerviel, si l'on en croit Jean-Claude Marin, procureur de la République de Paris. Mieux: toujours selon le magistrat du parquet, des alertes internes sont alors déclenchées:

"En l'état, il apparaît qu'un certain nombre d'alertes ont été faites par des responsables de service [de la Société Générale, ndlr] et il semble que ces alertes ont reçu des réponses falsifiées qui ont abouti au constat que les opérations n'étaient pas risquées parce qu'elles étaient couvertes. (...)

"L'enquête ne démontre pas une absolue défaillance des systèmes [de protection, ndlr] de la Société Générale."

Si elle n'est pas "absolue", la défaillance est pourtant criante. Sinon, pourquoi la direction de la banque aurait-elle pris la responsabilité de licencier immédiatement cinq supérieurs hiérarchiques du trader? Par ailleurs, ces alertes d'Eurex semblent correspondre aux opérations décrites par Kerviel devant les enquêteurs de la Brigade financière:

"En janvier 2007, je suis court à la vente sur le DAX car, en fait, je commence à me dire qu'il y a des signes de surchauffe en Asie, et que cela se confirme, je perds sur ma position, car le marché monte. Le deal fictif passe inaperçu, car il n'y a pas de contrôle de cohérence en janvier à la Société Générale.

"En février, mini-krach en Asie, et je coupe ma position. Fin février, je n'ai donc plus de position, avec un résultat de 28 millions d'euros, je suis alors plus que fier et satisfait."

Fin 2007, Kerviel a tellement bien spéculé qu'il peut compter sur un gain potentiel d'1,4 milliard d'euros, gain inavouable parce que résultant d'opérations masquées à sa direction. Ce qui suscite la plus grande perpléxité de notre trader:



Un administrateur qui vend ses actions au bon moment. Son nom sonne comme celui des golden boy de Wall Street: Robert A. Day. Le 9 janvier 2008, cet administrateur de la banque vend un énorme paquet d'actions qu'il possède. En tout, il écoule 900 000 titres au prix de 95,27 euros... Soit un joli pactole de plus de 85 millions d'euros.

Le 18 janvier, rebelote: il vend pour plus de 40 millions d'euros d'actions. Sans oublier deux fondations (la Robert A. Day Foundation et la Kelly Day Foundation) qui, le 10 janvier, ont vendu 8,63 millions d'euros et 959 066 euros d'actions Société générale.

Ce millionnaire américain a-t-il bénéficié d'une information privilégiée sur les risques d'une chute brutale du titre? Ou a-t-il simplement eu du flair? Rien de tout cela, affirme la direction de l'établissement:

"Avant ces cessions, R. Day, comme les autres membres du conseil, n'était pas informé des pertes de trading de J. Kerviel."

En tout cas, les doutes sont suffisants pour que l'Autorité des marchés financiers (AMF) décide d'ouvrir une enquête sur un éventuel délit d'initié. Dès lundi, l'Association des petits porteurs actifs (Appac) a réclamé l'ouverture d'une information judiciaire.

Ce matin, ils sont rejoint par l'Association des actionnaires salariés de la Société Générale (Assact-SG) qui porte plainte contre X. Or, cette association est le premier actionnaire de la banque avec 6,48% du capital, et 10,93% des droits de vote. Dans un communiqué rédigé mardi soir, elle précise:

"[Il est de notre devoir] de contribuer à faire toute la lumière sur les récents mécomptes dont sont victimes tous les actionnaires de la Société Générale et notamment les salariés et anciens salariés"

Le gouvernement a-t-il bien réagi? Dernière interrogation: le gouvernement peut-il encore faire quelque chose pour limiter la crise de confiance? D'après Le Canard Enchaîné, Nicolas Sarkozy a été prévenu dès le mardi 22 au soir, bien avant que la nouvelle ne soit rendue publique jeudi 24 au matin. Et une semaine avant de faire sa première déclaration sur le sujet, dans laquelle il suggère fermement la démission de Daniel Bouton.

Le Premier ministre, François Fillon, furieux d'avoir été alerté après la ministre des Finances, a tancé Christine Lagarde, réclamant un "rapport d'enquête" sous les huit jours. Du coup, la locataire de Bercy joue "profil bas", en promettant de lui remettre un document dès lundi prochain:

"Il précisera le déroulement exact des faits, y compris après leur découverte par la direction de la banque et avant la diffusion de l’information au public, ainsi qu’une première appréciation sur la manière dont les contrôles internes de la banque ont fonctionné.

Le rapport comprendra également des préconisations sur le renforcement des contrôles internes et externes de ce type d’opérations.

Par ailleurs, Christine Lagarde dément formellement avoir été informée par qui que ce soit de l’existence d’une fraude à la Société Générale avant mercredi 23 janvier 2008 à 8h. C’est lors d’un entretien téléphonique avec le président de la Société Générale que l’opération frauduleuse lui a été révélée."

Entretemps, la banque avait "débouclé" toutes les opérations litigieuses imputées au trader, sur un solde négatif de 4,8 milliards d'euros. Record battu.


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Khanard | Etudiant en fac d'Histoire (Tours)
22H06 30/01/2008

Selon l'administration, ils ont débouclé les 50 milliards de positions afin de se couvrir : en cas de fuite, les pertes auraient put être plus importante.

Mais il est vrai qu'en théorie, "on a rien perdu tant qu'on a rien vendu".

Note : votre derniére citation est mal cadré ;-)

 
14H48 31/01/2008

Pour résumer, fin 2007, Kerviel avait fait gagné 1,5 milliards d'euros à la banque. Mais il a du "cacher" son résultat record car pour y arriver, il avait du prendre ses distances d'avec la déontologie bancaire...

S'apercevant des positions prises par Kerviel, la banque a été obligée de "prendre toute mesure de nature à solder les positions litigieuses", obligation faite par les normes comptables internationales. D'où la revente à perte...

Dommage, car n'en doutons pas, si le bénéfice de 1,5 milliards avait été accepté par la SocGen, tout porte à croire que les clients auraient vu leurs frais de tenue de compte réduits... hummm...

http://lesmots.freelatitude.net

...

 
16H31 31/01/2008

il y a deux choses a mes yeux la societe generale est la premiere a annoncé qu elle est prise dans la crise des surprimes, qui etait en fait de l argent facile mais excessivement risqué! ensuite faire croire a l opinion que ce n est pas de sa faute mais la faute d une personne , c etait osé mais ils ont osé!
quand a la réaction du gouvernement , je dirais la non réaction , le pouvoir étant du coté des puissants le president voulait supprimer le delit des affaires , la réaction n a que le nom!

retrouvez des infos censurées sur http://vigicitoyen.canalblog.com/

 
16H48 31/01/2008

Le vilain canard "kerviel" de la finance, celui qui se voulait le trader du siècle empochant pour sa banque + d'1 milliard d'euros de bénéf sur des actions a réussit son coup, du moins sur le plan médiatique en faisant éclaté le plus gros scandale de la finance mondiale depuis la "Barings". La finance mondiale étant devenu folle lui aussi est devenu fou face à des sommes colossales engagées qu'il ne controlait plus. La banque et le monde son devenu un "casino géant" dans lequel gravite des zoros de la finance qui se croient protégés de tout, qui vivent dans un monde virtuel totalement détaché de l'économie "réelle" et qui jouent à qui "perd, gagne". Dans ce sauve qui peu général de la "Générale" le bouc-émissaire est bien sur le "trader" dit fou ou isolé qui fait ses opérations en secret et tout le monde ouvre le parapluie quand il sagit de dénoncer un système à la dérive dans lequel le trader kerviel n'était qu'un instrument…

 
20H25 31/01/2008

Un TGV Méditerranée qui déraille, une défaillance dans la centrale nucléaire de Pierrelatte, du benzène dans le Château Latour. La fraude à 4,9 milliards d'euros essuyée par la Société Générale n'est pas moins que cela. Un drame. Un fleuron tricolore menacé. La classe politique et l'opinion publique s'étaient mobilisées pour sauver Alstom. La banque de la Défense, au contraire, est lynchée, alors même que le contribuable n'est pas sollicité, qu'aucun client n'a été grugé, que la banque n'est même pas en perte. Quant aux actionnaires, cela fait partie du risque lié à l'investissement en actions. Juste un peu de compréhension et de mise en perspective ne nuiraient pas...
Comme le TGV, les dérivés actions de la Socgen devraient être une fierté nationale. Cette affirmation peut choquer ceux qui, en France, considèrent la banque comme un métier peu respectable. « L'argent est le grand crime, plus encore que d'avoir du talent », soupirait Emile Zola. Dérivés actions, cela parle moins qu'un record de vitesse ou que l'épopée de l'atome mais, dans le gotha international de la finance, cette activité a pris valeur de légende. Ou comment les petits crânes d'oeuf français tiennent la dragée haute à l'intelligentsia américaine. Pour tout le reste, Wall Street et la City dament le pion à Paris. Mais sur les options et autres produits innovants, la Société Générale avait réussi depuis vingt ans à maintenir une position de leader mondial. Un tour de force dans un univers où le copyright n'existe pas, qui a tiré toute l'industrie financière française, de BNP Paribas à Calyon.
Petite précision, ce ne sont pas, pour la plupart, des activités de spéculation - le vilain mot. Il s'agit pour les opérateurs de jouer sur des gros volumes afin de capter des petites marges liées à des anomalies de marchés ou encore de structurer des produits financiers pour un assureur ou une entreprise, soucieux de se couvrir contre les catastrophes naturelles ou la baisse du dollar. Cette filière offre des emplois à valeur ajoutée, en France, pour les jeunes diplômés des écoles d'ingénieur et de commerce. Enfin, banques et banquiers sont de bons contribuables pour le Trésor français...
Mais ce succès dépasse nos frontières. A Londres, sur les desks de produits dérivés de Goldman Sachs, de Merrill Lynch ou de Bank of America, on parle anglais avec l'accent français. Des bataillons de polytechniciens et autres normaliens ont la mainmise sur la haute voltige financière de la City. Autant dire que cette enclave gauloise dans le monde anglo-saxon agace prodigieusement. Ce n'est pas pour rien que les médias britanniques et américains se déchaînent contre la Société Générale. « Un style de capitalisme français est maintenant entaché », commente le « New York Times ». Comme si les pertes abyssales des Citigroup et autres Merrill Lynch sur le « subprime » ne ternissaient pas le capitalisme américain...
On aurait tort de hurler avec les loups. Bien sûr, la Société Générale a fauté. Son image est atteinte. Elle sera peut-être vendue. Mais le modèle économique des dérivés actions n'est pas mort. D'abord, arrêtons les fantasmes collectifs sur le thème « on nous cache tout, on nous dit rien ». Il est impensable que Daniel Bouton, le PDG de la banque, ait cherché à mettre sur le dos d'un trader indélicat des pertes générées ailleurs. Il va y avoir une enquête pénale et aucun dirigeant de la banque, dont la fortune est depuis longtemps établie, n'a envie de terminer en prison pour sauver son job.
Autre point important, le contrôle interne a failli. Mais pas sur son coeur de métier. L'expertise de la Société Générale, c'est de concevoir, valoriser puis vendre des produits financiers sophistiqués, tout en minimisant le risque résiduel sur son bilan. Compte tenu des sommes en jeu, il vaut mieux ne pas se rater. D'autres, comme Natexis, il y a quelques années, ont payé cher l'absence de modèle pertinent de valorisation. La Société Générale, elle, paye cher de n'avoir pas imaginé qu'on pouvait tenter de faire exploser une bombe artisanale dans une centrale nucléaire. Dans l'univers de la sophistication, « il nous l'a fait à l'ancienne », soupire-t-on à la Société Générale. Les systèmes ont forcément livré, semaines après semaines, leur lot d'anomalies, mais les contrôleurs de la banque n'ont pas accordé leur juste importance à une succession de clignotements. Des complicités ? Peut-être. Au final, la perte est énorme, mais cela ne remet pas en cause l'assise de la Générale en termes de modèles mathématiques et de technologie.
Sous couvert d'anonymat, tous les banquiers, à Paris, à Londres ou à New York, avouent que les procédures internes sont loin du zéro-défaut. Oui, les traders dépassent parfois leurs limites, oui, certains petits malins partent avec une partie de la recette de la journée. Ils ne sont pas toujours poursuivis. Le coût du risque fait partie du résultat d'une banque, comme les fraudeurs du métro et les démarques inconnues des grandes surfaces. La seule différence, avec l'affaire de la Générale, c'est l'ampleur de l'erreur.
A aucun moment, la position globale de Jérôme Kerviel - 50 milliards d'euros tout de même -, n'a été détectée par les systèmes. Aberrant. Inacceptable. Une leçon que toutes les banques de marchés vont s'empresser de tirer. Mais, pour la Société Générale, un autre enseignement apparaît en filigrane. L'histoire pathétique du Rastignac de Pont-L'Abbé témoigne de ce déplorable élitisme à la française, de cette arrogance de caste. Quand on n'a fait que la fac, on n'est pas pris au sérieux au royaume des dérivés actions ? Et les contrôleurs seraient une sous-race ? Si le business modèle reste valable, une révolution culturelle s'impose avec la recherche de managers dans cet Etat dans l'Etat dotés d'une réelle dimension humaine. C'est cela qui devrait être sanctionné.
Les dommages, au final, ne sont pas irréparables. Le métier surfe sur les besoins de structuration du risque à travers le monde, et la période troublée qui s'annonce va renforcer cette demande. Reste à savoir si les clients jugeront la Société Générale comme une contrepartie suffisamment solide pour lui confier leurs contrats de swaps et autres produits d'épargne garantis. Le crédit, dans tous les sens du terme, reste le nerf de la guerre. L'augmentation de capital prévue devrait répondre à une partie de ces exigences. Une bonne vieille augmentation de capital à l'ancienne, avec droit préférentiel de souscription, contrairement au renflouement en urgence des UBS, Citigroup et Merrill Lynch, par des pompiers opulents venus d'Asie et du Golfe.

 
09H12 01/02/2008

Beau plaidoyer pour le capitalisme sauvage.

Ne devrait-on pas militer pour la canonisation du pauvre trader, martyr moderne d'une société (générale) en pleine crise de valeurs (boursières) ?

Si je dois interpréter votre pseudo, vous avez un bien vaste programme, il va vous falloir travailler plus, beaucoup plus, mais ayez confiance, avec une telle mentalité, vous êtes bien parti pour gagner plus, beaucoup plus (ne me demandez de quoi).

 
17H13 01/02/2008

Article de Les Echos écrit par Isabelle Chaperon intitulé Société Générale : chef-d'oeuvre en péril
http://www.lesechos.fr/info/finance/4680242.htm
Chapeau l'inspiration. Attention au copyright anti-cons

 
22H11 30/01/2008

Pas de précipitations pour désigner des boucs émissaires, il faut attendre un peu et voir au final à qui profite le ''crime''

Ceci dit dans tous les cas cela ne redore pas le blason du capitalisme financier libéral. Il s'agit bien d'une machine qui crée de la richesse fictive, sans aucun lien avec les productions matérielles réelles.

La taxe ''Tobin'' se justifie pleinement pour ses mouvements financiers incontrolables... et incontrolés

Lairderien

 
22H11 30/01/2008

Il y a des alertes que les médias serviles taisent, pourtant ils sont grassement payés pour informer... non ? Pourtant moi je ne mettrai pas mes économies dans les caisses noires de gens qui sont depuis tant d'années dans le collimateur des juges de correctionnelle car même si l'argent n'a pas d'odeur,mais la conscience a le parfum... que l'on choisi....

Les affaires d'escroqueries ("Sentier 1") et de blanchiment d'argent ("Sentier 2")

Ce qui suit est une chronologie partielle de ces deux affaires:
Mai 1997 - Plusieurs grandes banques (Société Générale, Crédit Lyonnais, Crédit Agricole, BNP,...) représentées par leur avocat adressent un courrier au procureur de Paris évoquant « un circuit de cavalerie situé à l'origine dans le quartier du Sentier, à Paris, mais présentant des ramifications importantes dans toute la France et sans doute à l'étranger ». Aucune plainte n'est déposée. Mais une enquête avec des moyens sans précédent (OPJ, magistrats, experts-comptables et analystes financiers, greffes des tribunaux de commerce, écoutes, analyses des fichiers de la Banque de France) est déclenchée qui durera plus de dix-huit mois afin de démanteler un réseau organisé de 55 sociétés qui réalisent des escomptes de traites, escroquerie également connue sous le nom de "Cavalerie payée". C'est l'affaire "Sentier 1".
Novembre 1997 - Premières interpellations de soixante-quinze personnes dans le quartier du Sentier lors d'une spectaculaire opération menée par 150 officiers de police judiciaire.
1998 - L'enquête menée dans l'affaire "Sentier 1" révèle un autre système de blanchiment d'argent agravé entre la France et Israël impliquant des grandes banques. Il leur est reproché un défaut de vigilance pour des faits survenus depuis mai 1996, date d'entrée en vigueur de la loi sur le blanchiment. Par extension, cette affaire est baptisée "Sentier 2".
Mai 1999 - Renvoi du procès "Sentier 1". Des nullités de procédure sont invoquées par la défense d'un des prévenus ce qui conduit à une bataille judiciaire entre la chambre d'accusation de Paris et la Cour de cassation.3
Avril 2000 - Le directeur général d'une grande banque est mis en examen pour blanchiment aggravé.
Juin 2000 - Finalement, la procédure de l'affaire "Sentier 1" n'est pas annulée par la Cour de cassation mais les audiences du procès commencent avec près de dix-huit mois de retard. C'est un procès lourd impliquant 124 prévenus avec un dossier qui comporte près de 42.000 pages.
Janvier 2002 - Deux nouveaux cadres de grandes banques sont placés en garde à vue.
Janvier 2002 - Dans l'affaire "Sentier 1", le tribunal correctionnel de Paris condamne 88 des 124 prévenus à des peines de prison ferme et/ou assorties du sursis. 36 prévenus son relaxés. Le préjudice démontré des banques est d'environ 540 millions de francs (82 millions d'euros). Il est estimé à près de 2 milliards lorsque l'on prend en compte la chaîne complète des impayés.
Octobre 2004 - Confirmation en appel des condamnations pour 39 des 42 prévenus dans l'affaire "Sentier 1"
Octobre 2005 - Clôture de l'enquête judiciaire dans l'affaire "Sentier 2". Huit banques et certains de leurs cadres dirigeants sont poursuivis pour blanchiment aggravé.
Juillet 2006 - Dans l'affaire "Sentier 2", par ordonnance du juge d'instruction 4 banques, 138 personnes et, fait exceptionnel, le PDG de l'une d'entre elles, sont renvoyés en correctionnelle pour "blanchiment aggravé"
Juin 2007 - Sauf nouveau rebondissement, le procès de l'affaire "Sentier 2" devrait se tenir du 4 février au 31 juillet 2008...

 
thierry_du_53 | ANCIEN PARISIEN EMIGRE A LAVAL
22H16 30/01/2008

quel bordel !
De toutes façons, pour la plupart des personnes non initiées au arcanes de la finance internationale, la seule chose qui semble claire c'est que KERVIEL n'est coupable que d'avoir mal fait son job.
En revanche la manip de revente d'actions de la part d'initié (siégeant au conseil d'administration ?) est proprement immonde.
Il semble évident que les mauvaises manip de KERVIEL ont été utilisées par sa hiérarchie, aussi bien pour la proche hiérarchie que pour la très élevée.
Chacun essaie de tirer individuellement profit de la situation.
Quel monde dégueulasse !

 
22H21 30/01/2008

Cette histoire est le résultat de l'utilisation de faiblesses du système (que personne n'avait intérêt à souligner), et tout le monde se renvoi la patate chaude des "responsabilités". Il vaut mieux en rire.
Mais ce scandale a été possible par l'existence même de ce système de "produits financiers" et autre dérivés plus ou moins foireux. Le ver est dans le fruit, et l'a déjà bien bouffé...
Le credo néoliberal s'appuie sur la possibilité de chacun de dévorer son voisin plus faible. Mais il est grand temps de se rendre compte que ce pseudo-darwinisme mis a la sauce humaine, outre la puanteur idéologique qu'il dégage, permet l'existence d'un système parasitaire qui ne permet aucun progrès humain. Pire, il va se retourner contre le genre humain, sans distinction de classe, tout le monde va se prendre le retour de manivelle derrière les oreilles...
Il faudra attendre encore un peu avant que la ficelle ne casse: des bénéfices records vont encore rentrer en 2008...

http://jide.romandie.ch

 
Alice Eve | Etudiante en économie et gestion
22H44 30/01/2008

Je suis d'accord sur les dangers du système lorsqu'il est utilisé pour la spéculation. Je ne serais cependant pas si radicale quant à sa totale perversion.
Son objectif initial est de mettre rapidement en relation les agents à besoin de financement avec ceux qui en disposent.
Il permet de financer des investissements importants sans que les risques à prendre ne découragent les prêteurs.
Il présente aussi l'intérêt, en multipliant les investisseurs potentiels et effectifs, de multiplier les exigences d'information et faire que la "boîte noire entreprise" se grise quelque peu : cf. obligations de publier comptes et rapports annuels... Cela fonctionne à condition (nécessaire mais pas suffisante) que ces obligations soient respectées dans la légalité bien sûr !

Reste à savoir ce qui pèse le plus lourd des avantages et des inconvénients.

Je ne crois pas être en mesure de trancher.
Intuitivement, je dirais qu'un problème d'échelle se pose car la machine devient tellement grande que plus personne n'est en mesure de la maîtriser dans sa totalité.
Un prochain Barjavel pourrait réécrire Ravages en remplaçant l'électricité par les marchés financiers. De là à ne plus vivre qu'à la lumière du jour...

 
cassino | Auteur
12H32 31/01/2008

Il y a plusieurs moyens pour financer un investissement :
- L'autofinancement
- L'emprunt auprès d'organismes financiers ou en émettant
des obligations
- L'augmentation de capital avec l'introduction en Bourse
En terme de participation au capital social des entreprises , les actions lors de l'émission sont évaluées,en général,au 1/10 de leur valeur nominale, en somme le 1 euro ne vaut que 10 centimes. Ensuite cette somme est livrée à la spéculation, l'entreprise fait des bénéfices, l'action monte et pourtant la richesse de l'entreprise (le capital social) est la même et elle a diminuée même, puisque les investissements réalisés avec l'introduction en bourse se sont dépréciés. En somme la Bourse c'est du vent, ça ne repose sur aucune réalité économique, un gros pet de travers, à contre vent et tout s'effondre.

 
22H32 30/01/2008

question?
est il possible qu'une banque ou un investisseur désirant une opa a bas prix "infiltre" des cadres chargés des "securitées" en leur demandant d'autoriser des tradeur a prendre des positions plus que douteuses dans le but d'une déstabilisation fulgurante?

une banque ou un milliardaire qui joue au échecs.

ca doit être plus tôt amusant, quand on a plus de but dans la vie? non?

 
Art-35_Constitution-1793 | Pour une Republique Bonsensiste!!
23H01 30/01/2008

Ce qui est troublant est la LENTEUR des "affaires du Sentier" et la promptitude a "charger un employé" qui ne faisait que faire faire le plus possible de gain a sa boite .

Deux poids de mesures ? éGALITE ,

 
j_o_s_s | Joss
00H14 31/01/2008

pas très impartial...

D'une part vous comparez une procédure judiciaire comprenant 152 inculpés, avec celle de "porter plainte" contre un individu...

D'autre part dire que m kerviel n'était qu'un "employé qui ne faisait que faire faire le plus possible de gain a sa boite" (sic), C'est exactement comme si vous estimiez qu'un serveur de restaurant était ok s'il volait l'argent des clients en faisant croire que c'était des pourboires...

Un peu de bon sens ne fait pas de mal.

 
Numerosix | Prisonnier dans le village global
23H16 30/01/2008

On attend les failles suivantes du systeme , maintenant , style : un mome genial de 12 ans fait peter toute l' economie mondiale en perfectionnant sa Nitendo ..

 
23H23 30/01/2008

Dans cette histoire, ou est la vérité, peut-être que ...

http://www.dailymotion.com/relevance/search/kerviel/video/x45ggl_societe...

 
Veum | doctorant
23H28 30/01/2008

Il y a une chose que je n'ai toujours pas comprise.. Comment peut il être en positif de 1.4milliards d'euros en options à la baisse sur le Dax en décembre, et perdre 6.3 Milliards (1.4+4.9) en vendant tout mi janvier? Et ce alors que les bourses baissent depuis la rentrée?
De l'aide, quelqu'un?
Sinon pour le reste voir le très bon article du Canard sur les textes d'andré gorz et la fin du capitalisme ayant déjà commencé il y a trente ans.
Un chiffre pour terminer: La masse totale des actifs financiers en circulation est égale à 4 fois le PIB mondial. La finance marche sur la tête...

 
chirouble | bordelique notoire
23H43 30/01/2008

j'étais en train de reprendre l'article du canard pour en faire profiter les piétons...et puis je lis votre post et me permets de le publier quand même (presque doublon)

Pour reprendre le canard et pour en faire profiter ceux qui ne le lisent pas, voici un article qui tombe à pic, et qui concerne André Gorz (philosophe et journaliste) mort dernièrement et qui laisse un dernier ouvrage qui est curieusement d'actualité si on reprend ces quelques lignes : (extrait du canard et du bouquin nommé Ecologia).

Ces trente dernières années, l'ordinateur et le robot ont radicalement changé la donne, dit Gorz. La quantité de travail pour fabriquer un produit ne cesse de baisser, et le prix des produits aussi. D'où ce terrible problème que doit affronter le capitalisme.

Comment faire en sorte que la masse de profit réalisable ne diminue pas ? Seule solution : augmenter la valeur produite par le travailleur (sa productivité).

"On a donc cet apparent paradoxe que plus la productivité augmente, plus il faut qu'elle augmente encore pour éviter que le volume de profit diminue"

Voilà donc le travailler plus auquel on assiste aujourd'hui (pressurer les salariés, rogner les salaires, délocaliser..).

Les bénéfices des super entreprises du CAC 40 ont beau exploser, elles n'investissent pas pour autant dans la production, laquelle ne rapporte plus assez. Du coup les capitaux accumulés restent sous forme de capitaux.

"Une industrie financière se constitue qui ne cesse d'affiner l'art de faire de l'argent en n'achetant et ne vendant rien d'autre que diverses formes d'argent.
L'argent lui-même est la seule marchandise que l’industrie financière produit par des opérations de plus en plus hasardeuses et de moins en moins maîtrisables sur les marchés financiers".

Bref, d'où l'explication par exemple des subprimes (crédits très rentables puisque les intérêts seront plus forts si les emprunteurs sont peu solvables..).........

Jusqu'au moment inévitable ou les bulles éclatent, entraînant les banques dans des faillites en chaîne, menaçant le système mondial.....

Je ne sais si la SG jouait d'une autre manière mais cela pourrait aussi se rapprocher de la théorie ci-dessus développée. Il vaut mieux faire de l'argent avec de l'argent plutôt que d'innover, inventer, créer ce qui ne sera jamais aussi rentable.

La machine est lancée......seul le mur pourra la stopper !

 
j_o_s_s | Joss
00H03 31/01/2008

Pas d'accord : il n'y a pas de course aux profits, enfin je veux dire "ca a toujours été comme ça!!". Hier c'était les stations de ski (l'or blanc), aujourd'hui la finance. les uns on pollué l'espace les autres polluent les affaires ...

Mais quelle est la solution? Car il faut bien nourrir de plus en plus de gens :En 25 ans, la terre s'est peuplée de 2 Mds d'habitants et la France de 14 millions... Que devrait-on faire Empêcher les gens d'avoir des enfants?

 
09H22 31/01/2008

Je ne vois pas en quoi la spéculation financière contribue à nourrir les enfants du Tiers Monde !

 
12H42 31/01/2008

Au contraire elle les affame.
Dans l'histoire, des famines ont été artificiellement provoquées pour faire monter les prix des matières premières.
En ce qui concerne le "problème" de surpopulation, la solution selon Malthus est de sucrer les aides au pauvres, et en gros les laisser creuver.
Malthus vivait au 19ème siècle, et justifia ses idées en disant que la population s'accroissait de manière exponentielle contrairement à l'accroissement de la production alimentaire.
Malgré les gains effarant de productivité dans l'aggro alimentaire qui démentent toute théorie de ce genre, nos "penseurs" continuent à penser leurs politiques sociales tel Malthus : pour éliminer la pauvreté, éliminons les pauvres !

 
j_o_s_s | Joss
00H16 31/01/2008

Je crois que kerviel a voulu réduire ses gains qu'il estimait trop visibles en décembre. Il aurait donc pris des positions inverses (réelles cette fois et non fictives).

 
FabiendeMénilmontant | journaleux - blogueur
12H33 31/01/2008

L'Echo des Montagnes est sur une piste:
http://lavapeur.over-blog.fr/article-16159868.html
est-ce la bonne ? ils ont parfois de bonnes sources !

Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/

 
j_o_s_s | Joss
23H41 30/01/2008

j'ai "plein de trucs" à dire... contre m. kerviel et pourtant dieu sait que je n'ai pas d'hyper sympathie pour le management de la SG (NB j'en viens).

1) Quoiqu'on dise M. Kerviel est un "salaud" : Ce mec a osé jouer tous les fonds propres de son entreprise sur ses propres paris! C'est tout simplement un mec qui se fout des autres et notamment des 120.000 personnes de la SG qui gagnaient en moyenne 3 ou 4 fois moins que lui.

2) Ensuite M. Kerviel est un "gros" menteur : Selon lui, il n'aurait pas réalisé le gain de 1,4 Mds en décembre 2007 pour ne pas alerter sa direction (sic). Mais non, c'est tout simplement par ce que 1,4 Mds sur un an avec 50 Mds c'est ce que rapporte un livret A ou celui de la caisse d'épargne... SANS AUCUN RISQUE...
Un vrai tocard des marchés ce JK oui!

 
vinnybob | Old guy
02H45 31/01/2008

99% d'accord.

Je n'aimerais pas avoir un Mr. K dans mes équipes. Ce qu'il a fait est immoral et inadmissible. C'est lui le reponsable n° 1 et il ne faut pas occulter cette vérité toute simple.

En revanche, il est difficile de croire que personne dans son entourage immédiat - je rappelle que dans une salle de trading, il y a au moins 2 voisins à 1.5 mètre de vous - personne n'ait rien remarqué d'anormal.

Son patron n'y a vu que du feu pendant plus d'un an. Quant au contrôle des risques, c'est incompréhensible.

 
09H25 31/01/2008

Que Kerviel soit à blamer, voire punir, ne fait pas l'ombre d'un doute.

Mais qui peut croire que personne n'a rien vu ? C'est soit un gros mensonge, soit une incompétence grave. Dans les deux cas, il faut sévir !

Qui peut avoir confiance dans une banque qui dans un des cas "joue" l'argent de ses clients et l'avenir de ses salariés et dans l'autre est incapable de contrôler ses risques ?

 
12H59 31/01/2008

qu'un trader joue l'avenir des salariés oui, mais jamais l'argent des clients puisqu'il n'intervient que sur les fonds propres de la banques, à l'inverse d'un courtier qui mise en bourse sur demande de ses clients.

 
00H31 31/01/2008

Dans tous les cas du point de vue organisationnel, on découvre systématiquement a postériori dans les "catastrophes", et celle-ci mérite des "", que l'information, c'est à dire des alertes ont été émises avant:
- Titanic, sept messages pour prévénir des icebergs.
- explosion navette challenger
- alertes Terroristes pour le 11 septembre 2001
- catastrophe sanitaire amiante
etc... climat?

Pour certaines raisons, conditionnements, idéologies,illusions colectives, stratégies, dysfonctionnements divers, les informations et alertes ne seront ni entendues, ni traitées par l'organisation...

C'est toujours très intéressant pour qui s'intéresse à ces questions: Qu'est-ce qui se passe dans ces organisations qui se disent pourtant à la pointe de la technique, de l'élite du recrutement, du management pour que s'installe ce phénomène de "fading"?... Celles-ci, toujours rétrospectivement, ne se sont pas développé en un jour mais sont le fruit d'une longue évolution...?

C'est pour ça, plutôt que de développer une économie "casino", lucrative certes, (qu'est-ce qu'on s'amuse avec toutes ces révélations et c'est pas fini! D'autres sur d'autres banques vont surgir prochainement)...et plutôt que d'envoyer les chercheurs ou experts sur ces questions dans la misère... je serais un responsable prudent, qui a compris que dans une époque marquée par la postmodernité, les limites, les cadres dans les organisations ont tendance à sauter, les illusions collectives et normes implicites ont par contre tendance à dominer, je ferais attention... sauf si on s'est fait bouffer soi-même.

En tout cas un très joli spectacle, jouissif...(il faut bien que ce soit pas toujours les mêmes qui rient ou qui pleurent) et c'est pas fini!

 
13H17 31/01/2008

Je rejoins complètement votre analyse.

Voir aussi :

http://bourse.challenges.fr/news.hts?menu=news_actualites&urlAction=news...

Et encore :

http://www.leparisien.fr/home/info/faitsdivers/articles/EN-JUIN-UN-PRECE...

Rappelons par ailleurs le sort communément réservé aux lanceurs d'alertes, et ce en tous domaines : l'hôpital psychiatrique, pour cause de "paranoïa" ou "schizophrénie".

 
00H43 31/01/2008

Le moins drole ds tous ça , c'est qu'il est possible que l'état,par le biais de la caisse des dépots ,encore une foie (EADS LAGARDERE et consor...)remette nos sous ds le nourain,pour ne pas laisser la SG au apétis de la meute boursiere international .....

 
07H37 31/01/2008

Compte tenue des amitiés particulière du petit président sur-excité avec des dirigeants de BNP Paribas, je peux t'assurer qu'ils n'attendent tous qu'une chose, que la SG soit vraiment en situation irrémédiablement compromise !
Les loups guettent au bord du bois. Le cerf est blessé ! Va-t-il tomber ?
La suite au prochain épisode...

 
09H38 31/01/2008

On nous a déjà fait le coup une fois pour le Crédit Lyonnais. Personne n'a bougé et pourtant, c'était autrement plus gros...

 
01H06 31/01/2008

Au doctorant Veum...

Sans l'affirmer, j'avais plutôt entendu parler d'un rapport de 1 à 25 environ.. mais les chiffres manipulés me font tourner les neurones à l'envers...

Le plus génial, c'est que les types qui créent de la "vraie richesse" gagnent largement 25 fois moins que ceux qui génèrent "du vide"... tout en sachant bien sûr profiter des vrais produits...

Mais peut être me trompe-je?

 
vinnybob | Old guy
02H23 31/01/2008

Il y a un amalgame dans cette affaire.

La vente de titres SG début janvier par Robert Day, membre du conseil d'administration, ne peut être qualifiée de délit d'initié lorsque l'on est renseigné.

Robert Day n'est pas un "golden boy". Il est né en 1943 en Californie. C'est le patron de TCW (Trust Company of the West), une importante société de gestion d'actifs qu'il a fondée en 1971 (voir www.tcw.com) et qui gère aujourd'hui environ US$ 150 milliards. En 2001, Day a vendu TCW à la Société Générale, et précisément à SGAM (Société Générale Asset Management), qui, sous l'impulsion de Philippe Colas, cherchait une "base" aux USA. A l'époque - on est en plein éclatement de la bulle internet - TCW gérait US$ 80 milliards. SGAM a payé, pour 70% de TCW, la somme de US$ 1.2 milliard, un prix qui pouvait paraître élevé, mais TCW était un joyau. Les 30% non acquis par SGAM sont restés aux mains du management. Une partie du prix ea été payée en cash et le reste en actions SG (qui valaient environ €70 à l'époque).

Dans le deal d'achat, pour que le management de TCW ne parte pas avec un chèque et la clientèle, il y avait une clause de rétention. Deal normal et bien négocié par la SG. Cette "retention clause" spécifiait que les actionnaires vendeurs de TCW, dont Day, ne pourraient vendre leurs actions que par cinquième, pendant 5 ans. La dernière échéance était début 2007, c'est à dire maintenant.

Robert Day est milliardaire. Il a 65 ans et, après avoir créé TCW, il n'a plus grand chose à prouver. C'est un philanthrope reconnu. Il s'occupe de la fondation Keck, qui aide la recherche scientifique (www.wmkeck.org) et a créé sa propre fondation, la Robert Day Foundation, qu'il a financée en lui reversant une part de son principal actif, les titres SG qu'il a tiré de la vente de sa société.

A titre indicatif, le titre SG, qui valait environ €70 en janvier 2001, est monté jusqu'à €156 en mai 2007 et a plongé à €98 fin 2007. Il n'était donc pas anormal que Day souhaite vendre un partie de ses titres, compte tenu de l'évolution des actions des banques depuis 6 mois.

Au total, en janvier 2008, Day a vendu pour environ €140 M de titres SG. Après cette vente, il reste propriétaire de 1.800.000 titres SG, soit environ €147M au cours du 30/1.

Il est toujours le patron de TCW, qui est resté une boite superbe et est aujourd'hui l'actif majeur de SGAM aux USA. Sa présence au board de la SG est légitime et justifiée.

Pour qui connaît le personnage, l'accuser de délit d'initié est une preuve d'ignorance ou d'imbécilité. Mais c'est vrai qu'en France, on n'aime pas les riches...

 
07H34 31/01/2008

Il était peut être logique que M. Day dois vendeur à ce moment là pour les raisons que vous invoquez. Cependant ce sont ces dates concomitantes qui sont troublantes. Il est donc tout à fait normal en droit français qu'il y ait soupçon et enquête pour suspicion de délit d'initié.
Ce qu'il faut rechercher est "était-il au courant des malversations de son employé ?"
Si la réponse est "non", alors pas de pb.
Mais si la réponse est "oui" ET MÊME S'IL ÉTAIT LOGIQUE QU'IL VENDE PAR AILLEURS, alors dans ce cas le droit monétaire et financier est clair, il y a délit d'initié par définition. Dans ce cas là, et seulement dans ce cas là, l'AMF transférera le dossier à la Justice qui prendra le relais et jugera en l'espèce.

À partir du moment où il se savait, et s'il le savait bien sur, même s'il était dans une situation vendeur, il n'aurait JAMAIS du vendre ! Raison de plus pour que la hiérarchie de la SG réagisse plus vite.

Toute la question est : la hiérarchie le savait-elle ?

 
09H42 31/01/2008

Je travaille pour une grande société multinationale, cotée en Bourse en Europe et aux Etats Unis. Il est interdit à tous les salariés d'acheter ou vendre des actions de la société dans la période d'un mois qui encadre la publication des résultats trimestriels (soit tout de même 25% de l'année ...).

Tous les groupes n'ont visiblement pas la même éthique.

 
08H16 01/02/2008

Oui tu le dis toi-même "interdit à tous les salariés...".
Sauf que, sauf que... en l'espèce, il ne s'agit pas d'un salarié, mais d'un administrateur.
Dans ton groupe, cela vaut-il également pour les administrateurs ?

 
redmomo | éditeur
02H29 31/01/2008

Mais pourquoi tout le monde se laisse tirer par leurs technique et charbiya de la finance internationale dont personne ne comprend que dale ? on redescend l'ascenseur et on reflechi plus bas : une banque qui est up to date par rapport aux techniques du jour et a perdu, poinr barre. le type que je ne veux même pas rappeler son nom est un technicien qui a fait son job est a perdu (imaginons le même type s'il avait fait le contraire, ses opération ont ramener 5 millirad d'euros à SG, est-ce que quelqu'un aller parler de le lui ? Non... alors c'est les rêgles du jeu, un jeu dont toutes ses règles sont a revoit. C'est un système qui doit être corrigé et ne tombez pas dans le piège du détail.

 
Yakafersa | retraité consentant
06H39 31/01/2008

En clair, que voulez-vous dire,Redmomo ?

 
Art-35_Constitution-1793 | Pour une Republique Bonsensiste!!
16H33 31/01/2008

Je comprend très bien ce qu'il veut dire .

Dans toutes les boites qui n'ont que l'OBJECTIF DE GAGNER DE L'ARGENT un employé qui gagne est relativement libre, tout le monde ferme les yeux si ça rapporte, par contre le jour ou la roue de la chance ou la fatigue arrive, là il n'y a plus de cadeaux !

Les contrôles sont très souvent "contournables" pour permettre des gains plus important , par contre , pas le droit a l'erreur !

 
08H26 31/01/2008

Société Générale: La Banque SANS GÊNE

Voila encore une histoire renversante... Tous les commentaires relate un possible rachat, un morcellement, une disparition, une fusion, bref la Société Générale le Géant au pied d'argile les a dans la merde en tout état de cause ces bien ce que l'on veux nous montrer.
Ceux qui sont réellement dans la merde ce sont les petits actionnaires ....

Mon avis est que tout cela est trop beau pour être vrai...
Aujourd'hui "La Garde" des coffres (qui ne manque pas de sots autour d'elle), nous dit que l'état "veil" peut être qu'ils parle de Simone ou alors que l'état veille la vielle banque française " la madame sans géne de la finance", on ne sais pas... Moi je ne confirait pas mes vieux a "La garde" malade des finances française tous les spécialistes la dise incompétente et qu'elle ferai mieux de s'occuper de son point G .Dans tous les cas, l'état est lui un géant au poches vide, mais avec aussi les pieds dans la merde ce qui fait un point commun avec la PSG pardon la CSG eux pardon la SG.

D'un point de vue astronomique ( il ne s'agit pas des sommes dilapidé par la SG)

On dira que l'état peut être comparé a une géante rouge qui serait devenu subitement une naine blanche ( rien a voir avec la taille du chef d'état ), si vous préféré ces le stade ultime avant de basculé dans le trou noir de l'antie matière.

Permettre a la banque de resté française, ces l'assurance d'une nouvelle taxe, ou si vous préférez se sera les français qui vont payé le hold up du siècle sur leurs économie.

Tous cela n'est pas crédible. l'objectif de ce magma planétaire de la finance, ces bien de brouillé les pistes, les cartes....
car finalement a quoi a servi tous cet argent aux moment ou il transitait d'opérations en obligations puis de spéculations en plus value et sub prime?

Il a servi a faire monté les titres de cette banque mafieuse, qui a largement enrichi ces actionnaires principaux, qui avec les dividendes ont pu s'acheter des place aux soleil...que l'on nous donne le nom des actionnaires principaux SVP peut être que la vrai subprime, pardon surprise sera là.

Voila la réalité, par ailleurs si cet énorme magouille a été possible ce n'est certainement pas l'oeuvre du tradeur fou qui n'est pas autre chose qu'un acteur diriger par la production de la MG pardon encore SG, pour réalisé une fiction plus vrai que nature, tout cela pour faire avalé la pilule, permettre a des milliard de s'évanouir dans la nature blanchir des sommes colossale, redistribué les cartes pour une nouvelle partie de poker menteur.

(ces pas moi c est ma main )

Le tradeur lui a la vedette assuré, il sortira grandi de l'histoire pas un jours de prison ces le Hold Up du siècle Ni haine Ni Violence comme disait Spaggiari ( mais au fait qui étaient les commanditaires réel du "casse du siècle"?)
Bientôt un film Tom cruise dans le rôle le pactole assuré....

Madame Monsieur, soyons sérieux.. Comment croire que les banquiers ont laissé des milliard partir en fumé alors qu'il vous clôture un compte pour 50 euro de découvert.
Sérieusement cette histoire est la partie visible l'iceberg.

Les flux financier de la planète sont entrain de se réorganisé face a la forte croissance des pays émergents ou en plein développement.

Le seul de moyen de pas être avalé tout cru ces de prendre les bénéfice avant la tempête, faire appel aux état pour épongé les dettes ensuite et dire " Msieur msieur, il veut m'avalé le vilain chinois"
Ces la perversion extrême du système libéral qui n'hésitera pas a sabordé la flotte pour sauvé
l' empire.

La Guerre du pognon se réglera dans vos poche, méditez ce proverbe:
"A petit Chinois exploité petit français ruiné"

Bonne jounée HI HI HI un poeu de ri cantoné hi hi... des oulo de pintan hi hihi ... hi hi ton pognon ton pognon hihihi toi vi toi ton pognon tonpognon hi hi hi...um peti coup de saké hihihi....

 
09H23 31/01/2008

Un texte peut en caché un autre

Le gouvernement a-t-il bien réagi?( quel gouvernement?) Dernière interrogation: le gouvernement peut-il encore faire quelque chose pour limiter la crise de confiance?( le gouvernement est complice sa prise position n'est pas autre chose qu'un scénario ,un jeu d'acteur) D'après Le Canard Enchaîné, Nicolas Sarkozy a été prévenu dès le mardi 22 au soir, bien avant que la nouvelle ne soit rendue publique jeudi 24 au matin.( ces normal il faut juste le temps de prévenir ces amis pour liquidé les actions avant l'effondrement) Et une semaine avant de faire sa première déclaration sur le sujet, dans laquelle il suggère fermement la démission de Daniel Bouton.( Daniel Bouton est le furoncle de l'histoire)

Le Premier ministre, François Fillon,( c'est qui François Fillion) furieux d'avoir été alerté après la ministre des Finances, a tancé Christine Lagarde,( si tu ne va pas Lagarde ces l'Agarde qui viendra a toi) réclamant un "rapport d'enquête" sous les huit jours. Du coup, la locataire de Bercy joue "profil bas"( elle peut vu son nez), en promettant de lui remettre un document dès lundi prochain:( oui ces bien vrai ça, elle a préparé une ramette de papier recyclé qu'elle a mis dans une enveloppe a l'attention de François Fion pardon François fillion)

"Il précisera le déroulement exact des faits,( Oui la ramette sera mise en rouleau et testé dans les toilette du 1er Ministre qui devra juger du bon déroulement du rouleau ce test est pertinent quand il s'agit d'une affaire qui pu) y compris après leur découverte par la direction de la banque et avant la diffusion de l’information au public, ainsi qu’une première appréciation sur la manière dont les contrôles internes de la banque ont fonctionné.( Bien sur, les contrôles interne de la banque... il est impératif de savoir si les spermatozoïdes sont de bonne qualités afin de prévoir des insémination qui a terme donneront des embryon viable dans le ventres des mères porteuse.... ha je me goure...ces pas de la banque du sperme qu'il est question...dans le fond ces pareil ces toujours une histoire de Branlettes)

Le rapport comprendra également des préconisations sur le renforcement des contrôles internes et externes de ce type d’opérations.( Voila nous y sommes ces la bénédiction Urbi et Orbi nous étions déjà prévenu que la religion et l'état avaient opérer un rapprochement...Ces Benoît Crois V Bâton qui en personne prononcera de la tour SG de la Défense la bénédiction URBI et ORBI qui lavera a l'intérieur comme a l'extérieur tous les péchés de la SG plusieurs canonisation seront prononcé a l'occasion de la cérémonie retransmise par toutes les chaînes de TV de la Planète surtout TF1, PPDA et Glaire Chasal en tête car toutes info qui n'est pas retransmise par TF1 est une info qui n'existe pas.

Nicolas Sarkosy et Carla Bruni en profiterons pour faire bénir leurs Union par le saint père Benoît Crois V bâton,qui sera pour l'occasion vêtu d'une Robe PRADA car chacun sait que Le Diable s'habille en Prada tout comme Cécilia car Satan l'habite ausi.Pendant ce temps la garde prétorienne du PRESIDENT lancera a la foules des morceaux de pains et de viandes car se sera la fête pour le peuple aussi...

A l'issu de la cérémonie, Le sérénissime Martin Bouygue grand crois de l'ordre des Maçons posera la première pierre du mémorial au victimes du crash de la SG , La Reine d'Angleterre vêtue d'un robe rose BONBON et d'un chapeau fait de titre et obligation de Feu la SG s'inclinera sur la tombe du tradeur inconnu alors que les alcooliques anonyme déposerons eux aussi un gerbe sur l'ensemble des convives... afin que les CONS VIVE ainsi soit t'il.)

 
09H24 31/01/2008

Personnelement, ce qui me tue, c'est que Bouton ne démissionne pas. Les grands patrons comme lui justifient leurs salaires faramineux parce qu'ils ont, selon eux, des responsabilités énormes ... mais quand ils se retrouvent devant lesdites responsabilités ... ils restent en place ! Soit ils prennent leurs responsabilités, et le salaire qui va avec, et quand une "erreur" comme celle la est commise ils démissionnent. Soit ils ne prennent pas leurs responsabilités, mais dans ce cas ils ne prennent pas le salaire en conséquence.
C'est proprement scandaleux.

 
10H50 31/01/2008

Ils gardent Bouton pour éviter la fermeture éclair !

 
Pentelique | consultant biotechnologie
09H32 31/01/2008

Quand une banque joue la baisse pour se faire du cash (contre ses clients qui jouent la hausse)comment cet argent invisible dans les benefices est il impose?

 
philom | enseignant
10H51 31/01/2008

La meilleure manière de s'enrichir

Dans les pays dits civilisés, la meilleure manière de s'enrichir est la spéculation financière.
Cela demande des qualités intellectuelles particulières, que n'ont généralement pas la majorité des gens.
Certains, sachant mieux comprendre et utiliser les choses que les mots et les chiffres, tentent de faire rapidement fortune à leur façon, grâce aux qualités qui leur sont propres.
Ils organisent par exemple des cambriolages ou des attaques à main armée.
Cependant, alors que la spéculation est devenue tout à fait légale, le profit par le vol est illégal et sévèrement puni. Mais les délinquants de ce genre n'ont jamais mauvaise conscience. Ils pensent que les lois sont faites pour favoriser et protéger ceux qui les font.
Personne n'a jamais contesté l'enrichissement d'un individu grâce à la qualité et la quantité de son travail productif.
En revanche, on a pendant très longtemps sévèrement condamné aussi bien le vol que la spéculation, l'un et l'autre étant considérés comme des activités infamantes.
Cette façon de voir les choses a elle aussi évolué. Les intellectuels qui font les lois ont peu à peu trouvé positive l'attitude qui consiste à valoriser un bien, non en fonction du plaisir que sa possession peut apporter, mais en fonction de ses seules possibilités de plus-value en cas de revente. Cessant d'être tenue pour infâme, la spéculation est ainsi devenue une pratique légale fort courante, au point que bien peu de nos contemporains résistent à la tentation de s'enrichir de cette façon.
Que le pouvoir soit détenu par un homme ou un gouvernement élu, c'est la raison du plus fort qui prévaut. Dans Le loup et l'agneau, La Fontaine nous montre un loup voulant justifier son action au moyen d'un droit reconnu par tous. Dans Les animaux malades de la peste, c'est le groupe des nantis qui se donne bonne conscience en trouvant un coupable trop faible pour se défendre. Finalement, La Fontaine conclut que "la raison du plus fort est toujours la meilleure " et que " Suivant que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ".
(extrait de " le Progrès un engrenage fatal " Maxime Laguerre)

livre en lecture libre sur internet

 
10H52 31/01/2008

il faut rappeler que quelques tetes sont tombés... sauf celle du president .....

dans ce cas on peut se demander a quoi sert un president qui n assume pas ces responsabilites largement payés et avec l benediction d un conseil d aministrateurs.