S'il y avait eu la moindre possibilité que George W. Bush bombarde un jour l'Iran, le risque est désormais tombé quasiment à zéro.
Les seize agences de la communauté du renseignement aux Etats-Unis ont en effet publié lundi un rapport commun, baptisé "National Intelligence Estimate" (NIE), qui conclut "avec un haut niveau de certitude" que l'Iran a cessé de produire des armes nucléaires il y a quatre ans, à l'automne 2003.
Le rapport estime aussi, avec un "niveau moyen de certitude", que l'Iran ne sera pas "techniquement capable" de produire suffisamment de matière pour une bombe atomique —et encore moins l'arme nucléaire elle-même— avant 2010-2015, voire plus tard.
Le rapport estime également que la décision de Téhéran d'interrompre son programme "suggère qu'il est moins déterminé à produire des armes nucléaires que nous l'estimions depuis 2005". C'est en 2005, en effet, qu'est sorti le premier NIE alarmiste, qui concluait que l'Iran était déterminé à produire des armes nucléaires malgré les pressions internationales. Le nouveau rapport, qui inclut des informations aussi récentes que datant du 30 octobre 2007, arrive à la conclusion opposée.
Le Président Bush, ainsi que les "faucons" de l'administration conduits par le Vice-Président Dick Cheney, trouveront néanmoins quelque réconfort dans l'évaluation des services de renseignement. Le NIE estime ainsi avec "un haut niveau de certitude" que jusqu'à l'automne 2003, les Iraniens étaient effectivement engagés dans la production d'armes nucléaires. Il note également que Téhéran poursuit le travail civil "en liaison avec la transformation et l'enrichissement de l'uranium".
Plus significatif encore, le NIE estime que les Iraniens ont interrompu leur programme "principalement en réponse à la supervision internationale croissante, et aux pressions résultant de la découverte de leur programme nucléaire caché".
Mais la principale conclusion du dernier rapport est que les dirigeants iraniens ne sont pas si inflexibles. Ou comme l'écrit le NIE, "les Iraniens seraient plus sensibles aux pressions sur ce sujet que nous ne l'estimions précédemment". La campagne de l'administration Bush de sanctions ciblées, à laquelle d'autres pays se sont joints, aurait donc eu un certain impact. Et, dans cette logique, de nouvelles "incitations" pourraient permettre d'aller plus loin.
Le NIE est explicite sur ce point:
"Notre estimation selon laquelle l'Iran a interrompu son programme en 2003 principalement en réponse aux pressions internationales, indique que des décisions de Téhéran sont guidées par une évaluation des coûts et des avantages, plutôt que par une volonté d'obtenir l'arme nucléaire quels qu'en soient les coûts politiques, économiques, et militaires. Cette évaluation suggère qu'une approche mêlant des menaces de supervision internationale accrue, et de pressions renforcées, à la possibilité offerte à l'Iran de parvenir à ses objectifs en terme de sécurité, de prestige, et d'influence régionale accrue, pourrait inciter les dirigeants iraniens, s'ils les trouvent crédibles, à stopper son programme d'armements".
Le rapport admet qu'il est "difficile d'estimer quelle serait la bonne combinaison d'élements qui pourrait marcher". Mais le fait demeure: les principaux chefs du renseignement aux Etats-Unis recommandent un mix de pressions ET de diplomatie -carrotte et bâton- comme meilleur moyen de priver les Iraniens de l'arme nucléaire.
Petit retour en arrière pour bien comprendre la portée du rapport des services de renseignement. Au cours des deux dernières années, plusieurs factions au sein de l'administration Bush se sont opposées sur la manière de faire face à l'arme nucléaire iranienne à venir. Cheney et ses amis sont les principaux "faucons", favorables à des pressions accrues et, si nécessaire, d'attaquer les sites nucléaires iraniens, même de manière préventive. Le Président Bush penche parfois de leur côté, au moins en paroles, comme lorsqu'il a récemment déclaré que si on n'empêchait pas l'Iran d'accéder à l'arme atomique, cela pourrait conduire à la "troisième guerre mondiale".
Face à eux se trouvent quasiment toutes les agences en charge du renseignement, et tous les hauts-responsables touchant de près ou de loin à la sécurité nationale. Et depuis que Robert Gates a remplacé Donald Rumsfeld au Département de la Défense, il y a un an, l'aîle pro-diplomatie a pris de plus en plus de poids. Lors des auditions précédant sa confirmation au Sénat, il a été demandé à Gates s'il soutenait l'idée d'attaquer l'Iran. Il a répondu négativement, soulignant que l'exemple irakien montrait que "lorsqu'on déclenche une guerre, tout devient imprévisible".
Plus récemment, dans une interview au Financial Times, l'amiral William Fallon, chef du Commandement central des Etats-Unis, a déclaré à propos d'une attaque de lIran: "nous n'avons pas besoin d'une autre guerre"... Dans le même temps, la Secrétaire d'Etat Condoleezza Rice a privilégié la diplomatie plutôt que la confrontation dans l'affaire iranienne. Et voilà que l'ensemble de la communauté du renseignement "tombe" désormais du côté des "colombes" en affirmant que la menace qui animait les "faucons" n'existe pas réellement.
Une réserve à ce stade. Lors de sa déposition au Sénat, Robert Gates s'était engagé à être "indépendant", mais avait souligné qu'il n'y avait "qu'un seul Président des Etats-Unis", et que c'est lui seul qui "prendrait la décision finale". Donc ne négligeons pas le fait que c'est bien Bush qui est le "décideur". Et que dans d'autres cas de débats internes à l'administration, comme l'Irak, les voix dissonantes se sont soit ralliées, soit ont été réduites au silence.
Cette fois, sur l'Iran, le Département d'Etat, le Département de la Défense, le commandement militaire, et maintenant les services de renseignement, se sont exprimés publiquement contre l'opportunité d'une guerre. Le NIE, désormais, enlève toute raison permettant d'envisager une telle guerre. Les sceptiques n'ont jamais été aussi légitimes, et Dick Cheney n'a jamais été aussi isolé. Si Bush décidait de lancer une attaque dans ces circonstances, il risquerait une crise majeure dans la chaîne de commandement, et même une crise constitutionnelle. Il semble très peu probable que même lui prenne ce risque.
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Encore un effort, et nous découvrirons que les Iraniens sont des êtres sensés, soucieux de leurs intérêts, doués de réflexion et rationnels. Humains, peut-être...
Et qui en plus possèdent d'immenses quantités de pétrole (Très convoitées).
Quoi qu'il en soit, sans ce rapport, on était repartis pour une grande manipulation à "l'Irakienne".
Comment des gens comme Busch dont il est notoire qu'ils ont falsifié toutes les infos sur l'Irak, prétendant que l'Irak disposait d'armes de destructions massives peuvent encore nous refaire un coup pareil.
Busch, Cheney et toute la clique méritent le tribunal international pour "crimes de guerre" et doivent être mis hors d'état de nuire à l'humanité.
Avant la guerre d'Irak, aussi elles disaient ça les agences, par contre, aujourd'hui effectivement un rapport commun a surement plus de poids. Ca s'appelerait pas une rebellion ça ... ?
On parlait d'une possibilité de désobéissance de la part de l'armée, dont les chefs étaient farouchement contre une guerre contre l'Iran, ce sont les agences de renseignements qui dégainent en premier.
http://lesmots.freelatitude.net
demandez donc à Jack Bauwer!!! Je pense que cette serie illustre bien l'etat d'esprit des americains (de son gouvernement) qui consiste à employer tous les moyens possible pour arriver à leurs fins!!! sauf que cette fois Bush a preferé quitter la presidence des Etats-unis sans laisser de guerre deriere lui, il lui reste moins de 2 ans alors qu'on sait tres bien qu'avec les etats unis une guerre ne dure pa moins de 6 voir 7 ans, le temps d'envahir, de s'implanter, de pilliers le petrole ect... il y en a pour un bon moment!!!
LA GUERRE TANT ATTENDUE
Pendant la Guerre du Vietnam, 15 experts américains affirmèrent que la guerre était essentielle à la stabilité de « notre société » Dans un rapport de 1967, publié sous le titre « Rapport d’Iron Mountain sur la possibilité et le choix de la paix », ils assuraient : « la guerre remplit certaines fonctions essentielles à la stabilité de notre société… Bien que nous ne prétendions pas que, du point de vue économique, il doit impossible d e d’imaginer un substitut à la guerre, il n’existe pas de dispositif technique qui ait été essayé jusqu’à maintenant et qui soit, même de loin, comparable à son efficacité dans le maintien du contrôle pour l’emploi, la production et la consommation. La guerre moderne fut, et est de loin, l’élément essentiel de la stabilité dans les sociétés modernes ».
Un nombre impressionnant d'études ont été produites sur les questions du désarmement, de la reconversion de l'industrie militaire en industrie civile, sur les conséquences économiques de la paix, etc. L'une d'elles se distingue par le caractère tranché et dramatique, mais néanmoins lucide, des conclusions auxquelles elle parvient. Elle est le résultat de recherches menées aux États-Unis dans le plus grand secret, dans les années 1960, par une équipe constituée de stratèges militaires et de chercheurs issus des disciplines les plus diverses, sélectionnés dans les grandes universités américaines. Le rapport final, qui devait demeurer secret, a été rendu public grâce à un de ses membres, l'économiste John Kenneth Galbraith. Intitulé Report from Iron Mountain. On the Possibility and Desirability of Peace *, il a été publié en français sous le titre La paix indésirable? Rapport sur l'utilité des guerres* Les conclusions principales de l'étude sont les suivan¬tes :
la guerre (prise au sens large, c'est-à-dire incluant la production militaire en temps de paix en un mot, le militarisme ou l'économie d'arme¬ment) offre le seul système digne de confiance pour « stabiliser et con¬trôler » les économies nationales;
elle est la source de l'autorité politique qui assure la stabilité des gouvernements;
elle est sociologiquement indispensable pour assurer le contrôle de « dangereuses subversions sociales et des tendances destructrices anti-sociales »;
elle remplit une fonction malthusienne indispensable;
elle fournit « la motivation fondamentale et la source des progrès scientifiques et techniques ». (p. v et vi)
Pour ces raisons, la paix est « indésirable ». Il n'est pas dans l'intérêt de la société de parvenir à la faire régner. Le militarisme permanent est une institution favorable à la prospérité nationale (idem, p.14-15).
On peut facilement identifier les fonctions visibles de la guerre : défendre le pays contre une attaque d'un autre pays, dissuader ce dernier de se livrer à une telle attaque, etc. Mais, explique l'étude, il y a, au-delà de ces fonctions visibles, les fonctions invisibles, implicites, qui font de la guerre ou de sa préparation « la force dominante de nos sociétés ». Parmi elles, en premier lieu, les fonctions économiques. Sur ce plan, l'étude souligne d'abord « l'utilité sociale manifeste du gaspillage militaire », c'est-à-dire de la destruction pure et simple de ressources. Dans des sociétés « comme celles qui ont acquis la possibilité de produire plus qu'il n'est indispensable à leur survie économique,¬ les dépenses militaires peuvent être considérées comme le seul volant de sécurité pourvu d'une inertie suffisante pour stabiliser les progrès de leurs économies ». Le fait que la guerre soit un « gaspillage » est précisément ce qui la rend susceptible de remplir ces fonctions. Et « plus vite l'économie accom¬plit des progrès, plus lourd doit être ce volant de secours » (idem, p. 89, 93, 94).
Les dépenses militaires, étant soumises à des décisions discrétionnaires de l'État, fournissent selon l'étude un « balancier » ou un « pare-chocs » permet¬tant de compenser les contractions susceptibles de se produire dans le secteur privé. Cette fonction, pleinement réalisée par les dépenses militaires, n'est qu'imparfaitement remplie par les autres dépenses publiques, notamment les programmes sociaux, du fait que ces programmes deviennent normalement des activités régulières et ne sont plus dès lors sujets à un contrôle discrétion¬naire. Au-delà de sa fonction de « gaspillage », la guerre, explique ensuite l'étude, exerce un effet stimulant de premier plan sur les progrès industriels, sur la croissance du PNB, l'emploi, etc. Elle agit comme « stimulant du métabolisme national ». ... « Aucun ensemble de techniques destinées à garder le contrôle de l'emploi, de la production et de la consommation n'a encore été essayé qui puisse être, de loin, comparable à son efficacité » (idem, p. 95, 97, 98).
Les fonctions politiques du militarisme examinées par la même étude méritent une attention particulière, notamment en ce qui concerne la fonction politique interne.
La guerre... a non seulement constitué un élément essentiel de l'existence des nations en tant qu'entités politiques indépendantes, mais elle a également été indispensable à la stabilité intérieure de leurs structures politiques. Sans elle, aucun gouvernement n'a jamais été capable de faire reconnaître sa « légitimité » ou son droit à diriger la société. La possibilité d'une guerre crée le sentiment de contrainte extérieure sans lequel aucun gouvernement ne peut conserver longtemps le pouvoir... L'organisation d'une société en vue de la possibilité de la guerre est la source principale de la stabilité... (idem, p. 100-101)
Nous retrouvons ici une vieille idée, exprimée par le mercantiliste et ancêtre lointain de la théorie quantitative de la monnaie, Jean Bodin (1530-1596), dans un ouvrage de 1576 intitulé La République, et par Antoine de Montchrétien dans son Traité de l'économie politique écrit en 1615. Elle sera reprise au début du 20e siècle par Rosa Luxemburg. En reculant encore davantage dans l'histoire jusqu'au début du 16e siècle, on peut retrouver chez Machiavel (1469-1527), l'auteur du célèbre ouvrage Le prince écrit en 1513, un rapport étroit avec l'idée suivante exprimée par les auteurs de la Paix indésirable?. Dans les sociétés modernes de démocratie avancée, le système social fondé sur la guerre a procuré aux chefs politiques une autre fonction politico-économique d'une importance qui ne cesse de grandir : ce système a été utilisé comme la dernière sauvegarde contre l'élimination de classes sociales nécessaires... Le maintien du système fondé sur la guerre doit être assuré, quand ce ne serait que pour la seule raison, sans parler des autres, qu'il permet de conserver, en qualité et en quantité, les pauvres dont une société a besoin aussi bien à titre de stimulant que pour main¬tenir la stabilité intérieure de l'organisme qui assure son pouvoir. [idem, p. 102-103) On comprendra facilement que les moyens politiques de la « stabilité interne » du pays, exposés ici sans détour ni artifice de langage, sont précisément ceux qui visent à préserver les rapports économiques existants entre le travail salarié et le capital et à assurer à ce dernier le maintien des conditions les meilleures de sa fructification.
*Iron Mountain est le nom d'une forteresse souterraine située dans l'État de New York et devant servir de refuge en cas d'attaque nucléaire. Elle a servi de lieu de rencontre au « Groupe spécial d'étude » qui a produit le rapport portant ce nom.
*Livre dont les références sont sur Internet, publié en 1968 par une grande maison d édition française, ,212 pages.
Malheureusement les Iraniens actuellement au pouvoir ne sont pas les plus sensés des habitants de l'Iran. On peut certes dire la même chose d'un certain nombre d'Etats dits "Occidentaux"...
C'est plus une intuition qu'autre chose, dans la mesure où je ne lis ni l'arabe, ni le farsi.
Toutefois, il me semble qu'on peut voir dans CERTAINES pensées islamistes une volonté de redéfinir leur pensée politique à partir de leur cadre de référence propre (c'est-à-dire l'islam) de la même manière que l'occident (je sais, c'est vague) l'a défini à partir du sien (le christianisme).
Ce que je veux dire, c'set que le terme d'islamisme est peut-être un peu court pour réunir des gens aussi divers qu'Erdogan, Ahmadinejad ou Ben Laden. Nous pouvons du reste observer qu'ils ne sont, les uns et les autres, à peu près en accord sur rien, sinon précisément ce cadre de référence.
Je ne suis pas sûr que ce soit illégitime.
Maintenant, ne me faites pas écrire ce que je n'ai pas écrit : je ne suis en rien sympathisant de cette pensée politique (du reste, je ne suis pas concerné). Reste qu'Ahmadijed me paraît tout aussi sensé que Bush, par exemple. Tous les deux sont entourés, et ceux qui les entourent ne réfléchissent pas moins que vous ou moi.
un point pour toi
C'est vrai un point pour vous et je preciserai même qu'il ne faut pas oublier les motivations religieuse de Bush, on parle beaucoup d'islamisme mais comment peut-on definir la croyance extremiste de bush ? selon lui, l'islamisme est à iradier de la planete car il represente le mal, c'est une sortes de croisade!!! en gros il est aussi taré que les autres sauf que lui est tres bete!!!
pensees catholiques c est reunir Staline;Hitler.Bush et autres arreter de melanger les musulmans en dictatures la civilisation musulmane est riche et variee mais ne se resume pas a ben laden khadafi khomenney ou autres dictateurs il faut juger sur les actes il ya + d'un milliard de musulmans sur terre
Euh, deux choses...
Primo, Staline, c'est chrétien orthodoxe ; Hitler, chrétien catholique ; Bush, chrétien protestant. Je n'ai pas mentionné de pensée catholique, j'ai parlé d'un cadre de référence chrétien (pour faire court).
Secundo, précisément il me semble que je ne mélangeais pas tout. D'une part, parce que je parlais de CERTAINES pensées islamistes (et non musulmanes) et, d'autre part, parce que justement je disais que peut-être le terme d'islamiste recouvre des réalités variées.
Sur ce dernier point, Rue89 a consacré un excellent (trouvé-je) article à Gamal al-Bana et à sa recherche d'une pensée musulmane moderne.
Qui peut encore croire qu'il puisse sortir une parole de vérité du pouvoir USA. ? Si ce qui a été dit l'a été, c'est qu'il était avantageux de le dire. L'intéressant, c'est de se demander POURQUOI et donc d'essayer de prévoir vers quoi l'on va. Ce sera bientôt grâce aux blogs la fin des complots... mais il serait bien naïf de croire qu'on en est déjà là !
http://nouvellesociete.org/5174.html
Pierre JC Allard
Cette coalition de 16 services (tant que ça?) solidaires pour affronter l'exécutif est plutôt une bonne nouvelle.
Ca permet de réver. Un jour, en France, nous verrons 16 quotidiens publiés des articles sur la vraie politique néocons de Sarko et non plus sur la poudre aux yeux genre "marchand de sable" que l'on nous balance d'habitude.
LA GUERRE TANT ATTENDUE
Pendant la Guerre du Vietnam, 15 experts américains affirmèrent que la guerre était essentielle à la stabilité de « notre société » Dans un rapport de 1967, publié sous le titre « Rapport d’Iron Mountain sur la possibilité et le choix de la paix », ils assuraient : « la guerre remplit certaines fonctions essentielles à la stabilité de notre société… Bien que nous ne prétendions pas que, du point de vue économique, il doit impossible d e d’imaginer un substitut à la guerre, il n’existe pas de dispositif technique qui ait été essayé jusqu’à maintenant et qui soit, même de loin, comparable à son efficacité dans le maintien du contrôle pour l’emploi, la production et la consommation. La guerre moderne fut, et est de loin, l’élément essentiel de la stabilité dans les sociétés modernes ».
Un nombre impressionnant d'études ont été produites sur les questions du désarmement, de la reconversion de l'industrie militaire en industrie civile, sur les conséquences économiques de la paix, etc. L'une d'elles se distingue par le caractère tranché et dramatique, mais néanmoins lucide, des conclusions auxquelles elle parvient. Elle est le résultat de recherches menées aux États-Unis dans le plus grand secret, dans les années 1960, par une équipe constituée de stratèges militaires et de chercheurs issus des disciplines les plus diverses, sélectionnés dans les grandes universités américaines. Le rapport final, qui devait demeurer secret, a été rendu public grâce à un de ses membres, l'économiste John Kenneth Galbraith. Intitulé Report from Iron Mountain. On the Possibility and Desirability of Peace *, il a été publié en français sous le titre La paix indésirable? Rapport sur l'utilité des guerres* Les conclusions principales de l'étude sont les suivan¬tes :
la guerre (prise au sens large, c'est-à-dire incluant la production militaire en temps de paix en un mot, le militarisme ou l'économie d'arme¬ment) offre le seul système digne de confiance pour « stabiliser et con¬trôler » les économies nationales;
elle est la source de l'autorité politique qui assure la stabilité des gouvernements;
elle est sociologiquement indispensable pour assurer le contrôle de « dangereuses subversions sociales et des tendances destructrices anti-sociales »;
elle remplit une fonction malthusienne indispensable;
elle fournit « la motivation fondamentale et la source des progrès scientifiques et techniques ». (p. v et vi)
Pour ces raisons, la paix est « indésirable ». Il n'est pas dans l'intérêt de la société de parvenir à la faire régner. Le militarisme permanent est une institution favorable à la prospérité nationale (idem, p.14-15).
On peut facilement identifier les fonctions visibles de la guerre : défendre le pays contre une attaque d'un autre pays, dissuader ce dernier de se livrer à une telle attaque, etc. Mais, explique l'étude, il y a, au-delà de ces fonctions visibles, les fonctions invisibles, implicites, qui font de la guerre ou de sa préparation « la force dominante de nos sociétés ». Parmi elles, en premier lieu, les fonctions économiques. Sur ce plan, l'étude souligne d'abord « l'utilité sociale manifeste du gaspillage militaire », c'est-à-dire de la destruction pure et simple de ressources. Dans des sociétés « comme celles qui ont acquis la possibilité de produire plus qu'il n'est indispensable à leur survie économique,¬ les dépenses militaires peuvent être considérées comme le seul volant de sécurité pourvu d'une inertie suffisante pour stabiliser les progrès de leurs économies ». Le fait que la guerre soit un « gaspillage » est précisément ce qui la rend susceptible de remplir ces fonctions. Et « plus vite l'économie accom¬plit des progrès, plus lourd doit être ce volant de secours » (idem, p. 89, 93, 94).
Les dépenses militaires, étant soumises à des décisions discrétionnaires de l'État, fournissent selon l'étude un « balancier » ou un « pare-chocs » permet¬tant de compenser les contractions susceptibles de se produire dans le secteur privé. Cette fonction, pleinement réalisée par les dépenses militaires, n'est qu'imparfaitement remplie par les autres dépenses publiques, notamment les programmes sociaux, du fait que ces programmes deviennent normalement des activités régulières et ne sont plus dès lors sujets à un contrôle discrétion¬naire. Au-delà de sa fonction de « gaspillage », la guerre, explique ensuite l'étude, exerce un effet stimulant de premier plan sur les progrès industriels, sur la croissance du PNB, l'emploi, etc. Elle agit comme « stimulant du métabolisme national ». ... « Aucun ensemble de techniques destinées à garder le contrôle de l'emploi, de la production et de la consommation n'a encore été essayé qui puisse être, de loin, comparable à son efficacité » (idem, p. 95, 97, 98).
Les fonctions politiques du militarisme examinées par la même étude méritent une attention particulière, notamment en ce qui concerne la fonction politique interne.
La guerre... a non seulement constitué un élément essentiel de l'existence des nations en tant qu'entités politiques indépendantes, mais elle a également été indispensable à la stabilité intérieure de leurs structures politiques. Sans elle, aucun gouvernement n'a jamais été capable de faire reconnaître sa « légitimité » ou son droit à diriger la société. La possibilité d'une guerre crée le sentiment de contrainte extérieure sans lequel aucun gouvernement ne peut conserver longtemps le pouvoir... L'organisation d'une société en vue de la possibilité de la guerre est la source principale de la stabilité... (idem, p. 100-101)
Nous retrouvons ici une vieille idée, exprimée par le mercantiliste et ancêtre lointain de la théorie quantitative de la monnaie, Jean Bodin (1530-1596), dans un ouvrage de 1576 intitulé La République, et par Antoine de Montchrétien dans son Traité de l'économie politique écrit en 1615. Elle sera reprise au début du 20e siècle par Rosa Luxemburg. En reculant encore davantage dans l'histoire jusqu'au début du 16e siècle, on peut retrouver chez Machiavel (1469-1527), l'auteur du célèbre ouvrage Le prince écrit en 1513, un rapport étroit avec l'idée suivante exprimée par les auteurs de la Paix indésirable?. Dans les sociétés modernes de démocratie avancée, le système social fondé sur la guerre a procuré aux chefs politiques une autre fonction politico-économique d'une importance qui ne cesse de grandir : ce système a été utilisé comme la dernière sauvegarde contre l'élimination de classes sociales nécessaires... Le maintien du système fondé sur la guerre doit être assuré, quand ce ne serait que pour la seule raison, sans parler des autres, qu'il permet de conserver, en qualité et en quantité, les pauvres dont une société a besoin aussi bien à titre de stimulant que pour main¬tenir la stabilité intérieure de l'organisme qui assure son pouvoir. [idem, p. 102-103) On comprendra facilement que les moyens politiques de la « stabilité interne » du pays, exposés ici sans détour ni artifice de langage, sont précisément ceux qui visent à préserver les rapports économiques existants entre le travail salarié et le capital et à assurer à ce dernier le maintien des conditions les meilleures de sa fructification.
*Iron Mountain est le nom d'une forteresse souterraine située dans l'État de New York et devant servir de refuge en cas d'attaque nucléaire. Elle a servi de lieu de rencontre au « Groupe spécial d'étude » qui a produit le rapport portant ce nom.
*Livre dont les références sont sur Internet, publié en 1968 par une grande maison d édition française, ,212 pages.
En fait, si l'on en croit Meyssan, il s'agit ni plus ni moins qu'un demi tour en bonne et due forme, ou la plublication du rapport des services de renseignement est bien une conséquence répondant à une commande (tout comme ses versions antérieures).
Pourquoi croire Meyssan ? Parcequ'il a publié, il y a maintenant deux jours, un article explicant ce qui allait se passer, et que jusqu'ici, c'est bien ce qui se passe.
http://www.voltairenet.org/article153395.html
Je vous recommande le passage sur le "Smart Power", ma foi assez cocasse...
A voir maintenant si les US vont vraiment ratifier Kyoto... Au passage je me demande comment il fait pour voir venir comme ça. Je ne doute pas qu'il épluche les conclusions de tous les think tanks, mais il y a forcément plus que ça.
l'envie ne leur manque peut etre pas d'y aller mais bush est en fin de mandat,de plus la guerre en irak leur coute une fortune donc il n'aurait surement pas le financement du congres.au final une declaration pour ne pas avoir l'air de buses.
C'est surtout que la simulation au jeu du milenium (large exercice de simulation de l'armée américaine) a démontrer que pour venir à bout de l'Iran, il faudrait sacrifier la Vème flotte. Cela ne plait pas aux généraux américains.
C'est pour ça que cette guerre n'aura peut être pas lieu.
Cela leur côuterait donc beaucoup plus...
En plus, les mensonges ideologiques sont desormais trop voyants.
Un peu comme Cosy de Nada-Tralala et son équipe ,,,
Fiancièrement avec les sociétés liées au pétrole.
Diplomatiquement : qui osera attaquer les US?
Insdustrie militaire en pleine forme.
Ne croyez pas que les US soient au bord de la faillite à cause de cette guerre. Ils continuent à contrôler le monde.
Poutine, Chavez, la Chine (car eux aussi ont un pays à tenir, des contrats à négocier, ce sont des puissances qui ne se satisfont d'être éternellement vassalisés).
Au fait, une élection avec 62% de suffrages, c'est vraiment une dictature?
Au fait, quand Chirac a fait 82% c'était une dictature? Non, (enfin si mais bon, non car les circonstances ont dict ce vote. PAs de quoi être fier de ce pays bourré d'extrême droite et qui nous chargent la baruqe trop loudrdement. Mais est-ce qu'on ne pourrait pas imaginer que Poutine a les mêmes problèmes? Il est attaqué par les EU ET l'UE à causes de ses réserves de gaz et de pétrole, problèmes multiples de pipe-lines, transit de ressources, et si vous habitiez ce pays vous voudriez que votre président laisse faire ce grignotage, ce harcèlement permanent. Qui a été faire chier Bush sur la peine de mort? Sarko? Jospin? Ségo? Qui a été faire Chier Clinton sur les manoeuvres américianes au Kosovo? Qui critique l'Otan qui est devenu la première puissance et écrabouille consciencieusement l'ONU depuis 15 ans? résistent et voyez comment on els traite dans les médias.
Jamais un média français n'a traité Bush de dictateur crétin, religion, coinglé, à ce que je sache?
La guerre en Irak: saddam a commandité l'attaque du 11 Septembre et en plus il developpe des armes nucleaires...et gaze son propre peuple...
La guerre en Iran:....
C'est un gag ou il y a encore une personne qui croit ce tombereau de conneries ?
J'etais legerement sarcastique en ecrivant ce post, tu es bien tombé dedans a 1ere vue, et tu penses que l'annonce d'aujourd'hui fera tomber la menace qui pese sur l'Iran??
Lol c'est vrai qu'après avoir collaboré avec l'Irak pour bombarder les deux tours, l'Iran doit être détruite, nucléaire ou pas. C'est quand même en Iran que Saddam a caché tous ses fûts pour la guerre bactériologique, fûts qui, n'en doutons point, voguent gentiment vers Caracas qui devra être puni quand on en aura fini avec ces musulmans qui menacent la chrétienté démocratique éprise de justice et d'amour.
Mon Dieu, le monde! Et le Mollah Omar, insouciant, pétarade sur sa mobylette depuis des années et Ben Laden n'en finit pas de rajeunir.
Que s'est-il passé le 11 octobre 2001?
J'ai raté quelquechose?
AAAAAA oui j'ai ripé sur le chiffre rolalala!!
Veuillez m'en excuser!
Non mais dis donc, toi: on dirait Bush expliquant l'histoire. Sois sérieux, ça fait des millions de morts et puis on s'aperçoit qu'on s'était trompé de jour et qu'il va falloir recommencer. C'est pas que ça ne nous amuse pas c'est qu'on est obligé chaque fois de se justifier. Marre
Certains mourront la bouche ouverte, apres avoir avalé de travers...les mensonges que les marchand de sables leurs vendent a longueur de journée...
D'autant plus que les marchands de sable sont ceux qui vendent aussi les canons.
AMEN!!!
On doit pouvoir dire a peu près la même chose des USA.
C'est plutôt l'inverse... le peuple qui rêve du départ des dirigeants...
Sur certain referendum, on a plutôt on l'impression du contraire.
http://www.20minutes.fr/article/197223/Monde-L-Iran-annonce-avoir-fabriq...
Sarko et Kouchner nous ridiculisent en allant manger les conneries réchauffées de Bush dans sa main comme des petits teckels. Ce manque total de reflexion de lucidité de nos gouvernants prêts a tout pour se faire remarquer et passer au journal TV tous les jours fait pitié à voir. Ils ne sont gouvernés que par leur ego, leur image et leurs sondages manipulateurs par l'exposé des question. Leur seul programme: se démarquer tous les jours quitte à débiter les pires conneries avec leur aplomb qu'ils croient Kenedien. Leur programme officiel: réformer tout et n'importe quoi pour consommer plus...quel beau projet de société! L'histoire remettra la pauvreté de leurs raisonnement et de leurs discours un jour à leur place mais qu'auront ils gâché dans la société française d'ici là.
c'est partie remise.
Les E.U se sont lancés dans une spirale infernale: Afghanistan, Irak et dans quelques temps Iran.
La guerre n'a à leurs yeux plus besoin de justification, elle est devenu au fil du temps un élément de leur politique Etrangére.
La chine se renforce, l'Inde s'affirme et le Pakistan balance entre dictature militaire et islamisme extrême.
Israël posséde la bombe, ce qui explique en partie l'envie de ses "voisins Arabe et perse" de se la procurer.
Marché de dupes où les perdants restent les populations civile.
Mohammed de Roubaix
OUF, (provisoire?)
Peu importeent les raisons véritables de ce front anti-guerre chez les responsables militaires et du renseignement US, tout ce qui compte c'est d'éloigner le spectre d'une nouvelle guerre, en coupant l'herbe sous les pieds du couple infernal Cheney/Busch.
Lairderien
Quand il s'agit de guerre, on n'a pas peur de dire les pires absurdités. Et en ce moment on est servi.
Cela manipule dans tous les coins, et comme tous les bons manipulateurs, nous public innocent, on ne voit rien, même si l'on sait qu'il y a un truc.
Le pire? peut être les conséquences.
Rendez vous dans 40 ans quand les historiens essayerons de démonter le mécanisme. Qui sera intéressé? PERSONNE
Rendez vous dans 40 ans quand les historiens essayerons de démonter le mécanisme. Qui sera intéressé? PERSONNE
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Oui...tous atomisé!!!!
Ne sois pas défaitiste. Allez, tout va bien se passer.
Ils ont gardé la raison principale, celle de vouloir la guerre.
On trouvera toujours un bon prétexte, il suffit de toutes façons que le crétin-de-l'euphrate en place à Téhéran se laisse aller dans un micro.
c'est vraiment Ruedesnaïfs ici.
Pourquoi,les nations ont eu jusqu'à présent besoin d'une raison pour faire la guerre?
http://info-espress.over-blog.com/
les frappes sur l'Iran seront reportées sur la responsabilité du prochain(e) président(e). W Bush decouvre tardivement la vieille technique de la défausse, car qui croirait sans rire que la NIE publie un rapport pareil sans l'aval de la Maison Blanche. La démographie iranienne est au plus bas, leur réserve d'hydrocarbure se délite, leur infrastucture pétrolière vieillie est insuffisante pour l'exploitation et la recherche de nouveau gisement. Le Shiisme dévitalise ce grand pays. L'Iran sans la bombe disparaitrait en attendant le Mahdi... Leur rêve de refonder l'ancienne splendeur Perse s'évanouit... L'Iran n'abandonnera jamais l'idée de posseder la bombe, c'est une question de survie. Comment un peuple pourait-il accepter de disparaitre? Rendez vous est pris pour 2010-2015, "voire plus tard" (sic!)
V comme Vendetta
S'il y avait eu la moindre possibilité que George W. Bush bombarde un jour l'Iran, le risque est désormais tombé quasiment à zéro.
alors la j'y crois pas un instant la guerre debutera avant la finde l'annee vous verrez : israel attaquera eux si les usa n'y vont pas ils seront derreire vous inquietez pas la gb rt la france aussi !
Ce qui semble aller dans votre sens, c'est que vu les organisations qui présentent ce rapport commun, il semble peu probable qu'une éventuelle provocation de l'iran de type attentat contre les intérêts américains à l'étranger ou aux US, ait lieu dans un avenir proche. Et donc, pas de bonne raison d'attaquer. Pour les traqueurs de complotistes habituels, qu'ils se renseigne sur l'incident du tonkin ( http://www.gwu.edu/%7Ensarchiv/NSAEBB/NSAEBB132/tapes.htm )ou, mieux encore, qu'ils visitent donc le site du sénat américain :
http://www.senate.gov/~foreign/testimony/2007/BrzezinskiTestimony070201....
Le jours ou l'Iran posséde cette arme nucléaire, Israël sera disparaitra de la carte, donc mauvais plan économique pour les US.
Et sans les fautes d'orthographe, de syntaxe et de grammaire ?!
Heureusement que vous n'êtes pas en possession du bouton nucléaire car, au vu de votre pulsion de frappe irréfléchie sur les touches de votre clavier azertyuiopique, nous courrions grand risque de voir disparaître la vie sur Terre.