
Voilà plus de cinq mois que le gouvernement belge démissionnaire de Guy Verhofstadt se contente d'expédier les affaires courantes. Les élections législatives du 10 juin ont consacré le succès du parti chrétien-démocrate flamand (CD&V) d'Yves Leterme et de son allié nationaliste flamand, la NVA, partisans pour la Flandre d'une autonomie aussi large que possible. Depuis lors, la Belgique est en attente d'un gouvernement de coalition qui réunirait les chrétiens-démocrates et libéraux francophones et flamands.
Le conflit dépasse le cadre politicien. Il met en jeu la pérennité de la Belgique, minée par le différend linguistique entre néerlandophones (Flamands) et francophones (Wallons et Bruxellois). Les premiers reprochent aux seconds de ne pas faire d'effort pour apprendre le flamand et craignent que celui-ci ne soit pas marginalisé.
Une lente dislocation
La paralysie de l'État fédéral contribue à renforcer les prérogatives déjà très étendues des régions.
Les séparatistes, très nombreux du côté flamand, s'accommodent de cette situation qui mène tout droit à l'éclatement de la Belgique en deux entités indépendantes, la Flandre et la Wallonie. Deux ou trois obstacles freinent cette évolution: le roi, dernier symbole d'unité nationale, la dette publique et surtout le statut de Bruxelles.
La capitale abrite les principales institutions de l'Union européenne et l'OTAN. Elle est majoritairement francophone mais enclavée en Flandre! Sans surprise, c'est là que l'on semble le plus attaché à l'unité nationale. Il n'est que de voir les drapeaux tricolores accrochés aux fenêtres pour s'en convaincre.
Les séparatistes mettent en avant l'exemple de la Tchécoslovaquie qui, le 1er janvier 1993, s'est disloquée de façon civile, sans coup de feu ni éclat de voix, sans même un référendum, en deux États, la république tchèque et la Slovaquie. Ils y voient un exemple à suivre et font remarquer que les conflits entre Flamands et Wallons n'ont - pour l'instant - causé aucun mort.
La Tchécoslovaquie, comme son nom l'indique, est une création artificielle de la Grande Guerre de 14-18, qui a rapproché l'ancien et prestigieux royaume de Bohème, élément central du Saint Empire romain germanique, de la pauvre Slovaquie, région des Carpathes, à la périphérie du royaume de Hongrie. Bien que proches par la langue, ces deux entités se sont tourné le dos pendant près de mille ans, y compris sous le régime de l'Autriche-Hongrie. Leur «divorce de velours» était donc inéluctable.
Rien de tel avec les Flamands et les Wallons. Bien que de langues différentes (comme les Canadiens, les Suisses, les Indiens et bien d'autres peuples de par le monde), ils partagent le même destin depuis le haut Moyen Âge. Ils ont brillé ensemble dans le commerce, l'industrie et les arts. Ils ont combattu ensemble les Capétiens puis les Habsbourg d'Autriche.
Les conséquences d'un divorce
Même si une majorité de Belges s'opposent encore à la séparation des deux régions, celle-ci apparaît de plus en plus probable sous la pression de minorités déterminées (l'indépendance des États-Unis, le renversement de la monarchie française en 1792 et la révolution bolchevique de 1917 furent aussi le fait de minorités déterminées!).
Cette séparation aboutirait à la création d'un État flamand, très riche... et très industriel. Autour du port d'Anvers, sur une superficie équivalente à deux départements français, il abriterait six millions d'habitants, soit la plus forte densité de l'Union européenne à part Malte !
La Wallonie (3 millions d'habitants) et Bruxelles (1 million d'habitants) auraient le choix soit de se transformer en un autre État indépendant et, pourquoi pas ? un district européen dans le style de Washington DC, soit de se rattacher à la France. Un mouvement «rattachiste» plaide dans ce sens.
Il n'est pas sûr que les Wallons et même les Flamands y trouvent leur compte.
Partie intégrante de l'Union européenne, pour le meilleur et pour le pire, les Flamands devront continuer de faire acte de solidarité avec les membres les plus pauvres, y compris la Wallonie... L'entrée de la Turquie sous-développée, que nous promettent nos éminents dirigeants, leur fera paraître légère l'aide qu'ils accordent aujourd'hui à leurs concitoyens francophones.
Du fait de leur démographie - 2% de la population de l'Union européenne -, les Flamands ne pèseront plus d'aucun poids dans les décisions de la Commission européenne... Ils se consoleront avec leurs propres ambassades et leur drapeau devant le siège de l'ONU !
L'effet domino
L'affaire ne se limite pas à la Belgique. Une dislocation de celle-ci relancerait les velléités indépendantistes d'autres régions européennes pour les mêmes raisons : nationalisme exacerbé et refus de solidarité avec les concitoyens plus pauvres.
Par un effet domino, dans les deux ans qui suivraient la naissance d'une Flandre indépendante, on verrait sans doute surgir une Catalogne indépendante puis, peu après, un Pays basque et une Écosse indépendants. Ces trois régions sont, après la Flandre, les plus engagées dans la voie de l'autonomie et de l'indépendance.
La dislocation des États historiques qui ont fait l'Europe s'arrêterait-elle là ? Pas sûr. En Italie comme en France, les mouvements régionalistes seraient encouragés à pousser les feux. Au final, c'est toute l'Europe qui se disloquerait et perdrait ses fondements : la paix et la solidarité.
Les indépendances nouvelles consacreraient la victoire du communautarisme et l'échec de la tentative amorcée il y a un demi-siècle de faire vivre ensemble des peuples de langues et de cultures différentes. Mauvais présage...
Comme l'écrit l'éditorialiste de La Croix, Guillaume Goubert (21 septembre 2007):
"Pour la Belgique comme pour l'Europe, la question, au fond, se résume ainsi : sommes-nous capables de vivre et de travailler ensemble avec nos différences? Sommes-nous capables de reconnaître ce qui nous unit comme plus important que ce qui nous sépare? Si Flamands et Wallons -qui partagent beaucoup- n'y parviennent pas, on ne pourra pas être optimiste pour l'avenir de l'Europe"
, .
Dans le même sens, Le Monde (11-12 novembre 2007) écrit :
«Obnubilée par ses aspirations régionalistes, la Flandre n'a pas voulu prendre en compte le symbole que représente la Belgique : carrefour des langues et des cultures, le pays a longtemps fait figure de véritable laboratoire pour l'Union européenne et les valeurs qu'elle promeut».
Ajoutons que la Belgique a été, avec Paul-Henri Spaak, pionnière de la construction européenne et du traité de Rome dans les années 1950.
Intervenir? Laisser faire?
Autant dire que la situation politique de la Belgique concerne tous les Européens et en premier lieu les chefs d'État et de gouvernement qui siègent au Conseil de l'Union. Il appartient à ceux-ci de soutenir les modérés dans la recherche d'un compromis et d'avertir les ultras qu'ils mettront tout en oeuvre contre le cancer du nationalisme et du communautarisme.
On entend d'ici les objections des tartuffes : l'Europe ne doit pas intervenir dans les affaires intérieures des États membres ; elle doit respecter le suffrage universel!
Quand, en 2000, le populiste Jörg Haider est entré dans le gouvernement autrichien, Vienne a été mise au ban de l'Union européenne et menacée de sanctions diverses.
Plus près de nous, les Français et les Néerlandais, consultés par référendum, ont rejeté à une écrasante majorité le traité constitutionnel européen. C'était au printemps 2005. Deux ans après, le même traité ressurgit sous l'appellation de «traité modificatif», avec les mêmes composantes à l'exclusion de quelques incongruités (références au drapeau, à l'hymne, à la devise et aux valeurs de l'Europe!). Cette fois, plus question de référendum (sauf en Irlande). Les dirigeants européens, dans leur infinie sagesse, se satisfont d'une ratification par la voie parlementaire.
Ces exemples montrent que les dirigeants européens n'hésitent pas à intervenir dans les affaires intérieures des États membres et savent, quand l'enjeu en vaut la peine, contourner le suffrage universel.
Le sort de la Belgique en vaut-il la peine? À en juger par le silence assourdissant des instances européennes, on est en droit de croire que non.
ll est vrai que le séparatisme flamand ne met pas en cause la seule chose qui semble compter aux yeux de nos dirigeants, héritiers indignes de Jean Monnet et Paul-Henri Spaak : la libre circulation des capitaux et des marchandises et la "concurrence libre et non faussée". Que pèsent à côté de ces valeurs-là l'héritage de Charles Quint, Rubens, Memling, Thyl l'Espiègle et Hergé?
► Lire aussi: La pomme de discorde de la Belgique

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C'est très difficile votre problème vu de France, bien sûr tous les Français connaissent et aiment la Belgique et les Belges en particulier les wallons qui nous sont si proches.
Mais nous sommes tétanisés devant votre problème qu'à vrai dire nous ne comprenons pas bien.
Nous ne sommes pas les seuls, toute l'Europe n'ose pas dire quoique ce soit de peur de faire des dégats irréparables.
Ecoutez de toute façon la France ne vous laissera pas tomber, mais je ne vois vraiment pas ce que nous pourrions faire ou dire qui ne soit interprété comme une ingérence inacceptable dans vos affaires intérieures.
Vous ne comprenez pas bien?? voilà bien une réaction de fraçais jacobin! vous ne savez pas comment vous avez traité vos minorités?? comment vous les traitez aujourd'hui??voyagez un peu, monsieur!
Je suis effectivement un Républicain...
4H29?? vous dormez mal?? ce sont les crimes de votre soi disant république qui vous empêchent de dormir??
Oh 10h54 ! C'est quoi ton pb ? t'as les coucougnettes à l'envers ?
va y touch pas mes coucougnette
CET article argumenté est intéressant voire émouvant. Est-ce donc sous le coup de l'émotion que vous vous arrogez le droit de parler au nom de la France "… la France ne vous laissera pas tomber…" ; ou votre anonymat cache-t-il la plume du Président de la République ?
ET que veut dire "On ne vous laissera pas tomber" ? Seriez-vous tenté Monsieur le Président par une annexion ?
Un simple raisonnement: les wallons feront ce qu'ils veulent en cas de partition, s'ils veulent demeurer indépendants, ce sera leur affaire, s'ils veulent être rattachés à la France ils seront les bienvenus...après tout ils ont été longtemps des départements Français.
Les bienvenus? Pas si sûr! Annexer à la France une région wallone appauvrie par le déclin de ses industries traditionnelles (mines, sidérurgie) et qui a raté sa reconversion tout comme la Lorraine voisine, alourdie du poids de sa part de la dette d'un Etat belge défunt, ce serait loin d'être un cadeau !
A ce compte là, au sens strict du terme, il faut se débarrasser, de la Corse, des Antilles, de la Réunion, bref de tout ce qui de près ou de loin ressemble à une ile...
Ëtre Français ce n'est pas une question d'argent mais d'appartenance à la République.
Cette approche comptable est celle des fascistes de la Ligue Lombarde, des nationalistes Basques, Catalans et ...des Flamands!!!
Bien dit, Duconneau Labretelle! Annexons le Burkina Faso et vite!
Avec en plus un paquet cadeau d'un demi-million d'immigrés maghrébins pour arranger la situation chez nous...
Les flamands - gauche et droite -ne veulent plus des immigrés extra-européens. C'est le mobile principal
de la sécession.
Un frontalier.
Totalement d'accord avec vous. L'emploi du "nous" est stupéfiant. Quelle est la délégation de cet anonyme. Un grand moment d’arrogance et de prétention.
Cela dit l’article est très intéressant, mais il ne laisse pas de place à l’optimisme, sauf à singer le grand Charles par un... Vive la Belgique libre !
Déjà un pays en partition. Je parie que d'autres suivre. Et je parie sur des conflits entre pays européens d'ici quelques années. C trop lourd.
On dirait que la commission européenne fait un test pour voir comment fonctionne un gouvernement sans sans gouvernement.
Qui me fera croire que cette séparation n'a pas été manipulée, exagérée, poussée à bout? En tous cas rien n'a été fait, ou très peu, pour éviter d'aller si loin.
Trop drôle que cela se passe en terre fondatrice d'Europe.
Ce crypto fasciste...!
Comment peut-on comprendre une telle situation ? La construction européenne est une poupée russe. On dévisse la partie externe, on tombe sur une plus petite, etc. Ou un oignon qu’on épluche. Ou une fusée à plusieurs étages. Ou un iceberg dont la seule différence avec les vrais icebergs est que sous la surface deux blocs partent chacun de leur côté (si ce n’est plus). Il est à peu près aussi difficile d’expliquer la logique européenne que de faire comprendre aux soviétiques de base la signature, à l’époque, du pacte Germano- Soviétique, tant ce que l’on demande à l’Europe est contradictoire avec tout ce que nous avons appris sur la notion d’Etat, de citoyenneté, de modernité. Les instances européennes comptent une importante proportion de représentants basques, catalans, flamands (on y est), frioul*- vénitien qui, en lien avec l’Allemagne, au sein de l’Assemblée des Régions d’Europe (crée par Kohl dans le Traité de Maastricht) excitent l’ardeur identitaire.
Soutenant l’autonomie politique des REGIONS et des groupes ethniques désignés sous le terme de « peuple » cet activisme politique (politicien) donne des idées et des rêves à tous les FEODAUX (rappelons nous Frêche et la Septimanie) qui cherchent à échapper aux pouvoirs de l’état national. Le pays basque espagnol est de la partie, au cœur d’une longue liste de futures « régions états identitaires » européennes. Définition allemande de « l’identitaire » au 19eme : « il faut dégager le substrat ethnique de sa gangue étatique avant de procéder à de nouvelles combinaisons ».
Les conséquences : il va falloir obéir à deux instances dirigeantes (région/état). Il sera forcément plus facile d’obéir à la région tant elle devient un pivot politique de l’Europe et qu’il vaut mieux s’adresser à l’Europe car elle est pourvoyeuse d’argent de part ses fonds structurels.
Se dévoile sous nos yeux une atomisation identitaire des Etats constituants, au travers de revendications concernant les langues (breton, catalan, basque etc.), les minorités sexuelles, les religions (voir l’activisme fou de Alliot Marie en ce moment). Voir la reconnaissance des communautés musulmanes etc. sous le précédent gouvernement.
Les mesures de décentralisation/régionalisation du gouvernement Raffarin sont les conséquences des desideratas européens et d’une besogne de lente, à petits pas, destruction du tissu national. Et voilà, nous y sommes, la Belgique n’est plus une nation. Et l’Europe ne bouge pas. Peut-être est-ce plus facile à comprendre ainsi. De fait, l’intérêt de l’Europe est de diviser pour mieux régner. Berlin y trouve son intérêt même si l’Allemagne risque de devenir l’arroseur arrosé avec les revendications des minorités turques (légitimes grâce à la Charte des Droits Fondamentaux et la Constitution européenne art I.2, I.3 , I.82 qui reconnaissant le phénomène identitaire sous toutes ses formes.
Le gain ECONOMIQUE, FINANCIER pour le libre-échange globalisé importé par les anglo-saxons est majeur. Ce libre-échange a plus de moyens d’être généralisé si l’Europe est découpée en petites entités ethniques installées sur des petites surfaces de territoires plutôt que structurée en Etats- Nation, plus forts car implantés depuis des siècles.
Par ailleurs, à titre d’exemple, par le moyen de programmes de « Lutte contre les discriminations » l’Union subventionne des organisations communautaires. L’association de lobbying de cadres homosexuels l’Autre Cercle a reçu une subvention de 400 000 euros. Toute communauté ethnique, religieuse, sexuelle bénéficie des largesses de Bruxelles.
*Frioul (Friuli en italien, Friûl en frioulan) est une région historique et géographique qui correspond aux provinces actuelles d'Udine et de Pordenone et en partie aux provinces de Gorizia et Venise. La capitale historique du Frioul est Udine, ville qui fut déjà siège du Patriarcat d'Aquileia. Les principaux centres, à part Udine sont Pordenone (chef-lieu de province), Codroipo, Cervignano del Friuli, Gorizia (chef-lieu de province), Cividale del Friuli, Latisana, Tolmezzo et Sacile. Le Frioul est également une île (L'île du Frioul) située à quelques kilomètres de Marseille, après le château d'If.
Comment peut-on comprendre une telle situation ? La construction européenne est une poupée russe. On dévisse la partie externe, on tombe sur une plus petite, etc. Ou un oignon qu’on épluche. Ou une fusée à plusieurs étages. Ou un iceberg dont la seule différence avec les vrais icebergs est que sous la surface deux blocs partent chacun de leur côté (si ce n’est plus). Il est à peu près aussi difficile d’expliquer la logique européenne que de faire comprendre aux soviétiques de base la signature, à l’époque, du pacte Germano- Soviétique, tant ce que l’on demande à l’Europe est contradictoire avec tout ce que nous avons appris sur la notion d’Etat, de citoyenneté, de modernité. Les instances européennes comptent une importante proportion de représentants basques, catalans, flamands (on y est), frioul*- vénitien qui, en lien avec l’Allemagne, au sein de l’Assemblée des Régions d’Europe (crée par Kohl dans le Traité de Maastricht) excitent l’ardeur identitaire.
Soutenant l’autonomie politique des REGIONS et des groupes ethniques désignés sous le terme de « peuple » cet activisme politique (politicien) donne des idées et des rêves à tous les féodaux (rappelons nous Frêche et la Septimanie) qui cherchent à échapper aux pouvoirs de l’état national. Le pays basque espagnol est de la partie, au cœur d’une longue liste de futures « régions états identitaires » européennes. Définition allemande de « l’identitaire » au 19eme : « il faut dégager le substrat ethnique de sa gangue étatique avant de procéder à de nouvelles combinaisons ».
Les conséquences : il va falloir obéir à deux instances dirigeantes (région/état). Il sera forcément plus facile d’obéir à la région tant elle devient un pivot politique de l’Europe et qu’il vaut mieux s’adresser à l’Europe car elle est pourvoyeuse d’argent de part ses fonds structurels.
Se dévoile sous nos yeux une atomisation identitaire des Etats constituants, au travers de revendications concernant les langues (breton, catalan, basque etc.), les minorités sexuelles, les religions (voir l’activisme fou de Alliot Marie en ce moment). Voir la reconnaissance des communautés musulmanes etc. sous le précédent gouvernement.
Les mesures de décentralisation/régionalisation du gouvernement Raffarin sont les conséquences des desideratas européens et d’une besogne de lente, à petits pas, destruction du tissu national. Et voilà, nous y sommes, la Belgique n’est plus une nation. Et l’Europe ne bouge pas. Peut-être est-ce plus facile à comprendre ainsi. De fait, l’intérêt de l’Europe est de diviser pour mieux régner. Berlin y trouve son intérêt même si l’Allemagne risque de devenir l’arroseur arrosé avec les revendications des minorités turques (légitimes grâce à la Charte des Droits Fondamentaux et la Constitution européenne art I.2, I.3 , I.82 qui reconnaissant le phénomène identitaire sous toutes ses formes.
Le gain ECONOMIQUE, FINANCIER pour le libre-échange globalisé importé par les anglo-saxons est majeur. Ce libre-échange a plus de moyens d’être généralisé si l’Europe est découpée en petites entités ethniques installées sur des petites surfaces de territoires plutôt que structurée en Etats- Nation, plus forts car implantés depuis des siècles.
Par ailleurs, à titre d’exemple, par le moyen de programmes de « Lutte contre les discriminations » l’Union subventionne des organisations communautaires. L’association de lobbying de cadres homosexuels l’Autre Cercle a reçu une subvention de 400 000 euros. Toute communauté ethnique, religieuse, sexuelle bénéficie des largesses de Bruxelles.
*Frioul (Friuli en italien, Friûl en frioulan) est une région historique et géographique qui correspond aux provinces actuelles d'Udine et de Pordenone et en partie aux provinces de Gorizia et Venise. La capitale historique du Frioul est Udine, ville qui fut déjà siège du Patriarcat d'Aquileia. Les principaux centres, à part Udine sont Pordenone (chef-lieu de province), Codroipo, Cervignano del Friuli, Gorizia (chef-lieu de province), Cividale del Friuli, Latisana, Tolmezzo et Sacile. Le Frioul est également une île (L'île du Frioul) située à quelques kilomètres de Marseille, après le château d'If.
J'aime beaucoup la Belgique. Les Wallons paient leur attitude longtemps méprisante à l'égard de la Flandre et de nos amis Flamands, dont nous, les Bretons, nous sentons souvent plus proches que des wallons.
On peut se réjouir peut être de la dislocation probable de la Belgique. L'Etat gaulois se montrera plus disposé à nous accorder un minimum d'autonomie.
Il est temps.
\\\"nos amis Flamands, dont nous, les Bretons, nous sentons souvent plus proches\\\"
Parlez pour vous, je ne me sens rien en commun avec ces régionalistes belliqueux et xénophobes.
"régionalistes belliqueux et xénophobes"
Xénophobe vous-même.
Ben dis donc, le Breton, faudrait sortir de ta Bretagne! Tu ne sais pas qui sont les Flamands, ah ah.
Je commence à me poser des questions sur les Bretons et leur ignorance crasse, moi. Doux rêveur ou nostalgique du pire?
Un nostalgique du "Breiz Atao"...
Mais si je les connais bien! j'en ai eu des dizaines dans mon entreprise et ce ne sons pas tous oins de là des régionalistes belliqueux.quant à l'ignorance crasse des Bretons comme vous dites, j'apprécie peu le terme. Les Bretons connaissent bien le monde et votre mépris imbécile est bien la manifestation de votre prétention de soi disant francais, stupide et dominateur. On verra bien.
Mon Dieu quel crétin ce type qui insulte les Bretons! on a voyagé plus que lui (en ce qui me concerne dans plus de 80 pays). Je connais aussi les flamands, grands exportateurs et voyageurs aussi,et leur exemple me réconforte sur le futur de notre inéluctable autonomie.
Comment un tel primate a-t-il accès à un ordinateur? on se demande! les insultes aux Bretons ne sont pas acceptées Monsieur l'anonyme.il est lâche en plus.
d'un point de vue historique, il me semble que la Bretagne a toujours été partie intégrante de la "gaule". C'était la Narbonaise (le sud-est actuel de la france) qui n'en faisait pas partie.
Et puis, c'est comme pour la Corse, d'un point de vue purement économique aucune de ces deux régions ne peut survivre séparées de la France.
Et puis je trouve le régionalisme extrémiste plus dangereux encore que le nationalisme. (et pourtant, moi aussi je "suis" bretonne)
Mais c'est quand même Doumé le Corse qui t'a accueillie à la descente du train gare Saint-Lazare avec tes sabots et ton panier d'osier...
Vous en appelez à l' Europe . Mais n'est elle pas un peu responsable , avec son grand marché etc etc de cette Europe des Regions que vous voyez poindre et que vous redoutez ( a juste titre)..
Il s' agit d' une question .
Cordialement
Mais la Belgique est le reflet de l'Europe : une construction artificielle. Il faut quand même bien être fanatique pour croire que l' Union faite d'inégalités que l'on nous impose va tenir. Je n'ai qu'une hâte qu'on foute en l'air tout ça !
Construction artificielle, comme vous y allez. Construction artificielle. Mais tout ce que fait ou ont fait les hommes est artificiel par définition.
Tous les pays sont des réalisations artificielles et il existe toujours des forces explosives ou implosives un peu partout.
Vouloir que l'Europe soit solide n'est pas faire preuve de fanatisme. Il y a du courage, de la volonté et une part d'inconscience. Mais l'inconscience est quand même plutôt du côté des apprentis sorciers, de ceux qui oublient les coups de fouet de l'histoire, de ceux qui exultent dans les replis communautaires.
Foutre tout ça en l'air … Manquerait plus que ça !
Arriver à justifier comme de la sagesse le dénie de démocratie que constitue ce nouveau référendum,par le sauvetage de l'état belge.Crois tu que l'Europe sorte grandie de ce voie de fait ,le jour du vote elle perdra toute légitimité.
Enfin , on Y vient . Depuis des années je répète autour de moi que l'Europe NE PEUT PAS VOIR LE JOUR QUE PAR DES TRAITES. Je le répète encore une fois, depuis plus de vingt siècles des embryons d'Europe ont existé, par la force des armes, mais n'ont jamais été viables. L'Europe peut et doit exister, mais AVEC LE TEMPS. RIEN ne doit être imposé aux citoyens Européens, ils doivent s'unir d'eux même, sans contraintes. LE maxi mini traité, dit de Lisbonne doit être avalisé par référendum, il devrait, pour être viable être accepté par 2 européens sur trois. A défaut , il ne sera JAMAIS VIABLE et amènera une situation telle que l'on a connue en Yougoslavie, ou en Tchécoslovaquie et actuellement en Belgique.
Et si les Picards et les Wallons faisaient sessesion pour en revenir a la situation du XV ème siècle ? On pourrait créer L'OLP (Organisation pour la Libération de la Picardie) . Pas beau le Progrès ??
il n'y a rien d'antieuropéen dans l'Europe des régions. Historiquement l'Europe a été romaine, carolingienne et c'est seulement après qu'elle a disparu pour laisser place à des nations souvent en conflit. L'Europe actuelle est socio-économique, transfrontalière et dans la redistribution des souverainetés, on peut très bien imaginer de déshabiller les pouvoirs nationaux au bénéfice des régions et d'un état fédéral. Les Allemands, les Espagnols, les Britanniques ont déjà cette démarche, les Italiens y tendent, l'Etat central français devra y passer...
l'Europe des régions, c'est aussi la proximité: les Picards auront des relations plus naturelles et faciles avec les Wallons qu'avec les Languedociens
Avec le confédéralisme, très largement souhaité par les flamands, la question qui se pose aux Wallons et Bruxellois est de savoir s'ils veulent leur quasi-indépendance. Or cet Etat non seulement ne serait pas viable économiquement et politiquement (corruption) mais prolongerait le manque de vision, de volonté et de stratégie des dirigeants politiques francophones. La réunion à la France serait la meilleure solution pour les francophones et un plus pour la France.
Alors la fin de la Belgique un piège pour l'Europe ?
Pour l'Europe du Marché peut-être, pour l'Europe du respect des peuples, sûrement pas.
Confédéralisme? D'où tenez vous cela?
"État" politiquement corrompu, vous généralisez un peu trop rapidement à mon gout, bien sur vous répétez certainement ce que vous avez entendu dans vos médias de l'autre côté de la frontière, mais sachez que tous les dirigeants francophones ne sont pas corrompus, s'il fallait croire des raccourcis pareil, on pourrait en dire de même des français n'est ce pas, où une tête "tombe" après l'autre dans les bras de la justice, et pas des moindres, sans vouloir citer de nom! Bref c'est une discussion dans le vide.
Ensuite, c'est une opinion que de dire "La réunion à la France serait la meilleure solution pour les francophones et un plus pour la France." S'en est une autre de dire que les wallons ne sont pas majoritairement pour cette solution que du contraire, nous ne partageons pas le caractère des français, nous sommes belges! Encore aurais-je envie de dire que nous sommes européens, et que chaque européens, plus que de continuer ce genre de velléités séparatistes ou rattachistes devrait avant tout se demander s'il ne se prend pas un peu trop pour le nombril du monde, et qu'il existe autre chose, et d'autre gens autour de lui.
j'approuve la conclusion de l'article
la paix et les belles valeurs qu'on nous assène à longueur de temps comme justification de l'Europe sont devenues des coquilles vides
L'Europe aurait pu être le plus ambitieux et le plus merveilleux projet de l'humanité: dépasser ses divisions.
Mais aujourd'hui, il n'y a plus guère de doute: seuls comptent la libre circulation des capitaux et le contexte le plus propice au maintien des inégalités
Loin de supporter la situation actuelle et les animosités qui animent notre monde politique, je ne peux que déplorer une analyse de la situation belge opérée de l'extérieur. Vous le reconnaissez, la situation belge est très complexe, son analyse demande donc une recherche bien plus approfondie que celle opérée dans le présent article, et une consultation de tous les acteurs impliqués. Je n'ai pas l'habitude de commenter des articles de la sorte, mais je suis las de voir tout et n'importe quoi! L'utilisation de mots extrêmes me semble abusive: une Flandre très riche, tout est relatif, tandis que la Wallonie redresse progressivement la barre. Je souhaiterais aussi insister sur le fait que le monde politique est largement à la source de la situation actuelle, souvent relayée par les médias, dont certains qui ont l'art de déformer les choses de manière assez spectaculaire. Ensuite, le supposé "effet domino" quelque peu exagéré d'une éventuelle séparation de la Belgique (que j'estime peu probable) n'aurait que peu d'effet sur les séparatismes d'autres pays européens tel que l'auteur alarmiste semble l'affirmer...en tout cas pour le moment ça ne fait pas bouger grand monde.
Ce n'est pas la paralysie de l'État fédéral qui contribue à renforcer les prérogatives déjà très étendues des régions...ce sont les revendications des nationalistes flamands, qui "en échange" d'autres points revendiquent plus de pouvoirs pour les régions, c'est là la base de leur programme!
C'est très gentil de la part de français de dire qu'ils ne laisseront pas tomber les wallons...mais avez-vous déjà fait le calcul du nombre d'entre eux qui souhaiteraient réellement se voir rattachés à la France? Ils ne sont pas très nombreux, j'ai même l'impression que les belges entre eux (flamands et wallons confondus) ont plus en commun entre eux. Le fait de côtoyer des flamands à longueur de journée me conforte dans l'idée qu'entre les gens, tout se passe bien.
Bref je ne vais pas reprendre chaque phrase mais il serait bon de revoir vos sources ou de faire relire vos articles par un belge.
Bien à vous.
Je rectifie ce qui m'apparaît comme une erreur : à l'époque romaine, la Narbonnaise (correspondant, en gros, au Languedoc-Roussillon et à la Provence-Côte d'Azur actuels, auxquels s'ajoutent les vallées du Rhône et de l'Isère) fait bien partie de la Gaule transalpine (la Gaule cisalpine étant la plaine du Pô) ; simplement, elle est romaine depuis 121 avant Jésus Christ, tandis que la conquête du reste de la Gaule date de la guerre de César (59-51). Notre correspondant réduit, semble-t-il, la Gaule au seul diocèse des Gaules, qui s'oppose au diocèse de Viennoise, lequel comprend cependant aussi les deux Aquitaines (provinces dont les métropoles sont Bourges et Bordeaux), ainsi que la Novempopulanie (comprise entre la Garonne et les Pyrénées, c'est-à-dire l'ancienne Aquitaine de César).