Après s'en être pris à la filière ES "en manque de débouchés", le ministre parle désormais "d'un seul bac avec des options".

Il voulait déjà la fin du collège unique. Xavier Darcos va-t-il aller jusqu'à la suppression des filières au bac? Après avoir étrillé à plusieurs reprises le bac ES, le ministre de l’Education nationale a annoncé jeudi, sur RMC Info, son intention de "rééquilibrer les filières". Avec en ligne de mire un scénario qui fait son chemin: "Un tronc commun et des options".
En début de semaine, Xavier Darcos avait déjà annoncé qu'il repenserait le bac "à partir de 2008". Mardi, Roland Hubert, secrétaire général du Snes, était reçu au ministère. Il se dit aujourd’hui "très étonné" du changement de ton et de cadence de Xavier Darcos:
"A la question de savoir si l’organisation du bac était remise en question, il a répondu il y a deux jours qu’il ne prendrait aucune décision engageante avant l’année prochaine. S’il s’agit de se mettre autour de la table pour réfléchir à la meilleure façon de démocratiser l’accès au bac, pourquoi pas: c’est ce qu’on réclame depuis longtemps. Mais si le but est d’uniformiser en faisant faire les mêmes maths, le même français ou les mêmes langues à tous, on ne va pas dans le sens du progrès!"
Quand le ministre invite à réfléchir à une "filière commune, avec un seul bac et des options", il envisage en fait un tronc commun qui perdurerait jusqu’à la terminale. Pour l’heure, c’est le cas seulement jusqu’en seconde.
"Poser la question du tronc commun est dangereux, par exemple pour les matières scientifiques, dénonce encore le Snes. Il est certain que cela permettrait des économies formidables… mais à quel prix? Si l’on mélange bons et mauvais élèves en maths, comment peut-on espérer améliorer le niveau, qui pose déjà des problèmes? Il faut savoir ce que l’on veut."
Dans l’immédiat, c’est surtout la filière économique et sociale qui pâtit des saillies ministérielles. Depuis la fin août, Xavier Darcos a en effet remis plusieurs fois en cause le bac ES... quitte à en faire un nouveau "bac G" à la Sardou, déplorent les enseignants en sciences économiques et sociales.
Le ministre de l’Education nationale a commencé à se mettre à dos les profs de la série ES en mettant en exergue que "beaucoup d’élèves occupent ensuite de grands amphis mais se retrouvent avec des diplômes de droit, psychologie, sociologie… sans toujours un emploi à la clé." En début de semaine, Xavier Darcos a rouvert le feu en ravivant la polémique, arguant du "manque de débouchés" de la filière. Ce jeudi, il a enfoncé le clou en parlant de "taux d’échec qui ne sont pas négligeables" et d'une "perte d’identité".
En juin, un candidat au bac sur trois était issu de la filière sciences économiques et sociales. Le ministre appuie notamment son réquisitoire sur "le faible nombre d'élèves de ES en classe préparatoire". Snobisme? L’argument a en tous cas fait bondir l’Association des professeurs de sciences économiques et sociales (Apses) pour qui c'est d’abord le fruit d’un "décalage structurel".
Sylvain David, le président de l’Apses, rappelle que les "attaques" contre le bac ES sont "régulières". "Un conseiller de Claude Allègre l’avait carrément qualifié 'd’erreur génétique'":
Sylvain David rétorque que "trois élèves sur quatre issus de cette filière (et qui choisissent l’université) réussissent leur licence sans redoubler", et notamment en droit "un secteur qui ne manque pas de débouchés":
Les professeurs de sciences économiques et sociales seront reçus le 1er octobre au ministère. Mais les syndicats annoncent dores et déjà qu’ils rebondiront si Xavier Darcos accélère le calendrier et remet dès à présent en cause les filières au bac.

Commentez les articles de Rue89 en vidéo avec votre webcam.





En notant les commentaires pour leur pertinence, vous en facilitez la lecture. Les moins bien notés se replient d'eux-même mais peuvent s'ouvrir d'un clic. Pour pouvoir commenter et noter, merci de vous inscrire. Les commentaires sont fermés après sept jours. Pour en savoir plus, lire la charte des commentaires.
C'est sur que ce ne sont pas les S qui peuvent remettre en question une politique économique ou sociale. Personne ne leur donne les clés pour le faire, au lycée du moins.
J'ai 3 frères et soeurs, et nous avons tous passé le bac S (C à lépoque), tous devenus ingénieurs comme nos parents, tous avec un emploi et un revenu plus que correct sans être mirobolant.
Le problème? nous sommes tous des robots ( moi, je m'éveille doucement à la vie!), avec quasiment aucune culture générale, aucune conscience politique, aucun ami...
Je ne corrèle pas cela à 100% à la section du Bac, mais il est évident que notre éducation a manqué de notions économiques, sociales, artistiques...et notre vie s'en ressent.
Donc oui à plus d'enseignements communs à tous, mais non à la suppression des filières: nos esprits sont fichus différement, certains plus analytiques, d'autres plus sensitifs etc...
t'es débile mon pauvre (t'es bien un ventard comme la plupart des S)
Sincérement, n'y a-t-il pas des réformes qui sont beaucoup plus importante sur l'éducation?
Le BAC n'a rien a voir dans les problémes d'éducations, le changement du BAC c'est une réforme MARKETING...
Le vrai probléme c'est l'échec scolaire précausse et l'Université. Cette derniére doit fournir une vraie qualifications sur toutes les filiaire...
Savez-vous que 50% des étudiants Français sont dans le niveau de la meuilleure éducation, alors que 15% sont dans le niveau de la plus basse? Donc occupons nous de ce qui ne marche pas svp!
http://notregeneration.com
félicitations... que répondre d'autre ? Certains jeunes doués dans toutes les matières font quand même le choix (curieux appremment, en lisant votre message)de faire L. Mais pourquoi cela ? Le mond entier se le demande quand ils le décident, c'est vraiment inutile, tu deviendras prof (beurk), et si jamais tu voulais être docteur tout à coup? Tu ne pourras pas. Je crois encore, que dans notre société où il faut avoir sa petite maison avec gazon, sa voiture, sa part de cerveau disponible, c'est encore agréable qu'un jeune fasse un choix important pour sa vie. Et s'il regrettait de ne pas avoir fait S parce qu'il veut tout à coup travailler dans les énergies renouvelables, ou l'aéronautique ? Il ne peut pas, soit. Chacun sa vie, ses choix. Quand on se décide pour une filière, il y a une raison, dont on ferait bien de se souvenir. Deux ans pour un jeune à faire quelque chose qu'il aime et dans lequel il réussit vaut mieux, à mon avis, que deux ans dans la "bonne filière" des "bons élèves", là où on l'envoie au "bon endroit". C'est important, je pense, et ça fait partie d ela formation de l'élève, de se spécialiser, de prendre le parti de dire : Je préfère ça, je pars dans ce sens. Plutôt qu'à trente ans se demander pourquoi à la vitesse de la lumière on a une vie qui ne nous ressemble pas.
Je ne pense pas qu'il prétende que soyons tous fait pour faire des sciences mais que l'élève qui fait le choix d'un bac L se ferme d'un seul coup un grand nombre de porte., pas question, par exemple de faire une école d'ingénieur (en fait, il y a quelques très rares exceptions), des études de math ou un BTS de géomètre-topographe,...
Un élève de S lui peut même accèder à une khâgne !
Il faut vraiment être fâché avec les nombres pour que le choix d'un bac L soit rentable (d'autant plus que le bac S est finalement facile avec un travail régulier), surtout pour un élève brillant !
Vous voyez, comme j'ai dit plus loin, je pense que ce n'est pas normal qu'on puisse faire une khagne après un bac S. La dévalorisation des filières ES et L est simplement due au fait que la S est trop générale. Il suffirait de faire une VRAIE filière scientifique pour que tous les futurs avocats, hommes politiques,... se dirigent vers ES et L. Et cela permettrait peut-être aussi que les S aient un meilleur niveau en maths, physique ou en bio pour attaquer les études sup. Aujourd'hui on perd 3h de philo et d'histoire par semaine en terminale S, c'est du temps perdu, ca devrait s'arrêter au pire en 1ère.
Pour résumer, le constat est simple: la filère S est de loin la plus demandée, et pourtant les études scientifiques sont boudées par la majorité de ceux qui en sortent. La solution n'est donc pas un tronc commun (ca existe déjà avec S pour le succès que l'on sait) mais plutot des filières qui remplissent chacune leur vrai role.
perdre son temps à étudier la philo et l'histoire.....puis supprimer les sciences HUMAINES....la mathématique,la physique...ne sont que des langages ....à quoi servent les langages...?
Je ne vois pas en quoi ca vous choque qu'il y ait moins de philo ou d'histoire en S: il y a environ 10 h (au bas mot) de matières littéraires en S contre 2 h de matières scientifiques en L. Et pourtant ca ne choque personne que les L fassent peu de maths.
parce que l'objectif n'est pas de faire des machines à calculer humaines, parce qu'il est important que les bacheliers S conservent une minimum de culture et d'ouverture d'esprit, et ce ne sont pas les maths qui vont l'apporter.
Parce que ce ne sont pas 10 h de plus de maths ou de physique qui amélioreront en quoi que ce soit au niveau général des élèves. Au mieux ça ne changera rien, au pire ça larguera un peu pls ceux qui ont déjà du mal.
à quoi sert de bourrer le crane des élèves alors que quelques années après, une fois qu'ils seront rentrés dans le marché du travail, ils en oublierons les 9/10 ? le but est (ou devrait être) d'apprendre à travailler, d'apprendre à apprendre. La grande force du bac S aujourd'hui est justement cette relative pluridisciplinarité. Le bac S reste un ba GENERAL. Si l'objectif est d'apprendre de suite un métier, de devenir de suite productif, de suite apte à travailler, autant choisir un bac technologique, ou carrément un bac pro.
Arrivé à un certain niveau d'études, les élèves issus des filières pluridisciplinaires s'en sortent généralement au moins aussi bien que les autres, malgrès des compétences parfois un peu moins poussées que les autres, grâce à leurs capacités d'adaptation.
Après, si vous tenez à faire la comparaison avec le bac L, allons-y : un des deux bacs attire la majorité des élèves, et bien souvent les meilleurs. Un des deux bacs est réputé pour permettre aux élèves de faire ceux qu'ils veulent ensuite : c'est le bac S.
à contrario, il est généralement reproché au bac L son manque de débouchés, il lui est parfois repoché d'être trop éloigné des réalités du marché du travail, des réalités des études.
Donc, vous, vous voudriez vous inspirer du bac L pour changer le bac S. Vous voudriez reprendre ce qui ne fontionne pas dans un bac qui ne fonctionne pas et l'introduire dans un bac qui fonctionne ? pour quelqu'un qui visiblement sort d'un bac S, vous manquez sérieusement de logique !!!
Alors si l'on veut réellement réformer l'un des deux bacs, que l'on s'attache au bac L !!! 6 h de philo au lieu de 8 en terminale, ça ne changera pas grand chose. Par contre 2 h d'enseignement scientifique, généralisté, au niveau des "littéraires", apporterais beaucoup à ce bac.
Si les littéraires veulent faire de la philo ou veulent faire de l'anglais, il auront tout le temps d'en faire au cours de leurs études supérieures. Des sciences, ils n'en referont plus.
Idem pour les scientifiques. S'ils tiennent à tout prix à faire des maths, ils en feront en prépa ou en fac. Par contre ils ne seront pas totalement des ignorants en histoire, ils sauront de quoi il s'agit quand on parle de philo, ils seront à priori capables d'avoir un peu d'esprit critique, et ils conserveront leur capacité à s'adapter à tous les cursus de l'enseignement supérieur.
Si le bac S attire trop d'élèves, c'est les autres bacs qu'il faut rendre plus attractifs, pas l'inverse.
Oui, effectivement, on ne peut pas faire quantité de choses avec un bac L. On l'entend beaucoup avant d'y rentrer, mais je ne connais personne autour de moi qui regrette de ne pas avoir enchaîné sur une prépa Maths pour accéder, finalement à un poste d'ingénieur! Où mettez-vous le goût pur et simple ? les L ne sont pas un troupeau de nuls en maths, de même que les S ne sont pas tous fâchés avec les livres. C'est tellement dommage! J'ai peur d'un modèle unique qui laisse le choix se faire tard, tard, quand il n'est plus possible que sous la pression d'une entrée sur le marché du travail imminente. Quantité d'élèves se retrouvent en S, ont un bon bac, font une prépa parce que bon. C'est ce qu'on fait avec un bon bac en s (comme aller en S avec une bonne seconde....), puis se retrouvent avec une école d'ingénieur pas mal, si les concours leur ont permis.... A aucun moment il n'ont choisi, et ce n'est pas beaucoup plus facile de devenir journaliste culturel après cinq ans dans un métier qu'on n'a pas vraiment choisi, que prof de maths quand on vient de L. Je dis juste, et je comprends vos arguments, que le choix et le goût DOIVENT entrer en ligne de compte, et que ce serait bien dommage de vouloir que tout le monde fasse la même chose le plus longtemps possible. Dans notre monde de toute façon, à terme, les matières et métiers qui ne produisent pas directement de richesses sont mal considérées. Le phénomène qu'on voit au lycée arrivera juste plus tard : fais des sciences mon fils, c'est mieux payé.
Oui, effectivement, on ne peut pas faire quantité de choses avec un bac L. On l'entend beaucoup avant d'y rentrer, mais je ne connais personne autour de moi qui regrette de ne pas avoir enchaîné sur une prépa Maths pour accéder, finalement à un poste d'ingénieur! Où mettez-vous le goût pur et simple ? les L ne sont pas un troupeau de nuls en maths, de même que les S ne sont pas tous fâchés avec les livres. C'est tellement dommage! J'ai peur d'un modèle unique qui laisse le choix se faire tard, tard, quand il n'est plus possible que sous la pression d'une entrée sur le marché du travail imminente. Quantité d'élève se retrouvent en S, ont un bon bac, font une prépa parce que bon. C'est ce qu'on fait avec un bon bac en s (comme aller en S avec une bonne seconde....), puis se retrouvent avec une école d'ingénieur pas mal, si les concours leur ont permis.... A aucun moment il n'ont choisi, et ce n'est pas beaucoup plus facile de devenir journaliste culturel après cinq ans dans un métier qu'on n'a pas vraiment choisi, que prof de maths quand on vient de L. Je dis juste, et je comprends vos arguments, que le choix et le goût DOIVENT entrer en ligne de compte, et que ce serait bien dommage de vouloir que tout le monde fasse la même chose le plus longtemps possible. Dans notre monde de toute façon, à terme, les matières et métiers qui ne produisent pas directement de richesses sont mal considérées. Le phénomène qu'on voit au lycée arrivera juste plus tard : fais des sciences mon fils, c'est mieux payé.
Dès l'école primaire, j'ai aimé le français. J'ai aimé lire, et j'aime toujours. Je me suis également passionné pour la musique, l'histoire, puis l'anglais (merci les Beatles !). C'est donc tout naturellement que, une fois arrivé en seconde, j'ai choisi la filière littéraire. Cette année-là, mes résultats n'ont pas été brillants. On m'a proposé de m'orienter vers le bac G pour éviter le redoublement. J'ai refusé. J'ai redoublé ma seconde, puis j'ai fait une première littéraire.
J'ai eu le bac, j'ai fait une classe préparatoire (hypokhâgne et khâgne), puis la fac. J'ai eu une Maîtrise de Lettres Modernes, j'ai échoué au CAPES et à l'Agrégation. J'ai alors connu la précarité : petits boulots, remplacements en collège et lycée, dans des zones difficiles. J'ai été vidé avant d'atteindre les trois ans de service qui m'auraient permis de passer un concours interne grâce auquel j'aurais été titulaire. Le chômage pendant cinq ans, le temps pour moi de réfléchir à ma réorientation. Tout en donnant des cours particuliers. Puis l'évidence : devenir formateur pour adultes. En français.
J'ai suivi cette année une formation à Nanterre, que j'ai payée de ma poche : plus de deux mille euros, plus les droits d'inscription. Dès que j'aurai fini et soutenu mon mémoire, si tout va bien j'aurai le diplôme, et j'aurai peut-être enfin une vie professionnelle stable. A trente-six ans.
Tout ça parce que, au lieu de suivre la "voie royale" de la filière S, à laquelle, du reste, mes résultats m'empêchaient de prétendre, j'ai écouté mon coeur et compris mes compétences.
J'aurais pu écouter les bons conseils, et suivre la filière G pour ne pas subir le "déshonneur" du redoublement. Je ne sais pas si j'aurais réussi. Ce que je sais, c'est que j'aurais été malheureux.
Alors, malgré la précarité, malgré les échecs, je ne regrette pas mon choix.
Choisir la filière S parce qu'elle est LE précieux sésame pour une vie professionnelle réussie, c'est se condamner à passer à côté de sa vie, y compris de sa vie professionnelle.
Il n'y a qu'une voie royale : celle du coeur.
Thomas GREDAT
d'autant que la filière S pour un élève qui ne s'y intéresse pas, c'est la voie royale pour un échec.
Mais non, en L on ne se ferme quasi pas de porte : juste celles des filières scientifiques (c'est-à-dire pas grand chose quand on regarde la fréquentation en grande baisse dans les facs de sciences) et des études de médecine (pareil, ce n'est pas très grave non, plus... même s'il y aura de plus en plus de place). Pour tout le reste : letres bien sûr, mais droit, commerce, management, que sais-je encore il n'y a aucun problème !
Faut arrêter avec la pseudo prison des orientations. J'ai un bac littéraire, j'ai passé (et réussit) le concours d'entrée dans les écoles de Kiné et j'ai fait une première année (mais cela ne me plaisait pas), puis, au hasard de la vie, j'ai été en contact avec l'informatique et là je me suis passionné, j'ai travaillé comme un dingue, quasiment nuit et jour car j'avais une soif d'apprendre complètement dingue. J'ai suivi quelques cours du CNAM pour avoir la théorie (mais pas pendant 10 ans hein, juste 1 an).
Aujourd'hui j'ai 20 ans d'informatique derrière moi et j'ai été chef de produit technique chez un des plus grand éditeur mondial de logiciels :-)
Alors on va me dire "oui mais c'était il y a 20 ans" et bien mon neveu est en train de suivre exactement le même chemin et il n'a même pas le bac. Aujourd'hui c'est une bête en info et les SSII se l'arrachent.
Faut dont arrêter de dire n'importe quoi. Tout est toujours possible dans la vie, nos seuls freins sont dans notre propre tête.
le bac S permet de réussir tous les exams à condition d'y être un bon élève, comme dans toutes les filières d'ailleurs. Ce n'est pas le bac S qui est bon, ce sont les bons élèves qui le choisissent à cause de sa réputation...
ne faudrait il pas arrêter de croire que nous sommes tous égaux devant le système scolaire? certains ont des capacités dans des domaines autres que les sciences...
toutefois n'est il pas plus dur de percer dans un métier artistique si on est moyen que dans un métier "scientifique". Faut il être vraiment doué pour apprendre et reproduire des techniques apprises dans des instituts universitaires? pourtant le salaire du technicien "scientifique" moyen n'est il pas plus important que celui de l'artiste moyen?
Je suis dans le meme cas que toi, Serie S, tout eu du premier coup, cAPES. La seule difference, je crains que le tronc commun plombera les classes (tant que rien n'est vraiment fait pour offir des alternatives au "le bac pour tous, tous pour le bac") et reduira le niveau des enseignements. Faisant cela, on risque de se diriger ver un apres bac a l'Americaine (le niveau des terminales S equivalant plus ou moins a celui de la premiere annee du College)D'ou necessite de reformer les universites, et c'est la que de plus en plus, avec la reforme sur l'autonomie des universites etc etc, l'adaptation des savoirs au marche du travail etc.. . on se dirige vraiment vers un systeme a l'anglosaxonne. La seule difference: aux US, on peut se tenter a faire plein de jobs differents, peu importe ce qu'on a etudie, du moment qu'on ait un degree. Et en France?...Toujours plus de diplomes, tres specifiques... Bref tout ca pour dire que:
1-J'ai peur que le niveau des enseignements baisse, ainsi que l'offre (le bac L, pas tres "utile" d'un point de vue economique/monde du travail, l'est quand meme pour l'epanouissement culturel et intellectuel (beaucoup plus que le bac S)
2- reformer les filieres sans penser a la suite, et a l'enseignement superieur risque de poser pas mal de problemes.
2-A travers ca, vers quel type de societe voulons-nous aller? Perso, la sacralisation du travail n'est pas pour moi. Apres, chacun ses choix.
L'avenir est au diplôme qui fera foi d'un profil individuel et qui sera accepté pour n emplois, les modules faisant défaut étant identifiés et pouvant être acquis en formation continue. Peut-être dans 10 ou 20 ans...
http://nouvellesociete.org/704.html
Pierre JCA llard
Ca c'est bien un commentaire de littéraire qui faute d'être capable de comprendre un raisonnement logique et rigoureux, essaye de faire croire que les scientifiques n'ont pas de conscience politique, voire n'ont aucune culture.
On se raccroche à la branche qu'on peut.
Oui, tout à fait, heureusement qu'il y a des gens supérieures qui ont fait ES et qui peuvent, eux, parler sans faire de généralité. D'ailleurs, et c'est bien connu, seules les gens ayant fait ES lisent des journaux, les L sont dans leur délire et les S ne pensent que par la supériorité de leurs maths.
Merci de m'avoir ouvert les yeux.
[/sarcasme]
C'est certain! Pourquoi stigmatiser la filière ES alors que c'est certainement celle qui forme le mieux à la vie quotidienne. J'ai fait une filière S puis L et je n'avais aucune idée du fonctionnement économique du pays (jusqu'à ce que mes études supérieures m'y forment. Encore faut-il choisir cette voie). Une énorme lacune dans un monde régit par des principes économiques! Même choses pour nombreuses notions sociologiques et politiques. Les maths et la littérature, c'est bien pour briller, mais quel intérêt si c'est pour s'oublier dans un monde hors réalité!
Oui mais est-ce l'intérêt des pouvoirs politiques que les citoyens comprennent les rouages de la société ? C'est là le problème....
Ce qui est siderant avec ce pouvoir actuel c que tout ce qui etait en place avant , tout ce qui avait ete decide et crée est a remplacer par des reformes que l equipe de sarko doit prendre parce qu eux ont la solutuion a tous les problemes! c impressionnant!!!
plus d infos sur http://vigicitoyen.canalblog.com/
Mère de deux enfants en âge de passer le bac pour l'un et l'an prochain pour l'autre, vous avez un avis et voudriez que l'on aille lire votre blog, quand vous même écrivez avec fautes, absence d'apostrophes et en SMS ?
Vous rêvez je pense !
Je croyais que c'était L la filière sans débouchés?
La filière L est sans débouché(s) ?
Pour sûr.
Par exemple, jusqu'à quand aura t'on besoin de professeurs de français ?
Pourquoi toujours attaquer la filière ES ?
Pour la plupart des gens il ne s'agit que d'une sous-filière S, et d'une espèce de sur-filière L.
Mais c'est un cursus très différent, qui permet une ouverture sur la société actuelle (beaucoup plus qu'en S) et l'acquisition des mécanismes économiques utiles pour plusieurs filières du supérieur (je suis actuellement en Histoire, et je me sers encore souvent de mes connaissances en économie et en socio que les L, très nombreux en Histoire, n'ont pas).
Le bac ES est également différent d'un bac STT en ce qu'il est plus théorique et le second plus "pratique".
Je ne vois pas en quoi la filière ES manque de débouchés, il y a de très bon résultats à la fac et beaucoup intègres des Ecoles post-prépa.
Alice, Bachelière ES et très contente d'être issue de cette filière !
désolée pour "intègres"
trop énervée par une possible disparition de ma filière, pour des raisons stupides prises par un gouvernement qui n'aime que les gros coup médiatiques
@courageux anonyme de 13h16
Pourquoi insulte-tu Alice ?
Elle ne t'a rien fait et dit ce qu'elle ressent pour sa filière.
Quand j'étais au lycée, je me suis longtemps posé la question : bac S ou ES. Après avoir longtemps réfléchi, j'ai choisi le bac ES (car l'ensemble des matières et surtout l'éco et la socio me passionnait...)moins prestigieux que le fameux bac S.
En bref, j'ai ensuite fait un IUP et un master 2 de droit.
J'ai trouvé un emploi en CDI (dans une grande compagnie d'assurance )une semaine après avoir décroché mon diplôme de droit. Cet emploi m'éclate, je suis inspecteur, métier que j'envisageais de faire durant mes études. et surprise, mon collègue a fait un bac S et suivi des études d'ingénieur.
Moralité on a besoin de tous types de profils dans notre société et même au sein d'une entreprise, c'est d'ailleurs ça qui fait la force d'une équipe.
N'oublions pas que dans une entreprise, c'est l'échange des différents points de vue et visions qui fait la force.
Que deviendrons-nous lorsque notre société sera faite de têtes pensantes formatées sur un modèle unique (cf personnages moulés selon le seul et unique bac S???)
Il ne s'agit pas ici de faire des "têtes pensantes formatées sur un modèle unique" gros crétin, mais :
1/ D'uniformiser le bac en donnant un niveau nécessaire à la poursuite des etudes dans la filère que l'on veut. Donc il y aura aussi des scientifique que des literaires ou des economistes.
2/ Permettre aussi d'ouvrir les portes à une personne qui à eu une mauvaise passe en seconde. Car actuelement si tu as un coup de mou en seconde fini les etudes dans ce qui peut sembler être sa voie.
3/ De retarder l'échéance de son orientation, car actuelement je suis désolé mais la plupart des jeunes en seconde ne savent pas encore avec quel domaine ils ont le plus d'afinité.
Actuellement, si tu as un coup de mou en seconde, tu peux redoubler; si tu as un deuxième coup de mou, soit tu le fais exrpès, soit tu n'est pas fait pour les études générales. Pas de mal à ça, tout le monde n'est pas fait sur le même moule.
Contrairement aux idées reçues, les filières technos forment aussi des chefs d'entrprises et de futurs ingénieurs.
Une filière générale, c'est très théorique, peu de TP et de concret - certains ne supportent pas et abandonnent en chemin.
Vaut toujours mieux un bon bac STT ou STI qu'un mauvais bac ES ou S.
On se calme ! Tu parles aussi mal aux gens dans la vraie vie ? Il ne doit pas te rester beaucoup de copains !
Mis à part les insultes qui vous classent déjà dans la catégorie des crétins ... Avez-vous réfléchi au sens des études car si j'en crois votre esprit pragmatique un peu borné :
- plus d'études littéraires (pas de débouchés)
- plus d'étude l'archéologie (pas de débouchés)
- plus d'études de musique, d'art, ... (ça ne sert à rien)
- plus de sociologie, psychologie, mathématiques pures, langues anciennes, architecture, urbanisme, langues autres que l'anglais commercial, linguistique, poésie, philosophie ...
Un joli monde dites donc ...
Excuse moi, je suis d'accord qu'il y a certaine filière qui ont un certain engoument des lycéens et ensuite font un choix d'orientation post-bac, comme les ES qui font psycho ( et n'ont pas de boulot)... Mais également, cette filière est très recherché dans les écoles de commerce ou dans le droit...
Personnellement, issue de ES je trouve que c'est un des Bac les mieux caril permet d'avoir un regard critique sur la société et reçoit une formatiuon équilibré...
Le gros problème, c'est qu'en France si tu fais pas S, t'es une merde parce qu'il faut être matheux pour réussir???? C'est à dire appliquer bêtement se qu'ont te dit d'apprendre (même si je reconnais la difficulté de la filière S et du travail important qu'il faut fournir)...
De plus, je me pose la question de savoir si le Bac S a plus de débouché en France?
En effet, à part faire des chercheurs que l'on ne peut pas financer en France et des ingénieurs qui fuit à l'étranger??? Ou est la logique de bien formé des personnes avec notre argent pour le faire profité aux autres pays...
Désolé mais les préjugés que tu aplliques pour les autres filières, je l'applique également pour la filière S que tu ne critiques pas??? Y aurait il un parti pris???
Une dernière chose, peut être que S a des débouchés plus important que d'autres filières (se qu'il reste a prouver), les questions à se poser s'est de savoir si les métiers possibles (et n'ont pas choisit par les étudiants) après une formation post bac sont recherchés et sont bénéfique à l'économie de notre pays.
Il ne s'agit pas ici de supprimé les filières litteraire, ou es gros cretin Mais de:
1/ D'uniformiser le bac en donnant un niveau nécessaire à la poursuite des etudes dans la filère que l'on veut. Donc il y aura aussi des scientifique que des literaires ou des economistes.
2/ Permettre aussi d'ouvrir les portes à une personne qui à eu une mauvaise passe en seconde. Car actuelement si tu as un coup de mou en seconde fini les etudes dans ce qui peut sembler être ta voie.
3/ De retarder l'échéance de son orientation, car actuelement je suis désolé mais la plupart des jeunes en seconde ne savent pas encore avec quel domaine ils ont le plus d'afinité.
Tu saoules les gens à parler à tort et à travers. Tout systême est faillible, l'éducation étant un systême on peut donc penser qu'elle a ses failles.
Quant au tronc commun, c'est de la pure bétise. Je suis titulaire d'un bac L ce dont je suis fier et je n'ai pas à me plaindre.
Je pense que la meilleures filière de toutes est la ES, elle forme un enseignement véritablement généraliste et conscient des enjeux actuels (n'allez pas me dire que 2H de philo par semaine pour les S c'est assez).
Je trouve d'une autre part scandaleux que des S puissent aller en prépas Lettres, au vu de leur programme littéraire totalement "bidon".
Quand vous dites que les L ne font que de la littérature, c'est totalement érroné, je ne trouve pas que 4H par semaine c'est ce qui s'appelle n'étudier que de la littérature.
Le tronc commun serait une mauvaise chose mais il faut bien avoir présent à l'esprit que l'usage des maths et à fortiori de la SES est dans le marché du travail actuel un atout vital.
Il serait donc conseillé de rajouter des Maths aux L (et de la SES, ou de la socio), plus de philo aux S et de remettre au goût du jour leur programme en français.
Le bac ES s'en tire selon moi avec tous les honneurs mais le plus important pour cette branche serait de METTRE EN PLACE PLUS DE PREPAS ECONOMIQUES dans un pays qui en fait particulièrement défaut.
PS: en ce qui s'agit de l'histoire-géo, les L ont largement autant d'heures de cours que les ES. Arretons donc de dire que ceux-ci serait dans un "autre monde".
Y.C.D
Chère Alice, "beaucoup intègrENT" serait plus satisfaisant...
Sy je n'm'abuze, sa, s'est vrément hune reumarke méprisante ! Non ?
François Lesage
Merci, mais j'avais déjà corrigé.
Pour ce qui est des débouchés, je ne pense pas que ça ait un rapport si étroit avec la série du bac. Ca dépent de ce que l'on fait après comme études, comme stages, et de ce que l'on a comme opportunités.
Je connais des gens venant de STT et qui ont des postes importants dans des grandes entreprises alors que certains de mes amis venant de S en sont à changer pour la troisième fois de filière.
Alice
tout à fait d'accord : les études constituent une base, mais après la motivation et les stages sont importants.
je crois que la motivation est essentielle pour les études supérieures. (peu importe qu'on vienne de S, ES ou L, si l'étudiant adore le droit et que ça le passionne,il s'en sortira...)
Maintenant c'est vrai que faire médecine avec un bac ES c'est pas gagné. Cependant je n'en connais pas beaucoup qui veulent faire médecine avec un bac ES...
D'autre part, il faudrait voir les statistiques quant aux bacheliers qui font S et qui ont leur 1ere année de médecine du 1er coup. Car le ministre pourrait bien s'intéresser à cette statistique et critiquer le bac S...
J'en ai marre de vivre dans cette société qui passe son temps à critiquer le système éducatif français. on serait soit disant moins bon que les autres? (que les américains entre autre).
Soyons fiers de nos diplômes et vantons les auprès de nos sociétés françaises...
Comment voulez-vous motiver les jeunes lycéens en les cassant systématiquement (ils sont nuls en orthographe, leur filière est nulle, ils ne trouveront pas de boulot...).
Je pense qu'on devrait valoriser davantage nos dipômes mais c'est mal parti avec ce ministre.
Aux USA et Canada, on évalue les connaissances des élèves sur des QCM et non sur des dissertations. c'est sûr qu'au niveau fautes d'orthographes et esprit critique leur diplôme est bien meilleur....(je plaisante)
Redecend sur terre mon coco,
si il y une critique sur la valeur des etudes francaise c'est par ce que nos diplomes sont mal vu et sont vraiment de la merde. Il suffit de lire le classement mondial des université. La fierté national qu'est l'ecole polytechnique ou jussieu se retrouve loin dans le classement.
Tu crois que les grands professeurs de médecine français qui consacrent leur vie à la recherche et qui passent leur temps à soigner des patients ont un moins bon cursus que leurs homologues US simplement car ils ont un diplôme français?
je m'arrête là car on sort du sujet...
Mon gars, il faudrait te renseigner avant de raconter des conneries comme ca. Le fameux classement des universités ne concerne que les lavoratoires de recherche et en aucun cas les diplomes. De nombreux diplomés francais contribuent au bon classement des universités américaines car ils vont travailler là-bas, où il y a de l'argent.
les classements d'universités sont complètement faussés car pas adaptés au système français : ils se basent essentiellement sur la production de recherche des universités, hors la recherche en France est justement sous-financée, morcelée entre universités et grands organismes de recherche. Forcément les fac françaises sont mal classées, mais le problème n'est pas à chercher dans la formation, mais dans l'effort consacré à la recherche en France.
Pour les études elles même, les étudiants français, universitaires, sont bien souvent plus appréciés à l'étranger qu'en France. Les écoles d'ingénieur, les grandes école, notre fierté comme vous le dites si bien, sont par contre bien moins bien considérés : ils n'ont aucune visibilité internationale.
S'il y a des changements à faire, c'est au niveau de la visibilité de nos diplomes, pas du contenu. c'est la mentalité des entreprises françaises, qui consiste à embaucher sur diplome et non sur compétences réelles qu'il faut changer.
Et le classement des universités reflète leur niveau en recherche, leur attractivité pour les étudiants, absolument pas le niveau des diplomes qu'elles délivrent.
Ce n'est pas parce que vous défendez votre bac ES qu'il faut agir de la sorte avec le bac L.
Ces deux bacs ont leur qualité et les bacheliers littéraires ne démeritent pas non plus.
Pour ma part, j'ai aussi fait des études d'histoire et d'histoire de l'art, sans aucune difficulté, jusqu'au troisème cycle. J'ai trouvé du travail et gagne très bien ma vie.
Je n'ai rien contre le bac L, ni contre le bac S d'ailleurs. Chaque bac a ses qualités et correspond à un profil d'élève.
Je pense aussi que L est tout à fait adapté pour Histoire (ils sont majoritaires dans ma fac), et que les profs devraient prendre en compte que beaucoup de leurs élèves viennent de cette filière et donc éviter de balancer des expressions économiques comme s'il s'agissait d'une évidence pour tout le monde.
Heureusement que le fait de trouver un travail et de bien gagner sa vie n'est pas conditionné à un choix de filière fait à 16 ans, sans information, et en pleine crise d'adolescence!