L'Angleterre, quoi qu'on en dise, est un formidable eldorado

Entre 200000 et 300000 Français vivent en Angleterre, selon les dernières estimations; parmi eux, de plus en plus de jeunes issus de l’immigration –diplômés ou non– tentent leur chance de l’autre côté de la Manche, excédés par l’immobilisme de leur pays. Au premier regard, on comprend aisément pourquoi: une économie dynamique, des boulots et des jobs pour tous, l’opportunité de réussir. Le rêve anglais est en marche... Les indicateurs économique de l’Angleterre sont au vert, et c’est la principale fierté de Tony Blair, qui a su synthétiser le libéralisme et les valeurs du Parti travailliste. Le taux de chômage est d’environ 4%, les golden boys y font fortune, le secteur de la banque s’est considérablement développé. Bref, il n’y a jamais eu autant d’argent disponible et de richesses brassées, sauf peut-être lorsque Londres était la première puissance mondiale et maritime au XVIIIe siècle.

De quoi faire rêver et attirer du beau monde. De passage à Londres, j’ai rencontré pas mal de Français et d’étrangers. A la question "pourquoi?", la réponse, implacable: le travail!

J’ai croisé des Africains, des Antillais, des Maghrébins, et leur témoignage est souvent le même. Des diplômes décrochés en France, puis la galère pour trouver un emploi, et le même refrain qui revient: pas assez d’expérience, trop jeune, dans le meilleur des cas. Ou pas de réponse pour la majorité.

Du coup, plusieurs ont franchi le pas et tenté leur chance, avec plus ou moins de succès. Dominique par exemple, consultante freelance, ne se voit pas revenir en France. Agathe, qui est commerciale pour une compagnie aérienne, ne s’y voit pas non plus. Pour moi, ce sera Londres, puis la Guadeloupe, plus tard, me dit-elle. La France ne leur convient définitivement plus.

Dans la moiteur d’un pub, à Shepherd’s Bush. Devant une pinte, j’écoute trois musiciens jouer des classiques pop-rock-reggae. L’ambiance est chaleureuse, et je discute avec Axelle, qui a fait le voyage directement de Guadeloupe, il y aquelques jours, avec une maîtrise de biologie en poche. La France, elle connaît, et préférait découvrir autre chose. Aussi a-t-elle tenté l’aventure avec trois copines. Son but, trouver un premier job pour payer les factures et parfaire sa connaissance de l’anglais, puis se lancer directement dans sa branche. "Oui, si je trouve un job de serveuse, je prends, me confie-t-elle. Après, je vais chercher dans ma branche. Mais Londres, j’aime déjà."

L’histoire de Salomon, Ivoirien de 30 ans, est encore plus dingue. Je le rencontre un soir près de Holland Park, et il m’entend parler français. Naturellement, il m’aborde.

"J’ai un bac+5 en droit des affaires. J’ai étudié en France, à Paris, sauf que je suis resté au chômage pendant un an. Que veux-tu, personne ne voulait de moi, personne ne me faisait confiance! Alors je suis parti. En deux mois, j’ai décroché un emploi dans un cabinet d’affaires. Il rit aux éclats. Ils m’ont appelé, et m’ont dit: 'We want you!' Personne ne m’avait jamais dit ça!"

Ce témoignage est confirmé par beaucoup d’autres, diplômés ou non. Ici, la couleur de la peau importe peu, et ce quel que soit le poste occupé, journaliste, maître d’hôtel, commercial, vendeur. On peut mettre un Noir ou un Maghrébin à la réception, poste hautement visible, sans problème.

Près de moi, un jeune, pas plus de 25 ans, passe en Porsche. Salomon me regarde et sourit. "Dans pas longtemps, moi aussi j’en aurai une. Et personne ne viendra me contrôler", me souffle-t-il. Ici, quand on bosse bien, on est reconnu à sa juste valeur, et on gagne de l’argent. Londres fait tourner les têtes.

Si l’on gratte un peu la peinture, par endroits, le rêve brille moins fort, et la désillusion peut faucher tel du blé mûr. Londres est la deuxième ville la plus chère du monde derrière Moscou, et un ticket de métro simple s’achète 4£ (près de 6 euros!). Mieux vaut ne pas être un galérien, ou pas trop longtemps. Le système Blair a évidemment ses détracteurs. Pour arriver à ce taux de chômage aussi bas, les chômeurs sont très encadrés: rencontres hebdomadaires, aide à la rédaction de CV dans les job centers. Pour continuer à bénéficier de l’aide aux chômeurs, on ne peut pas refuser un emploi plus d’un certain nombre de fois, si bien qu’un informaticien peut tout à fait être contraint à faire la plonge. Sans aucunement vouloir dévaloriser le métier de plongeur, l’on conviendra que c’est assez différent de l’informatique…

Le rêve de tout Anglais est de posséder un appartement. Douce utopie, puisque l’arrivée des nouveaux riches (essentiellement venus des pays de l’Est) a fait flamber les prix, si bien que même la bourgeoisie moyenne anglaise ne peut plus se permettre d’habiter le centre de Londres. Je comprends parfaitement: le nombre de Porsche, de Jaguar, de Rolls Royce et de coupés Mercedes , scintillantes, qui sillonnent silencieusement le centre de Londres est hallucinant.

Alors imaginez les classes moyennes… La seconde solution pour acheter est de s’endetter pour 50 ans. Sans rire, l’Angleterre est le pays où l’endettement personnel est le plus élevé en Europe. Et puis comme dans les pays anglo-saxons, se soigner (bien) coûte cher, alors mieux vaut être en bonne santé et avoir toutes ses dents.

La dernière épine dans le pied du gouvernement est évidemment l’intégration sociale des communautés et le communautarisme qui ont conduit aux attentats de 2005 et aux tentatives avortées de juillet dernier. Malgré tout, je n’ai pas eu la sensation d’évoluer dans une ville découpée entre races ou communautés. Au contraire, tout le monde semble fréquenter tout le monde sans problème.

Tony Blair n’aurait alors fait qu’accentuer le fossé entre les riches et les pauvres, à coups de libéralisme forcené. Peut-être, mais Londres et l’Angleterre attirent plus que jamais. Qu’importe les difficultés, beaucoup de jeunes préfèrent affronter un monde plus dur voire impitoyable, mais qui donne sa chance à tous, plutôt qu’un cocon (la France) dans lequel persiste une série d’illusions sur le travail, l’intégration, le racisme. Salomon me dira: "On dit que l’Angleterre, c’est bien si tu es jeune, en bonne santé, et que tu bosses. La France, c’est bien que si tu es diplômé, que tu as la peau blanche et que tu t’appelles Pierre… Alors j’ai fait mon choix."

Un pincement étreint mon cœur à l’heure du départ. J’ai été fasciné par ce pouvoir d’attraction, ce multiculturalisme et cette joie d’entreprendre, de réussir, de vivre des Londoniens. Bien conscient des difficultés inhérentes à ce genre de modèle social, je ne peux m’empêcher de regretter mon séjour, jusqu’à mon départ à l’aéroport. D’ailleurs, il pleut sur le tarmac.

Après un peu plus d’une heure de vol, j’arrive à Paris et je prends le métro: le choc! On me bouscule, les gens font la gueule, et le vendeur de tickets ne me dit même pas bonjour…

Hervé


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Courageux anonyme
18H53 08/08/2007
 
pom7848 | étudiant/chargé de cours
19H34 08/08/2007

A vous lire on croirait que le fait qu'il y a 200 à 300000 jeunes Français à Londres est une information anodine et indigne d'un article. C'est toujours intéressant de voir ce que les expatriés trouvent de bien et de moins bien dans leur pays d'accueil. Qui sait, ça pourrait même vous inspirer... ;-)

En attendant rien ne vous force à lire ou à commenter cet article dont le titre est assez explicite pour vous détourner si vous n'êtes pas friand de ce genre d'info.

(ceci dit, c'est vrai que le racourci sur les communautés et le terrorisme est un peu rapide)

 
Courageux anonyme
20H06 08/08/2007

vous ne m'avez pas compris !
l'article ne nous parle que du bonheur à travailler chez les Gibis. Quelles sont les contreparties ? Santé, transport, éducation, vacances, couverture sociale... rien pas un mot à croire que la GB est le pays de cocagne... rappelez vous ce dernier sondage fait auprès des anglais qui montraient qu'ils étaient prêts (à condition d'avoir les moyens) à émigrer.
pourquoi y a-t-il autant d'Anglais à immigrer en France. L'article est partial et incomplet...

mais le bonheur ne se décrit pas

 
pom7848 | étudiant/chargé de cours
20H49 08/08/2007

Les problèmes de coût de la vie, de sécurité sociale (ou de l'absence d'icelle), de transport y sont justement évoqué... Quand on s'expatrie, on fait un choix et ça comporte souvent des sacrifices. Dans son article, il pèse le pour et le contre et cela semple pencher en sa faveur. Il est jeune, il veut un emploi et Londres offre plus d'opportunité à un jeune d'en trouver que Paris...

Mais il est vrai que pas mal d'Anglais émigrent et pour des raisons différentes des notres. Ils sont souvent un peu plus âgés, souvent même retraîtré ou sur le point de l'être. Le marché immobilier est nettement moins cher en France, le climat plus clément, la bouffe bien meilleure, le système de santé efficace. Oui ça vaut le coup de passer sa retraîte ou la fin de son activité en France. Surtout si le fait d'avoir travaillé à l'étranger vous permet de bénéficier d'un capital financier plus important.

 
Courageux anonyme
14H01 10/08/2007

Faux ! Il y a plein de jeunes Anglais et Anglaises
et d'hommes et femmes d'âge mûr qui travaillent en France, on les évalue à environ 1 million mais on n'en parle pas. Ce genre d'article est surtout fait pour te faire gober la sauce ultralibérale.IL oublie de dire que rien qu'à Londres il y a plus de 250 000 familles SDF, on ne compte plus le nombre de gens qui sont obligés de dormir dans leurs voitures parce que les logements devenant de plus en plus chers il sont obligés de vivre à des centaines de Km de leurs lieux de travail,et il faut voir de près leur réseau ferroviaire.Par contre c'est vrai qu'ils sont moins racistes dans le recrutement et aussi dans le recrutement des jeunes, ils ne font pas des plans à la française tu sors de la fac, on te demande d'avoir dix ans d'expérience. Tu as dix ans d'expérience tu es trop vieux. Les fameuses injonctions contradictoires qui rendent fous.Pour nos compatriotes d'origine étrangère de plus en plus souvent nés en france pour la plupart d'entre eux qui, vont, grâce aux journalistes, bientôt être des immigrés de la 15 ème génération. Pour s'en sortir comme possibilité, il n'y avait quasiment que la fonction publique ou se mettre à son compte, comme Sarko est en train de la flinguer, ça risque d'être encore un peu plus problématique. D'ailleurs la presse en est un bon exemple, rien que par les noms, on s'aperçoit que Arabes, Africains, Asiatiques pointent aux abonnés absents, l'intégration de la part de nos amis les journalistes c'est l'intégration par le vide, le melting pot c'est le melting Polpot et en plus ils nous font des leçons de morale ces nullards, les fils de... les copains des copains cons bas, vils et vulgaires oui mais... pognon!

 
Job
21H36 08/08/2007

L'article, a mon sens, ne parle pas du bonheur de travailler, mais du bonheur de pouvoir trouver un travail. Et ce n'est pas pareil. Indépendamment des questions sociales, des services publics, etc.. ce que je retiens de l'article c'est que pour des profils de haute qualité, on dira non en France à des gens de "minorités visibles" alors qu'on leur dit oui en Angleterre. On leur donne leur chance. Je me mets tout a fait a la place de ces jeunes qui n'ont trouvé que portes closes dans leur pays et que l'on s'entiche a catégoriser comme faiseurs de troubles en puissance, et qui découvrent que la société, une autre société, peut leur faire confiance.

 
Courageux anonyme
11H29 09/08/2007

La vie à Londres est loin d'être idyllique. Et cet article l'explique bien.
Il est intéressant de constater que les dissenssions politiques et idéologiques se retrouvent sur un texte aussi anodin que celui ci. Est ce que ceux qui parlent ici sont allés vivre là bas. Ou être malade est une faiblesse. Ou même se déplacer est un gros investissement financier. A Londres, plus vous habitez en banlieue, et plus vous payez cher votre ticket.
Logique me diront les partisans de cette forme de discrimination géographique. Mais savez vous que l'abonnement mensuel sur Londres coûte plus de 120€ ( et je parle du moins cher, c'est à dire celui des habitants du centre ).
Londres n'est pas l'ElDorado. Ou plutôt il l'est peut être pour ceux qui sont victimes de discrimination. Mais discutez avec des expatriés , creusez, et vous réaliserez que ce son de cloche qui flatte vos oreilles "L'Angleterre, c'est extraordinaire", ce discours n'est pas forcément majoritaire. Bien sûr, ils disent cela mais beaucoup ne veulent pas reconnaître qu'ils se sont laissés griser par l'appât du lucre.
Je sais de quoi je parle.

Ne vous laisser pas griser par le gris londonien, j'ai bien peur que vous le regrettiez.

 
Courageux anonyme
14H32 09/08/2007

Je suis alsacien et je peux vous dire que cela fait très longtemps que des frontaliers vont travailler en Suisse. Mais tant que cela ne touchait pas Paris on en parlait pas trop. Au 1er janvier 2007, il y a 193 000 Frontaliers actifs en Suisse (chiffre Office fédéral -suisse- de la Statistique).

Moins bien payés que les suisses, avec moins de droits, et moins considérés, ils y gagnent énormément au change. Par contre ils se construisent de belles maisons - en France - et n'abandonneraient pas la sécu française. C'est un peu le moyen de ne profiter que des avantages partout.

Je suis étonné que l'on ne parle pas dans cette affaire du poids de la monnaie et de la langue. L'anglais à gagné, grâce aux Etats-Unis.
L'opinion mondiale se fabrique à Londres et à New-York. Et ils ne sont pas tendre avec les français, qui sont tous de dangereux communistes. Le french bashing aux Etats Unis, plus subtilement en Angleterre, tourne encore à plein.

Enfin, les Etats-Unis et le Royaume-unis sont des pays qui vivent très largement au dessus de leur moyens.

 
Courageux anonyme
16H47 09/08/2007

alsacien peut-être mais frontalier, j'en doute. Je l'ai été 15 ans et peux vous dire qu'il est simpliste de parler de profiteurs et d'aligner les contre-vérités.
A moins de travailler au noir, les frontaliers ont les mêmes droits et les mêmes salaires que leurs homologues suisses. Par contre ils n'ont plus acces à la sécu et doivent prendre des assurances privées. Ils ont actuellement le problème du change. L'euro fort leur a fait perdre environ 15% de leur revenu en quelques mois.
....
L'article sur Londres est beaucoup plus équilibré et montre bien que toute médaille a son revers.

 
Courageux anonyme
00H36 10/08/2007

Ah non, effectivement, pas frontalier.
Avez vous pris ça pour vous ? C'est dommage, ce n'était pas mon intention. Par contre j'ai beau me relire, je ne vois pas. Mais je veux bien reconnaitre ne pas connaitre tous les cas bien sur.

Quant au 15% (vous m'apprenez le chiffre), la question est : est ce toujours rentable par rapport aux salaires français ?

bien à vous.

 
Courageux anonyme
19H42 08/08/2007

Le problème posé par Hervé est tout à fait d'actualité L'angleterre reste bien plus dynamique que la France, dans beaucoup de secteurs professionnels. La Banque en particulier. Du coup, c'est un pays qui attire, les jeunes en particulier, et de tous les horizons. On a ainsi une ville très cosmopolithe, bien plus que Paris, ce qui renforce, le côté dynamique de Londres. Pour répondre à l'internaute énervé par l'orthographe d'Hervé, je ne comprends pas comment peut-on affirmer "bon vent" lorsqu' l'élite d'un pays s'en va... C'est désolant de voir de tels raisonnements... Je confirme que les français émigrant en Angleterre sont plutôt des gens très diplômés et qui auraient souhaité excercer en France...
Pourquoi ce fossé entre nos deux pays? Comment en est-on arrivé là? Que faut-il faire pour inverser la tendance?

 
Courageux anonyme
01H25 10/08/2007

La banque est leur pré carré. Au nom du laissé faire libéral, ils ont vendu leur industrie automobile, mais le discours est tout autre sur la finance.

On peut bien sur trouver des points très négatifs sur la vision anglaise des choses depuis 25 ans:
l'Angleterre a détruit les acquis sociaux de ses travailleurs, refusé l'euro, réalisé un lobbying inégalé sur les postes à l'UE, pratiqué un dumping social éhonté, s'est amménagé un petit paradis fiscal européen, laissé filé un crédit individuel considérable, joué au sous-marin US à Bruxelles, imposé par le truchement de sa langue, dominante, un discours idéologique dixneuvièmiste, sans parler de l'aventure pétrolière irakienne...

Je pense que cela traduit un parcours qui ne peux réussir qu'en opposition à d'autres dont au final il se nourrit, à court terme et pas tellement constructif.

 
Laurent Mauriac | Rue89
21H21 08/08/2007

L'article a sans doute été mis en ligne un peu vite. Les fautes d'orthographe (peut-être pas toutes) sont corrigées.
A la lecture, j'ai aussi été surpris par ce passage.

 
08H57 09/08/2007

Si l'Angleterre est un tel eldorado, il faudra nous expliquer pourquoi 200 000 Anglais ont préféré en partir pour s'installer en France.
Parlez-en en particulier aux éleveurs victimes de la crise de la vache folle qui, devant l'inertie de leur gouvernement, sont venus acheter des exploitations en France.
Parlons aussi de ceux qui, après avoir galéré un an ou deux comme plongeur, serveur de bar ou employé subalterne, reviennent en France trouver un travail un peu plus gratifiant.
http://ehim.over-blog.com

 
kawaayi | V'la dimir
18H55 08/08/2007
 
20H23 08/08/2007

En france tu bosses mais rien au bout
si peut-être te faire soigner pas trop cher bien que si il faut ds lunettes et deux couronnes ca fait mal au portefeuille.
au RU tu bosses et au moins là le travailler plus pour gagner plus c'est pas du bla bla
alles sortez vous les doigts et faites sauter les carcans franchouillards

 
Courageux anonyme
20H26 08/08/2007

Si j'ai bien compris il faut être jeune, diplomé, et vivre à Londres. OK mais ça reste un petit club pour profiter de l'Eldorado. N'oubliez pas de mettre de l'argent de coté car plus tard, si vous avez une famille et des enfants, vous regretterez peut-être les crèches, le système de santé, s'il existe toujours, les écoles publiques françaises..
Et puis à l'occasion d'une visite en France, essayez de rencontrer quelques uns des 200 000+ anglais qui sont venus s'installer ici.
1 anglais eur 5 aimerait bien s'installer dans un autre pays, une bonne partie en France.
Il y a 16% de foyers anglais ou personne ne travaille, contre 10% ici.

 
pom7848 | étudiant/chargé de cours
21H29 08/08/2007

Oui, mais tu oublies que les Anglais qui s'expatrient en France n'ont en général pas le même âge que les jeunes Français qui cherchent l'Eldorado à Londres. Pour les excellentes raisons que tu as indiquées et qui d'ailleurs figurent en partie dans l'article.

L'Angleterre attire les jeunes, la France les gens un peu plus âgés. Ce serait peut-être intéressant de trouver un système qui fasse le compromis histoire que cet échange vieux/jeunes ne continue pas de se faire à notre détriment...

Pour ma part, il est clair que je passerai ma retraîte en France... (oui oui, même si je dois me débrouiller pour la sécu et financer ma propre retraite, ça vaut toujours le coût). Pour ce qui est de la vie professionnelle, je ne suis pas prêt de revenir pour le moment.

 
Courageux anonyme
16H29 09/08/2007

C'est très moral tout ça.On fait ses études grace aux impots des autres,on met l'argent de côté et on revient à la retraite pour profiter des infracstructures médicales,touristiques,transports etc..;payées par ceux qui sont restés fidèles et fiers de leur pays.
Il est de bon ton de tout renier pour l'argent alors ,après la famille c'est le pays.
Vive la solidarité lorsqu'elle est partagée

 
pom7848 | étudiant/chargé de cours
16H55 09/08/2007

Quel manichéisme...
On peut aussi partir parce-que les opportunités n'existent pas en France. On produit certes beaucoup de diplômés mais on ne sait pas quoi en faire. Et puis on ne jure que par le concours alors il ne faut pas s'étonner que certains puissent vouloir chercher un début d'expérience professionnelle ailleurs. Ensuite on reste souvent parce-que justement on a le boulot, la famille là-bas...

Ma tirade sur la retraîte est juste une petite réaction aux ponsifs qu'on nous sort en permanence sur "et ta retraîte est-ce que t'y penses ?", comme s'il n'y avait poins de salut hors du système de la répartition. Je ne cotise pas, tant pis pour mois je me débrouillerai avec un autre système qui marche égallement et qui me permettra de m'installer où je veux. Saviez-vous au fait qu'on réduit la retraîte des étranger ayant travaillé en France s'ils décident de rentrer dans leur pays? Ça non plus ça n'est pas très moral...

Enfin pour ma part, la majeure partie de mes études supérieures ayant été faites hors de France et financées en bossant à côté, je ne vois pas ce que ma retraîte en France aurait d'amoral. J'aurai côtisé à l'étranger et viendrai dépenser ma retraîte en France. Où est le scandale ?

Encore une fois, ce n'est pas à mon âge qu'on quitte la France pour des histoires d'impôts. Nous c'est pour des histoires d'opportunités absentes et de chômage des jeunes. Et on ne reste pas vivre à l'étranger par dégoût de son pays natal. On y reste parce-qu'on y crée une famille, un cercle d'amis...

Il est regrettable que les jeunes diplômés s'en aille. Mais plutôt que de leur faire la morale il faudrait plutôt s'interroger sur les raisons qui les poussent à partir. Si la France ne fait rien d'eux et qu'elles à trop de diplômés, que resteraient-ils y faire ? Et qui plus est, à quoi lui seraient-ils utiles ?

 
Courageux anonyme
20H30 08/08/2007

Entre 200 000 et 300 000 Anglais vivent en France... c'est paraît-il un choix de qualité de vie :
-Dingue ! non ?

 
Courageux anonyme
20H52 08/08/2007

Merci pour ce temoignage. C'est toujours interessant d'avoir un point de vue different.

Travaillant depuis 3 ans au Royaume-Uni (pas de postes adequats en France...), je confirme la tendance:
-au niveau du racisme: ici, on sent vraiment que la couleur de peau n'a pas d'importance.
-au niveau du dynamisme economique.
-au niveau des services
-au niveau de la courtoisie, du respect,...

Les points negatifs du Royaume-Uni:
-le traffic routier
-les logements -tous hors de prix- qui sont soit renoves mais restent avec de vieux standarts, soit neufs mais tous pareils (bonjour l'originalite). Ne comptez pas voir un chantier de maison individuelle ici... ou alors, ce sera un quartier de 100 maisons du meme style.

Niveau sante, je n'ai jamais teste leur medecine generale. On m'a gentiment conseille de regarder le site de la NHS (=secu) qui donne des traitements en fonction de questions type. Ensuite, il y a l'etape "telephone" et enfin, le rendez-vous avec un medecin.

Personnellement, je reste vraiment pour le travail (si possible plus trop longtemps) et rentre regulierement faire le plein de fromages qui puent!

Donc, pour ma part, je pense que c'est un eldorado pour commencer une carriere et pour les freelance. En effet, financierement, on y gagne en regle generale que si on est freelance (j'ai teste freelance et CDI, je sens la difference!).
A salaire egale, j'opte pour la France qui -pour moi- remporte la palme niveau qualite de vie.

Florent

 
Courageux anonyme
20H58 08/08/2007

Il y a une différence évidente de mentalité entre la France et L'Angleterre, dans le sens ou ils sont beaucoup plus ouverts pour faire confiance, même si le diplome ne correspond pas au job, vous pouvez travailler dans le marketing avec un diplome d'histoire de l'art. Il est vrai qu'il est plus facile d'y trouver du boulot, mais l'Eldorado n'est pas pour tout le monde, loin de là, et la jeunesse dorée pourra s'acheter une porsche quand elle aura remboursé ses études (pas de bourses là-bas, mais des prêts bancaires)...

 
Courageux anonyme
18H43 10/08/2007

"vous pouvez travailler dans le marketing avec un diplome d'histoire de l'art" : c'est à se demander pourquoi certains s'emm... à faire des études dans un domaine donné...
Et vous accepteriez d'être opéré, même simplement de l'appindicite, par un diplômé en architecture ?
Pour le reste, bien d'accord avec vous, l'Eldorado c'est pas là haut !

Otto Naumme

 
Courageux anonyme
21H05 08/08/2007

Aussi, si le chomage est si bas ici, c'est en partie parce que:
-les profils hautement qualifies ne s'inscrivent pas au Job Centre, ce dernier risquant de leur proposer des postes a des annees lumiere de leurs objectifs (les conseillers des Job centres ont -je crois- des bonus au nombre de personnes placees dans les entreprises)
-les profils "on en tirera rien" a qui ils donnent un statut equivalent a l'invalidite. Ca permet d'eliminer ceux dont ils savent pertinemment qu'ils ne leur trouveront pas de job.

Enfin, en France aussi on declasse des chomeurs en categorie inferieure pour faire baisser les chiffres du chomage.

Florent (expat UK)

 
Courageux anonyme
09H05 09/08/2007

sans oublier des indemnités chômage si basses, qu'elles ne valent pas que l'on s'inscrive sur les listes ANPE ... le taux de chômage corrigé en UK est aussi élevé qu'ailleurs (entre 9 et 12%) et les revenus moyens (pour les travailleurs ... qui ont parfois jusqu'à 3 jobs) sont inférieurs de 20 à 30% aux revenus moyens français. Je vous conseille la lecture de P. TOYNBEE, 2003 : "HARD WORK : Life in low paid Britain" pour mieux comprendre la réalité du salariat anglais.

Il n'y a plus de middle class à Londres depuis longtemps : la ville est tellement chère que des politiques d'urbanisme sociale (des HLM) ont du être mises en place pour permettre aux infirmières et aux policiers (bobbies) de rester sur Londres, malgré leurs salaires misérables. Les "jeunes étrangesr" qui y travaillent le font quelques années avant, épuisés par les cadences de travail et les "petits problèmes de santé" qui s'accumulent, de rentrer. Moins de 10% d'entre eux restent, souvent les plus qualifiés (qui ne trouvent rien chez eux, parce qu'ils ont moins de 30 ans d'expérience et que les employeurs ont le plus souvent horreur de devoir débourser un salaire supérieur au SMIC) et ceux qui ont le sens du business (parce que non diplomés et imcapables de trouver les fonds gigantesques nécessaires à l'ouverture d'une entreprise dans leur pays d'origine).
En bref, votre "carnet de voyage", s'il dépeint un court séjour à Londres, méconnait totalement la réalité du pays, même de la ville, se limitant à dresser une galerie de portraits ... de francophones ! La prochaine fois que vous allez sur Londres, je vous conseille les quartiers Est ... on y croise toute la réalité londonienne. Et cessez de publier vos rédactions de vacances, vous n'êtes plus en CM 2 ...

(David, bac+8 en socio, ancien salarié des housing associations de Londres)

 
Courageux anonyme
12H20 09/08/2007

David,
l'auteur de l'article nous a confie sa vision, sa perception, son experience. Ce temoignage n'est qu'un temoignage et ne peut relater la realite telle qu'elle est.
Et c'est pareil en France, combien de personnes se rendent compte de la misere a deux pas de chez eux?
La majorite des gens vivent dans leur cocon, dans un perimetre pro et perso bien defini.

L'auteur n'a pas ton experience en sociologie et n'a pas l'habitude de prendre le recul que tu prends sur les problemes que tu cites.

Florent (expat UK)

 
Courageux anonyme
15H39 09/08/2007

Bonjour David,

J'avoue que je suis attéré par le mépris de votre commentaire. Il dénote là toute l'arrogance typiquement française. Non, je n'ai pas bac +8 en sociologie, et mon carnet de voyage n'engage que celui qui le lit. J'ai peut-être fait quelques raccourcis, et émis quelques idées qui sont en partie fausses. Je m'en excuse. Mais j'ai dit ce que j'ai vu. Faut-il habiter à Londres 15 ans pour, grand Dieu, pouvoir en parler? Ma tante y habite depuis 25 ans. Libre à moi de ne m'intéresser qu'aux francophones.

Libre à vous de laisser un post intelligent, de ne pas être d'accord avec ce que j'ai écrit, mais de grâce, gardez pour vous votre ton hautain. Les jeunes ne peuvent que fuir les "petits chefs" de votre genre.

La dernière phrase de votre commentaire est une insulte à votre bac +8, tout comme "impacables" que vous avez écrit avec un "m" plutôt qu'un "n"
Si on veut jouer à ça...

Adieu

Hervé

 
Courageux anonyme
15H40 09/08/2007

Serieux, on peut avoir un Bac+8 en socio ??!
Et on se demande encore d'ou vient le probleme Francais ?...

 
Courageux anonyme
15H51 09/08/2007

Bonjour David,

J'avoue que je suis attéré par le mépris de votre commentaire. Il dénote là toute l'arrogance typiquement française. Non, je n'ai pas bac +8 en sociologie, et mon carnet de voyage n'engage que celui qui le lit. J'ai peut-être fait quelques raccourcis, et émis quelques idées qui sont en partie fausses. Je m'en excuse. Mais j'ai dit ce que j'ai vu. Faut-il habiter à Londres 15 ans pour, grand Dieu, pouvoir en parler? Ma tante y habite depuis 25 ans. Libre à moi de ne m'intéresser qu'aux francophones.

Libre à vous de laisser un post intelligent, de ne pas être d'accord avec ce que j'ai écrit, mais de grâce, gardez pour vous votre ton hautain. Les jeunes ne peuvent que fuir les "petits chefs" de votre genre.

La dernière phrase de votre commentaire est une insulte à votre bac +8, tout comme "impacables" que vous avez écrit avec un "m" plutôt qu'un "n"
Si on veut jouer à ça...

Adieu

Hervé

 
Courageux anonyme
10H23 10/08/2007

C'est marrant, au vu des réactions à votre post, David, ça me conforte dans le fait que vous avez raison. Certes, vous y allez un peu fort, mais je comprends que l'angélisme mêlé de mauvaise foi de certains vous agace. Mais, pour le reste, faut arrêter de déconner. Notre ami "reporter" Hervé nous raconte d'ailleurs que ses fameux "diplômés" qui partent en GB parce qu'ils ne trouvent pas de boulot ici sont contents d'être serveurs là haut ! Y'a aussi des places à la plonge en France, hein !
Soyons sérieux. De même pour la couleur de la peau qui n'aurait aucune importance en GB et serait mal vue ici. Rien n'est rose (si j'ose dire) par chez nous, mais il y a des progrès. Quant au United Kingdom, allez voir dans quelques quartiers ghettos si c'est si différent qu'ici...

Otto Naumme

 
Courageux anonyme
21H05 08/08/2007

En France, les entreprises ne signent pas certains contrats à l'export, faute de salariés pour partir.
On peut créer des centaines de milliers d'emplois dans le tourisme, voire deux millions. On ne le fait pas.
Il n'y a quasiment aucune société cotée en bourse dans la green-tech, contrairement à l'Allemagne ou l'Angleterre.
Alors, où est le problème ?

 
Courageux anonyme
21H24 08/08/2007

"Après un peu plus d’une heure de vol, j’arrive à Paris et je prends le métro: le choc! On me bouscule, les gens font la gueule, et le vendeur de ticket ne me dit même pas bonjour…"

J'ai vécu pas mal de temps en Grande Bretagne, et je peux vous affirmer qu'on est aussi bousculé dans le métro londonien que dans le parisien, que les gens font tout autant la gueule (si ce n'est plus parce que les trains sont très souvent en retard, cela vaut aussi pour les trains de banlieue) et je n'ai pas souvenir d'avoir souvent rencontré des vendeurs de ticket disant bonjour. Au contraire, et cela va contre les idées reçues, j'ai remarqué plus de politesse dans les magasins français que dans les magasins british. Faites le test, entrez dans un magasin en GB et attendez que l'on vous dise bonjour.

Bon, ça, c'est pour l'anecdote.

Effectivement, il est plus aisé de trouver du travail en Grande Bretagne qu'en France. Les prélèvements sont moins élevés, c'est sûr, mais la contrepartie est moins élevée aussi. Tentez les urgences un dimanche comme cela m'est arrivé, et vous regreterez notre système français. J'ai dû en fin de compte, consulter par téléphone mon médecin de famille en France qui m'a ordonné de prendre le 1er ferry en partance pour la France afin de me faire examiner par les urgences de l'hôpital le plus proche du port. Et ils ne m'ont pas laissé repartir en raison de mon état.

Ce n'est qu'un exemple, certes, mais assez révélateur.

De plus, quand vous avez payé votre loyer, votre transport et votre nourriture, il ne vous reste pas grand chose pour préparer votre retraite. D'où un nombre élevé de personnes de 70-80 ans contraintes d'avoir un petit job pour compléter leur maigre retraite.

Les exemples des défaillances de la Grande Bretagne, j'en ai des tas, je pourrai les accumuler.

Je voudrai juste terminer en demandant à nos jeunes diplômés installés en GB de regarder un peu la situation sociale du pays : taux d'absentéisme record à l'école, nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, nombre de consommateurs d'héroïne... etc... Le constat n'est pas brillant.

J'ai retiré de mes années en GB une expérience professionnelle incontestable, et j'ai vécu une expérience humaine très enrichissante. Le bilan de mes années là-bas est plutôt positif, mais je ne dirai pas que la Grande Bretagne est un eldorado. Pour certains, seulement.

Il y a des qualités et des défauts à tout système, mais arrêtons de louer sans cesse le système britannique. Il faut aussi en mesurer les défauts. Et comparaison faite, le système français n'est pas aussi mauvais que l'on veut bien le dire.

Laurence

 
Courageux anonyme
21H55 08/08/2007

et n'oublions pas cet avantage substantiel que les Anglais ont sur nous : leur jeunesse peut aussi s'expatrier dans des endroits où le temps est clément et les gens accueillants, l'Irak par exemple.

 
Courageux anonyme
10H27 10/08/2007

Merci Laurence. Enfin un témoignage qui ressemble à quelque chose. On échappe enfin aux Bisounours !

Otto Naumme

 
Courageux anonyme
22H16 08/08/2007

Eldorado ! Eldorado !
vous y allez fort quand même.
On peut se rendre en Angleterre sans avoir à éradiquer les andiens.

 
22H31 08/08/2007

L'article de Hervé est particulièrement détestable tout simplement parce qu'il ment. Quant à sa vulgarité (ah, la Porsche!), je n'y reviendrai pas.

Cela fait plusieurs années que je lis ici et là des articles enthousiastes de Français expatriés en Angleterre sur les "fantastiques" opportunités et conditions de vie dans leur nouveau pays d'adoption...
À chaque fois, cela me fait bondir.

Pour avoir vécu plusieurs années là-bas, je connais "l'envers du décor" de ce soit-disant Eldorado (même si je vivais du "bon côté"). Possédant les 2 expériences (française et anglaise), je pense que la séduction opérée, en France, par ces discours trompeurs fonctionne de la manière suivante : Quelqu'un qui n'a jamais vécu et travaillé hors de France va accueillir cette description idéalisée de l'Angleterre en y plaquant, inconsciemment, les concepts "sociaux" auxquels il est, en tant que Français, habitué et dont il jouit sans même se souvenir de leur statut d'"acquis" : tout ce qui est lié à la protection sociale, aux notions de service public, de droit du travail etc... Bref tout ce qui, parce que régulant notre survie sociale, fait partie intégrante de notre perception commune et plus ou moins consciente de l'organisation de la vie en société.
Ce Français lambda va donc "accrocher" cette éloge superficielle de l'Angleterre sur son propre système de pensée et d'habitudes sociales, sans se rendre compte qu'en réalité, celui-ci et celle-là sont en totale contradiction. C'est la définition même de l'illusion.

Il se trouve que j'ai également vécu en Allemagne (avant son tournant néo-libéral). Là-bas, ce que j'ai pu expérimenter du système social existant correspondait, à l'époque, à mes "attentes" telles que définies plus haut.
En Angleterre : le choc ! C'est la jungle totale, le règne de la loi du plus fort et tant pis pour les autres, un système public de santé aux abois (plusieurs mois d'attente pour une opération SAUF si vous pouvez vous payer une sécu privée ET les hostos qui vont avec) etc. Savez-vous que nombreux sont les Français d'Angleterre qui préfèrent rentrer en France lorsqu'ils doivent se faire soigner ? Savez-vous que nombreux sont ceux qui, même s'ils ont de bons salaires, sont obligés de vivre en "flatshare" (colocation) pour avoir un toit ? Et j'en passe...

Une fois revenu en France, j'ai commencé à lire un peu partout ces "témoignages" vantant le système anglais et, actualité sociale et politique aidant, j'ai compris qu'ils participaient de cette intox généralisée pour nous faire avaler la couleuvre libérale qui n'en était alors qu'à ses débuts, avec le succès que l'on sait...
Et je me disais à chaque fois que ces bons vieux Français ne réalisent pas plus ce vers quoi ON les dirige qu'ils ne considèrent à sa réelle valeur ce qu'ils sont en train de perdre...

 
22H44 08/08/2007

Article qui va dans le sens de l'air du temps sans beaucoup de recul la contrepartie timide de la fin est peu credible.

Mais

Comment se fait il que tant d'anglais s'installent en france alors qu'il y a tres peu d'autres europeens sauf allemand et belge en residence secondaire

Comment se fait il que les anglais qui ont les moyens
viennent en france se faire soigner alors que les autres europeens se font soigner ou ils habitent

Je ne parlerai pas des banlieues pauvres de la misere de beaucoup d'anglais qui certes travaillent mais pour juste de quoi survivre, mal

Mieux vaut etre jeune en bonne sante en effet d'autant que la partie service publique est quasi absente et ou dans un etat lamentable.(transport education, poste, etc..)

Mieux vaut etre jeune en bonne sante et avoir un bon travail en effet.

Mais ajoutez ce que vous payez pour la securite sociale, pour le chomage, pour la retraite, la CSG, la RDS etc a votre salaire et vous etes quasi riche mais vous jouez la cigale et au moindre blizzard couic le reve.

Pour finir le multiculturalisme et l'absence de racisme me parait un leurre en fait les anglais n'ont pas la meme attitude que d'autres pays europeens pour faire court trop court ils n'essaient pas d'integrer les immigrants mais vivent a cote d'ou un communautarisme qui explose regulieremnt et qui est en train de leur poser quelque problemes

Prendre un autre pays comme modele est un vieux sport qui ne sert qu'a renforcer les inegalites et la pauvrete du pays qui s'y essaie. L'europe est faite pour le mouvement des populations donc que ceux qui desirent s'expatrier le fasse mais qu'ils reflechissent a ce que represente leur salaire net et si la maladie et la retraite paraissent lointaine lorsque l'on a trente ans cette periode ne dure que peu de temps et laisse fort depouvu lorsque l'hiver est venu

 
Courageux anonyme
10H39 09/08/2007

>>Comment se fait il que les anglais qui ont les moyens viennent en france se faire soigner alors que les autres europeens se font soigner ou ils habitent

Parce que les soins a l'etranger sont payes par la securite sociale anglaise. C'est bien moins cher pour la NHS de payer une clinique francaise qu'une clinique anglaise donc on incite les patients a se faire soigner ailleurs.
Ce n'est pas une question de moyen, c'est une question d'avantage comparatif. Pourquoi payer plus quand on peut payer moins?

 
23H08 08/08/2007

C'est marrant, je croyais que les articles sur l'Eldorado anglais avaient cessé de paraître depuis quelques temps - le summum étant dans le milieu des années 90. Vu le nombre d'immigrés des pays de l'est - ils ne sont pas tous riches comme nous le fait croire l'article - le mythe de l'Eldorado est l'une des meilleures exportations du Royaume.

J'y vais régulièrement encore, j'y travaille parfois, j'y ai des amis la quasi-intégralité de celles qui ont été enceintes ont accouché en France.
Y vivre à nouveau ? Jamais. L'illusion de la facilité d'accès au travail - surtout pour les couleurs de peau différente - ne dure que pendant les premières étapes. Une fois les échelons grimpés, ne vous inquiétez pas : si vous n'êtes pas diplomé de Eton, ou autre "Oxbridge" et avec lignée britannique certifiée, vous n'irez jamais au dessud d'un certain niveau.

Si vous lisez l'anglais, je vous conseille "Talk to the snails", le mode d'emploi de notre pays écrit par Stephen Clarke. Encore un anglais qui ne retournera jamais vivre chez lui. Il dit : "Work to live, or live to work? J'ai fait mon choix."

 
Lulubellule | Taupine parisienne
23H33 08/08/2007

Parce que pour vivre en Angleterre, quoi qu'on en dise, il faut savoir faire des compromis !

Bien sûr, tout n'y est pas rose, protection sociale quasi inexistante (cela explique peut etre pourquoi on y trouve des réductions sur les médicaments pendant les soldes !!), systeme de retraites moins favorables qu'en France, et j'en passe !

Mais les diplômés ne sont pas les seuls bénéficiaires de ce dynamisme de l'emploi ! L'Angleterre est aussi un eldorado pour les étrangers pour des secteurs comme la restauration ! Les innombrables sandwicheries que compte Londres emploient beaucoup d'étrangers ! Il n'est pas rare de se faire servir par un Français dans un restaurant ou de retrouver un compatriotr vendeur chez Harrod's !!

Quant au commentaire qui disaient que les Londoniens ne sont pas plus chaleureux, je proteste !
Jamais une caissière parisienne n'adresserait la parole à deux anglais discutant entre eux pour leur demander (en français !) comment ils vont !
Le contraire m'est arrivé à Londres !
J'ai l'impression qu'il est la bas beaucoup plus facile d'échanger (ne serait-ce que pour parler du (mauvais ;-) temps qu'il fait) avec son voisin dans le bus, ou avec un inconnu dans un pub !

 
Courageux anonyme
10H34 09/08/2007

Dire que la protection sociale est inexistante en Angleterre me fait rigoler... http://www.dailymail.co.uk/pages/live/articles/news/news.html?in_article...

 
Courageux anonyme
10H35 10/08/2007

Ouais, et vous connaissez beaucoup de bac+5 qui veulent émigrer pour servir des kebabs ou des steak frites ?
Je croyais qu'on allait en GB pour trouver un boulot à la hauteur de son diplôme. Faudrait savoir !
Quant au dynamisme de l'emploi, si c'est pour trouver un truc sous-payé, où l'on est traité comme une merde et dont on peut être viré du jour au lendemain, quel bonheur ! Donnez moi tout de suite l'adresse que j'y aille !

PS : regardez dans les rues de n'importe quelle ville française : les kebabs emploient des turcs, les restos indiens des... indiens, les restos "chinois" des... vietnamiens, cambodgiens, thais, chinois et autres asiatiques, etc. Etonnant, non ?

 
kawaayi | V'la dimir
00H01 09/08/2007

Il est vrai que les anglais quittent en masse leur pays; USA, Australie, Espagne et bien sur...Sarkoland mais seulement un certain nombres et "types" bien distinct iront ici ou la (classe oblige). L'effet inverse s'applique pour les petits frenchies (pas formater pareil que les michel et autre jean-francois, pierre etc... ou encore ceux qui ont abuse de l'autobronzant)

Bref c'est pas l'eldorado pour tous mais ils savent appliquer certaines choses qui font en sorte que Londres attire la terre entiere dans ses rues.

Et l'effet 2012 est bien en place, il y a du fric a faire, car en verite c'est ce qui compte. Le reste ils s'en branle grave. Si t'es apte pour le faire, fait le et gagne ta vie avec...le reste on verra apres.

Beaucoup s'en sorte, d'autres finissent a l'ombre, a l'asile, dans les tonneaux...etc ceux qui on la peau dure et pas froids aux yeux deviennent vite fait des heros (ou des malfrats pour d'autres), les autres on seulement eux meme a blamer et sa c'est partout parmis toute les nationalites presente a Babylondon.

 
Courageux anonyme
00H00 09/08/2007

Ce taux de chomage, 4%, il nous fait rever !! Mais ne soyons pas dupes. La politique neo- liberale des pays comme l'Angleterre ou les Etats Unis ne fait pas dans le social. La precarite touche beaucoup de gens. Combien de personnes sont amenees a cumuler plusieurs boulots pour subsister a defaut de vivre? La couleuvre, comme dit Sancho, est vraiment grosse ....

 
Courageux anonyme
00H04 09/08/2007

Très intéressant de lire les différents avis sur la GB. Pour ma part, je n'y ai été que 2 fois, en stop il y a 26 ans pendant 1 mois (bref ado, festivals, bière, cheveux longs, juste avant les punks, la préhistoire quoi) et il y a 10 ans durant 2 semaines (avec retour en stop pour essayer de retrouver le "fun" de mon précédent voyage). En clair, je ne connais pas grand chose de ce pays mais j'ai des copains qui y ont bossé, des neveux (diplomés) qui s'y sont aventurés et leurs témoignages sont à l'image de vos commentaires : tout dépend dans quelles conditions vous y êtes. Jeune, plutôt diplômé, pas d'enfant, pas d'exigence importante pour le logement et dans une grande ville = ok, c'est dynamique, ça bouge et on me donne ma chance. Mais faites des enfants, vieillissez, chopez une maladie, essayez de trouver une maison individuelle, assurez vous une retraite et là, vous allez trouver le pays moins sympa. On peut aussi essayer de comparer avec d'autres pays plus socio-démocrates où les gens sont satisfaits de payer des impôts parce qu'ils en voient les bénéfices immédiats, le tout, il est vrai, sur un fond de puritarisme politique qui ferait presque frémir ici et où la transparence des dépenses publiques oblige une ministre a démissionner quelques jours après avoir utiliser sa carte de crédit de fonction pour un achat personnel de pourtant faible valeur(un jouet pour sa fille je crois). Ces pays sont dans le nord de l'Europe mais ils ont eux aussi des indices peu enviables comme un taux de suicide bien plus important que chez nous... Certains affirment que c'est à cause du manque de lumière mais l'argument ne tient pas car il existe d'autres pays comme le Canada avec des climats similaires je pense et qui n'ont pas un taux de suicide aussi élevé. Bref, plus qu'un commentaire à vos commentaires, c'est une question que je pose : peut-on vraiment comparer des systèmes socio-politiques de différents pays en les coupant de la culture profonde des peuples qui les composent ? Et si oui, les conclusions ne doivent -elles pas être des plus prudentes ?
Alain Trézéguet - 46 ans - Instituteur

 
Courageux anonyme
02H08 09/08/2007

"quoi qu'on en dise" c'est génial

L'Angleterre, si on fait abstraction de toutes les réalités qui font que c'est pas vrai, est un véritable eldorado

la guerre c'est la paix et le travail c'est la santé

ensemble tout est possible

 
Courageux anonyme
10H37 09/08/2007

Rue89 décrit ici, ou plutôt fait le constat de deux évidences:

1. l'herbe du voisin est toujours plus verte
2. l'herbe Française est franchement jaunie par l'absence d'arrosage

L'article est un peu sommaire dans son analyse. Par exemple, la santé: l'Angleterre a un système de santé centralisé de type soviétique, héritage ancien qui ne fonctionne pas, et qui conduit donc à payer 2x fois: une fois par la cotisation (pour entetenir le système), une autre fois pour se faire soigner vraiment (de manière privée).

La remarque de Salomon est une synthèse: jeune et en bonne santé le système est porteur, agé ou malade, c'est évidemment plus difficile.

C'est encore plus simplement la loi du marché redécouverte, on se forme là où le rendement est le meilleur, on gagne de l'argent là où il est le meilleur, et enfin on le dépense là où il est le meilleur. Pour tous ce n'est pas un plan a priori, mais uen constatation et optimisation a posteriori.

Donc les jeunes Français dynamiques formés aux frais du contribuable Français s'en vont accroitre les richesses outre Manche pendant leur vie active, les malades ou plus agés vont se faire soigner en France, voire y prennent leur retraite pour bénéficier des prix de l'immobilier, et d'autres avantages (soins, soleil, subventions ou exonérations pour retaper un bien historique...).

Un expat aux amériques

 
Courageux anonyme
10H39 10/08/2007

Un parfait résumé de "solidarité" !

 
10H39 09/08/2007

Dire que c'est l'Eldorado est un peu exagéré.
N'oublions pas qu'avant Blair il y eut Tatcher et qu'elle a fait du dégât.
La situation actuelle n'est pas que le résultat de l'ère Blair.
Beaucoup ont été laissé sur le carreau et les services publics ont morflé.
Le billet ci-dessus doit être pris plus pour un témoignage qu'une analyse.
C'est vrai qu'il y a des côtés positifs surtout pour les jeunes et pour la tolérance entre les communautés. Espérons que les bons côtés déteindrons sur nous, sans trop faire de dégâts !