Ne prêtant pas à l'insomnie, la météo a fait se claquemurer la France quelques semaines. Mais puisque tout réussit à M. Sarkozy, le week-end du 14 juillet fut festif. Pas une goutte de pluie sur la chevelure du ventripotent Michel Polnareff. Ni sur les 600.000 invités du président de la République à cette grande messe à France.
Ne voulant jamais être en reste, j'ai laissé s'épanouir ma joie républicaine. Très vite minée par mon inspiration à la baisse. Dans mon agenda, une foule de possibilités pour ce 14 juillet mais, je n'ai jamais su pourquoi à cette date, seul le Triptyque n'était pas raturé d'un gros trait noir.
1 heure. Arrivée dans l'ex-imprimerie qui mit noir sur papier le seul "J'accuse" qui vaille, j'ai vite constaté que la moleskine n'était pas le meilleur ami de l'insomniaque. Une pénible course d'obstacles (cigarettes à huit euros, obligation de vestiaire et inscription à une mailing liste) pour atteindre le point paroxystique du néant mondain: dix mètres séparaient chaque danseur. Soit trois danseurs sur la piste. Et autant autour du bar. Suffisant pour fuir.
3 heures. Détour chronométré par le bal des pompiers du 9ème arrondissement. Dos contre le mur, un fort long et fort maigre brun se lamente: George Michael braille un slow et les filles sont toutes accrochées à de gros bras.
Plus d'heure. Certains naissent le 29 novembre. D'autres, les jours feriés. Elevée dans la poudre, Pauline a 19 ans et déjà un quart de vie de junkie chic. Parents absents, école privée, clinique suisse. Le classique de la princesse mordue de vide. Elle fait tourner un joint: "La coke, c'est cheap."
Rien n'arrête plus mon voisin-génération-anti-Sarko. Nous sommes loin de minuit pourtant. Serrée sur un canapé, je fais mine de m'inquiéter de la présidentialisation du régime. Un baillement impoli, un haussement d'épaules. Echec. Je me tourne alors vers une loutre: un "écrivain" aux yeux ronds et à la conversation lubrique. Poète, la loutre couche ses écrits érotico-fendards sur papier orange. "Lithographie" comprise. Je me moque un peu mais la conversation fut passionnante.
Un cheveu sur la soupe débarque immanquablement lorsqu'enfin vous ne songez plus au départ. Et là, évidemment, il se pointa: "Je n'ai tenu qu'une demie-heure à la garden-party ce matin. Pfff...une vraie kermesse d'assoc. Trop cheap."

Commentez les articles de Rue89 en vidéo avec votre webcam.





En notant les commentaires pour leur pertinence, vous en facilitez la lecture. Les moins bien notés se replient d'eux-même mais peuvent s'ouvrir d'un clic. Pour pouvoir commenter et noter, merci de vous inscrire. Les commentaires sont fermés après sept jours. Pour en savoir plus, lire la charte des commentaires.
"Je n'ai tenu qu'une demie-heure à la garden-party ce matin. Pfff...une vraie kermesse d'assoc. Trop cheap."
Comme dit un dessin du Canard :
- Tu vas à la garden-party de l'Elysée ?
- Je ne suis pas invité, je suis de droite.
C'est vain comme un papier de Dahan.
Je crois n'avoir pas tout compris là...
Franchement, la garden-party de l'Elysée, je ne suis pas invité et bien aise qu'il en soit ainsi...
Ce doit être ennuyeux de voir toujours les mêmes personnes que celles de la télèvision...ou des médias de la telévision et du show bizz.
Enfin...
No comment!
Je viens de lire certaines de vos notes récentes et comprend mieux cet article.
En tous cas j'aime votre écriture.
Continuez, c'est bien!
Je ne trouve pas cet article cheap mais juste un peu désincarné...
Une relatation des faits façon course-poursuite-monopoly dans Paris aurait été haletante.
article sans contenu et fort mal écrit. le genre évasivo-littéro-carnet de voyage, c'est vu et revu, c'est pas donné à tout le monde et quand c'est mal fait c'est pénible comme du houellebecq, pompeux mais très cheap, genre journal intime d'ado un peu doué.
bref, trouve ton style, pour l'instant c'est franchement pas ça. refaire la chronique de nuit de Libé ça peut être marrant (à défaut d'être original) mais faut un vrai talent d'écrivain, un vrai regard sur les gens que tu croises, parce que là, navrée, mais tes personnages n'existent absolument pas, c'est juste très pénible. (et puis faut rencontrer des gens un peu intéressant aussi)
Le type même des articles qui ont fait fuir de nombreux lecteurs-acheteurs de Libération. Si au moins vous parliez de sexe ! Ca ferait du click ! ;) Courage !
courage vieux ... n'écoute pas tous ces lecteurs frustrés qui te critiquent ... traces ta route et fais toi plaisir ...
léo
AU SECOURS!!!!
Allez vite chercher Houellebecq!
Un Quèbe à Paris
Non, moi j'aime bien cet article. Vous me faites penser un peu à Alain Pacadis, le chroniqueur des années 80 de Libération, le "nightclubber" mythique. Sur le plan du contenu, ce n'est certes pas un outil qui permet d'étayer une analyse sur les grands problèmes actuels mais... il a le mérite de renvoyer quelque chose de l'air du temps, de ce que l'on peut trouver dans des lieux où tout le monde ne peut aller. C'est une atmosphère, c'est un peu "impressionniste", ce n'est déjà pas si mal. Je trouve les autres commentaires un peu durs!
ssoir là jsors,jfai 50 m bistrot à coté,dj rastas (importés de belleville,suis à lorient) et alcool (suis à lorient :).pétard interdit évidemment.
Men fout ya la rue (pour l instant) et jfume pas.UN danseur (mon pote,gentiment précuité).
bu 2 mouss et dodo 23h en virant ma copine décuitée (pas supporté le visionnage de la teloche à 11h00).
ça devait etre les chanteurs à la gueule de bois ki mont dégrisés à l avance.
l air de rien.
5 ans...
allez viens gamin,on va au port.
c'est quand même pas mal inutilement boursouflé pour pas grand chose à lire au final...
Merci Zineb pour ces "tranches de vie" si bien écrites. Une sorte de Paris Dernière, plus poétique, plus sensible, avec les yeux d'une femme pleine d'idéaux. Ecrivez plus souvent et si vous le pouvez, rajoutez des photos ou des vidéos.
Merci Zineb pour ces "tranches de vie" si bien écrites. Une sorte de Paris Dernière, plus poétique, plus sensible, avec les yeux d'une femme pleine d'idéaux. Ecrivez plus souvent et si vous le pouvez, rajoutez des photos ou des vidéos.