Universités: Pécresse, premier ministre à désobéir à Sarkozy

La réforme de l'Université sent décidément la poudre. Après avoir échaudé les syndicats étudiants, calmés par le pompier de service qu'est devenu Nicolas Sarkozy, le texte pourrait créer des étincelles entre le gouvernement et l'Elysée.

La sélection "est une question qui doit être traitée", a déclaré lundi Valérie Pécresse à Marianne2007.info (voir la vidéo). Mesure honnie par les organisations syndicales, la barrière à l'entrée des masters (bac +4) avait pourtant été écartée la semaine dernière par le chef de l'Etat, qui avait préféré faire quelques concessions plutôt que voir s'ouvrir un premier conflit social.




Et à la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche d'enchaîner: il ne faut "pas avoir de barrières idéologiques pour le financement des universités". Autre sujet sensible, le président de la République s'était refusé à l'aborder, admettant seulement que toutes les universités devaient accéder à l'autonomie d'ici cinq ans, au lieu de la règle du volontariat qui prévalait initialement.

D'abord "enthousiasmés par la qualité d'écoute de la ministre" lors des premières rencontres, les syndicats étudiants n'en finissent plus depuis de déchanter. Le président de l'Unef, Bruno Julliard, n'a d'ailleurs que le mot "prudence" à la bouche. Et nul doute que le terme "mobilisation" n'est pas loin.

Il faut dire que l'unique "reculade" de Nicolas Sarkozy à laquelle Valérie Pécresse semble ne pas vouloir toucher est le réajustement du nombre de membres au conseil d'administration (30 contre 20 dans l'avant-projet de loi, alors qu'ils sont 60 actuellement). Beaucoup moins polémique.

Déjà repoussé d'une semaine, l'examen du texte pourrait prendre davantage de retard encore. A moins que Nicolas Sarkozy ne décide qu'au jeu du bras de fer, il est le plus fort, avant même d'entamer la partie.


En notant les commentaires pour leur pertinence, vous en facilitez la lecture. Les moins bien notés se replient d'eux-même mais peuvent s'ouvrir d'un clic. Pour pouvoir commenter et noter, merci de vous inscrire. Les commentaires sont fermés après sept jours. Pour en savoir plus, lire la charte des commentaires.

 
Courageux anonyme
00H36 03/07/2007

Franchement quand je lis et j'écoute ce qui a trait à cette réforme, je me dis que ça n'augure rien de bon.

Etudiante, j'espère qu'il n'y aura pas trop de monde en vacances qd il faudra manifester.

 
Courageux anonyme
21H32 03/07/2007

c'est un vrai dispositif de brouillage que cette réforme de l'université et en même temps le pouvoir craint le pire (cf Malik Oussekine)au moment où les cadeaux aux riches semblent inoffensifs, on décide l'acquisition d'un nouveau porte-avion, on renonce à combler la dette alors que c'est la mort de l'économie insidieuse qui s'amorce et on appelle cela la rupture, le progrès.

 
Courageux anonyme
19H43 04/07/2007

Il me semble que la sélection existe déjà en master 2. Ainsi, à la fac de droit de bordeaux, seuls les meilleurs accèdent aux masters prisés. Alors pourquoi s'alarmer d'une sélection en master 1, qui semble plus logique avec le système 3/5/8 et qui évite aux étudiants de se voir bloquer au milieu du gué suite à leur choix. si quelqu'un a une réponse (hors stupidités de l'unef, cf. Mr julliard que je trouve en dessous de tout, meme si je suis sensible au boulot des élus unef sur le terrain) je suis preneur, sans parti pris.

 
Courageux anonyme
02H42 06/07/2007

tu penses qu a ca : manifester !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 
00H42 03/07/2007

Ou comment jouer les girouettes ambulantes au sommet de l'Etat. La ministre balance et en prend plein la gueule, le président rassure et ramasse les lauriers... et si jamais la ministre a le dernier mot, tout est de sa faute, et pas de celle du président bien sûr. De la à penser que ce dernier orchestrerait tout afin de jouer le beau rôle... non, c'est impossible de la part d'un homme si courageux et si honnête.

 
02H32 03/07/2007

La connivence est en effet l'hypothèse la plus probable, mettant en jeu un président qui va ainsi marquer des points et un ministre assez habile pour comprendre qu'il est avantageux de se rendre utile au Prince. Quant à l'université, c'est une fonction à repenser...

http://www.nouvellesociete.org/704.html

Pierre JC Allard

 
Courageux anonyme
09H00 03/07/2007

L'un souffle le chaud, l'autre le froid...
Joli numéro de duétiste !
Je prendrais bien le pari que cela va être comme ça sur beaucoup de dossiers...
Le lampiste tate le terrain pour voir jusqu'ou on peut aller trop loin. Puis le chef fixe la barre "en homme raisonnable et responsable" en héritant au passage du role valorisant de "sauveur" du dossier.

 
Courageux anonyme
10H22 03/07/2007

bien vu

 
Courageux anonyme
11H46 03/07/2007

C'est la tactique de Sarkozy depuis le début. Repensez à l'affaire Bolloré. C'est toujours la même chose :

- une provoc, suivie d'une levée de bouclier
- on attend un peu que ça monte bien tout seul, que la gauche s'insurge, que le buzz enfle, amplifié par les médias qui ont les yeux rivés sur le sarkomètre.
- on intervient au choix, pour assumer crânement le propos "La france à besoin d'homme d'affaires comme celui là" et ringardiser l'opposition ou pour calmer le jeu et apparaitre comme un modéré.
- un sondage téléguidé sort opportunément pour montrer que la france silencieuse est d'accord avec le chef.
- On triomphe à coup de "Je vais vous dire". Sarko apparait comme la voix de la majorité silencieuse et fait passer ce qu'il veut. Pour l'affaire Bolloré, l'idée était de montrer que l'ultracapitalisme n'est pas une maladie honteuse et que les riches ont bien mérité de l'être. Mais on peut adapter ça pour n'importe quel sujet.

Petit jeu : entrainez vous sur la base de cette méthode à anticiper les prochaines interventions de Sarko. Je sais, c'est difficile car c'est un génie pour débouler là ou on ne l'attend pas, sautant opportunement sur les sujets offerts par l'actualité (donc imprévisibles). Mais c'est souvent la même méthode qui est appliquée.

 
Courageux anonyme
19H17 03/07/2007

c'est une stratégie possible , mais habituellement elle se joue entre le premier ministre et le ministre concerné
A ce petit jeu Sarkosy risque de se cramer un jour parce qu'il donne le sentiment qu'il est quelqu'un qui refuse l'obstacle.
Permettez moi de vous dire que la reculade sur la sélection au master ne peut etre prise que comme ce qu'elle est : un refus de l'obstacle

 
Courageux anonyme
11H17 03/07/2007

Rue 89 commence son allégeance à sarko ?

Franchement comment peut-on écrire utiliser le terme "désobéir" dans le titre de cet article ?

Sans être journaliste ou avoir fait l'éna, le premier pékin venu devine aisément que sarko est derrière tout ça , pour pouvoir jouer au pompier pyromanne (ou pyromanne pompier), bref pour jouer une fois de plus à sarko-le sauveur-de-la nation.

Rue 89 commence à jouer à l'autruche et à faire le jeu de sarko...
Grave.

 
Courageux anonyme
17H41 03/07/2007

Desobeir a un Dictateur doit etre qualifié de Resitance a l'oppresseur. La RUE 89 n'utilise pas le bon vocabulaire. Par contre il semble vrai que ces aller retour Sarko Ministre semblent etre orchestrés pour cibler ensuite le sondage approprié.

Art 35 Constitution 1793

 
Courageux anonyme
11H18 03/07/2007

Rue 89 commence son allégeance à sarko ?

Franchement comment peut-on écrire utiliser le terme "désobéir" dans le titre de cet article ?

Sans être journaliste ou avoir fait l'éna, le premier pékin venu devine aisément que sarko est derrière tout ça , pour pouvoir jouer au pompier pyromanne (ou pyromanne pompier), bref pour jouer une fois de plus à sarko-le sauveur-de-la nation.

Rue 89 commence à jouer à l'autruche et à faire le jeu de sarko...
Grave.

 
Courageux anonyme
11H40 03/07/2007

Tout à fait d'accord avec votre point de vue! Il semblerait que le président" ait adopté cette méthode sur la plupart des gros dossiers en cours...

 
Courageux anonyme
01H09 03/07/2007
 
Don
01H11 03/07/2007
 
Courageux anonyme
15H59 03/07/2007

plutôt g..ce que s....e, p.....asse ou p..asse
face à elle, Devedjian doit raser les murs.
non, elle c'est plutôt du genre thatcher ou parisot.
de la sélection, uniquement pour faire chuter le nombre d'étudiants, de professeurs, et réduire progressivement le mammouth à néant.
des locaux enfin disponibles et de sucrées économies pour le financement de grandes écoles
privées.
en bonne ultralibérale, les prolos n'ont rien à faire dans l'enseignement supérieur ou au lycée. un socle de connaissance niveau bepc suffit.
le côté p.....asse de la dame, c'est de vouloir être ministre, rien que pour le fun. dialoguer avec des syndicats, ça finit par être lassant. à moins de leur donner rendez-vous à la rigueur chez hermes, dior, fauchon ou au fouquet's, pour joindre l'utile à l'agréable.
comment vivre ailleurs qu'à st germain en laye,
auteuil, neuilly, passy !

 
Courageux anonyme
12H52 04/07/2007

Vos propos ne sont pas reluisant même avec des points de suspention, "le côté p.....asse de la dame" mais la pluspart des ministres sont la pour le pouvoir, le fun etc, que ce soit des hommes ou des femmes.

 
Courageux anonyme
03H25 07/07/2007

faut vraiment être de droite pour arriver à dénicher une quelconque qualité à la ministre. c'est quand même pas beauvoir ni greco !

 
Courageux anonyme
05H34 07/07/2007

Elle prenait johnny ah que le retour, comme chef de cabinet et l'affaire était au top

 
01H18 03/07/2007

On ne comprend PLUS RIEN à ce gouvernement. Pour résumer, ils ont pour programme de remédier à l'échec à BAC+1 (bravo l'UMP, c'est trop original : personne y avait pensé avant quand VOUS étiez déjà au gouvernement)

1) Donc (très logiquement) ils font une sélection à BAC+4 (déjà là on sent les blaireaux ou bien l'entourloupe, voire les deux) : "toute manière on s'en fout le téléspectateur de TF1 ne fait pas la différence entre un doctorat et le BEPC alors..." (et pecresse elle fait la différence où bien elle croit qu'on a des diplomes que dans sa "grande école" ?)

2) Sauf que non : sarko annonce que finalement, on ne sélectionne plus du tout ou bien plus tard, peut-être, on verra, on sait pas (et prout son programme, zavez voté pour lui ? tant pis pour vos blazes !)

3) Et revoilà pecresse qui dit que finalement si on sélectionne (toujours à bac+4 pour résoudre les problèmes à bac+1, hein, elle a toujours pas vu que c'était über con depuis le temps) ! Donc on sélectionne ! Mais peut être non ! ou le contraire...

Déjà qu'on savait qu'ils étaient teigneux, mais en plus maintenant ce sont des manches. Et il va falloir se traîner 5 ans des boulets pareils !

 
Courageux anonyme
22H00 03/07/2007

erreur : 10 ans et leur campagne a déjà commencé !

 
Courageux anonyme
02H19 03/07/2007
 
Courageux anonyme
03H37 03/07/2007

nan plus je vous lis, plus j'ai envie de vous dire: "arretez de fantasmer"! il ya deja une selection pour l'entree en master; ca s'appelle "avoir sa LICENCE!"
si je ne l'avais pas decrochée cette année, j'aurais tendance a croire qu'on en dégote dans des pochettes surprise! 3 ans de boulot, surtout avec l'auto-discipline que recquiere la fac,je trouve ca suffisant pour avoir le "privilege" d'entrer en M4!
le vrai probleme, ce n'est pas le master, c'est en effet tous les bacheliers qui savent vraiment pas quoi faire apres le lycee, et qui choisissent une filiere au pif...

 
Courageux anonyme
08H58 03/07/2007

Je ne comprends pas du tout l'acharnement contre la selection à BAC+4, il y a deja une selection en bac+5 (entrée de M2, ex-DEA et ex-DESS), avec le passage du DEA/DESS en formation sur 2 ans, il parait logique de selectionner avant l'entrée dans la formation plutot qu'au milieu.

Sans compter le fait que (en tout cas en sciences) un DEA ne sert pas à grand chose si on ne fait pas parti des 5 premiers de la promo... le nombre d'allocation de recherche pour financer une thèse étant relativement limité.

 
Courageux anonyme
09H07 03/07/2007

Bien d'accord...
C'est vrai que je suis assez étonnée de la réaction des (du?) syndicats étudiants qui veulent faire de la non sélection en M1 un principe alors que comme vous le dites, la sélection s'opère tout au long du cursus de manière bien plus "violente" et surtout juste la dernière année de cursus.
N'est-ce pas là un marché de dupes de laisser les étudiants entamer un M1 sans leur permettre à coup sûr de terminer leur cycle d'étude? C'est là qu'est l'injustice et l'inéquité !!
Pour mon UFR par exemple, il y a 3 fois moins de places en M2 qu'en M1. Où vont donc disparaître ceux qui n'auront pas été élus??
Pour eux, ça fait une année de perdu.
En sélectionnant à M1, on permettrait une vraie orientation.

 
09H42 03/07/2007

Il est en effet assez absurde de s'enflammer autour de la question de la sélection qui existe déjà.
Cependant la première remarque sur laquelle vous réagissez me semble la plus pertinente: il faut d'abord se poser la question de ce que l'on fait concrètement de la masse d'étudiants qu'on vient d'affubler du bac, sous le prétexte qu'on souhaite 80% d'une classe d'âge au bac.
Le procédé de sélection par le découragement est aussi redoutable que honteux pour un pays comme le notre qui a les moyens de se payer une politique de l'éducation.

 
Courageux anonyme
13H41 03/07/2007

Comme d'habitude, les politiques, repris ensuite par les média, tous en coeur, n'expliquent pas correctement les tenants et les aboutissants de cette réforme, se polarisant sur des formules toutes faites, telle que "la sélection en master", etc...
Ainsi, peut-être faut-il creuser un peu pour comprendre que celle-ci sera inévitable et à tous les niveaux.
En effet, l'université sera investie de la mission de l'insertion professionnelle de ses étudiants. Que se passera-t'il alors si les moyens qui sont accordés à une université le sont par rapport à l'insertion professionnelle de ses étudiants et non plus par rapport au nombre d'étudiants inscrits? L'université aura tout intérêt à sélectionner les étudiants qui ont une réelle chance d'insertion ou bien à en limiter le nombre dans certaines filières au regard des débouchés possibles!
Et cette sélection sera certainement un bien pour les étudiants, car elle permettra une vraie valeur des diplômes, qui seront reconnus par les recruteurs et le monde du travail!
Et je suis d'accord qu'en terme de sélection, le plus tôt est le mieux. Et cette sélection serait très simple à faire en demandant un niveau correct au baccalauréat dans les différentes séries.... et pas en donnant des instructions de laxisme sur les notes lors de la correction des copies. De plus, cela permettrait qu'un bac scientifique soit garant d'un vraiment niveau en sciences, qu'un bac ES soit garant d'un vrai niveau en sciences économiques et sociales, en évitant qu'un élève qui a 7 en maths puisse avoir son bac S parce qu'à côté il a 17 en histoire géo par un jeu de coefficients qui ne met pas assez de poids sur la spécialité de la série du bac. Ainsi, au moins, il ne serait nullement besoin de sélection à bac+1, le bac retrouvant sa vocation de sésame pour les études supérieures

 
Courageux anonyme
10H57 03/07/2007

Tout simplement parce que certains concours ou formations nécessitent l'obtention d'un M1.

Les études universitaires ne servent pas seulement à se préparer une carrière académiques. Beaucoup s'en servent de tremplin pour accéder à autre chose. Or ce n'est pas très intelligent de sélectionner les dix meilleurs d'une discipline à bac+4 si ces personnes veulent simplement se réorienter, surtout s'il s'agit d'une voie qui exige encore une autre sélection par la suite.

 
Courageux anonyme
11H39 03/07/2007

Merci !!! Juste merci pour ce post enfin censé ... Pourquoi s'acharner contre la séléction en M1 alors que de toutes façons il y en a une en M2 ???

Arrêtons de court-circuiter le débat de fond en nous perdant dans des considérations politiciennes qui ne font pas avancer les choses... La question est comment réformer efficacement nos universités en perte de vitesse et surtout de preformance par rapport aux universités américaines et européennes ? Je n'aurais pas la prétention de dire que j'ai la solution mais une chose est sûre : arrêtons de travestir les valeurs françaises et notamment celle du savoir pour tous selon un principe d'égalité ! L'accès au savoir oui, mais seulement pas n'importe comment : place aux plus méritants. Et si on avait instauré un peu plus de séléction dans nos universités comme le font d'autres pays, nos diplômes ne seraient peut être pas aussi dévalués parce qu'il ne seraient pas aussi faciles à obtenir (logique, plus il y a de monde dans les amphis et plus on revoit ses critères de notation en fonction du niveau moyen) ! Et ce n'est pas de l'élitisme, mais je souhaite juste que ceux qui veulent bosser ne se retrouve pas avec le même diplôme que les "branleurs". Enfin, non seulement la sélection est necessaire mais autant la rendre pertinente par rapport à la réforme des 3-5-8 ou L-M-D (Licence/Matser/Doctorat): aujourd'hui les selections se font le plus souvent en M1: si certains ne passent pas ces séléctions ils se retrouvent avec une moitié de diplôme (la maitrise n'existe plus) s'ils avait été recalés dès la fin de la licence ils auraient économisé un an. Voilà ... N'ayont plus peur et osons !

 
Courageux anonyme
12H54 03/07/2007

Les "branleurs",comme vous dites si joliment,à l'université n'obtiennent pas de diplômes.Ils sont cassés (ou se sont cassés)avant.

 
Courageux anonyme
13H26 03/07/2007

Alors ça c'est très utopiste de le croire ...

 
Courageux anonyme
23H04 03/07/2007

Cherchez des "traces" d'etudes serieuses du Grand President des 40 % d'electeurs ayant voté pour lui ?????

 
Courageux anonyme
10H48 03/07/2007

Il y a une chose que je ne comprends pas dans la logique de la ministre : elle déplore l'importance du nombre d'échecs en licence, et propose de résoudre le problème... en faisant une sélection drastique à l'entrée à la fac. Autrement dit : pour remédier à l'écrémage, le mieux est encore d'écrémer ! Mais au moins, ceux qui seront sélectionnés seront certains d'avoir le niveau pour le Master, donc le taux d'échecs sera moindre. Qui va gagner dans cette conception malthusienne de la transmission du savoir ? Les statistiques bien sûr, la "culture du résultat" si chère à l'ancien ministre de l'Intérieur.
Finalement, je me demande si je n'ai pas compris...

Thomas GREDAT

 
11H17 03/07/2007

Quand on arrive en master ,4ème année de l'université,on a déjà subit une sélection pendant les 3 années de license.A signaler,la sélection dans les grandes écoles vient avant l'entrée dans ces écoles d'où 2 années de prépa.Elle n'a pas lieu au milieu du cursus pour obtenir le diplôme final.Cette idée de sélection à l'entrée en master est complètement stupide.

 
Courageux anonyme
03H09 03/07/2007

bonjour
Cela me fait rire la selection à Bac +4, quand on sait qu'il y a quelques jours des recruteurs ont jeté l'éponge devant le nombre impressionnant de fautes d'orthographe dans les lettres de motivations ou autre courrier concernant des Bac +4 et + donc futurs élites incapables d'aligner un rapport sans faute. En 1996 déjà les professeurs d'université tiraient la sonnette d'alarme depuis un moment. Surtout ne croyez pas que cela concerne uniquement les jeunes de banlieue, vous feriez erreur, toutes les couches de la société parle et écrit mal la France (comme on dit satiriquement) et sont donc concernées. Reconstrusons un enseignement primaire et secondaire corrects avec des bases d'apprentissage et la sélection n'aura pas lieu d'être

 
09H04 03/07/2007

oui mais non.

N'est ce pas ce président qui a estimé que les lettres sont inutiles ?

La litterature c'est pour les filles de bonne famille, pas pour les futurs travailler plus pour gagner plus. D'où la création d'une nouvelle élite qui n'est plus qu'économique, totalement inculte et incapable de la moindre reflexion, décomplexée et sinistre.

L'art de la création d'armée docile.

Il faudrait voir à ne pas oublier que ce sont les "humanités" si inutiles qui ont remis au goût du jour les idées de démocratie, de loi, de séparation des pouvoirs etc.

Quand on supprime la lecture parce que ça n'est pas rentable on supprime un des instrument de la liberté, du langage et de la pensée.

 
11H21 03/07/2007

C'est toute la magie de l'hyperprésident ça, il veut renforcer l'identité nationale mais tout en mettant par terre les lettres et l'histoire (saloperies gauchistes) : cherchez l'erreur.

 
Courageux anonyme
09H37 03/07/2007

Tout à fait d'accord avec ce point de vue. Et on pourra alors remplacer le mot sélection par celui d'orientation

 
09H44 03/07/2007

Ca n'est pas gagné avec un président de la république qui orthographie "difficille"!

 
Courageux anonyme
03H12 03/07/2007

bonjour
Cela me fait rire la selection à Bac +4, quand on sait qu'il y a quelques jours des recruteurs ont jeté l'éponge devant le nombre impressionnant de fautes d'orthographe dans les lettres de motivations ou autre courrier concernant des Bac +4 et + donc futurs élites incapables d'aligner un rapport sans faute. En 1996 déjà les professeurs d'université tiraient la sonnette d'alarme depuis un moment. Surtout ne croyez pas que cela concerne uniquement les jeunes de banlieue, vous feriez erreur, toutes les couches de la société parle et écrit mal la France (comme on dit satiriquement) et sont donc concernées. Reconstrusons un enseignement primaire et secondaire corrects avec des bases d'apprentissage et la sélection n'aura pas lieu d'être

 
jose11 | Ingénieur à Narbonne
04H57 03/07/2007
 
jacquescha | Prof à OYONNAX
08H50 03/07/2007

Effectivement la selection est importante pour pouvoir ne garder que les meilleurs éléments c'est vrai pour les semis, les vaches laitières, les chevaux de course etc... pour les humains certains régimes politiques l'ont mis en application avec le succès que l'on sait. Je suis quand même étonné qu'on ne trouve pas d'écoles qui sélectionnent dès la maternelle.

 
jnspqd | Retraitée du privé
20H50 03/07/2007

Mais cela va venir et plus tôt que nous ne le pensons pas. La braderie de l'école publique est ouverte, le sélection pour inscrire en maternelle ses enfants se fera, comme aux USA, par l'argent.
Mais c'est le nouveau rêve de 53% de français, le monde merveilleux de Paris Hilton... Le réveil sera dur pour 80% d'entre nous!

 
09H55 03/07/2007

Voilà! Et puis ceux qui ne sont pas motivés, les chômeurs, les handicapés et les salauds de pauvres, on leur retire les allocs, le RMI, les aides, et on les envoie vivre dans des banlieues lointaines entre eux, et on construit des murs autour de ces banlieues pour éviter que la criminalité qui y règne naturellement (ce sont des sauvages, hein!), ne viennent polluer la douce et saine tranquillité de nos centre villes, où vivent des gens courtois et civils, qui gagnent suffisamment bien leur vie pour payer l'école privée (mais financée par l'Etat, parce que si on est aisé, on ne veut quand même pas tout payer) à leurs enfants...
Il existe une ville en Italie, une autre Californie qui pratique ce genre de politique.
Pourquoi les gens qui pensent comme vous ne vont pas s'y installer?

 
Courageux anonyme
11H00 03/07/2007

La conception sarkozienne de l'éducation rejoint la conception sarkozienne de la société : il y a la bonne et la mauvaise graine, la France qui se lève tôt et la France des assistés, les bons citoyens et les racailles. Il faut sélectionner, c'est-à-dire séparer le bon grain de l'ivraie. Les meilleurs auront tout. Normal : ce sont les plus méritants (fascination de Sarkozy pour le modèle américain : "The winner takes it all"). Quant aux autres, ils resteront sur le carreau. Mais ce sera normal, puisqu'ils n'auront pas réussi la sélection. Ils n'auront que ce qu'ils mériteront, parce que la mauvaise graine c'est la mauvaise graine, aussi sûr que l'on naît pédophile.
Sarkozy construit la société du XXIème siècle avec les préjugés du XIXème. Et il appelle ça être dans l'air du temps...

Thomas GREDAT

 
Courageux anonyme
05H53 03/07/2007

Les zozos qui commentent soit ne prennent pas la peine de se relire, soit sont aussi nuls que ceux dont ils brossent un piteux tableau. Celui qui a mis son fils dans un super établissement (ce qui est son droit) et réclame la formation pour adultes devrait s'adonner un peu plus souvent aux 'Lettres' qu'il semble tenir pour peu de chose. Cela aurait au moins l'avantage de lui éviter de nous imposer son charabia.
Quant à Pécresse, ce pays est si peu habitué aux réformes que le fait même d'en parler est déjà une insulte aux yeux de tous ceux qui gueulent mais ne veulent surtout rien changer.

 
09H07 03/07/2007

Ah cette bétise terminologique qui fait passer peu à peu l'idée selon laquelle une réforme c'est nécessairement un passage douloureux vers quelque chose de pire.

et pourquoi ne réformerait on pas vers du mieux pour une fois ?

 
Courageux anonyme
10H25 03/07/2007

tant mieux si tu es content

 
jnspqd | Retraitée du privé
21H17 03/07/2007

Vous nous repassez le film de la France qui n'accepte pas les reformes ?
Ce slogan, pas anodin, qui coupe toute velléité de réclamer des équilibres dans le partage de l'éffort pour redresser les erreurs commises par des responsables politiques et par des théoriciens "brillants" qui se sont plantés et qui continuent de le faire en toute impunité : l'on expérimente et si cela ne fonctionne pas pour que les riches soient plus riches, l'on change la trayectoire et l'on culpabilise ce pauvre minus de français qui ne sait que rouspeter...
Vous vous trompez, le français de la rue est adulte et prêt pour moduler, modifier, revoir certains des acquis durement gagnés durant les dernières décennies lorsque tout le monde participera. Et ce n'est pas la peine de redresser des travaillerus/salariés du privé contre des travailleurs /salariés du public, je parle des bénéficiares des énormes sommes financières distribuées au profit des non travailleurs du cac40 et autres sur le produit du travail.
Pour réduire les charges et redresser la dette, il y a bien d'autres solutions dans ce pays très, très riche que de ponctionner toujours le travail.